31 octobre 2014 5 31 /10 /octobre /2014 09:25

Mea Culpa immédiat N°1786 : Ligne dernière : Lire Benyamin et non Nehyamin. Que voulez-vous ! C’est comme pour Beitberger, il y a des noms qui ne passent pas.

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lucette desvignes
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31 octobre 2014 5 31 /10 /octobre /2014 09:12

         Je me réjouissais hier de constater que la Suède, pourtant peu chaleureuse la plupart du temps dans ses glaces, avait reconnu l’Etat palestinien – cela porte à sept, je crois, le nombre des pays européens qui ont reconnu cette urgence, la France bien entendu se distinguant par son refus de changer de lunettes (notre copain Benyamin a sur nous une telle emprise, voyez-vous, il rayonne d’un tel prestige avec sa longue carrière de turpitudes cachées en tout genre et sa morale de criminel invétéré, que voulez-vous ! il nous subjugue, nous qui sommes sans odeur sans couleur sans saveur sans forme et sans relief, c’est notre copain, quoi !). Ici je n’utilise pas le point d’ironie difficile à manier, mais je signale que ce nous de majesté représente notre majesté N°1, le timonier par accident que nous nous sommes mis sur les bretelles et, ma foi, tant pis pour nous d’avoir choisi un si atroce cheval. Donc la France ne  bouge pas dans ses alliances et ses obscurantismes : c’est tout juste si notre timonier N°3, les Affaires étrangères, a reconnu que les quatre semaines de cauchemar et d’horreur imposées à Gaza il y a peu s’apparentaient au désastre. On ne peut pas aller plus avant dans la vision saine des problèmes du Moyen Orient : car que deviendrait notre taux de croissance si Nehyamin ne nous achetait plus d’armes ?

Je me réjouissais hier de constater que la Suède, pourtant peu chaleureuse la plupart du temps dans ses glaces, avait reconnu l’Etat palestinien – cela porte à sept, je crois, le nombre des pays européens qui ont reconnu cette urgence, la France bien entendu se distinguant par son refus de changer de lunettes (notre copain Benyamin a sur nous une telle emprise, voyez-vous, il rayonne d’un tel prestige avec sa longue carrière de turpitudes cachées en tout genre et sa morale de criminel invétéré, que voulez-vous ! il nous subjugue, nous qui sommes sans odeur sans couleur sans saveur sans forme et sans relief, c’est notre copain, quoi !). Ici je n’utilise pas le point d’ironie difficile à manier, mais je signale que ce nous de majesté représente notre majesté N°1, le timonier par accident que nous nous sommes mis sur les bretelles et, ma foi, tant pis pour nous d’avoir choisi un si atroce cheval. Donc la France ne bouge pas dans ses alliances et ses obscurantismes : c’est tout juste si notre timonier N°3, les Affaires étrangères, a reconnu que les quatre semaines de cauchemar et d’horreur imposées à Gaza il y a peu s’apparentaient au désastre. On ne peut pas aller plus avant dans la vision saine des problèmes du Moyen Orient : car que deviendrait notre taux de croissance si Nehyamin ne nous achetait plus d’armes ?

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lucette desvignes
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30 octobre 2014 4 30 /10 /octobre /2014 09:58

 

         Un western à découvrir, hier soir : Le Devil’s Garden de Henry Hathaway. J’ai donc découvert un film dont j’ignorais jusqu’à l’existence (honte à moi) et dont les longues et fougueuses chevauchées se singularisaient par rapport aux schémas habituels. Les grands espaces sans vraie beauté alternaient avec d’étranges masses rocheuses qu’on pouvait contourner par une corniche dangereuse (rudement haute, croyez-moi : quand sur la fin on voyait tomber les Apaches tués par balles (eux n’avaient que des flèches, mais elles étaient aussi rudement efficaces), la chute en à pic cheval compris durait de manière impressionnante) si tourmentée de forme qu’on aurait pu la croire construite pour le film. Et un schéma insolite lui aussi : une femme vient offrir la grosse somme à trois ou quatre aventuriers résolus pour retourner sortir son mari de sous l’écroulement de sa mine dans le Jardin du Diable, le nom du lieu n’étant pas prononcé au départ pour n’effrayer personne. Les motivations des personnages les plus intéressants sont  étranges, l’appât de l’or ne les touchant guère et l’amicale rivalité entre les deux héros donnant au dénouement une coloration d’humanité et de dévouement assez inattendue. C’est ce que la critique, je suppose, aime appeler un western crépusculaire : les dernières images, d’ailleurs, montrant le flamboiement fiévreux d’un coucher de soleil sur les grands espaces, comme s’il n’y avait plus rien à en dire…

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lucette desvignes
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29 octobre 2014 3 29 /10 /octobre /2014 08:44

         Je n’ai rien contre le conte en tant que genre littéraire. Je n’ai surtout rien contre les Frères Grimm, ni non plus, loin de là, lorsqu’une transplantation se fait d’un genre artistique dans un autre terreau tout disposé à le laisser s’enraciner avec vigueur. Par exemple, je ne peux qu’applaudir lorsqu’un emprunt fait à une comédie anglaise ou à Shakespeare permet à Marivaux un enracinement opulent dans une nouvelle œuvre à laquelle cela donnera une teneur, un parfum, un je ne sais quoi capable de régénérer la comédie française anémiée derrière Molière. Je me plonge donc avec délices dans ce Blancanieves espagnol : on me l’annonce en noir et blanc, repris de Blanche-Neige avec ses nains (dont un méchant) selon la technique du muet, avec juste de rares cartons lorsqu’ils paraissent indispensables (ce qui souvent d’ailleurs les rend inutiles), avec des gros plans de visages forçant leurs expressions – colère, jalousie, épouvante, dédain – pour se rendre plus explicites. Ouais ! Mais quelle permanente fête du mauvais goût et  de la bêtise (voyez la grand-mère qui meurt dans sa frénésie de flamenco), l’héroïne se révélant soudain digne fille du toréador son père ! Je n’ai pas eu à me plaindre de tout ce qui avait trait à la tauromachie, moi qui en suis une adversaire militante : d’abord j’ai vu le toréador pîétiné pratiquement à mort, ce qui était une bonne chose ; ensuite je n’ai pas vu de taureau martyrisé … Mais imaginez que Blanche-Neige toréadorette mange la pomme empoisonnée au milieu de l’arène, en plein succès ! Les Frères Grimm ne s’estimeraient pas trahis, tant ils seraient loin du compte, mais ils riraient à s’en décrocher la mâchoire...

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28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 09:05

         Mea Culpa immédiat : Lire on (au lieu de ou) à la ligne 2. Et ajouter en esprit, en complément de docu , que ce mauvais film Hepburn-Astaire s’appelle « Funny Face » (« Drôle de Frimousse »).

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lucette desvignes
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28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 08:56

         J’ai revu avec émotion cet Un Homme seul qui a révélé au public Colin Firth dans son registre tourmenté, amer, profondément détruit (ou pouvait le connaître seulement comme le fascinant héros de Pride and Prejudice en je ne sais combien d’inépuisables épisodes, donc admirer son physique mais mettre en doute ses capacités à incarner  un personnage tragique – voilà, maintenant on ne se pose plus la question). De plus en plus souvent le problème de l’homosexualité est traité dans son contexte sociétal, dans ses répercussions au sein de la famille ou du groupe professionnel – parfois il ne s’agit que de suivre une mode, d’autres fois on tente d’approfondir le débat, mais rarement le sujet se trouve traité avec cette délicatesse, cette correspondance d’esprit entre deux êtres dont l’un se méfie de l’autre, cette franchise subtile de l’étudiant qui s’offre au prof vénéré dont il devine la plaie inguérissable. Ce n’est d’ailleurs pas une offrande : il est surtout là comme une présence, proche, disponible, et ce n’est pas une des moindres causes d’émotion de ce beau film. Quant à Audrey, que Stanley Donen aime tellement situer à Paris, elle voulait tourner avec Fred Astaire… Bon, c’est fait, elle a pu montrer qu’elle avait pris quelques cours de danse, mais c’est bien la plus stupide comédie musicale qu’on ait jamais pu concevoir. A vraiment rayer du catalogue !

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lucette desvignes
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27 octobre 2014 1 27 /10 /octobre /2014 06:17

 

         Je me demandais la semaine dernière – moi, toujours au courant une guerre trop tard – pourquoi on nous parlait tant de Modiano, tout à coup. Télé, magazines, couvertures, on le voyait partout (à défaut de l’entendre, puisqu’il ne sait pas parler et qu’en une longue carrière il n’a jamais pu l’apprendre).  Moi j’appelle ça un défaut, et même un défaut rédhibitoire, mais il faut croire que non, sans doute même cela lui ajoute-t-il un charme, comme de parler sur le bout de la langue, puisqu’on l’a choisi comme Nobel de Littérature, donc qu’on l’a hissé (péniblement) au niveau des Toni Morrison, Beckett, Claude Simon ou Saramago. C’est d’autant plus incompréhensible qu’il y a quelques années à peine le même choix aberrant avait porté l’attention sur la France : déjà Le Clézio ça passait mal, mézalors Modiano ! Deux écrivains l’un et l’autre ayant certes bien gagné leur vie avec leurs écrits, mais c’était déjà une grande chance !

Ils n’ont rien apporté à la littérature, ni idées ni style ni points de vue, ils n’ont fait que raconter de petites histoires (en général la leur) d’une manière médiocre, l’un d’eux a même fondé sa notoriété sur son appartenance à une famille de collabos. Quand je pense qu’on a négligé Robbe-Grillet pour le même honneur… On peut ne pas l’aimer : c’est tout de même un écrivain qui a tracé la voie du Nouveau Roman et qui, au cinéma, a inventé et réalisé des merveilles. Trop, sans doute, pour plaire au public moyen que le Nobel semble aller flattant, récemment…Mais le Nobel n’est pas fait pour plaire au public moyen, non, jamais de la vie !.

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lucette desvignes
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25 octobre 2014 6 25 /10 /octobre /2014 09:49

         Vous l’avez sans doute remarqué, mes belins-belines, ce n’est pas souvent que je cite notre timonier en le louangeant et en l’applaudissant : les secrétaires de son petit conseil doivent au contraire souvent lui avoir lu des extraits vengeurs de la correspondance que je me permets d’établir avec lui, d’autant que c’est gratuit. Mais tout de même une fois n’est pas coutume. Hier, alors que, comme fréquemment le vendredi, le « Politiquement Show » auquel je tiens parce qu’on entend le son de diverses cloches (je pèse mes mots) réunies sur un même sujet  était supprimé pour l’allocution d’urgence dudit timonier depuis l’étranger, j’ai approuvé au passage le jugement porté sur le bilan de l’ineffable Baroso (qui repart avec un pactole pour avoir pendant dix ans démoli l’Europe et fichu le désordre sur à peu près tous les problèmes européens). Il a dit qu’on devait le remercier « comme il convenait » de son action de dix ans. En fait, ce n’est pas très courageux : on aurait pu dire les choses autrement qu’en langue de bois, et c’est bien dans la ligne de notre timonier qui procède par allusions et par images. Mais les choses étant ce qu’elles sont,  il n’y aura peut-être personne d’autre au Conseil européen pour parler plus franchement de ce bilan honteux. C’est vous dire où nous en sommes…

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lucette desvignes
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24 octobre 2014 5 24 /10 /octobre /2014 09:24

Mea Culpa immédiat : deux S de trop, l’un à prétextes –ligne 5), l’autre à possibles (ligne 5 à partir du bas).

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lucette desvignes
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24 octobre 2014 5 24 /10 /octobre /2014 09:15

         Ah ! mes belins-belines, c’est bon de reprendre avec vous le cours du temps, au fur et à mesure qu’il se présente à nous. Mais ça n’a rien de bon de découvrir les vagues de violence et d’horreur qui se développent même en dehors des si nombreux théâtres d’opération offerts par ces guerres qui traînent depuis des décennies ou qui éclatent ici ou là sous prétextes d’éviter le pire. Ce principe de précaution qui est censé éviter l’escalade (je bombarde et c’est tant pis pour les civils  mais je n’expose pas mes soldats) ou qui s’embarrasse des règlements de compte nationaux (ainsi, en Turquie : je veux bien combattre l’Islamisme forcené mais je ne veux pas pour autant défendre les Kurdes qui pour l’instant sont les seuls à vraiment s’opposer aux  fanatiques musulmans, je laisse donc passer à mes frontières les volontaires qui vont se faire tuer aux côtés des Kurdes mais je n’envoie pas mes blindés ni mes troupes relayer les Kurdes et les aider de manière utile) conditionne le comportement égoïste et frileux des nations, qui se joignent aux autres en théorie ou qui n’engagent que quelques unités pour faire semblant d’aller faire la guerre ailleurs (toujours en territoire où il demeure des liens secrets, de richesses minières à exploiter ou de compromissions complices qu’il serait bon de ne pas révéler). Entre ces dispositions honteuses des gouvernements et l’horrible cruauté démente des fanatiques, il y a des associations d’honnêtes gens qui tâchent d’être aussi nombreuses que possibles dans leur volonté d’imposer la paix entre gens de bonne volonté (et qui continuent à essayer et essayer sans jamais arriver à des résultats autres que mineurs) … et puis les nantis de plus en plus nombreux dans tous les pays du monde qui continuent paisiblement à augmenter leur pactole.

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lucette desvignes
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