22 septembre 2014 1 22 /09 /septembre /2014 08:32

         Je ne comprends rien au sport, ce n’est pas une activité que je suis avec le moindre intérêt, et je resterais de marbre si on m’annonçait la victoire d’une équipe, fût-elle nationale, sur une autre. Mais tout de même je peux recevoir telle nouvelle toute récente comme réjouissante. C’est à propos de la Coupe de l’UEFA (c’est mondial, n’est-ce pas ? c’est un grand événement qui aura lieu en 2020, et c’est un honneur d’être choisi pour héberger l’un des matches qui se tiendront). Or sur les 19 pays qui se sont portés candidats pour cet honneur, 14 ont été retenus – je dis pays, mais en réalité ce sont des grandes villes où d’habitude le sport est roi – pour une saine répartition entre finale, demi-finales, et tous les autres morceaux de finale qui remplissent le calendrier. Bakou, Budapest, Bilbao, Glasgow, Saint-Petersbourg, Rome… 14, je vous dis, et ça s’est fait à la loyale, comme tout ce qui devrait toucher au sport. La bonne nouvelle, c’est qu’Israël s’était bien entendu portée candidate, mais n’a été acceptée en rien , même pas pour le moindre petit match de rattrapage comme il y en a toujours dans la coupe du monde. Nul doute que la dernière opération militaire sur Gaza a compté pour la décision, et aussi que des footballeurs  palestiniens aient été au cours des années tués, emprisonnés sans jugement ou empêchés de s’entraîner sur des stades démolis par les bombes. C’est rassérénant de voir qu’un jury de sportifs considère comme inacceptable le refus d’Israël de se conformer aux décisions internationales du droit et de la justice, alors que l’Europe y compris la France s’aplatissent dans la veulerie et la complicité devant une continuité ahurissante de crimes de guerre jusqu’à présent restés impunis.

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lucette desvignes
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20 septembre 2014 6 20 /09 /septembre /2014 10:15

         Il y a déjà un bon bout de temps que, dans les pays ravagés par l’épidémie d’Ebola, aux morts hospitalisés ou trouvés dans la rue on doit ajouter les médecins et infirmiers ou aides-soignants volontaires qui eux aussi, non protégés sauf par des mesures ridiculement inadéquates, tombent comme des mouches : si on n’en parlait pas, si on n’en faisait pas le décompte, c’est que c’étaient des indigènes, des natifs du pays, et  il a fallu que ce fût une Française pour que le rapatriage et l’hospitalisation soient honorés par les médias et par la visite d’un ministre dès les petites heures (non, croyez-le bien, que je ne rende hommage au dévouement de la malheureuse infirmière de Médecins sans Frontières : les bénévoles de ces admirables associations caritatives ont droit à tout mon respect plein d’admiration pour leur abnégation et leur dévouement, et je ne perds pas une occasion d’en parler avec émotion). Ce que je voulais signaler, dans ce contact de cataclysme - qui est insidieusement en train de nous gagner, mes belins-belines, ne soyons pas aveugles au danger – c’est une fois de plus ce dédain de tout ce qui ne relève pas depuis deux ou trois générations de la civilisation occidentale (je répète des termes officiels avec lesquels, vous le savez, je suis loin d’être d’accord). Dans le même ordre d’idées, on a paraît-il trouvé déjà dans les laboratoires américains un remède à l’épidémie, et la question qui se pose avec  force est bien : pourquoi ne pas le fabriquer en quantité et le répandre gratuitement ou à peu près afin que toutes les populations touchées, toutes si pauvres et fragiles, puissent y avoir accès le plus rapidement possible ? Or, mes belins-belines, c’est « un produit comme un autre », qui n’a aucune chance d’échapper aux criminels principes du business et du profit. On va donc le fabriquer de manière à satisfaire les besoins des « haves », les « have nots » qui ont déjà l’habitude de se passer de tant de choses se passeront bien encore de celle-là.

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lucette desvignes
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19 septembre 2014 5 19 /09 /septembre /2014 11:16

         J’étais impatiente de voir le résultat des courses britanniques. Je n’aurais pas osé parier, tant, au vu de l’agitation de ces toutes dernières semaines, les chances étaient partagées. Tout de même, si je suis soulagée de voir que la raison l’a emporté (c’était raisonnable que l’Ecosse restât associée à l’Angleterre, non seulement parce qu’il en avait été ainsi depuis des siècles – ce qui n’aurait pas été une bonne raison – mais simplement parce que le saut dans l’inconnu faisait réfléchir), je suis étonnée de la proportion du refus de l’indépendance. Dix points d’écart c’est beaucoup – et Mémé Elizabeth va pouvoir changer de chapeau une fois de plus avec soulagement. C’est que le saut dans le vide qu’eût représenté l’autonomie de l’Ecosse, malgré les jolis projets de drapeaux nouveaux exhibés assez officiellement cette semaine, semble effrayant, quand on y réfléchit bien. Avoir une source miraculeuse de pétrole, c’est un énorme atout, certes ; mais il n’y a pas que cette richesse à la clé. Il faudrait, à part le domaine parlementaire qui a déjà été assuré largement par la nation tutélaire, reconstruire tous les secteurs, toutes les administrations, rompre des liens, en garder d’autres presque par pitié… Les petits soins dont  Cameron sera obligé (s’il tient ses promesses) d’entourer les Ecossais vont sans doute considérablement aménager leur quotidien, et ce sera tout bénéfice pour eux, ce grand ramdam tonitruant et spectaculaire. Voilà l’unité consolidée, sans ambiguïté, pour un bon bout de temps… Et que les séparatistes de tout poil en tirent une leçon, ça n’est pas non plus une mauvaise chose.

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lucette desvignes
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18 septembre 2014 4 18 /09 /septembre /2014 09:18

         Aujourd’hui jeudi 18 septembre 2014, malgré la permanence de l’horreur en Syrie, en Libye, en Irak, parmi les populations en fuite et les combattants en déroute, malgré les menaces d’épidémie, de famine, d’extermination des minorités religieuses par les groupes temporairement plus forts, c’est tout de même sur l’Europe que toutes les pensées vont se tourner. La décision des Britanniques qui va sortir des urnes – et dont nous connaîtrons la teneur vers les 2 heures du matin demain, avec certitude seulement dans la journée – fait un peu figure de cataclysme dans les destins européens. On avait plutôt tendance à prendre à la blague cette démangeaison séparatiste de l’Ecosse, surtout défendue avec l’âpreté qui convenait par… un James Bond du cru, eh ! bien non, ce n’était pas une blague, voilà une nation entière passée aux urnes parce qu’il ne s’agit pas d’une blague. Si la chose se fait (elle ne s’est pas faite pour le Québec, rappelez-vous, malgré beaucoup d’agitation – il est vrai que l’intervention à contretemps de De Gaulle avait considérablement brouillé les cartes et compliqué les problèmes), elle risque  de changer la donne et même l’équilibre européen déjà si précaire. Imaginez aussi qu’en représailles les Anglais décident de faire la grève du whisky, eux qui en consomment neuf fois plus, paraît-il que l’Ecosse elle-même…Pauvre Europe qui en théorie devait unir les peuples et triompher des hostilités de l’Amérique et de l’Asie par sa force et sa cohésion ! Il faut bien dire que depuis sa naissance elle n’a rien fait pour se conformer à son objectif, on n’avait même jamais vu une telle recrudescence d’individualismes nationaux. Bof ! Attendons, il n’y a que cela à faire.

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lucette desvignes
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17 septembre 2014 3 17 /09 /septembre /2014 18:23

         Il y a quelques semaines, l’Hôtel de Ventes de Mâcon mettait aux enchères un lot important de toiles de Pierre Leygonie avec des mises à prix intéressantes, et ç’avait été une grande réussite, car les prix s’étaient, sinou envolés à la manière de ceux de Christie’s ou de Drouot (où s’affrontent les grosses fortunes dans des combats cyniques dont la valeur d’investissement est le critère majeur), du moins comportés comme on s’y attendait, càd que le public était composé d’amateurs véritables du peintre et même après sa mort rendait justice à son talent sans restriction financière. Je viens de recevoir, du même Hôtel des Ventes et parce que je suis censée m’intéresser à l’art de ma Bourgogne natale, un catalogue de mise aux enchères d’une autre collection, celle du céramiste Girel (il avait été, je crois, le premier à célébrer Les Nœuds d’Argile par un article d’une grande revue d’art sur les valeurs symboliques et mythiques, sinon mystiques, du bleu que Marrain mon grand-père cherchait si passionnément à obtenir, et depuis j’avais avec amitié suivi sa carrière : il était devenu Maître selon la terminologie japonaise, ce qui correspond à un plafond dans l’estime et la reconnaissance et j’admirais ses créations). Or ce catalogue m’a plongée dans la tristesse : certes il est illustré de belles photos de certaines œuvres, couleurs éclatantes, formes insolites, puissance et délicatesse, mais il englobe aussi des meubles « en bois blanc », des étagères, des assiettes de cuisine, des bibelots de bric-à-brac, en plus de créations très mineures d’autres céramistes du même groupe (ou peut-être même regroupées là pour l’occasion), le tout donnant l’impression d’un vidage de grenier, d’un déballage de marché en plein vent où il importe peu de casser… J’en ai conclu que l’artiste et sa compagne avaient disparu, et que derrière eux on voulait faire place nette. Oui, une grande tristesse, comme s’ils étaient balayés hors d’existence et que nul ne se souciait de rattacher leur souvenir ni à un lieu (la vente aura lieu dans leur maison-atelier) ni à une œuvre. Sic transit gloria mundi – et c’est ravageant, mes belins-belines, c’est ravageant…………..

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lucette desvignes
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16 septembre 2014 2 16 /09 /septembre /2014 10:47

         Il n’y a pas six mois encore – puisqu’on célébrait sur les lieux mêmes du Débarquement le soixante-dixième anniversaire du plus grand conflit mondial (mais patience ! on n’a pas tout vu, guettez bien ce qui se prépare…) – tous les peuples représentés par leurs autorités les plus authentiques (Elizabeth, Poutine, Obama etc.) se congratulaient et se serraient la main, s’embrassant même à l’occasion à qui mieux mieux (sauf la Reine, on n’embrasse pas la Reine comme ça). Naturellement, il avait fallu arranger ça avec art, souplesse et diplomatie : arriver à faire se rencontrer deux ennemis en guerre, c’était de l’acrobatie, eh ! bien notre chétif timonier avait réussi, coincé entre la Russie et l’Ukraine, à les faire se parler – et plus si affinités, mais il n’y avait pas d’affinités. A peine 48 heures ont duré les fêtes, y compris le feu d’artifice final avec évolutions d’enfants selon une gestuelle et des schémas compliqués : c’était le maximum que cette belle entente pouvait durer aux regards du monde, un troisième jour eût déjà laissé percevoir les craquements et les fissures. Donc chacun est rentré chez soi, tout fier de sa petite performance mais n’en pensant pas moins. Prenez les tous séparément : vous constatez qu’ils songeaient déjà à la suite, et qu’en trois mois ou presque ils se sont tous mis en tenue de guerre.

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15 septembre 2014 1 15 /09 /septembre /2014 09:41

         Je déclare d’emblée que je n’ai rien, absolument rien, contre les Mahorais de Mayotte (j’aurais déjà du mal à situer leurs îles sur un globe terrestre, les Comores et moi, vous savez…) et je viens seulement d’apprendre qu’il s’agit là du 101ème département français depuis 2011 confirmé par les signatures bi- partites de juillet 2013. Pour moi c’était seulement un territoire où l’on fait la chasse aux requins jusqu’en pleine mer parce que les touristes qui choisissent de se baigner dans des coins à requins spécialement exposés à ce danger y ont perdu la vie ; pas de raison, donc, de m’y intéresser le moins du monde. Mais j’apprends qu’il y a une population où dominent les jeunes, qu’ils ne sont pas scolarisés parce qu’il n’y a pas assez de salles de classe (il en faudrait 400 dans l’immédiat, dit-on), que ces classes fonctionnent à mi-temps (les garçons le matin, les filles l’après-midi), que les niveaux de contrôle scolaires ou secondaires sont extrêmement bas, donc ne préparant personne à une fonction digne de ce nom, et qu’enfin il y a si peu d’enseignants qualifiés qu’on prend en vitesse les jeunes sortis du secondaire pour en faire des maîtres et même des formateurs… Pas d’écoles maternelles non plus, bien entendu. Et je trouve ces conditions lamentables, car en plus on ne peut généraliser là-bas l’enseignement en français, il se fait en shimaoré (vous voyez que je me suis renseignée) et tout le monde souhaite que les langues régionales soient autorisées pour mieux intégrer les enfants dans un cursus scolaire qu’ils puissent suivre. Il faut tout reprendre, en somme, partir de zéro. Avec nos classes qui ferment à chaque rentrée, nous, est-ce que c’est bien vrai qu’on va se charger de la besogne ?

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lucette desvignes
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13 septembre 2014 6 13 /09 /septembre /2014 09:32

Mea Culpa N°1746 : Ligne 11, lire « on la voit » et non « on la voir ». Dans Italie, ô Italies…(je ne sais pas où signaler l’horreur, ici ce n’est pas plus mal qu’ailleurs, au moins elle est publiée visiblement) p. 41, § 2, ligne 9 : Lire  « flancs de collines » au lieu de « flans »… Que la faute ait pu échapper à tant de relectures du manuscrit, cela me dépasse ! Il m’a fallu lire la page à voix haute lors d’un enregistrement sur le livre pour découvrir l’abominable chose. Mea Culpa effondré d’avance si vous  lui  découvrez des petites sœurs…

Mes belins-belines, voyez comme on est peu de chose en face de la malignité des mots ! Et encore moins de chose en face de la rouerie des gens qui nous dirigent en nous prenant pour du bétail aveugle et sans réaction. Voilà qu’on découvre qu’en 2008 – ça n’est pas vieux en soi, mais il est scandaleux qu’on n’en ait connaissance, d’ailleurs par infiltration et non par proclamation franche, que six ans plus tard – l’Europe a conclu un traité d’alliance avec Israël pour la recherche dans le domaine nucléaire. Toutes les infractions étaient rassemblées : le secret d’abord, puis l’entente avec Israël qui n’est pas, que je sache, un membre de la communauté européenne et donc qui n’a rien à voir avec les prises de position de l’Europe et les décisions que peut prendre l’Europe, enfin par rapport au nucléaire banni officiellement de la recherche européenne (même si Mururoa, par le scandale signé Chirac de sa dernière explosion,  a signalé au monde que l’exception française c’est l’exception française, non mais !). Ah ! on en apprendra de belles, quand toutes les archives seront accessibles au public ! C’est pour ça que, précaution bien utile, elles doivent rester secrètes pendant un demi-siècle : les pétards mouillés n’explosent pas comme lorsqu’ils sentent encore la poudre et donnent au peuple envie de monter aux créneaux…

 

 

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lucette desvignes
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12 septembre 2014 5 12 /09 /septembre /2014 10:56

         Le cycle Marlène Dietrich en cours de déroulement sur CinéClassic offre la facilité de revoir d’anciens films célèbres comme L’Ange bleu, où ses longues jambes et sa voix rauque presque brechtienne font merveille, et de découvrir dans la liste des titres méconnus voire totalement oubliés. Je me suis donc plongée hier soir dans le monde des espions selon Sternberg, un monde qui ferait sourire tant il paraît simpliste à côté des scénarios autrement compliqués de notre temps : cela se passe en 1915, elle doit espionner les traîtres à l’Autriche puis s’attaquer à un espion russe, pas de bol, elle en tombe amoureuse sans en avoir l’air, baptisée X-127 elle connaît la vie facile et, en écrivant ses renseignements sur une partition musicale (oh la belle graphie…mais ce n’est pas sa main qui l’écrit, même si on la voir se démener sur un piano, échevelée à force d’inspiration et de transpiration sur la partition) elle permet la capture de tout un réseau, y compris l’amant dont elle refuse de trahir l’identité. Cela lui vaut d’être fusillée comme espionne par les siens, malgré les services rendus. Les rapports entre les deux maîtres espions, ouvertement dévoilés entre eux, sont gentillets, irréalistes – on pourrait presque dire poétiques, à l’instar du scénario très improbable et de ses innovations dans les cadrages et les éclairages. Cela sauve l’ensemble de la médiocrité des films d’espionnage des années 30 : qui se rappelle sans rire Intelligence Service ou Les Loups entre eux, malgré Jean Murat et Véra Korène ? 

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11 septembre 2014 4 11 /09 /septembre /2014 08:39

         Mea Culpa    du N°1745, dernière ligne :  Lire « sur une île déserte » et non « sur uns île »(ça ferait Couac ! sur un piano, à se tromper de touche de la sorte…).

 

         Pour la troisième fois, les Américains se lancent dans une guerre en Irak. Bush père et fils et Obama s’y illustrent donc à l’envi, et je pense que les crédits vont être votés sans peine par le Sénat et l’Assemblée  (il y a toujours cet appât à la clé : plus ça sera démoli, plus nous reconstruirons). Le mot de passe est ; « Pas un soldat américain ne  s’exposera dans les batailles »,  le code secret étant comme d’habitude «  Fournir des armes et de l’armement solide, ça protège les vies américaines et ça fait marcher le commerce : on n’est jamais si prospère que pendant les grands affrontements ». D’où les déluges de feu, les frappes précises, chirurgicales même dit-on, voire les expérimentations balistiques ou chimiques sur le terrain, mais d’en haut, qu’on puisse d’en haut analyser les progrès ou corriger les erreurs de tir, affiner les stratégies, peaufiner les tactiques. Et voyez un peu les résultats des courses : Barack était fêté comme un défenseur de la paix avant qu’on ait pu voir que non seulement il ne pouvait rien faire une fois la médaille reçue, mais même qu’il s’entêtait à chaque occasion de conflit à ne voir que la position américaine, et tout le monde sait bien qu’elle est sujette à caution, la pauvre. Or voilà que grâce à cette entrée en guerre sa cote va remonter en flèche, tant il est évident que dans ce pays, comme autrefois au temps des Croisades, on s’imagine comme un seul homme avoir été envoyé sur terre pour forcer les peuples à la démocratie et à la paix : Corée, Viet-Nam, Irak, Lybie… La Bannière étoilée flotte et se déploie dès qu’on lui fait un clin d’œil pour venir se poser sur les nations en difficulté. Le plus beau, c’est quand les nations en difficulté lui font ce clin d’œil pour le moins inattendu…

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