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5 juin 2014 4 05 /06 /juin /2014 08:30

         J’étais désolée de n’avoir pu, au moment où mon blog atteignait le N°1660, vous entretenir de la Restauration en Angleterre : j’avais jugé prioritaires les entretiens sur la dénonciation criminelle de la ferme aux Mille Vaches  (je vous avais même fourni, mes belins-belines, toute la documentation nécessaire pour participer à la condamnation de cette  entreprise révoltante – je ne vous demande pas si vous l’avez utilisée, mais j’espère bien quand même qu’une poignée d’entre vous a partagé mon indignation au point d’aller jusqu’à signifier au ministre Le Foll qu’il laissait faire sous son nez des choses indignes. Et puis il y avait la condamnation confirmée de la chasse aux bébés-phoques par le Canada : je ne pouvais pas laisser sous le manteau une pareille avancée dans le combat des peuples contre la torture animale. Mais me voilà à pied d’œuvre aujourd’hui : 1666, imaginez, mes agneaux ! Le Grand incendie de Londres ! qui fit rage des jours durant, détruisit des dizaines de milliers de maisons (toutes en bois à l’époque), consuma je ne sais plus combien de dizaines d’églises y compris la cathédrale Saint Paul, laissa sur la paille et sans abri des centaines de millier de familles. Annus Horribilis : c’était la première fois qu’on employait officiellement la formule, Elizabeth II il y a quelques années n’avait fait que citer…Et pourtant, non seulement le fléau assainit définitivement la cité qui depuis près de deux ans était ravagée par la peste (encore une autre calamité, celle-ci), mais en outre la reconstruction rapide de toutes ces églises sous la direction de l’architecte Wren peupla Londres de jolis bâtiments en style classique qui encore aujourd’hui ponctuent le panorama urbain de leurs taches claires et élégantes. St Martin-in-the-Fields, St Edmund the King…combien d’autres ! Comme quoi…………….

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lucette desvignes
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4 juin 2014 3 04 /06 /juin /2014 12:10

         On pourrait constituer une belle galerie avec tous ces gens qui nous ont tenu si longtemps la dragée haute, des financiers, des ministres, des présidents, des hommes d’affaires, des conseillers avoués ou oeuvrant dans l’ombre. Tous impliqués dans la politique, tournant leur veste au bon moment, modestement installés à travailler (pour eux, of course) jusqu’au moment où les projecteurs les mettent en pleine lumière, soit parce qu’on les promeut à un poste-clé, soit… parce que la lumière est en train de se faire sur leurs fraudes, exactions et vols manifestes. Trafic de ^piastres, trafic de diamants, dîmes largement prélevées en dessous de table sur les factures d’avions militaires ou d’armement, complaisance de regards amis qui se ferment au moment où ils devraient être vigilants pour défendre l’argent des contribuables, tromperies fiscales, fausses factures, détournements de l’objet des paiements, abus du droit (par exemple quand on fait payer à la collectivité les murs enserrant tout le tour d’une vaste propriété privée), toutes les astuces sont possibles, et vous savez s’ils ont tous de l’imagination, ces gens-là ! Que voulez-vous ! on a pris l’habitude de présidents qui volaient, qui mentaient, qui trompaient, et qui tombaient malades pour échapper aux poursuites, tel Pinochet au moment où il aurait dû rendre ses comptes de criminel (chez nous, ça n’allait pas jusqu’à la mise à mort, c’était plus élégant, mais c’était du vol tout de même et ça n’a jamais été puni). On pourrait citer des noms comme on murmurerait des litanies, Worth, Tapie, Longuet, Pasqua, Cahuzac, Copé, j’en passe et des meilleurs, mais qu’est-ce que ça fait, puisque de toute façon, avec des vices de forme découverts au bon moment ou des exceptions de maladie grave interdisant de se présenter au procès ils seront tous déclarés blancs comme neige ?

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lucette desvignes
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3 juin 2014 2 03 /06 /juin /2014 08:04

 

Une grande victoire historique, mes belins-belines ! C’est la décision prise à Genève par l’Organisation Mondiale du Commerce, qui a de nouveau confirmé la validité de l’embargo de l’Union européenne sur les produits dérivés de la chasse commerciale aux phoques. Elle avait déjà pris cette décision en 2008, mais le Canada, grand fournisseur de fourrures de bébés phoques, avait fait appel de cette décision qu’il jugeait contestable. La décision devient sans appel et la chasse aux phoques aux insoutenables images perdra totalement sa raison d’être. Le principe des rapports de commerce entre nations reste naturellement le libre-échange, mais il n’implique aucunement la liberté de vendre à l’Europe des produits dérivés d’animaux sauvages cruellement massacrés. Voilà donc une belle nouvelle avance dans les attendus qui ont motivé la décision de Genève : l’OMC a décidé que les préoccupations morales pour le bien-être des animaux pouvaient parfaitement justifier la mise en place d’embargos et autres mesures restrictives. C’est reconnaître aux animaux le droit d’être considérés en soi, capables de souffrance et donc susceptibles d’être protégés et non seulement massacrés ou exploités à mort. Vous le voyez, tardivement (mais c’est mieux que jamais) une nouvelle mentalité, plus humaine, plus saine, se dessine dans l’appréciation collective des rapports homme-bête. Il y a encore hélas beaucoup à faire, mais tout de même c’est encourageant . Là encore il faudra continuer la lutte…

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lucette desvignes
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2 juin 2014 1 02 /06 /juin /2014 08:32

Mais oui, mes belins-belines, encore les mille vaches ! Et sans le parfum agreste, tranquille, pépère du plateau du Limousin où les bêtes à cornes avaient tout l’espace herbu pour paître et croître. Non, de nouveau l’actualité la plus brûlante, au milieu même de tant de foyers d’incendie à travers la planète. Des militants courageux (car déjà repérés, déjà arrêtés, à jamais suspects) sont venus démonter le matériel de la laiterie en train de se construire – un système qui doit tirer des malheureuses laitières incarcérées  dans cette ferme modèle trois fois plus de lait que normalement prévu dans l’organisme bovin. Ils s’appuient sur les millions de signatures recueillies qui montrent l’indignation de la population devant des entreprises où le profit tient lieu de toute autre considération humanitaire, sociale ou morale : que la construction de cet enfer condamné de tous puisse continuer, c’est déjà une décision intolérable, révoltante, qu’on ne peut pardonner à l’inertie coupable de l’autorité (combien de dessous de table ont-ils été versés pour que cette prétendue autorité ferme si obstinément les yeux sur une pareille organisation criminelle ?). Mais qu’on arrête les citoyens qui respectent, eux, la vox populi, c’est pousser le  bouchon un peu loin, Je vous donne la bonne adresse  du Ministre Le Foll (dire qu’un ministre devrait être un serviteur !): cyberacteurs@wanadoo.fr, philippe.mauguin@agriculture.gouv.fr et je vous donne même le texte : « Par la présente, je tiens à marquer mon soutien aux militants de la Confédération paysanne interpellés et mon opposition au modèle agricole que représente la « ferme aux mille vaches »./ Je demande la libération des interpellés./ Veuillez croire, Monsieur le Ministre, en ma détermination. » Pas de fioritures ni de flagornerie : la détermination pure et simple. Il ne faut pas céder…

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lucette desvignes
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31 mai 2014 6 31 /05 /mai /2014 09:38

         Je crois bien avoir entendu des ricanements, là-bas au fond : toujours les deux mêmes, hein ? qui n’arrêtent pas de chuchoter pour faire des commentaires désobligeants et qui seraient incapables de répondre à la question la plus élémentaire possible – mais je les ai à l’œil. Ils ricanent parce que j’ai parlé de pétition, mais bien sûr que cette pétition n’est pas établie en protestation de principe, dans le vide et sans écho possible ! Au contraire, les pétitions qui se multiplient et s’organisent sont de plus en plus efficaces, ou du moins elles sont de mieux en mieux ciblées pour être efficaces. Ainsi, cette vague de protestation contre l’utilisation abusive des deniers des contribuables  via les banques afin de développer et subventionner l’élevage industriel est parfaitement canalisée vers l’autorité décideuse, la BERD, qui donne ou ne donne pas les autorisations d’utilisations des dépôts bancaires. Vous voyez donc que le résultat d’une pétition en ce sens peut amener les décideurs à supprimer officiellement le caractère légal et honnête de cette contribution financière qui en réalité, sous couleur d’aider au commerce, favorise le développement des espaces concentrationnaires pour animaux : une fois le honteux fonctionnement des entreprises tortionnaires mis en lumière et en accusation, ils n’oseront plus couvrir de leur aval cette ignoble traite des bêtes. Je vous le dis, la vérité de l’adage « l’Union fait la force » devrait devenir un article de foi de l’initiative citoyenne pour un monde un tout petit peu moins moche.

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lucette desvignes
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30 mai 2014 5 30 /05 /mai /2014 08:36

Ah mes belins-belines, c’était doux de pouvoir  vous oublier une journée – non parce que vous me lassez, vous savez bien le contraire, mais parce que j’ai pu sans avoir à me préoccuper de votre « guidance » quotidienne me consacrer à mes fourneaux : il me fallait bien tout ce temps, car j’ai une réputation à soutenir en ce domaine et j’avais envie d’innover – ce qui fut fait, et dûment fait. Je me dis souvent que lorsque la cuisine ne m’intéressera plus, ne me mobilisera plus, ne me séduira plus, il sera temps pour moi de mettre le deuxième pied à côté du premier, mais rassurez-vous tout de suite (si tant est que mon destin vous tienne à cœur) : pas demain la veille, mes agneaux ! Donc après une journée passée aux fourneaux et à table, le pep est revenu pour attaquer la fin de la semaine. Je viens d’apprendre que nos banques, nos belles banques, nos bonnes banques – la vôtre, la mienne, toutes les autres – soutiennent à grands coups de berzingue et de dollars caïmans (cette base de la prospérité universelle qui englobe de plus en plus des uns et de moins en moins des autres) l’élevage industriel contre lequel, une fois révélées ses turpitudes et atrocités, l’apathie du public commence à se fissurer au point de virer à la colère. Eh bien oui, mes belins, oui, mes belines, vous et moi nous soutenons de nos deniers la création de fermes genre mille vaches, d’abattoirs où l’économie sur les moyens c’est-à-dire l’appât du gain, a entraîné la suppression de toute mesure humanitaire même la plus élémentaire, la plus minime. Nos jolies banques sont les gros fournisseurs des capitaux de ce terrorisme animal : j’ai déjà signé une pétition, et vous me direz que cela ne les touche guère, nos chers banquiers, mais si nous étions des milliers ? des centaines de milliers ? des millions, pourquoi pas ? Je vous jure que leurs plans changeraient.  

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lucette desvignes
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28 mai 2014 3 28 /05 /mai /2014 09:15

......

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lucette desvignes
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27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 13:30

Dans ce contexte morose où la réflexion ne peut qu’être grave, je me sens aujourd’hui déterminée à remonter dans le temps, loin si nécessaire, afin de dégager les racines de notre système d’existence politique. Cela me paraît judicieux de remonter jusqu’au point zéro de la France d’après-guerre, au moment où, une fois passées la Libération et ses remous, il s’agissait de reconstruire. La France exsangue, ravagée, dépouillée, mutilée, était à plat au moins autant qu’aujourd’hui, sauf que dans l’intervalle les conditions d’existence ont vastement changé, avec un confort de l’habitat, de la mode, de l’alimentation, avec des raffinements dans les loisirs et les voyages (sans parler de toutes les formes de communication, téléphone, radio, télévision, transports etc.). Il fallait donc doter les individus et les communautés de tous ces progrès qui par voie de conséquence allaient bellement relancer l’industrie et le bâtiment. De nos jours, certes, le plein est fait ou à peu près, et la crise est passée par là, avec l’incapacité des gouvernements à gérer, d’abord la prospérité, ensuite les ralentissements inquiétants de la croissance puis, plus récemment, la crise en ses multiples facettes. Eh bien, avant tout cela, le Conseil national de la Résistance -  emblématique formation, puisqu’elle regroupait deux syndicats et six partis politiques, tout le monde ayant voix au chapitre – avait mis sur pied un programme (un plan de reconstruction) parfaitement judicieux, qui dans une exemplaire synergie entre forces politiques et élan économique allait permettre aux Trente Glorieuses de répandre leurs bienfaits sur le pays. La prévision  bienheureuse de ce fonctionnement d’après-guerre s’appuyait sur quatre piliers essentiels : le droit au travail, la protection sociale, la politique économique de soutien à l’emploi et les services publics. C’est simple de deviner la suite.

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lucette desvignes
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26 mai 2014 1 26 /05 /mai /2014 11:33

         Les choses vous tombent dessus, comme ça… Un peu dans le style de la statue qui se descelle de son socle juste au moment où vous passez, mais tout de même selon un schéma différent : d’abord parce que vous n’êtes pas complètement mort, même si la commotion vous a meurtri partout et laissé quelque peu pantelant, ensuite parce que vous aviez prévu que ça se passerait comme ça. Sans pouvoir rien faire, évidemment : tous ceux qui ont pris la parole pour dire « Attention ! Cassse-cou ! » n’étaient pas capables de vous protéger de la catastrophe, pourtant imminente. Tout ce qu’ils pouvaient faire c’est se déclarer blancs comme neige, Vous ne voyez donc pas comme on œuvre pour vous ? Puisque on vous répète que tout va bien, pourquoi ne pas nous croire ? Mais si mais si, on est sorti de crise, c’est fait, ouvrez les yeux ! Vous ne voyez pas que le chômage diminue ? Et que la croissance a redémarré, regardez bien autour de vous, vous allez voir où est la vérité !... Bon. On savait bien que c’était du pipeau, tout ça, de la self-satisfaction la plus aveugle (ou  la plus sournoise, pourquoi pas ?) et que ça vous faisait gronder d’irritation et d’inquiétude. Et puis après ? Est-ce que la peur évite le danger, dit la sagesse populaire ? Voilà : nous gardons, en plus du chagrin et de la consternation, la peur au ventre, et ça n’empêche pas le danger de nous enserrer de toute part.

Les choses vous tombent dessus, comme ça… Un peu dans le style de la statue qui se descelle de son socle juste au moment où vous passez, mais tout de même selon un schéma différent : d’abord parce que vous n’êtes pas complètement mort, même si la commotion vous a meurtri partout et laissé quelque peu pantelant, ensuite parce que vous aviez prévu que ça se passerait comme ça. Sans pouvoir rien faire, évidemment : tous ceux qui ont pris la parole pour dire « Attention ! Cassse-cou ! » n’étaient pas capables de vous protéger de la catastrophe, pourtant imminente. Tout ce qu’ils pouvaient faire c’est se déclarer blancs comme neige, Vous ne voyez donc pas comme on œuvre pour vous ? Puisque on vous répète que tout va bien, pourquoi ne pas nous croire ? Mais si mais si, on est sorti de crise, c’est fait, ouvrez les yeux ! Vous ne voyez pas que le chômage diminue ? Et que la croissance a redémarré, regardez bien autour de vous, vous allez voir où est la vérité !... Bon. On savait bien que c’était du pipeau, tout ça, de la self-satisfaction la plus aveugle (ou la plus sournoise, pourquoi pas ?) et que ça vous faisait gronder d’irritation et d’inquiétude. Et puis après ? Est-ce que la peur évite le danger, dit la sagesse populaire ? Voilà : nous gardons, en plus du chagrin et de la consternation, la peur au ventre, et ça n’empêche pas le danger de nous enserrer de toute part.

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lucette desvignes
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24 mai 2014 6 24 /05 /mai /2014 14:27

         En contexte anglo-saxon, surtout aux Etats-Unis, la phrase–symbole du sérieux des problèmes familiaux c’est « We need to talk » (il faut qu’on se parle, et même, selon l’urgence du vocabulaire et du ton, Il faut absolument qu’on se parle). Cela se dit entre ménages, entre générations – l’un des partenaires a pris conscience d’un élément grave ou qui risque de s’aggraver, l’autre prend son temps pour répondre et la mise au net du problème attend dommageablement. C’est cet éclaircissement sur les dangers d’une éducation mal faite que traite, avec violence, le film intitulé We need to talk about Kevin. L’étrange gamin en question hait sa mère dès la naissance ; même encore nourrisson il refuse de l’embrasser, de lui parler, la contrarie exprès avec une cruauté qui ne fait que croître et contre laquelle la mère se sent impuissante. Le père refuse toute explication à ce sujet, car l’enfant s’épanouit (exprès) dès qu’il le voit, est avec lui docile, aimant, facile à vivre, ce qui semble donner à la mère la psychopathie d’une névrosée. On est toujours en attente d’une discussion entre parents qui rétablirait la vérité, et le contexte présent depuis la première séquence (du sang giclant sur la façade de la maison, indélébile ; des foules hurlantes baignant dans une marée de sang ; une hostilité glaciale des voisins, avec insultes, gifles, mise à l’écart brutale , le tout distribué au cours du film par inserts soudains logiquement incompréhensibles) s’explique in extremis, donc trop tard : l’adolescent gonflé de haine va, non pas tuer la mère (il est devenu un as du tir à l’arc) mais toute une assemblée de jeunes condisciples, ce qui décimera la ville. A retenir, à l’écart des victimes agglutinées par paquets, le corps du père, première cible, percé de flèche. Il aurait dû accepter plus tôt de discuter du problème. L’écho est net, ici, des exécutions à l’américaine dans les lycées ou les universités, dont la mode paraît se répandre tristement dans le monde : mais ces cas étonnamment inexplicables auraient-ils pu être réglés ou prévenus par l’éducation seule ? On peut en douter.

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lucette desvignes
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