22 novembre 2014 6 22 /11 /novembre /2014 09:29

         « Le Sam’di soir, après l’turbin… » Certes, mes belins-belines, après l’turbin on peut en faire des jolies choses (et pas forcément, comme dans la chanson, se rendre à la Caban’ Bambou pour assister à tout le programme) – mais « avant l’après l’turbin », si je raisonne autrement qu’un tambour, il y a « le turbin » et, ma foi, samedi ou pas je n’ai guère moyen d’y échapper. Il y a des fois où tout se passe comme dans un rêve : les idées viennent, on dirait même qu’elles accourent, se bousculant au portillon pour être choisies sélectionnés élues, càd  pour pouvoir être développées de manière à vous assurer vote viatique culturel pour la journée, que ce soit de l’étagère grammaire-orthographe ou du rayon actu (comme on dit quand on est branché : actu, docu, ordi et autres raccourcis suggestifs) que soit tiré mon enseignement magistral. Eh bien justement ce matin, mes agneaux, je me trouve en plein turbin. Le samedi c’est souvent pénible, car il flotte autour de moi un vague parfum de fainéantise telle que beaucoup peuvent la pratiquer à l’hebdomadaire, et ça me rend doublement rancuneuse (comme on dit dans mon village). En effet, je songe que pendant mes années de collège j’avais le samedi matin et du latin et des maths – donc, pas question de rigoler – pour reprendre à la chorale l’après-midi. Et voilà qu’en fin de parcours je me suis aussi mis ce blog sur les bretelles… Mais au moins aujourd ’hui ça me permet de vous annoncer que Les Treize Contes de Noël de Lucette Desvignes » sont sortis en librairie cette semaine, et que (sans bien sûr parler du contenu qui, je vous l’assure, est délicieusement divin) leur couverture enneigée est irrésistible. Vous devriez bien aller voir.

Partager cet article

lucette desvignes
commenter cet article
21 novembre 2014 5 21 /11 /novembre /2014 10:16

         J’ai une vraie vénération pour Mitchum, pour cette masse de muscles pesante et souple qui exprime ses pensées presque aussi bien que ce qu’il dit – d’ailleurs sa parole est rare, dispensée au compte-gouttes, un peu à la John Wayne, mais au service de rôles infiniment plus complexes, même s’ils se produisent, eux aussi, très souvent dans ces vastes paysages de l’Ouest. Je conservais le souvenir – à vrai dire flou, sans repères – d’un pistolet qui se cachait dans une bible, lové dans un creux ad hoc ménagé dans l’épaisseur des pages. J’étais donc hier heureuse de retrouver ce détail savoureux, qui me permettait de situer Mitchum au milieu de ses rôles de prêtres, prêcheurs ou forbans divers se jouant de la religion pour   assouvir ses vengeances ou couvrir ses fuites. Je ne me rappelais pas le titre (« Cinq Cartes à abattre » et je ne peux même pas vous le donner en anglais parce que, bien qu’ayant pris le film sur Paramount Channel, j’ai loupé le générique du début. Tricher au poker ne pardonne pas, dans le Wild West où s’applique encore la loi du châtiment immédiat : un premier tricheur est lynché, puis suivent en s’égrenant les morts « comme par lynchage » de tous les joueurs qui participaient à sa dernière partie.

Ils n’ont pas triché pourtant, eux… alors ? Ils ont participé au lynchage, avec plus ou moins de férocité ou de couardise… Ils méritent donc la mort dans les mêmes conditions. On n’a pas à s’impatienter : ils y passeront tous. La question essentielle sera de savoir qui mène le jeu, entre sermons invitant au pardon et utilisation de la bible…Mais, mes belins-belines, vous êtes tous des petits futés, et je suis sûre que vous avez déjà compris.

Partager cet article

lucette desvignes
commenter cet article
20 novembre 2014 4 20 /11 /novembre /2014 10:28

         Au moment même où je songeais, un peu piteusement, à vous faire remarquer, mes belins-belines, que mes insuffisances en informatique s’appuyaient  sans doute sur un lourd passé d’insuffisance mathématique (vous l’avez bien vu par vous-mêmes : j’ai expédié vers votre avidité de connaissance mille huit cents blogs d’une page, j’aurais donc dû célébrer mardi la mil huit centième – avec cette coquetterie du « mil » qui fait un peu snobinard mais à laquelle je tiens, car j’en ai fort peu l’usage en temps ordinaire, vous savez  –  et non point la mille soixantième, d’où ça sort ça on se le demande ) alors,  donc, que tout aurait donc dû se passer dans l’humilité et le profil bas,  voilà que la sortie en librairie de mon dernier recueil, Les Treize Contes de Noël de Lucette Desvignes, m’oblige à remiser la confession publique de mes faiblesses en calcul pour réendosser avec vigueur la toge de la grammaire et, avec elle, la suffisance et le dogmatisme qui sont inséparables de ma fonction. Voilà en effet que sur la 4 de couv’ (la quatrième de couverture où le texte de l’éditeur tâche de se rendre aussi convaincant que possible pour tenter l’acheteur) on a brandi une gente animale qui me meurtrit : la gent, autrement dit l’espèce, la catégorie, se passe de e terminal. Quand on écrit « gente », ce ne peut être que pour un adjectif  au féminin qui signifie gentille,… pas d’autre utilisation ! Alors pensez un peu, mes  agneaux, si ça me rend dolente ! Ma responsabilité n’est en rien engagée à vos yeux, maintenant que je vous ai tous mis au courant de la situation, mais que diront les lecteurs éventuels qui n’auront pas lu mon blog, hein ? Et je ne peux pourtant pas cacher ce e en trop sous du blanc de correction ! Vous me voyez à chaque séance de signatures ou à chaque salon du livre avec mon p’tit pinceau (j’aurais l’air de quoi, dirait Brassens ?) barbouillant chaque livre qu’on m’apporterait à dédicacer et expliquant qu’il y a un e en trop qui a échappé  à la relecture ? Ah ! le métier d’écrivain ,n’est pas de tout repos, je vous le dis !

Partager cet article

lucette desvignes
commenter cet article
19 novembre 2014 3 19 /11 /novembre /2014 08:06

         Je déplorais hier de ne pouvoir partager avec vous mes jouissances esthétiques en face de la peinture, celle que j’aime et dont j’ai de nombreuses représentations chez moi pour illuminer mes journées sombres. J’aurai sans doute moins de mal à vous faire partager ma joie d’avoir à célébrer la mil huit-centième. Oui, mes belins-belines, j’ai pondu pour vous jusqu’à hier inclus mille huit cents blogs d’une page, d’un niveau intellectuel indiscutable – vous en avez pris conscience, j’espère ? – et d’une vigueur tonique non moins remarquable. Plusieurs arrivés de la dernière heure n’ont évidemment pas pu se rendre compte de la variété des sujets abordés, mais ils sont légion ces sujets, et la plupart du temps traités jusqu’au bout. Cela ne m’empêche pas d’avoir mon franc parler et des jugements souvent à l’emporte-pièce. Quand cela concerne la grammaire ou la littérature, vous êtes bien obligés d’accepter mon enseignement comme s’il venait d’en haut, indiscutable et déversé sur vos ignorances. Mais pour le reste, mes agneaux, pour le reste ! Cinéma, actualité, réflexions sur l’art ou sur la manière dont tourne la planète… Si vous n’êtes pas d’accord, protestez ! J’adore discuter, et discuter dans le cadre de nos relations c’est une vraie jouissance. Alors, ne vous, ne me, ne nous privez pas d’un plaisir que nous partagerons tous.N’acceptez pas mes dires avec passivité, réagissez ! Même si je ne réponds pas sur- le-champ (par exemple si on me demande pourquoi tel ou tel de mes blogs est proposé deux fois), l’explication viendra toujours sans trop de retard : c’est que j’ai appuyé une fois de trop sur le bon bouton, et qu’ensuite dans mon affolement je n’ai pas su trouver comment supprimer la copie indésirable. Le tout à mettre sur le compte de ma débilité en matière d’informatique, et non sur celui d’un caprice injustifié, voire d’une intention perfide chargée de lourds et tortueux secrets.

Partager cet article

lucette desvignes
commenter cet article
18 novembre 2014 2 18 /11 /novembre /2014 07:57

         Je donne fort dans le culturel ces tout derniers jours, mais je ne suis pas sûre de pouvoir vous faire partager mes joies et mes emballements, car il y a de ces jouissances difficiles à transmettre. Passer un week-end (pardon le Québec !) chez un peintre ami dont vous connaissez l’œuvre sur le bout du doigt, surtout dans une vieille maison du XVIIIème qui offre bien le seul cadre où j’aimerais vivre à défaut de ma demeure actuelle, est un plaisir sans cesse renouvelé. L’après-midi, visite d’une merveilleuse exposition  d’œuvres cinétiques,  celles de Pierre Clément, avec assez de recul pour chacune afin qu’on puisse suivre de droite à gauche l’évolution des couleurs, des formes, des significations. Le lendemain, absorption dans le monde de Michel Dufour, qui depuis bientôt cinquante ans capte les effets magiques du soleil dans l’eau sous toutes les latitudes. Les gouaches de ses fascinants « Carnets de Voyage » autour du monde offrent un festival de couleurs étonnantes et restituent la paix des paysages ou les grouillements des populations par le  biais d’une abstraction gonflée de vie. Et les grandes huiles, grandes toiles anciennes qu’il reprend et régénère de manière miraculeuse (oui, tant les modifications sont menues et les transformations essentielles) ou créations des deux dernières années où se déploie une imagination effervescente, constituent une exposition dont j’ai eu le privilège, des heures durant, assortie de commentaires qui vous faisaient entrer dans l’œuvre comme si vous l’aviez réalisée vous-même…Que n’étiez-vous à mes côtés, mes belins-belines !

Partager cet article

lucette desvignes
commenter cet article
17 novembre 2014 1 17 /11 /novembre /2014 10:10

         Chose promise, chose due ! Mes belins-belines, je vous avais promis, du sein de mon maëlstrom domestique vendredi dernier, d’être de nouveau fraîche et dispose pour reprendre avec vous ce lundi le cours de nos entretiens culturels. Eh !bien me voici, solide au poste. Je dois dire que j’ai été ragaillardie et tonifiée par vos commentaires sur mon courriel : pour mes problèmes de publicité aussi, chacun de vous y allait de sa petite suggestion. Il  ne me reste plus qu’à suivre, et je vais procéder par ordre, en commençant bien entendu par le plus simple, vu mes aptitudes en informatique qui sont plutôt celles d’un canard boiteux. Je vais donc pouvoir vous tenir au courant des résultats de cette campagne : comme la campagne de BDS sans doute, elle devra s’accompagner de patience et d’obstination. En tout cas, si j’ai été préservée longtemps de cette gale des petits écrans, j’en suis bien atteinte à présent et je comprends qu’on puisse être ulcéré par ce saucissonnage de données tentatrices qui prennent le texte pour du pain de mie et se glissent avec insolence entre deux tranches :  encore heureux, dites-moi, que cet odieux système d’insertion autoritaire plus ou moins fascisante n’ait pas encore décidé de s’attaquer au texte même, comme sur les chaînes américaines le déroulement d’un film se fait en cinq ou six morceaux, de plus en plus courts et séparés par des « commercials » de plus en plus longs…Et tremblons, mes agneaux ! Certaines chaînes de chez nous sont déjà de fidèles adeptes de la pub à tout va, et si nous ne protestons pas l’invasion va déborder jusque parmi les émissions les plu sérieuses. Alors, protestons, protestons!

Partager cet article

lucette desvignes
commenter cet article
15 novembre 2014 6 15 /11 /novembre /2014 08:06

         J’espère que vous me pardonnerez, mes belins-belines, si mes propos ne relèvent point aujourd’hui du niveau de qualité auquel je vous ai habitués (même les deux qui rigolent toujours là-bas au fond se reconnaissent indignes : ils ne sont pas capables de suivre mes tentatives d’exhaussement de leur débilité, ils occupent le temps comme ils peuvent pendant que je discours et disserte et commente, mais ils n’ont jamais mis en doute mes qualifications à charmer le reste de la classe par la tonique variété de nos entretiens). J’ai à ma disposition, vous l’avez déjà perçu sans doute, un certain pouvoir de concentration qui me fait tenir pour négligeables les aléas et circonstances extérieurs. Mais ledit pouvoir ne peut fonctionner que si je suis installée en posture de réflexion (autant, selon Pascal, en posture de croire : il faut ce qu’il faut) – et non à la recherche d’un petit coin encore un peu chaud (ça je pourrais presque encore dire en serbe : u uglu, ça veut dire « Dans un coin », mais imaginez la tête de mes Serbes si j’allais leur dire « u uglu » de but en blanc pour réclamer le droit à me pelotonner dans un coin de la cuisine, près du gaz pour me faire chauffer une tasse de thé, ça manquerait de précision). J’en resterai donc là, sanglée dans la douleur de ne pouvoir faire mieux, dans le regret de toutes ces belles paroles dont l’état de choses vous prive aujourd’hui, mais, aussi, avec la promesse que dès lundi je pense tout sera remis en place et que je pourrai sereinement  officier pour votre plus grand profit.

         J’espère que vous me pardonnerez, mes belins-belines, si mes propos ne relèvent point aujourd’hui du niveau de qualité auquel je vous ai habitués (même les deux qui rigolent toujours là-bas au fond se reconnaissent indignes : ils ne sont pas capables de suivre mes tentatives d’exhaussement de leur débilité, ils occupent le temps comme ils peuvent pendant que je discours et disserte et commente, mais ils n’ont jamais mis en doute mes qualifications à charmer le reste de la classe par la tonique variété de nos entretiens). J’ai à ma disposition, vous l’avez déjà perçu sans doute, un certain pouvoir de concentration qui me fait tenir pour négligeables les aléas et circonstances extérieurs. Mais ledit pouvoir ne peut fonctionner que si je suis installée en posture de réflexion (autant, selon Pascal, en posture de croire : il faut ce qu’il faut) – et non à la recherche d’un petit coin encore un peu chaud (ça je pourrais presque encore dire en serbe : u uglu, ça veut dire « Dans un coin », mais imaginez la tête de mes Serbes si j’allais leur dire « u uglu » de but en blanc pour réclamer le droit à me pelotonner dans un coin de la cuisine, près du gaz pour me faire chauffer une tasse de thé, ça manquerait de précision). J’en resterai donc là, sanglée dans la douleur de ne pouvoir faire mieux, dans le regret de toutes ces belles paroles dont l’état de choses vous prive aujourd’hui, mais, aussi, avec la promesse que dès lundi je pense tout sera remis en place et que je pourrai sereinement  officier pour votre plus grand profit.

Partager cet article

lucette desvignes
commenter cet article
14 novembre 2014 5 14 /11 /novembre /2014 09:26

         Pour ne rien vous cacher de mes problèmes intérieurs (je veux dire domestiques, ceux qui se posent et se résolvent au grand jour) je vais vous faire participer au jeu des chaises musicales. Vous savez comme c’est drôle, et même hilarant, lorsqu’on effectue un remaniement de ministères : on prend l’agriculture, on la met aux transports ; le sport, on le met à l’éducation ; le commerce, on le met à la culture ; en revanche, on donne la culture aux transports, l’éducation à l’agriculture, le travail aux beaux-arts. Il n’y a qu’à la finance qu’on ne touche pas, budget impôts Bercy, on renforcerait plutôt ce fonctionnement idéal en faisant venir des complices extérieurs encore plus axés sur le remplissement des poches déjà pleines. Mais dans l’ensemble le spectacle vaut son pesant de moutarde. J’avoue que l’application à mon cas personnel d’une variante de ce petit jeu m’apparaît infiniment moins amusante. On vient me changer mes huisseries (naturellement, on a choisi exprès le premier jour de la vague de froid, tout est ouvert, tout est encombré, je ne peux même plus ouvrir mon frigo pour mettre du lait dans mon café que je prends sur le pouce et sans tartines, pas la place… Et pas le temps, car on me chasse d’une pièce à l’autre, on m’a laissé pour quelque temps la jouissance précaire de mon bureau, mais je ne peux plus aller au salon qui ressemble à un champ de ruines, je ne peux pas faire ma toilette car il y a des ouvriers partout (des Polonais, me direz-vous ? Non, mes amis, des Serbes – j’ai pu avoir un sourire en leur disant Djen Dobre, notre conversation ne va pas plus loin, car si je sais encore dire « Pazi na vos », attention au train,  c’est inutilisable aujourd’hui) et je me demande comment je vais pouvoir et préparer mon déjeuner et nourrir mes chats (d’ailleurs ils se sont disséminés dans la  nature, j’espère seulement qu’ils me reviendront tous quand les travaux seront achevés)…………..

Partager cet article

lucette desvignes
commenter cet article
13 novembre 2014 4 13 /11 /novembre /2014 08:42

         Ah ! mes belins-belines, je n’ai jamais encore eu autant que ces jours-ci l’impression que vous existiez ! Que vous étiez tous là, attentifs, non loin de moi par la pensée même si vous vous trouviez égaillés de par notre doulce France et même jusqu’en Navarre ! Que vous vous étiez avec moi justement irrités de ce harcèlement par une pub non désirée que vous considériez tous et toutes comme une calamité… L’un donnant un conseil moral, « Les chiens aboient, la caravane passe ». L’autre suggérant, en devinant qu’il fallait cracher au bassinet si on désirait être débarrassé de cette engeance. Un troisième mettant en avant son expérience personnelle pour proposer le remède. Un autre encore, jusque là non atteint, exprimant sa crainte de se voir contaminé à son tour d’un jour à l’autre… Bref, mes agneaux, toute une communauté s’est mise en branle à mon propos. Vous n’avez pas idée de l’importance que cela m’a donnée à mes propres yeux. Comment donc ! Moi qui parfois me demandais si oui ou non il me fallait continuer, si assez d’oreilles m’écoutaient pour que mes efforts pussent se croire autorisés à persévérer dans la voie que je vous ai proposée  (et que, finalement, vous semblez si bien décidés à suivre), me voilà rassurée. Continuez bien à m’être fidèles, c’est le moteur de notre beau compagnonnage !

Partager cet article

lucette desvignes
commenter cet article
12 novembre 2014 3 12 /11 /novembre /2014 08:56

         On  ne peut pas dire que je succombe sous le charme du cinéma des pays nordiques. A part les Dreyer qui ont laissé une trace ineffaçable, je n’admire pas Bergman aveuglément (j’aimais mieux sa production première, Les Fraises sauvages, Le Septième Sceau, que ces complexes et souterrains rapports entre individus ou entre générations qui parfois me lassent). Et je m’étonne aussi de la vogue actuelle des réalisateurs suédois ou norvégiens dont les séries, également, semblent avoir gagné la coqueluche des foules. Moi je dois être vaccinée… Et je reste bien insensible devant l’histoire de cette Bess fragile, malgré l’annonce que Breaking the Waves était un tire-mouchoir garanti. Tout en admirant, et sincèrement, Emily Watson (je crois que c’est elle que j’ai déjà  vue dans un rôle bizarre dans la série Luther) pour ses mimiques à la fois candides et obstinées, je ne peux totalement adhérer à ses palabres avec Dieu (on pouvait croire plus facilement à celles de Don Camillo) ni avec la ligne de conduite qu’elle choisit pour maintenir en vie son mari infirme, par maquignonnage avec le divin : il y a là quelque chose de faux qui ne colle pas avec son personnage,  même si on fait intervenir et son passé psychiatrique et son ébranlement passionnel. C’est comme dans Melancholia : si on n’adhère pas à cette espèce de mysticisme mal expliqué qui commande toute l’intrigue, il ne reste plus rien, dirait M. de La Palisse. Le festival Lars von Trier annoncé devra avoir en face de lui un choix rudement indigent pour que je le suive dans les jours à venir…

Partager cet article

lucette desvignes
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de lucette desvignes
  • Contact

Recherche

Liens

Partager cette page Facebook Twitter Google+ Pinterest
Suivre ce blog