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29 juin 2017 4 29 /06 /juin /2017 10:21

         Tous les jours on découvre un petit truc inédit. Les ordonnances,  assimilées si publiquement au 49-3 et aux décrets-lois de Laval, ont entamé en douceur leur fonctionnement destiné à ronronner gentiment comme la berceuse des cinq ans à venir. Les nominations se font pour les divers perchoirs ou commanderies de groupe, non pas, comme on pouvait l'attendre, selon des vota-tions libres à l'intérieur de l'Assemblée, mais bien selon un régime secret de préférence par désignation : l'oeil de Macron se glisse partout et a toujours à proposer, voire imposer, un candidat bon teint qui finalement, per fas et nefas,  réussit à colorier le paysage en une étonnante monochromie. Bien sûr cela occasionne quelques sursauts : à l'intérieur de la droite républicaine (car  elle existe toujours, M. Macron a beau eu faire table rase des vieilles étiquettes) on officialise les fissures en fonction de l'acceptation godillote ou d'une honorable protestation - compatibles ou non? c'était là une bonne formule il y a quelques semaines, et à quelques exceptions près tout le monde est compatible. Même au sein des débris socialistes, la compatibilité marche fort. Bref, après un intermède de jeu des quatre coins où les missions pour le bien de la France se sont vu échanger et même abandonner gaillardement au gré des compétences ou incompétences,  il semble qu'on ait largué les amarres et décollé le navire du quai, pour de bon peut-être. A bord ils vont en mettre un coup : il s'agit de confirmer la démolition de toutes les avancées du droit du travail si bien amorcée déjà depuis les "compatibles" en pleine anticipation du genre Valls. M'est avis qu'y va y avoir du sport, m'a dit sobrement mon voisin dont j'apprécie souvent la sagacité.

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lucette desvignes
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28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 14:44

 

 

         Je ne crois pas avoir la berlue, ni souffrir déjà (déjà!) de la perte de contact avec la réalité qui affecte si facilement les têtes chenues. Je suis donc particulièrement étonnée ce matin de ne pas trouver trace du blog que je vous avais concocté hier pour aujourd'hui, mes belins-belines. Je ne veux pas dire qu'il était mieux que d'habitude et qu'à ce titre nous devions en déplorer la perte à grands cris; en fait je ne me rappelle même plus ce dont je vous entretenais, et je parierais sans trop m'avancer que M. Macron y figurait, comme le génie tutélaire qui va nous accompagner pendant cinq ans. On nous présente des gens qui doivent oeuvrer pour lui - pour nous, qu'ils disent tous à l'envi - comme des spécialistes, des compétences inédites voire insoupçonnées, qu'on installe un peu au petit bonheur la chance (ainsi la femme installée aux armées qui n'y connaît que couic, ou le bonhomme de l'agriculture qui n'a jamais entendu parler de Monsanto ni de l'extermination des abeilles. Heureusement on nous les retire vite fait, ou ils s'en vont comme s'ils boudaient, ou ils retirent en hâte ce qu'ils venaient de nous pondre comme décision majeure. L'impression que ça cafouille joyeusement, mais ça ne gêne personne : d'ailleurs on a tous les jours un nouveau petit problème sinon à résoudre du moins à signaler. Avec l'Assemblée c'est du gâteau : tant de nouvelles têtes, et toutes désireuses de se montrer sur les écrans du monde, tous si pleins de dévouement )pour la chose publique et l'intérêt de la nation, tous si motivés, tous si décidés à ne faire qu'un mandat pour mieux s'opposer à la tradition des vieux enracinés indéboulonnables jusqu'au gâtisme.... Et qui vont voter comme une seule armée de godillots quand il faudra ratifier les ordonnances, en particulier celle sur la loi Travail si emblématique de la mort des libertés du monde ouvrier  Le 49-3, les ordonnances, les décrets-lois scélérats du temps de Laval.... Tout cela n'a-t-il pas un inquiétant air de famille?

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lucette desvignes
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28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 12:03

Pour mardi 27 juin 2017 :

 

 

         Le plus jeune président de la République jamais élu! Comme si on contestait une date de naissance... La démonstration ne s'est pas fait attendre : on l'a vu hier tomber la veste pour faire de la boxe pour rire, on l'a vu s'installer dans un fauteuil roulant pour s'essayer à le faire marcher avec les mains, on l'a vu avec une raquette loupant la balle. Détendu, rieur, gamin. Mon dieu, que la France se sentait fière de voir avec quel coeur et quelle subtilité il défendait la cause de Paris pour les futurs Jeux Olympiques! On n'avait encore vu ça nulle part, même pas avec Obama. C'est bien vrai que tout a changé (mis à part le chômage, la crise, l'immigration, la défiance d'un gros quart de la population envers les nouvelles marionnettes) : il n'y a qu'à voir le défilé des nouveaux députés se rendant à l'Assemblée avec leur valise à roulettes. Ils arrivent par deux, par trois, en solitaires, intimidés, tout sourires, mais tous se prenant au sérieux. Quand on les interviewe, certains mettent même leur écharpe tricolore pour bien prouver que déjà au départ ils faisaient de la politique municipale : qu'on ne les prenne surtout pas pour des ingénus! Et cette grande photo de famille sur les marches du Palais Bourbon, c'est comme une grande noce, il manque les gerbes de fleurs dans les bras des dames du premier rang. Ah! je vous le dis, un frisson de jeunesse vient de secouer la planète France. J'espère qu'on va leur faire chanter en choeur une chanson exprès composée pour eux, genre Auberge de Jeunesse  des années du Front populaire - avec bien sûr les modifications qui s'imposent.

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lucette desvignes
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26 juin 2017 1 26 /06 /juin /2017 11:34

         Le plus jeune président de la République jamais élu! Comme si on contestait une date de naissance... La démonstration ne s'est pas fait attendre : on l'a vu hier tomber la veste pour faire de la boxe pour rire, on l'a vu s'installer dans un fauteuil roulant pour s'essayer à le faire marcher avec les mains, on l'a vu avec une raquette loupant la balle. Détendu, rieur, gamin. Mon dieu, que la France se sentait fière de voir avec quel coeur et quelle subtilité il défendait la cause de Paris pour les futurs Jeux Olympiques! On n'avait encore vu ça nulle part, même pas avec Obama. C'est bien vrai que tout a changé (mis à part le chômage, la crise, l'immigration, la défiance d'un gros quart de la population envers les nouvelles marionnettes) : il n'y a qu'à voir le défilé des nouveaux députés se rendant à l'Assemblée avec leur valise à roulettes. Ils arrivent par deux, par trois, en solitaires, intimidés, tout sourires, mais tous se prenant au sérieux. Quand on les interviewe, certains mettent même leur écharpe tricolore pour bien prouver que déjà au départ ils faisaient de la politique municipale : qu'on ne les prenne surtout pas pour des ingénus! Et cette grande photo de famille sur les marches du Palais Bourbon, c'est comme une grande noce, il manque les gerbes de fleurs dans les bras des dames du premier rang. Ah! je vous le dis, un frisson de jeunesse vient de secouer la planète France. J'espère qu'on va leur faire chanter en choeur une chanson exprès composée pour eux, genre Auberge de Jeunesse  des années du Front populaire - avec bien sûr les modifications qui s'imposent.

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lucette desvignes
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26 juin 2017 1 26 /06 /juin /2017 10:30

         Nous y voilà! La mécanique est en route... Et ça n'a pas tardé. Et c'est même emblématique de la façon dont les choses, non seulement ont été faites pour  nous amener à ce stade, mais encore et surtout vont régir notre économie et probablement nos libertés civiles. On vous met en avant le bien-être, la survie,

la santé : y a-t-il une approche plus efficace, plus honorable, plus judicieuse que celle-là? surtout si elle paraît, presque dans l'urgence, être motivée par le souci de rattraper une coupable négligence de plusieurs années. Oui, il s'agit des vaccins, on doit vacciner à tour de bras au lieu de laisser les choses en l'état comme l'indolence du dernier quinquennat l'établissait  criminellement. Et c'est le Premier Ministre qui le dit, c'est sa première proposition après huit jours de présence, c'est vous dire s'il y a urgence. Bon. Les vaccins , si contestés qu'ils soient ici ou là, n'ont jamais fait de mal à personne. Vaccinons donc furieusement, et avec toutes les maladies qui ont levé le nez depuis quelques années en effet ça va relancer une industrie pharmaceutique souffreteuse. D'autant que c'est Sanofi qui s'empare du marché, et que le prix du vaccin global passe de 7 à 40 €. Comme quoi, avec de bons sentiments, on ne peut pas faire de bonne littérature mais on peut faire de bonnes affaires, et même relancer l'économie flageolante d'une nation. Oui, votons Sanofi, et renvoyons Mylan la britannique dans les ténèbres de son brexit. Ah mais!

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lucette desvignes
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24 juin 2017 6 24 /06 /juin /2017 09:05

         Au Soudan, au Sahel, en Somalie, dans tous ces endroits que maudissent la chaleur, le soleil et la sécheresse, les gens tombent comme des mouches, parfois par familles entières, trois ou quatre frères et soeurs en même temps, épuisés par la faim, la soif, la fatigue, l'angoisse, le désespoir. C'est une des grandes plaies dévorantes de notre temps, et nous savons tous que la disposition naturelle de ces zones tragiques n'a fait qu'être renforcée par le réchauffement de la planète qui est en train de la pousser inexorablement vers l'anéantissement, les guerres locales et la main mise des firmes multinationales sur les terres ou les ressources minières se chargeant du reste. Mais il y a tant de causes enchevêtrées - pratiquement inextricables - pour ce déchirant état de fait qu'on a du mal à distinguer  où commencerait la première responsabilité.  En Palestine, où les cultures entreprises avec l'énergie du désespoir sont condamnées à mort par l'absence d'eau, où  le rationnement de cette eau précieuse qui  appartient  anx occupants du sol et dont on les prive avec un raffinement sauvage accorde à chaque individu un quart d'heure de distribution par jour - juste de quoi boire un  peu, rien pour se laver, rien pour la lessive - la souffrance physique et morale due à cette torture inventée par le génie du vice est sans doute moins spectaculaire que les grandes hécatombes   des populations africaines; mais comment ne pas voir que cette situation totalement anormale a un  responsable qui ne se cache même pas, prêt à toujours faire pire et s'exhibant aux yeux du monde comme un modèle de sa  voir-faire et de sagesse?

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23 juin 2017 5 23 /06 /juin /2017 09:30

         M. Macron avait bien pris soin de nous présenter (et faire accepter) son  raffinement en matière de goûts politiques : un coup à droite, un coup à gauche, à part les extrêmismes que j'abhorre je prends où il me plaît, je fais mon miel de tous les pollens. En soi c'était une bonne chose, et on comprend que tant de gens l'aient suivi, comme on suivait Lamartine pour l'adoption du blanc de la royauté coincé entre le rouge et le bleu des armes de Paris. Mais M. Macron s'était bien gardé de nous dire qu'il était daltonien, et qu'il ne distinguait plus le rouge du vert. Si bien que, ayant choisi ses piliers dans le vert très officiellement, il aurait dû y ajouter des accessoires pris dans le rouge, mais c'est vraiment là une couleur qui lui répugne. Résultats des courses :  un ministère vert billard, d'autant que des éléments indécis viennent de quitter bruyamment le navire pour aller ailleurs se reformer et comploter. Le rouge choisi au départ étant déjà un rouge pisseux tout décoloré (Le Drian, Collomb, Carboner), il ne reste plus l'ombre d'un poil de rouge dans cet amalgame qui avance en aveugle, appuyé sur une foule de Visages pâles aux contours flous dont on ne sait rien du tout et qui, forts de leur jeunesse, peuvent se révéler fort turbulents. La monochromie du Quartier général sera-t-elle corrigée par les remous d'une assemblée multicolore? Je suis surtout curieuse de voir le Modem en action dans l'opposition, comme si enfin dégagé d'un carcan insupportable il ne se rendait pas compte qu'on lui avait fait la courte échelle pour qu'il pût se hisser hors de l'ombre et qu'à l'aveuglette il se disposait en ordre de bataille pour tuer le père.

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lucette desvignes
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22 juin 2017 4 22 /06 /juin /2017 10:03

         C'est comme si on tentait de raccrocher les lampions et les guirlandes après une tornade, de manière à faire tout de même les célébrations annoncées malgré le contexte devenu brumeux. Ainsi le salut au drapeau avec des gardes engoncés dans leur uniforme sous la canicule pour la passation des pouvoirs entre un ministre des armées qui avait fonctionné trois jours et une autre femme dont la qualité essentielle est d'appartenir au Modem. Car pour le Modem, en avant toute! La cérémonie avait lieu non pas devant les marches du ministère mais tout benoîtement dans les allées du petit jardin attenant, cinq minutes en vitesse, la Marseillaise jouée sans bis. L'impression qu'on tâche de regagner le temps perdu en marivaudages et fausses manoeuvres. Il y a bien une bonne semaine qu'on n'a pas vu le grand patron, ce qu'on nous refile en boucle ce sont des actus anciennes qui ont au moins quinze jours - donc avec encore le sourire éclatant du triomphe, et non l'oeil d'acier, fixe, les traits plomb durci,  pas la moindre ombre de sourire. Heureusement que la télé dispose de kilomètres de vues enthousiasmantes de foules en délire, de serrement de mains, de bisous , de risettes aux enfants : de quoi nous alimenter pendant bien longtemps pour nous faire attendre le retour (if...) à la désinvolture conquérante. Et Bayrou et son sourire têtu qui se lance enfin dans l'arène sans armure... Gare, François, pousse pas le bouchon trop loin, des fois qu'y te  reviendrait en boomerang!

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21 juin 2017 3 21 /06 /juin /2017 08:39

                    Chaque jour apporte à notre appétit sa pincée de piment d'espelette: le jugement des urnes ayant réussi pour les ministres douteux, comme dirait Labiche des meringues apportées à la campagne par Un Monsieur qui a brûlé une dame (et c'était bien prévu qu'ils passeraient, on peut donc se reposer de leur sort sur le jugement du peuple, tout baigne), il fallait trouver une échappatoire autant que possible inédite et subtile pour ranger des voitures le ministre montré du doigt. Idée de génie : on l'installe à l'Assemblée avec les plus hautes fonctions. Du coup, ça libère son poste, pourquoi ne pas y fourrer Sarnez, elle aussi sortie des urnes blanche comme neige? Je ne sais pas ce que pense M. Macron de ses choix affectifs si bien raisonnés, mais il doit tout de même s'inquiéter un peu de ce démarrage souffreteux. Et qu'est-ce que c'est que cette démission d'une ministre de trois jours? Ce qui pouvait passer pour casseroles naguère devient d'autorité bassines à confitures, en ces temps de brassage des ingrédients constituant l'honnête homme macronien. Et Bayrou dans tout ça? Intimé de la fermer par à peu près tout le monde, prenant ses mauvaises manières pour de l'honnêteté de conduite, il ne va pas tarder à démissionner lui aussi, rêvant de devenir le petit coq de l'Assemblée à la tête de son parti, dont il tient à démontrer qu'il fut béquille bienvenue pour le Rubicon macronien mais béquille déplaçable et tout juste prêtée par charité. Dans ce beau contexte d'épouillage général, on comprend que M. Macron préfère aller prendre le thé hors hexagone, en touriste.

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lucette desvignes
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20 juin 2017 2 20 /06 /juin /2017 09:26

         Le réveil gueule de bois s'étant produit la semaine dernière pour une grande partie de la population, il n'était pas question de pouvoir récidiver. Aussi bien, sur fond de résignation catastrophée devant le raz-de-marée attendu (et, en vérité, déjà arrivé), chacun a plutôt l'air de se trouver, sinon un motif de satisfaction du moins une petite consolation ouvrant sur quelques espoir. Le spectre du camembert déjà exhibé par les médias avant même le vote final, avec son énorme enflure écrasant tout le reste du fromage, s'est éloigné, ravalant les médias au rang d'oiseaux de mauvais augure et non de commentateurs diserts. De fait, sans que la répartition des sièges soit équilibrée, elle n'est tout de même pas consternante. comme on pouvait le craindre. On peut noter au passage que dans certaines circonscriptions où se présentait une tête connue à ménager (un Valls, une Sarnez) ou a occire, le choix de l'adversaire avait été longuement étudié en hauts lieux, de manière à aider quelque peu le hasard des urnes si besoin. Je me suis amusée de voir autour de l'égérie de la scélérate loi du travail  le subtil travail des soutiens : le Président d'un côté, le Premier de l'autre. Naturellement, la coalition des trois grâces incluant Belkacen, la mairesse et Jesaisplusqui semblait si ridicule  qu'elle ne pouvait que se terminer en eau de boudin. A l'intérieur de l'hémicycle, les groupes se forment,  la brosse à reluire ou la résistance s''organisent... Tout est donc pour le mieux, et la France va pouvoir dormir un peu.

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lucette desvignes
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