25 juillet 2014 5 25 /07 /juillet /2014 09:17

         Ils sont bien obligés de parler de Gaza et de la Palestine puisque la population des indignés impuissants a montré déjà par deux fois qu’elle savait sortir de l’ombre et se présenter dans les rues de la capitale (mais tout aussi bien dans les grandes et petites villes du reste de l’Hexagone) pour exhiber aux yeux encore endormis qu’il y avait urgence pour arrêter les exactions d’Israël et que tout le monde devait s’y mettre. Une première fois il y avait eu des incidents et de la casse – toujours le même schéma des agitateurs (peut-être stipendiés par les opposants, qu’en sait-on ? ou du moins toujours heureux de casser quelque chose) mêlés à la foule disciplinée qui est venue là pour protester paisiblement, afin de faire passer le message de réflexion et de résolution bien au-delà des incidents de rue si stupides et nuisibles. Il faut dire aussi que la manifestation avait été interdite, ce qui n’est pas le bon moyen d’apaiser les esprits. La manifestation d’hier s’est déroulée dans le calme, ce qui permet à chacun de constater à la fois le sujet  et la détermination de cette mobilisation imposante. Mais avez-vous vu comment les commentateurs guettent l’incident ? comment ils l’espèrent ? « Jusqu’à présent il n’y a rien eu encore, mais nous n’en sommes qu’au début » - ah ! les braves gens, bêlant avec le troupeau décideur, cirant les pompes, voguant selon le vent et jamais contre… Les braves gens,  vous dis-je...

Partager cet article

lucette desvignes
commenter cet article
23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 15:01

         Qu’on désire honnêtement, dans ce contexte planétaire d’horreurs, de guerres incessantes (lesquelles reprennent ailleurs à peine se calment-elles vaguement sur un point du globe, de manière à entretenir les flammes et le soufre sans trêve ni repos un peu partout), de dépouillement des uns par le cynisme des autres, dans la révélation aux populations incrédules que l’esclavage reste la base du fonctionnement de l’économie mondiale et, même, reste son avenir, oui dis-je, qu’on désire honnêtement se changer les idées, se rincer le cerveau, se détendre par la bonne humeur qui devient denrée rare donc rationnée, j’en suis tout à fait d’accord : on ne peut pas passer son temps à s’indigner, à manifester, si vaillant et convaincu qu’on soit, il faut bien recharger ses batteries de temps à autre. Mais par pitié, ne recourez pas aux amuseurs professionnels dont nous voyons des extraits lamentables, pleins de grossièreté et de banalité, qui font rire de force ceux qui ont payé leur place et qui, entraînés par le rire abondant dudit comédien, s’y mettent aussi afin d’avoir l’impression d’en retirer pour leur argent. Mâles ou femelles, je déteste ces amateurs débiles et insuffisants qui ont la suffisance de se déclarer pros. Mais tout de même  un amuseur rare parce qu’il est comédien avant tout comme Alexandre Astier mériterait tous vos efforts de spectateurs, mes belins-belines. Oui, je roule pour lui, parce que son « Que ma joie demeure ! » (c’est le titre du choral de Bach que le cantor de Leipzig lui-même commente par la bande, dans l’indignation d’être désigné pour la journée d’éducation musicale des masses malgré ses refus) est un pur bijou de présence sur scène, de volubilité du comédien, de virevolte, d’imagination pleine de tendresse pour le compositeur bridé par ses responsabilités paternelles, d’effarante et irrésistible virtuosité dans la démonstration pédante des divers points de l’initiation musicale (l’orgue, les clés, le clavecin, la mesure et ses transcriptions… ), d’esquisse d’un portrait haut en couleur…Un vrai bijou, vous dis-je – avez-vous souvent, vraiment, sans tricherie, ressenti de l’admiration pour un comédien ? C’est le cas ici. Rappelez-vous : Alexandre Astier.

Partager cet article

lucette desvignes
commenter cet article
22 juillet 2014 2 22 /07 /juillet /2014 09:51

         Eventrer un hôpital par des chars,  enfouir des malades et des médecins sous les décombres, réduire en amas de pierres et de béton les bâtiments que les bombardements massifs n’avaient pas totalement détruits, chasser les populations affolées devant elles sans recours possible à la compassion ni à la trêve, voilà ce qu’Israël compte au nombre de ses glorieux exploits : c’est comme ça qu’on  supprime de l’existence, qu’on raye de la carte, un pays qu’on juge trop prolifique par rapport à sa propre production d’enfants, un pays dont on convoite encore le peu de territoire qui lui reste après tant de dépossessions successives, un pays sur la terre duquel on s’est installé parce qu’on n’avait aucune racine nulle part. Et le monde laisse faire, puisque seuls protestent, s’indignent, se démènent les gens dépourvus de la puissance de décider, et que les décideurs, même s’ils se sentent vaguement ébranlés par des menées aussi criminelles, aussi cruellement et cyniquement poursuivies, ferment à moitié les yeux sous des prétextes inacceptables et avec des leçons de morale qui se trompent de destinataires. Mais que font donc les Israëliens conscients de la honte qui les atteint, les journalistes honnêtes, les écrivains lucides, les penseurs consternés de voir dans  quels abîmes d’horreur Tsahal la douce prend son plaisir, les David Grossmann par exemple (il a pourtant payé un lourd tribut à la guerre puisque son fils soldat y est mort) et autres auteurs  écoeurés et désolés ? Bonne question, mes belins-belines : mais la réponse est simple : on les persécute aussi, on les bâillonne, on les emprisonne, on les accuse de traîtrise…D’ici à ce qu’on les passe au lance-flammes, il n’y a qu’un pas !

Partager cet article

lucette desvignes
commenter cet article
21 juillet 2014 1 21 /07 /juillet /2014 10:11

         Rien n’est plus déprimant que de voir combien affleurent la haine et l’incompréhension, voire le parti pris, dans les manifestations de masse pour lesquelles les motivations essentielles ont été l’humanisme, la défense des droits de l’homme, l’indignation devant le déni d’une justice pourtant réclamée par l’ensemble de la planète. J’en veux pour preuve le regroupement de toutes les forces d’indignation (non, pas toutes, heureusement : il y a encore de belles réserves) devant le comportement criminel d’Israël à l’encontre des Gazaouis au cours de la récente escalade qui a fait flèche de tout bois pour justifier une opération militaire de sanglante répression. De tous les coins du monde on a rassemblé les associations caritatives et philosophiques les plus variées, dans les petites et les  grandes villes il y a eu démonstration massive que l’aveuglement complice (ou ontologique par exemple, chez les Américains) des dirigeants décidément sourds devant l’opinion généralisée du bon sens, de la compassion, du respect du droit, est arrivé à son terme et qu’il est temps aux puissants d’intervenir selon la justice en considérant les problèmes avec les bonnes lunettes. Or,   dans ce grand élan qui voudrait enfin faire quelque chose pour le martyre de la Palestine dont l’occupation dure depuis tant de décennies en s’aggravant de mois en mois, certains protestataires font fi des nuances, du moment que cela arrange leur antisémitisme : crier des slogans antisémites ou s’attaquer à des synagogues, ces actions ponctuelles et condamnées mais malheureusement spectaculaires (et seules commentées par les médias) tirent le mouvement  citoyen dans une direction qu’il réprouve et qui n’est pas la sienne. C’est cette même cécité partisane qui a amené la loi Alliot-Marie à poursuivre pour « antisémitisme » toute position qui cherche à enrayer l’emprise israëlienne sur les décideurs européens : ce qu’on ne pardonne pas à un ministre borné et plein de préjugés, on le pardonne encore moins à quelqu’un qui profite d’un mouvement anti-Tsahal pour clamer sa haine des Juifs.

s

Partager cet article

lucette desvignes
commenter cet article
19 juillet 2014 6 19 /07 /juillet /2014 08:47

         Il y a déjà plusieurs années, Mr Obama, lorsqu’il s’était rendu au Moyen-Orient pour avoir une idée de la situation, avait rendu visite à Israël uniquement, considérant la Palestine (ou ce qu’il en restait des accords de Camp David) comme une province où l’on s’agitait dangereusement et indûment : je me rappelle qu’il avait été impressionné par une alerte à la roquette et en avait conclu combien les Israëliens étaient menacés et ne pouvaient vivre autrement que dans la crainte. Il récidive hier dans sa conviction (qui ne s’est pas modifiée le moins du monde depuis cinq ans, ce qui prouve l’ouverture d’esprit américaine en face des problèmes du monde) en téléphonant à M.Netanyaou pour lui faire part de sa sympathie : il explique à sa nation au micro, comme preuve irréfutable de ce qu’il avance, qu’il a entendu « les sirènes d’une alerte » pendant qu’il téléphonait (preuve aussi que M. Netanyaou ne ment pas), ce qui lui a rappelé sa propre peur antérieure (mais il n’avoue pas qu’il a eu peur, simplement que les Israëliens ne peuvent continuer à vivre dans ces conditions). Il ne sait pas, pauvre homme (on ne lui dit rien, on lui cache tout, il faut croire) qu’à Gaza les quartiers sont détruits les uns après les autres, bombardés ou éventrés par les blindés, avec leurs habitants dedans s’ils n’ont pas pu ou voulu fuir en 8 minutes montre en main (c’est le délai de survie que leur accordent les messages téléphonés à chaque maître de maison avant que ladite maison se s’écroule)..Je pense que si on lui montre les images de Gaza en ruines, rasée à peu de chose près comme les grandes villes allemandes pendant la Seconde Guerre mondiale, on lui dit qu’il s’agit de l’Irak, et il se réjouit de voir le rôle de l’Amérique dans le rétablissement de la démocratie. Je me demande bien qui l’avait choisi comme Prix Nobel de la Paix en croyant qu’il allait mériter son titre : qui que ce soit, il s’est lourdement trompé.

Partager cet article

lucette desvignes
commenter cet article
18 juillet 2014 5 18 /07 /juillet /2014 08:36

         Voue le savez, mes belins-belines, l’aggravation de la situation des malheureux Palestiniens dans leur enfer qui s’appelle bande de Gaza me préoccupe avant toute chose, surtout ces jours derniers – une bonne quinzaine déjà – où les exactions israëliennes dépassent l’imagination, à la fois dans le culot inouï de leur entreprise d’écraser Gaza, dans cet arrogant mépris de l’opinion publique qui, elle, sait que le droit international ça existe et que toutes les nations de cette planète ont l’obligation morale et civique d’y obéir. Avec, en outre, cette volonté d’anéantissement par Israël des voisins dont les Israëliens ont pris la place, et cette froide et démente détermination à donner à chaque action criminelle une allure de résignation au pire puisqu’on pousse la nation au pire : ainsi on prévient par téléphone les Gazaouis dont la maison, ciblée, va être détruite, on montre la fréquence des alertes à Tel-Aviv et les dégâts dans les appartements (on nous a même montré un plafond avec un gros trou), bref pourquoi ne veut-on pas croire que ce sont eux les martyrs ? A l’heure où j’écris, Tsahal la douce a peut-être fait pénétrer ses blindés par-delà la frontière afin de mieux écraser tout ce qui se présente, enfants vieillards femmes animaux et plus directement passer au lance-flammes tout ce qui bouge – on voit mieux ce qu’on fait comme ça que par avion, c’est vrai, on peut voir les gens dans le blanc des yeux. Apprendre ces événements ces détails, ces horreurs, ces mensonges (déjà que notre télé est partiale depuis des décennies et ne fait pas montre de commencer à changer de lunettes), cela me plonge dans la consternation et la colère : resterons-nous encore longtemps impuissants, nous les gens de bonne volonté, parce que notre capitaine de bateau-lavoir somnole pleutrement ? Et pourtant, bonnes gens, mon blog N°1700 c’était déjà avant-hier… je ne voudrais tout de même pas ne pas le signaler…

Partager cet article

lucette desvignes
commenter cet article
17 juillet 2014 4 17 /07 /juillet /2014 09:41

         On ne dira jamais assez, mes belins-belines, de quelle tendresse, de quelle mansuétude, de quelle paternelle sollicitude Tsahal déborde pour les Palestiniens de Gaza. Tsahal, vous savez bien ? ce nom si doux, celui dont nos présentateurs à la télé aiment tant se gargariser (d’abord ça fait branché, ensuite un nom si doux ne peut être porteur de force maléfique et puisque sur notre petit écran les Palestiniens sont des terroristes, on peut parler de Tsahal avec sympathie, même si c’est l’armée la plus impitoyable, la mieux armée, la mieux entraînée du monde). Donc Tsahal a entrepris de ne plus faire de mal aux Gazaouis : on leur distribue des millions de tracts par avion, rédigés en anglais et en arabe s’il vous plaît, afin que tous puissent comprendre, même les analphabètes. Et ces tracts leur conseillent de s’en aller de leurs maisons parce qu’elles vont être détruites. Ils ont même tellement perfectionné les moyens de coercition militaire qu’ils peuvent annoncer individuellement sur les portables : « Monsieur Dupont, vous avez 8 minutes pour quitter les lieux, votre maison est ciblée, dans 8 minutes elle explose.» Autrement dit, « A vous de voir, vous avez le choix » – donc Tsahal n’a aucune responsabilité dans la décision de M.Dupont s’il reste,  et le fait qu’on lui attribue 200% fois plus de morts qu’on n’en attribue aux Palestiniens (« et c’est seulement le compte du début, a dit le chef, le pourcentage va drôlement grimper, attendez un peu »), loin de la gêner aux entournures, lui permet d’étaler aux yeux du monde tous les procédés auxquels elle a recours pour tenter de sauver des vies suicidaires. Mais que voulez-vous ! Voilà plus de soixante ans que ces Palestiniens se déclarent illégalement occupés, qu’ils protestent aux yeux du monde pour obtenir justice, de l’aide, un soutien fût-il seulement moral pour qu’on les reconnaisse dans leurs droits civiques et patrimoniaux sur leurs terres dont naguère les décideurs des traités historiques les ont dépouillés pour y installer une population errante – oui, que voulez-vous ! ils ont pris l’habitude de protester, et justement : puisqu’ils protestent en vain depuis si longtemps, comment voulez-vous qu’on ne croie pas que c’est parce qu’ils n’ont pas raison ?............ ;.

Partager cet article

lucette desvignes
commenter cet article
16 juillet 2014 3 16 /07 /juillet /2014 09:20

         Il se prépare aujourd’hui, par toute la France (et je suppose qu’en Europe et dans le monde beaucoup de pays s’agitent aussi dans le même sens) un vaste mouvement d’indignation et de protestation contre la manière dont Israël se vautre avec jouissance dans le crime. Quand je vois comme en France et en province tous les militants sont, non seulement contactés, mais spontanément venus s’annoncer comme présents à la manifestation de ce soir, toutes les grandes ou petites villes en même temps, solidaires contre la barbarie démente d’un tyran assoiffé de sang (la dernière découverte de la recherche israëlienne,  toute récente, porte sur la qualité des blessures faites par les obus : la substance « révolutionnaire » dont l’acier est « enrichi » rend les blessures inguérissables, amenant irrévocablement à l’amputation – c’est-y pas beau, ce qu’ils inventent ?), je ne peux augurer que d’une ampleur colossale pour ces rassemblements collectifs, déjà si volumineux séparément et devenus un mouvement de masse énorme pour accompagner celui de Paris. La liste des associations indignées est tellement impressionnante que j’en suis restée éblouie – oui, cela veut dire que l’indignation est mûre, que les yeux des citoyens se sont ouverts et que, pour appuyer cette lucidité, une détermination farouche contre Israël s’est mise en branle, pour faire honte à notre gouvernement si pleutre et si réactionnaire, sourd et aveugle, obstiné et  borné, et d’une mauvaise volonté qu’on avait rarement vue dans l’histoire du pays…

Partager cet article

lucette desvignes
commenter cet article
15 juillet 2014 2 15 /07 /juillet /2014 08:07

         Il m’est déjà arrivé de continuer sur plusieurs blogs un sujet entamé et non encore traité de manière suffisamment utile pour vous, mes belins-belines : je récidive aujourd’hui. Car n’imaginez surtout pas que mon indignation de ce qui se passe en Palestine s’est calmée après que je vous en ai eu (oh le beau passé surcomposé !)  présenté l’expression   écrite – il vaut mieux d’ailleurs que vous n’ayez connaissance que de l’expression écrite, l’expression orale, chez moi, lorsqu’elle sert à donner libre cours à mon indignation, pourrait choquer les oreilles délicates. J’ai à vous faire part d’une photo (cette fois-ci, elle émane, presque en fraude, du côté pro-palestinien, autrement dit elle a été prise en Israël mais par un Israëlien qui a honte de son pays) et elle exhibe deux rangées de chaises disposées sur un toit en terrasse et sur lesquelles, de nuit, sont installés pour faire la causette et jouir du spectacle des citoyens israëliens contemplant la chute des bombes sur Gaza (« 400 tonnes en deux nuits », proclament les chefs) et applaudissant à chaque explosion. Cela mériterait d’être agrandi, publié sur Internet puisque c’est là que les images font le tour du monde. Oui, « ils » contemplent le spectacle de l’anéantissement de Gaza et de ses habitants martyrs et ils applaudissent. En toute honnêteté, il faudrait noter leurs noms pour le jour du grand règlement de comptes de la justice qui, enfin, pourra condamner les criminels de guerre.         Il m’est déjà arrivé de continuer sur plusieurs blogs un sujet entamé et non encore traité de manière suffisamment utile pour vous, mes belins-belines : je récidive aujourd’hui. Car n’imaginez surtout pas que mon indignation de ce qui se passe en Palestine s’est calmée après que je vous en ai eu (oh le beau passé surcomposé !)  présenté l’expression   écrite – il vaut mieux d’ailleurs que vous n’ayez connaissance que de l’expression écrite, l’expression orale, chez moi, lorsqu’elle sert à donner libre cours à mon indignation, pourrait choquer les oreilles délicates. J’ai à vous faire part d’une photo (cette fois-ci, elle émane, presque en fraude, du côté pro-palestinien, autrement dit elle a été prise en Israël mais par un Israëlien qui a honte de son pays) et elle exhibe deux rangées de chaises disposées sur un toit en terrasse et sur lesquelles, de nuit, sont installés pour faire la causette et jouir du spectacle des citoyens israëliens contemplant la chute des bombes sur Gaza (« 400 tonnes en deux nuits », proclament les chefs) et applaudissant à chaque explosion. Cela mériterait d’être agrandi, publié sur Internet puisque c’est là que les images font le tour du monde. Oui, « ils » contemplent le spectacle de l’anéantissement de Gaza et de ses habitants martyrs et ils applaudissent. En toute honnêteté, il faudrait noter leurs noms pour le jour du grand règlement de comptes de la justice qui, enfin, pourra condamner les criminels de guerre.

Partager cet article

lucette desvignes
commenter cet article
14 juillet 2014 1 14 /07 /juillet /2014 09:07

         Et pendant ce temps-là on défile, chez nous. On a des chars aussi, de l’armement – c’est qu’on ne fait pas qu’en vendre aux autres, à Israël d’abord, on en garde aussi pour nous, il faut bien recoloniser l’Afrique). On l’exhibe le jour anniversaire de la République, qui se trouve être celui de la Révolution – mais qui donc, au pays, a entendu parler de l’abolition des privilèges et des conquêtes du peuple ? On fait profil bas, le peuple, on n’a pas voix au chapitre. On s’est affublé (bien fait pour nous) d’un cacique en jelly (vous savez, cette gelée tremblotante que les British coulent dans des moules façonnés, menthe verte ou framboise rosâtre, pour agrémenter leurs salades) et ma foi on suit passivement, une fois par-ci une fois par-là, on suit ses vagues idées, comme il n’en a pas il les remplace par de vagues pulsions : en ce moment c’est le copain Nethanyaou (j’écris comme on aboie, je fais peut-être une faute mais je m’en moque, pas de Mea Culpa). Je viens de lui écrire (oui : c’est gratuit) que s’il sait pertinemment qu’il ne sera pas réélu (car il est aveuglé par l’amour de son uniforme, il ne voit que lui dans la glace, mais il y a tout de même autour de lui des lucides qui lui commentent les sondages), il ne  se doute certes pas du honteux contexte dans lequel le peuple se débarrassera de lui.

Partager cet article

lucette desvignes
commenter cet article
Partager cette page Facebook Twitter Google+ Pinterest
Suivre ce blog