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16 mai 2014 5 16 /05 /mai /2014 09:02

On apprend tous les jours de nouvelles monstruosités commises de sang-froid par les multinationales, ces pieuvres pour lesquelles seul compte l’argent (traité à leur niveau par milliards de dollars concernant des millions d’individus auxquels elles ne reconnaissent même pas le statut d’humains). Elles ont le droit (qu’elles s’arrogent elles-mêmes) de compter leurs salariés comme des pions, leur préférant déjà des robots plus maniables et sans états d’âme ni de revendications fussent-elles vite étouffées - la robotisation devant dans leurs rêves  devenir la règle de fonctionnement des entreprises sur toute la planète, l’humain devant, lui, être rejeté au rang de rebut inutilisable sauf éventuellement en guise de Soleil vert consommable. On n’a pas encore officialisé cette ultime fonction pour l’humanité, mais on y va tout droit, puisqu’on prépare les esprits à la viande fabriquée à partir de simples cellules animales : à force d’effrayer les populations sur le plan de la nourriture (au lieu de s’occuper de celles qui meurent déjà de famine) en expérimentant sérieusement de se nourrir de criquets et de larves, on affaiblit les pouvoirs de résistance d’une humanité terrorisée de voir que son destin funeste se fabrique sous ses yeux sans qu’elle puisse avoir son mot à dire. Et quand se présentent aux plus hautes charges de cette Europe toujours en chantier d’éminents individus ayant impavidement trafiqué depuis des années avec les ïles Caïman et toute l’ignominie que cela signifie, on peut se demander si les temps ne sont pas venus d’allumer la mèche de la réserve de dynamite que des sages conseillaient d’enfouir au centre de la terre pour le cas où...

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lucette desvignes
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16 mai 2014 5 16 /05 /mai /2014 08:59

On apprend tous les jours de nouvelles monstruosités commises de sang-froid par les multinationales, ces pieuvres pour lesquelles seul compte l’argent (traité à leur niveau par milliards de dollars concernant des millions d’individus auxquels elles ne reconnaissent même pas le statut d’humains). Elles ont le droit (qu’elles s’arrogent elles-mêmes) de compter leurs salariés comme des pions, leur préférant déjà des robots plus maniables et sans états d’âme ni de revendications fussent-elles vite étouffées - la robotisation devant dans leurs rêves  devenir la règle de fonctionnement des entreprises sur toute la planète, l’humain devant, lui, être rejeté au rang de rebut inutilisable sauf éventuellement en guise de Soleil vert consommable. On n’a pas encore officialisé cette ultime fonction pour l’humanité, mais on y va tout droit, puisqu’on prépare les esprits à la viande fabriquée à partir de simples cellules animales : à force d’effrayer les populations sur le plan de la nourriture (au lieu de s’occuper de celles qui meurent déjà de famine) en expérimentant sérieusement de se nourrir de criquets et de larves, on affaiblit les pouvoirs de résistance d’une humanité terrorisée de voir que son destin funeste se fabrique sous ses yeux sans qu’elle puisse avoir son mot à dire. Et quand se présentent aux plus hautes charges de cette Europe toujours en chantier d’éminents individus ayant impavidement trafiqué depuis des années avec les ïles Caïman et toute l’ignominie que cela signifie, on peut se demander si les temps ne sont pas venus d’allumer la mèche de la réserve de dynamite que des sages conseillaient d’enfouir au centre de la terre pour le cas où…

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lucette desvignes
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16 mai 2014 5 16 /05 /mai /2014 08:56

On apprend tous les jours de nouvelles monstruosités commises de sang-froid par les multinationales, ces pieuvres pour lesquelles seul compte l’argent (traité à leur niveau par milliards de dollars concernant des millions d’individus auxquels elles ne reconnaissent même pas le statut d’humains). Elles ont le droit (qu’elles s’arrogent elles-mêmes) de compter leurs salariés comme des pions, leur préférant déjà des robots plus maniables et sans états d’âme ni de revendications fussent-elles vite étouffées - la robotisation devant dans leurs rêves  devenir la règle de fonctionnement des entreprises sur toute la planète, l’humain devant, lui, être rejeté au rang de rebut inutilisable sauf éventuellement en guise de Soleil vert consommable. On n’a pas encore officialisé cette ultime fonction pour l’humanité, mais on y va tout droit, puisqu’on prépare les esprits à la viande fabriquée à partir de simples cellules animales : à force d’effrayer les populations sur le plan de la nourriture (au lieu de s’occuper de celles qui meurent déjà de famine) en expérimentant sérieusement de se nourrir de criquets et de larves, on affaiblit les pouvoirs de résistance d’une humanité terrorisée de voir que son destin funeste se fabrique sous ses yeux sans qu’elle puisse avoir son mot à dire. Et quand se présentent aux plus hautes charges de cette Europe toujours en chantier d’éminents individus ayant impavidement trafiqué depuis des années avec les ïles Caïman et toute l’ignominie que cela signifie, on peut se demander si les temps ne sont pas venus d’allumer la mèche de la réserve de dynamite que des sages conseillaient d’enfouir au centre de la terre pour le cas où…

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lucette desvignes
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15 mai 2014 4 15 /05 /mai /2014 08:19

         Malheureusement, comme je vous le disais, il n’y a pas sur cette planète que des gens prêts à se mobiliser pour empêcher une injustice, ou une mesure suicidaire des gouvernements (si seulement c’était limité à leur destin, on se réjouirait, mais hélas ! c’est nous qu’ils entraînent dans leurs décisions calamiteuses ou leurs interventions démentes). Et ces braves téméraires ont à peine appris que leur force résidait dans l’union, ils ont à peine découvert qu’on peut à chaque instant exprimer son opinion, donc sa protestation véhémente, (grâce à des institutions qui canalisent et organisent la comptabilité et la présentation à qui de droit, lorsqu’elles sont « bien mûres et rondelettes », des  signatures par millions représentant une de ces forces inendiguables dont les puissants feraient bien de se méfier) – à peine pris conscience de leur puissance collective, donc, qu’ils sont confrontés aux puissances d’argent qui organisent, elles, la désorganisation du monde pour leur profit personnel . Et, mes belins-belines, il ne faut pas se le cacher : avec la phynance, comme dirait Ubu, ils détiennent la primauté. Ils peuvent soudoyer des juges, des ministres, des commissaires tout là-haut, des députés – moyennant quoi, tranquillement, ils peuvent installer leur ferme aux mille vaches–martyres en des lieux où la région entière est massée contre eux, ils peuvent détourner ou annihiler une loi, faire comme si un arrêté ne les concernait pas…En une période où toute suggestion aidant à la reprise de la croissance est bénie par le pouvoir, est-ce que la vision des tonnes de lait produites en même temps par mille laitières ne va pas faire figure de salut public ?

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lucette desvignes
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14 mai 2014 3 14 /05 /mai /2014 12:44

         En même temps que, me semble-t-il, l’intérêt s’éveille dans le vulgum pecus pour divers domaines auxquels il était jusqu’à présent resté indifférent et peut-être même hostile, se développe aussi une tendance au regroupement des protestations, voire à la conscience de plus en plus lucide qu’en face des destins catastrophiques et ravageurs qu’on nous impose (par le jeu même des instances que nous avons mises en place) la collectivisation des faibles forces individuelles peut arriver à quelque chose. Ainsi la pétition, jadis pauvrement utilisée par quelque propriétaire grincheux pour faire expulser de son immeuble la petite vieille dont les matous parfumaient l’escalier commun, conquise de haute lutte auprès de locataires pas toujours disposés à exposer leur signature à la vue de tout le monde, a pris de nos jours une voie royale. C’est le seul moyen qu’ait trouvé la vox populi pour se faire entendre, et quand on compte les voix par milliers, par dizaines ou par centaines de milliers – ce qui se fait si facilement et automatiquement par le biais d’Internet – on est bien obligé de se rendre compte que toute une partie de la population a enfourché son cheval de bataille et se prépare à suivre l’affaire jusqu’au bout. En outre, tout s’aménage dans ce nouveau medium d’expression : on vous tient scrupuleusement au courant du nombre des protestataires d’accord (vous pouvez même, avec un peu de chance, voir comment votre nom capté «  en ce moment même » fait basculer le nombre total en offrant l’apport de votre soutien) et régulièrement on vous dit où on en est de l’affaire en cours. C’est même incroyable la proportion d’objectifs atteints par ces démonstrations de masse qui font dresser l’oreille aux autorités en place et céder les peureux. Malheureusement il n’y a pas que des peureux parmi les groupes ravageurs dont il faudrait faire cesser les exactions…

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lucette desvignes
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13 mai 2014 2 13 /05 /mai /2014 08:54

Il y a déjà bien longtemps qu’on met les populations en garde contre les produits toxiques (je me rappelle toujours qu’au début de la guerre de 39, à la toute première alerte par sirènes, un pauvre pépé s’était plongé le visage dans une cuvette d’eau de Javel pour éviter les gaz asphyxiants comme pendant la Grande Guerre… Je n’ai jamais pu rire de l’anecdote). Depuis ce temps, nous avons bien dû prendre l’habitude de naviguer entre les risques les plus variés et les plus graves : les éléments cancérigènes de ce que nous mangeons quotidiennement, l’amiante des constructions, les produits toxiques des peintures, les émanations empoisonnées des dépôts de déchets qu’on croit rendre inoffensifs en les cachant en pleine campagne… Ne comptez pas sur moi pour vous fournir une liste exhaustive, nous y serions encore l’an prochain. Nous en sommes réduits à la méfiance généralisée, voire à la résignation puisque, quoi que nous puissions faire pour nous protéger, nous ne sommes ni informés  ni à même de trouver des parades individuelles (si tant est que nous le désirions : hein, les amateurs de coca cola dont les substances de base sont cancérigènes ? vous le savez depuis toujours…). Heureusement que les pouvoirs publics – enfin, les miettes qu’il en reste – veillent tendrement sur notre santé : ainsi on a dénoncé le bisphénol comme l’agent meurtrier des populations, et où le trouve-t-on, ce bisphénol ? Tout simplement dans le papier des tickets de caisse. Hein, ça vous la coupe ? Eh bien, rassurez-vous tout de suite. Les bons citoyens emploient déjà du papier sans bisphénol (c’est marqué dessus), les autres vont bientôt suivre, nous ne risquons donc rien, dormez tranquilles, braves gens, on veille sur nous (vous n’avez pas besoin de savoir qui : suffit de penser que la protection est assurée, point barre).

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lucette desvignes
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12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 09:11

Je n’avais encore jamais vu de Corbucci, il était temps de m’y mettre. Non que j’eusse jamais eu prévention ou dérision contre les dénommés Western Spaghetti : les illustrations de Sergio Leone qui, quoi qu’en aient dit ses détracteurs, ont apporté bien autant de renouveau au cinéma que Godard multiplié par dix (et avec Leone au moins on ne se barbe jamais) m’ont toujours offert beaucoup de jouissance. Mais on disait que les deux autres Sergio n’étaient que de pâles disciples, accentuant ses effets, adoptant ses tics, multipliant gratuitement la violence et l’hémoglobine, donc à éviter fût-ce par égard pour lui : je m’étais abstenue. Or on annonce avec Silence le meilleur de Corbucci : pourquoi pas ? Et certes la collection de cadavres est absolument époustouflante, hors la loi, chasseurs de primes, shérifs ou traqueurs de chasseurs de primes. Le tout dans une neige épaisse et permanente, dans laquelle les chevaux buttent et tombent, avec d’étranges tenues pour se protéger du froid. Et un thème original, à savoir la fin théorique des chasseurs de primes lorsque leur interdiction est décrétée –il faut voir comment la loi est respectée…Je n’aurais jamais pensé à Trintignant comme à un bel homme, et sans doute la date du film (1969 – 45 ans, mes belins-belines !) y est-elle pour quelque chose, mais ce Silence à qui on a coupé les cordes vocales pour lui éviter, à huit ans, de raconter qui a abattu ses père et mère chez eux, est d’une fascinante beauté douloureuse et profonde, d’autant plus pathétique qu’il incarne le bien (enfin, la mort des tueurs, ce n’est pas si mal) et qu’il est inéluctablement condamné dans un contexte des plus noirs, des plus cyniques qui existent. La vision de quelques bouleversants instants de tendresse avant l’engloutissement dans l’horreur demeure durablement, intense et lumineuse.

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lucette desvignes
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10 mai 2014 6 10 /05 /mai /2014 09:30

… Mais, mes belins-belines, vous concevez bien (ou sinon je vais faire en sorte que vous arriviez à ce sain niveau de conscience, et au trot !) que la deuxième casquette me tient à cœur bien autant que la première ! Je dirais même que la première a préparé l’éclosion de la deuxième (vous voyez si c’est poétique, une éclosion de casquette, mais je ne retire rien) : oui, le besoin viscéral du contact avec les autres, intelligence et cœur, dans les classes de lycée ou les salles de fac, a entraîné  irréversiblement le besoin d’un contact permanent, en évolution durable, comme l’écologie des éoliennes qui vont maintenant coloniser les mers.

Avant même les contacts par le blog – qui ne sont, au fond, qu’une nouveauté dans mon parcours, quatre ans, cinq ans, je ne sais plus – j’avais trouvé nécessaire de remplacer mon public d’étudiants en chair et en os par un public de lecteurs – car, mes agneaux, dès Les Nœuds d’argile, ils m’ont écrit, par dizaines, par centaines… et je les  rencontrais dans les salons, dans les séances de signatures. Bref, il me fallait toujours quelqu’un pour partager mes émotions. C’est vous dire si l’écrivain que je suis était loin de se loger dans une tour d’ivoire, pour dominer les autres depuis ses hauteurs… Mais en revanche, mes belins-belines, il y a de votre part un effort à faire. Le plus simple, le plus payant, le plus tonique qui soit : découvrez mes personnages, les vieux les jeunes, les secrets les émotifs, les tendres les passionnés. Vous verrez alors comme nous pourrons vous et moi avancer de conserve, comme on dit à l’Académie, sur un terrain où vous aurez à votre tour imprimé votre marque…

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lucette desvignes
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9 mai 2014 5 09 /05 /mai /2014 11:25

         C’est vrai, mes belins-belines. J’ai enseigné pendant longtemps, et j’étais faite pour ça. Par hérédité sans doute, par formation – par goût : autant j’ai aimé acquérir la connaissance en tous les domaines possibles, me sentant presque physiquement enrichie à chaque découverte, autant j’ai aimé passer les messages, faire profiter les autres de ce dont la possession désormais acquise pouvait à eux aussi ouvrir les yeux, les oreilles, le cœur… Et il fallait savoir faire passer les messages, mais pour moi cela n’a jamais été un problème (le grand test, oui, le test suprême, c’était le printemps 68 dans les amphis enfumés : tant de conventions avaient été piétinées – par exemple, s’effacer devant un prof à un passage de porte – que ce qui en restait, à savoir l’attention toujours prête à écouter ce que j’allais dire dans ces séances houleuses, servait de témoignage que l’estime et le respect continuaient à mon égard, ce qui n’était pas valable pour tout le monde, croyez-moi…). Oui j’ai aimé les contacts avec mes étudiants, je les ai suivis entourés portés même parfois, jusqu’aux sommets universitaires, le DES, l’agrég. De quoi établir des liens tangibles et durables pendant des décennies, sans jamais se perdre de vue, on s’écrit, on se téléphone, on se rencontre… Et je m’émeus d’en retrouver par delà les années, Lyon Saint-Etienne Chalon, tous les niveaux, grâce au blog qui tricote les amitiés, qui fait sortir de l’ombre des fidélités dont je n’aurais pas pris conscience autrement… Vive le blog, donc, et cette transmission du savoir qui le nourrit. Mais ne croyez pas que l’écrivain passe au second plan, ce serait une grossière erreur de votre part.

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lucette desvignes
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7 mai 2014 3 07 /05 /mai /2014 09:12

         Pendant plus de vingt ans, mes belins-belines, j’ai eu le bonheur de pouvoir présenter des peintres ou des sculpteurs lors de leurs vernissages d’expositions, ou dans des préfaces ouvrant leurs catalogues. Je suppose que ma manière de les présenter plaisait au public, puisque ce même public, toujours plus nombreux, suivait fidèlement ces manifestations. C’était un vif plaisir pour moi de retrouver des visages familiers, même si j’ignorais les identités… Un jour, peut-être à la dernière de mes prestations – ou l’avant-dernière : je veux dire par là qu’il y avait eu de ma part de longues années de pratique, donc d’occasions de contact avec des gens plus ou moins devenus des fidèles, mais aussi l’abondante production d’une œuvre non encore achevée – une dame est venue me féliciter de lui avoir tant apporté au cours des ans,  de lui avoir fait connaître, fait comprendre, fait aimer tant d’œuvres pour lesquelles au départ ce n’était pas « gagné »… Elle ne m’avait, disait-elle, pratiquement jamais manquée. Et d’ajouter, brave dame, qu’on lui avait dit que j’écrivais aussi des livres, est-ce que c’était vrai ? Je pourrais vous avouer, mes agneaux, que « de douleur mon cœur s’est arrêté » si je voulais vous attendrir facilement sur mon sort. J’avais derrière moi huit gros pavés en trois sagas, des romans, des nouvelles, des contes de Noël, des contes du vignoble, des poèmes… Et elle se posait encore la question, comme si elle n’avait jamais entendu parler de moi qu’en relation avec les présentations d’artistes ! Mes belins-belines, ne me dites pas que vous ne me connaissez que comme auteur d’un blog quotidien qui vise à vous donner du tonus – ou du moins un sujet de réflexion – pour votre journée. Beaucoup d’entre vous, je le sais, connaissent mon activité d’écrivain – mais les autres ? Renseignez-vous, ignares, faites un effort vers la littérature : je vous assure que vous n’y perdrez pas.

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lucette desvignes
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