Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
23 novembre 2016 3 23 /11 /novembre /2016 08:34

:         C’est qu’à gauche on est partagé entre l’effroi et le désir de bien faire. La prestation de la droite a eu quelque chose de parfaitement réglé, minuté, programmé, exécuté – avec même des temps prévus pour les algarades directes. Franchement, jamais la droite n’avait donné le spectacle de pareille transparence (il faut dire qu’il ne s’agissait pas de finances, ce qui met un gros bémol à mon appréciation). Il faut voir aussi au-delà de ce dimanche soir ; le chantier de la gauche va s’ouvrir en janvier, et tant que la réponse du Hollandais volant ne sera pas exprimée (on le pousse, on le tire pourtant, on lui représente que le temps passe et coûte cher, même Cambadélis le monolithe s’énerve) les voies les plus directes seront bloquées. Macron le non socialiste proclamé viendra-t-il parmi ses confrères faire entendre sa voix de droite ? Valls aura-t-il besoin de tuer le père moribond pour l’empêcher de venir bredouiller en public ? Et ce peuple de votants si capricieux, qu’on a du mal à faire venir aux urnes pour les  enjeux traditionnels, va-t-il se bouger en masse pour ces élections de pacotille qu’il faudra de toute manière recommencer au printemps ? Y aura-t-il plusieurs millions de voix pour exprimer le découragement des sans grade et leur faible espoir de voir jamais changer les choses? En attendant, les deux chefs dont la guerre personnelle recommence de plus belle s’affrontent sur l’avortement. « Tu as bien dit que tu étais contre, je l’ai entendu – Tu n’as pas honte de dire des mensonges ? – Mentir, moi ? moi qui reste si droit dans mes bottes ? ». Et la masse des sous-fifres, fanatiques, inconditionnels des uns ou des autres qui tâche de se reconstituer après les coups reçus dimanche dernier, comment se prépare-t-elle à marcher « comme un seul homme la main dans la main » une fois le résultat connu – et contraignant – dimanche prochain ?

Repost 0
lucette desvignes
commenter cet article
22 novembre 2016 2 22 /11 /novembre /2016 11:57

            Depuis les résultats de dimanche soir, les commentaires (incessants sur LCI heureusement débarrassée de tous les programmes de variétés ou de divertissements dans lesquels se vautrent les publics des autres chaînes)  se sont faits feutrés, recueillis, comme si on approchait des grands mystères délicats à cerner. On ne se demande plus comment Fillon a pu passer d’une seule enjambée à 48%, même s’il est clair que la chose s’est faite au détriment de Juppé. On se demande si et comment Juppé va pouvoir assurer « la bonne surprise » de dimanche prochain, on suppute ce qu’il perd d’un côté, ce sur quoi il peut compter de l’autre, on envisage même une participation massive ( ???) de la gauche à ce vote de la main gauche pour réagir contre la prééminence Fillon décidément trop foncièrement à droite. J’ai vu partir Sarko dans sa luxueuse voiture blanche, vers des horizons nouveaux, après des adieux « tout en dignité »(mais on n’écarte pas l’idée que quelque jour lointain on pourra faire de lui notre ambassadeur international faisant le lien entre les peuples – je ne serai plus là pour voir, mais j’espère que vous profiterez pleinement du spectacle, vous mes belins-belines). L’engouement pour Fillon semble oublier qu’il a suffisamment été à la botte de Sarko pour tenir le coup pendant cinq ans : il s’agissait donc d’une complicité de fond très évidente malgré quelques heurts, il ne faut pas faire de lui un héros de l’ombre qui souffrait le martyre et peut enfin étaler au grand jour ses programmes personnels. Avec l’aide de l’ineffable mairesse qui a prêté ses petites enveloppes pour voter, la chorégraphie était tout de même parfaitement réglée. J’ignore qui l’a réglée – et si le maître de ballet des primaires de la gauche se montrera à la hauteur. On a tout plein à attendre pour se réjouir.

Repost 0
lucette desvignes
commenter cet article
21 novembre 2016 1 21 /11 /novembre /2016 09:45

v

 

 

         Et il y a encore un tour dimanche prochain, mes belins-belines ! Les programmes télé se corsent, s’étoffent, se diversifient autour d’un thème unique, lequel invite (ou plus exactement contraint) la France entière à prendre part aux petites guerres de la droite. Ne voilà-t’il pas nos deux champions face à face, recommençant les hostilités anciennes à un niveau presque officiel tant il s’est voulu public ? Au passage l’élimination des autres candidats frappe comme un coup de tonnerre : 0,3 % pour l’un,  2,5% pour l’outsider, l’effondrement à peine prévu pour un troisième – ce sont là des chiffres meurtriers dont on ne se relève point. Et Sarko rattrapé par la Némésis qui lui fait payer en bloc l’ensemble des factures accumulées depuis des années ! Sa stratégie irresponsable (est-ce qu’un ancien président devait se mettre sur les listes des candidats à son propre poste après avoir été mis en minorité, désavoué, abandonné des siens ? après avoir fait tant de tentatives avortées de reconquête d’une popularité de mauvais aloi ? après n’avoir collectionné dans le passé proche que des succès de prétoire devant des auditoires triés sur le volet ?) lui coûte cher ; osera-t-il mettre sur le marché de mai des bulletins à son nom ? Sa bonne vieille droite a voulu lui donner une leçon  d’humilité, il lui a fallu ça pour comprendre. Et l’ivresse de la candidate unique à faire don de ses voix (ma parole, elle croit que c’est arrivé) à celui qui lui a promis un portefeuille… elle n’a même encore pas vu que son poulain avait du plomb dans l’aile … Merci, qui que ce soit, pour ces beaux spectacles et ce beau suspens !   Et dire qu’après dimanche prochain on va ^passer aux primaires de la gauche ! Les réjouissances sans fin se profilent sur l’horizon de la nouvelle année.

Repost 0
lucette desvignes
commenter cet article
19 novembre 2016 6 19 /11 /novembre /2016 16:45

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                              Dire que je n’ai même pas eu la curiosité, sinon de suivre les débats de la droite dans leur troisième  prestation, du moins de prendre connaissance des résultats immédiats au niveau public-sondages-commentaires…. Je devine que la fée enchanteresse de ces austères luttes (qui ne s’est jamais imposée comme la grâce indiscutablement rayonnante) a eu beau secouer ses boucles folles et arborer son sourire carnassier, son potentiomètre n’a guère dû osciller, même si les règles du jeu ont été une fois de plus changées, ce qui permettait un peu plus de mou dans la tension de la laisse. Mais j’aurais bien voulu  savoir quel dérapage.s’était permis l’un des candidats, car dès hier on y faisait allusion dans les entretiens télévisés. Serait-il possible qu’il y ait eu matière à rire ou à s’offusquer sans que je le susse ? sans que je connusse une éventuelle cause d’hilarité non inhérente à la nature du phénomène ? sans que je pusse m’esbaudir innocemment de cet aménagement, policé, distingué, contrôlé, surveillé comme lait sur le feu donc délicieusement francisé, des affrontements à l’américaine soutenus à coups de milliards ? Si je comprends bien, cette organisation impeccable en surnombre qui sert de répétition au vote de mai  et nous charme depuis déjà plusieurs semaines s’inscrit-elle au programme des variétés télé  grand public, donc couverte par la redevance, ou nous présentera-t-on la facture quelque jour, fût-ce par pathétique appel à la charité publique ?

Repost 0
lucette desvignes
commenter cet article
18 novembre 2016 5 18 /11 /novembre /2016 09:11

         On riait fort lorsque, interviewé sur un point littéraire (« Que pensez-vous de… ? – un titre ou un écrivain dont l’évocation sonore avait peut-être un petit air sportif)  Johnny répondait en supputant les scores du prochain match. On riait, c’était drôle. Prendre le Pirée pour un homme, c’est une bévue, mais après tout notre Johnny (la) Guitare n’avait pas été formé à savoir se tenir debout dans le domaine culturel. Autre chose au pays de l’Oncle Sam : le bulldozer vainqueur n’a pas jugé utile de fourbir ses connaissances en géographie agricole, minière et politique planétaire, ni d’apprendre par cœur la liste effarante des milliers de nations de par le monde avec leurs chefs et leur opposition. Ni, hélas, le bréviaire des apprentis dirigeants auxquels on tâche de faire comprendre qu’un pays ne se dirige pas (surtout lorsque son comportement retentit immédiatement sur le reste du monde) à coups d’insultes, de projets ahurissants ou de grimaces. La question posée au cours d’un entretien tout récent à l’ex- par le présent président : «  vous qui avez de l’expérience, quels conseillers me conseillez-vous de garder à la Maison blanche ? » serait d’une touchante naïveté si elle ne révélait de si graves carences. Qu’Obama en reste ahuri, cela se conçoit. Moi je pense surtout à ce téléphone rouge qui dès janvier sera remis au président vainqueur pour faire joujou avec…

Repost 0
lucette desvignes
commenter cet article
17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 13:08

V         Les réseaux souterrains doivent continuer à être efficaces au royaume des politiciens, mais si performants qu’ils soient ils ne peuvent suffire seuls à une élection présidentielle, chez nous du moins. Il faut donc que chaque candidat se pose et s’expose pour s’imposer. Ainsi, exemple peut-être plus intéressant que les variations  dans les sondages ou les infimes différences dans les programmes de la droite lancée dans ses confrontations publiques, le cas Macron. Je n’arrive pas à comprendre qu’on puisse s’enflammer pour ce playboy au regard ambigu, mais il semble bien que cette candidature décalée ait retenu l’attention d’une forte partie de la population. Quelle marionnette infantile, pourtant ! Une première intrusion dans un gouvernement où il prétendait apporter des méthodes inconnues au parti qui l’avait appelé. Ensuite, souplesse d’échine entre « J’fais partie du gouvernement » et « J’suis pas des vôtres », jusqu’à la rupture avec le père ( ce sont là les termes des médias qui ne connaissent de Freud que ses gros titres) : non seulement « J’t’abandonne sur ton barcot pourri », mais même, en allant chez un parrain qui n’est pas encore sorti du Moyen Age, « J’suis pas socialiste, je l’jure » - proclamation opportuniste de guerre ou d’autonomie, au choix. Puis quelques petits pas de danse en solo, pas toujours réussis mais toujours en vedette – « Ecartez-vous, qu’on puisse bien voir ma prestation nouvelle » - et enfin appel à l’union : « Allons, mes amis PS, comment oublier les uns et les autres qu’on a si bien rigolé ensemble ? ».Le plus beau, c’est que sa meuf insiste : « 2017 ou rien » - car avec 5 ans de plus il aurait sans doute plus de chances mais elle  connaîtrait des difficultés de ravalement de façade insurmontables. Alors, docile, il y va…

Repost 0
lucette desvignes
commenter cet article
16 novembre 2016 3 16 /11 /novembre /2016 17:47

         Grosse lune ou pas grosse lune (moi j’ai rien vu, et ça m’ennuie de devoir encore attendre trente-quatre ans, je trépigne facilement d’impatience et mon médecin m’a dit que ça n’était pas bon pour la santé), nous sommes bel et bien sortis de la zone caniculaire. Les brumes se traînent, non point les bruines dorées des matinées de septembre où le soleil préside aux vendanges et se prélasse sur les vignobles, mais bien les renfrognées, opaques, boudeuses, qui ont pour manifeste objectif de nous rappeler à la maussaderie de notre condition. Nous ne devrions pas nous plaindre : l’un dans l’autre, nous avons subi de l’ultra-violet en quantité, nous avons donc pu faire des réserves de chaleur interne pour  toutes les semaines sans lumière qu’il nous faut à présent traverser, avant que le vernal sortilège ne fasse sortir les premier bourgeons sur les rameaux tristement nus (et ça encore c’est une idée reçue : avant l’apparition des bourgeons l’écorce des rameaux  a déjà, même sous la neige de février, changé de couleur, elle a pris du rose, timidement, elle a quitté  sa sécheresse, elle s’est légèrement gonflée , histoire de faire patienter les curieux, « C’est en marche, ça vient, il y a tout un protocole à suivre, on ne peut pas aller plus vite que la musique »). Bon. Prenons-en bonne note et guettons les amandiers puisque c’est eux qui donnent le premier coup de cymbale.

 

Sorry pour hier,,mes belins-belines. Je vous ai abandonnés pour le Salon du livre de Chalon, «  Lire à l’Hôpital »  - les rendes-vous en Saône- et- Loire je ne les manquerais sous aucun prétexte, vous le savez bien. Qui est-ce qui m’a fichu des racines aussi persistantes, aussi vivaces ?En tout cas elles se sont régalées hier, elles ont frétillé dru en retrouvant tant de visages connus. Et si je vous avoue que j’ai eu l’impression de laisser tomber derrière moi quelques années comme des peaux inutiles, comme si c’était un bain de jouvence et non une cause de mélancolie, vous ne pouvez pas, vous ne devez pas m’en vouloir – ou bien ? comme disent les Suisses

Repost 0
lucette desvignes
commenter cet article
14 novembre 2016 1 14 /11 /novembre /2016 08:23

            Obama et le monde ont été prévenus de manière explicite : à peu près les trois quarts de ce qu’en huit ans il avait réussi à arracher à la mauvaise volonté parlementaire vont être supprimés, par décision unilatérale (Ego nominor Leo) ou avec le consentement des deux assemblées ravies d’un changement attendu dans la morosité des dernières périodes démocrates. On ne peut s’étonner de voir le visage du Président se contracter et se consterner au fur et à mesure que l’aventurier milliardaire, qui a retrouvé une apparence de bonnes manières, explique posément ce qu’il a envie de faire et, affirme-t-il de temps à autre, ce pour quoi le peuple américain l’a élu. On ne sait ce qu’il va faire si les émeutes et protestations de rues continuent ; on peut seulement craindre qu’il ne lâche les chiens, en mettant ouvertement en accord ses oukases de chef du monde avec ses vociférations de campagne. L‘idée d’un mur qui, démoli à Berlin, se devait d’être reconstruit quelque jour, surtout avec l’exemple réussi du mur israélien, si beau, si parfait, si rassurant dans le paysage palestinien (et puis n’est-ce pas par une grande muraille que la Chine depuis des siècles a affirmé sa puissance ? Et le mur d’Hadrien, alors, pour empêcher les Pictes et les Scots de menacer les légions romaines une fois établies en Grande- Bretagne ? )  – oui, cette idée de mur lui a trotté par la tête depuis longtemps. Quant à l’idée de présenter la facture aux Mexicains refoulés chez eux pas millions, c’est une invention nouvelle, une amélioration du système qu’il ne doit à personne et dont il est spécialement fier. Attendons de voir la réalisation de ce programme.

 

Repost 0
lucette desvignes
commenter cet article
12 novembre 2016 6 12 /11 /novembre /2016 13:44

         Eternelle question pour quelqu’un qui a perdu l’usage des vacances calendaires faute d’avoir à sa portée des proches dont les  rythmes découlent sans hiatus des cadences scolaires. Ils sont en vacances ? Quelles vacances ? Difficile de s’adapter à ces structures du temps lorsqu’on a conservé dans la mémoire les immuables dates régissant l’enfance d’autrefois : Rentrée le 1er octobre, dix ou onze jours à Noël (onze c’était pour les années fastes),  quinze jours à Pâques, des Rameaux à Quasimodo, les grandes vacances se profilant par derrière au 31 juillet (mais aucun signe de débandade dès le début mai : au contraire, on redoublait d’ardeur en classe pour préparer les examens de passage ou surtout le prestigieux Certificat d’études. Toute une répartition d’efforts, donc, je dirais même toute une conception de l’école et de ses objectifs qui laisserait volontiers pantois de nos jours : qui se soucie de la géographie de son département ? des chefs-lieux et sous-préfectures de la France ? des canaux et des jonctions qu’ils établissent ? La moyenne était alors au top niveau, à présent j’entends dire que nous sommes en dessous de tout en tout. Est-ce la faute de ces chambardements des phases studieuses qui avec leurs zones mal taillées tiennent compte des réservations d’hôtels et de campings, des saisons de neige, des encombrements sur les routes ? Et cette suppression des classes le samedi, qui entraîne l’obligation de s’aérer le week-end,  donc de sauter en voiture pour aller respirer le bitume et la bonne odeur des bouchons pour quelques heures de ski ? Voyez si mon imagination galope : je nous fais atterrir en haute montagne, et je suis partie d’un simple pont qui a vidé les villes à cause du 11 novembre .placé un vendredi … Je ne vois d’ailleurs pas pourquoi ce pont m’énerve à se laisser associer aux vacances dont je ne profite plus ; c’est bien ma faute si je ne le respecte pas pour ma part…

Repost 0
lucette desvignes
commenter cet article
10 novembre 2016 4 10 /11 /novembre /2016 08:35

788

 

         Tsunami, hurricane, dévastation, effondremernt, secousse sismique… cherchez-moi encore des mots de ravage, de cataclysme, de catastrophe, pour tenter d’approcher la débâcle qui nous a tous recouverts de ses débris lointains. Je ne sais où j’en suis, dirait délicieusement une marquise de Marivaux – transposons avec désespoir en langue vulgaire de notre XXIème siècle : l’horreur pure et simple (« house of horrors », titre le New York Post), la big tuile – j’en ai encore un ou deux en réserve en argot de Brooklyn mais ça ne se distribue pas comme ça à la poignée. Enfin vous avez compris : je suis probablement comme vous, anéantie. Ne croyez pas que je verse une larme sur le sort sans réplique infligé à Hillary : j’étais lucide, je l’étais depuis des années, c’était seulement un moindre mal au vu des cartes qui nous avaient été distribuées, fallait faire avec. Et maintenant faudra faire avec en pire. Moi j’attends surtout de voir s’édifier ce mur, genre grande muraille de Chine de notre temps, entre les USA et le Mexique afin de préserver la pureté de la « race » américaine en refoulant chez eux les Latinos  qui déferlent en ignorant les frontières…et en leur faisant payer la facture, qui plus est ! Est-ce là le premier de ces « grands travaux » qui devraient recommencer le New Deal de Roosevelt ?

 

 

Repost 0
lucette desvignes
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de lucette desvignes
  • Contact

Recherche

Liens