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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 10:10

         Il y a quelques mois, les chiffres monstrueux que les commentateurs de nouvelles portaient à notre connaissance nous donnaient le tournis, comme on dit chez moi. Les banques, les assurances, les gouvernements, les multinationales, les fraudeurs de toute espèce, les îles Caïman ou le Delaware,  tout cela brassait des milliards à qui mieux mieux, nous laissant loin derrière avec notre comprenette limitée qui savait tout de même que s’il y avait des pots cassés à l’échelon planétaire il ne manquerait pas de lampistes pour les payer. Des milliards, oui. De quoi en perdre tout intérêt pour une tentative de réaliser ce que cela représentait, ce monceau de sous. Je ne sais si c’est qu’à la fin je m’habitue à des chiffres hors de mon entendement, mais je crois que je me représente beaucoup mieux ce dont on parle en s’agitant quelque peu depuis quelques semaines (grâce aux efforts des militants : ça finit par se savoir dans Landerneau) et qui, délaissant le terrain financier (mais hélas, pas l’avidité rapace des individus), regroupe les usines à lait, les batteries de poules pondeuses et de poulets à chair, les élevages éhontés de dindes et de porcs et les formules ignobles d’abattage qui font - de manière aussi révoltante que de considérer les hommes comme chair à canon – des bêtes quelles qu’elles soient la matière première de cette razzia alimentaire. Mes belins-belines, je vous assure que quand on parle de milliards sur ce sujet, ce ne sont pas les bénéfices de ces pourris que je vois, mais bien les bêtes encagées, débecquées, castrées à vif, bourrées de vitamines et de produits accélérant la croissance dans des proportions inimaginables. Je vous assure que je peux les voir, celles-là, et que mon cœur saigne.

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lucette desvignes
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6 janvier 2014 1 06 /01 /janvier /2014 08:40

         Au Botswana, la messe est dite pour les girafes : il n’y en a plus une seule, la dernière vient d’être tuée par un richissime chasseur américain qui  voulait continuer sa collection de trophées (mais qu’a-t-il bien pu garder de la demoiselle au long cou ? ses deux petites cornes ? ses sabots ?malcommodes à mettre au mur, non ?). Au Nigéria, dans d’autres contrées africaines où la chasse dite sportive a presque remplacé le tourisme ordinaire, non seulement les éléphants sont menacés autant par eux que par les contrebandiers de l’ivoire, mais voilà qu’on vient d’inventer une justification humanitaire pour ces massacres : chaque éléphant tué fournit grâce à la générosité des tueurs quelques tonnes de viandes pour les populations du lieu, comment voulez-vous entraver ces offrandes qui viennent du cœur ? Quant aux lions, ne croyez pas qu’ils vont disparaître comme ça : on les élève, jusqu’à mille par enclos, depuis l’enfance dérobée à la mère, on les engraisse, voire on les drogue, avant de les lâcher in extremis sous les yeux desdits chasseurs. Ils sont parfois si endormis qu’ils ne courent même pas pour profiter de leurs quelques instants de répit en liberté – pour les chasseurs de trophées, pas de crainte à avoir de leur résistance, pas de difficulté à les atteindre, ils ne se sont rendu compte de rien, même pas sans doute qu’on les sortait de cage pour  devenir descentes de lit (mais les zèbres aussi leur font grande concurrence, c’est si raffiné une peau de zèbre dans un coin de salon !). Et que faire, que dire ? La chasse étant un des plus nobles sports sous toutes les latitudes, rien n’est interdit, surtout s’il y a un tas de dollars à la clé.

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lucette desvignes
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4 janvier 2014 6 04 /01 /janvier /2014 10:02

         J’ai essayé, je vous jure que j’ai essayé. J’avais remballé au fond de ma poche, avec mon mouchoir par-dessus, mon vieux principe réducteur qui m’a toujours fait fuir les films où se ruent les foules pour une appréciation au calme, deux ans plus tard, laquelle en général justifie mes préventions. Vous me direz que je déclare inusables des titres comme La Grande Vadrouille, Les Tontons flingueurs, Pouic Pouic, Drôle de Drame…et c’est vrai, ils me font toujours rire en même temps que j’admire l’ingéniosité de leur structure, de leur idée de base, de leur rythme trépidant. Alors, me direz-vous ? Pourquoi pas celui-là ? Mes belins-belines, je vous adjure de me croire : j’ai essayé. Scénaristes, metteur en scène, dialoguistes (les  références essentielles pour juger de la valeur d’un film) étaient plutôt tentants, ils avaient fait leurs preuves auparavant – pourquoi ne pas me laisser séduire par la notation selon laquelle, même si on l’a vue et revue, on se tord toujours de rire devant cette remouture de Ruy Blas ?. Eh bien pas moi, mes agneaux ! Je n’ai pas tenu un quart d’heure et malgré ma boîte de marrons glacés pour me tenir compagnie j’aurais voulu  me colleter avec mon poste et le passer par la fenêtre. Les grimaces du vieux clown rageur sous ses pompon verts (quelle idée imbécile !), les roulements d’yeux stupides qui se croyaient pleins de finesse de son valet, les gags lamentables dont on m’avait annoncé une profusion créant un rire inextinguible… Mes petits pigeons, qu’on ne me reparle jamais plus de La Folie des Grandeurs . Une des plus insoutenables prétentions à l’œuvre comique que je connaisse (même si pour les trois quarts de l’oeuvre ce n’est que par ouï-dire : je n’en pouvais plus)….  

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lucette desvignes
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3 janvier 2014 5 03 /01 /janvier /2014 09:33

         On peut facilement comprendre, voire admettre, que dans l’affolement d’une situation critique au bout de laquelle se profile la cessation d’activité les entreprises commerciales rivalisent d’idées astucieuses pour attirer le client et le forcer sournoisement à acheter toujours plus. Après les soldes d’été il y a eu – sans interruption, me semble-t-il – les rabais sur les nouvelles collections puis les bonnes affaires de fin d’année  avant les soldes d’hiver qui sont déjà commencés (cela rappelle le principe de la galette des rois vendue pratiquement en même temps que la bûche de Noël). Les rabais tonitruants proposés (moins 50%, moins 70%...) s’agrémentent de petits avantages insistants : frais d’envoi gratuits, enveloppe timbrée pour la commande, délai de paiement sur trois mois, cadeaux gratuits de toute sorte, présents mystérieux dès trois articles commandés… C’est de bonne guerre dans le commerce. Où je m’attriste, c’est lorsque, pressées par les mêmes nécessités et privées de toute subvention des autorités officielles, les associations caritatives en arrivent à utiliser des formules financières aguichantes qui s’apparentent au racolage. Certes elles avaient déjà plus ou moins timidement signalé le rabais d’impôt que les dons entraînaient. Mais faire des dons du cœur une course à la diminution des taxes, donc les assimiler à un bon placement (plus vous donnez, plus vous gagnez), c’est sans doute nécessaire, il n’empêche que cela me fait mal au cœur.

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lucette desvignes
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2 janvier 2014 4 02 /01 /janvier /2014 12:08

Il paraît que tout ce qu’on fait dans cette première journée d’une nouvelle année, on va le refaire toute l’année – ou du moins cela donne une idée de la tendance (mal aux cheveux dès le matin, chamailleries autour du café au lait, réussite d’un soufflé, trouvaille d’un gros billet oublié dans un tiroir, échange amical de saluts avec le voisin brouillé depuis quelques mois… bref, on devine si l’année sera favorable ou accumulera vos maladresses  et trébuchements). C’est ce qu’on dit du moins – or que devrais-je penser de ce qui me pend au nez, mes belins-belines, vu que je dois entamer l’année par un Mea Culpa ? Pas bien grave, non (ce n’est certes pas Mea Maxima Culpa) – mais tout de même il ne faut rien laisser passer. Donc, à deux lignes du bas : toue le bien du monde – vous corrigerez vous-mêmes. La raison de cette erreur est incluse dans la même phrase : j’avais tout juste assez de calme pour penser aux souhaits de saison… La faute à qui, en amont ? Eh !bien, à cet ordi de mon grand âge qui me proposait sa « Guru meditation » probablement pour que je puisse prendre en patience les  contrariétés et blocages empêchant mon blog de vous parvenir. Mon texte n’est pas passé, il a fallu le remplacer – mais pour vous, mes agneaux, que ne serais-je pas prête à faire ? Voyez donc ce signe  bénéfique : dès le 1er jour du nouveau contrat, je me livre à vous pieds et poings liés… Sachez le reconnaître au moins, comme un fait existant sinon comme un cadeau !

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31 décembre 2013 2 31 /12 /décembre /2013 13:46

C’est la galère  depuis ce matin – et vous pouvez me croire, j’étais au charbon de bonne heure, mes belins-belines, afin de vous présenter mes vœux tout frais pondus. Rien à faire avec les engins du XXIème siècle : ni la douceur ni les promesses ni la menace d’être passé par la fenêtre ne perturbent mon ordi – et pourtant en fin d’année il me semble (surtout que c’est loin d’être la dernière) que j’avais fini par atteindre une belle vitesse de croisière. Eh !bien non. Mon premier texte n’a pas pu passer, on m’avise, au moment de la publication, qu’il y a eu erreur (veuillez excuser le désagrément), or pour la corriger (d’autant qu’elle n’était pas de mon fait) on m’a baladée un peu partout en me proposant des trucs dingues (exemple : on m’adjure de créer un nouveau blog, et quand je redonne mes coordonnées on m’indique courtoisement que cela existe déjà). Voilà où j’en suis. Et je ne sais même pas si je pourrai vous faire parvenir ces excuses furibardes, car mon acheminement pépère vers la publication, chèrement acquis au terme de longs efforts, n’est pas disponible me dit-on, toujours courtoisement (« Error 503 Service unavailable » - on me propose aussi une « Guru Meditation » qui doit  valoir son pesant de moutarde, mais qui, affectée d’un chiffre dément, ne veut pas m’offrir son aide). J’ai tout juste assez de calme pour vous souhaiter toue le bien du monde – il faudra que je récidive dans les formes dès jeudi . Pour ce soir, bonne Saint-Sylvestre quand même !

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31 décembre 2013 2 31 /12 /décembre /2013 09:13
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31 décembre 2013 2 31 /12 /décembre /2013 09:13
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30 décembre 2013 1 30 /12 /décembre /2013 15:15

         Je viens d’apprendre que l’ONU a choisi quel sera le thème porteur pour l’année qui vient. 2014 sera, tenez-vous bien,  l’année de solidarité avec le peuple palestinien. Il lui aura fallu plus de quarante-cinq ans (oui, vérifiez mes comptes : depuis 1967) pour comprendre enfin où était son devoir, un simple devoir de justice avant même la compassion. Car quand on voit qu’un plateau de la balance penche jusqu’au sol tandis que l’autre s’envole vers les nues tant il est vide, il me semble qu’il est temps d’intervenir, fût-ce seulement par la parole et la fermeté des avertissements. Lorsqu’en outre l’arrogance et l’attitude non seulement dédaigneuse, mais provocante des armées d’occupation font la sourde oreille aux objurgations du monde raisonnable pour se livrer à leurs manœuvres de dépossession et d’élimination ethnique, on a l’impression qu’il faut « trouver le moyen de faire quelque chose ». Qu’au moins on fasse autour de la vérité assez de bruit officiel pour que la planète soit informée, qu’elle n’ait plus nulle part la possibilité de dire « Mais on ne m’avait rien dit ! Je n’étais pas au courant ! ». Un peu comme pour les usines à lait ou les batteries  de poules pondeuses, de poulets à viande ou de porcs martyrisés, contre lesquelles tout le monde va bien finir par se dresser. On a parlé du béton hitlérien, du béton stalinien comme symboles d’art nationaux.. Là aussi il y a un mur qui s’étend sans cesse… Va-t-il pouvoir durer ?

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lucette desvignes
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28 décembre 2013 6 28 /12 /décembre /2013 14:01

         On est tout content, en fin de compte, d’avoir un week-end entre les deux fêtes. D’abord, pour les mères de famille qui se sont livrées non seulement à des invitations peut-être un peu trop nombreuses mais qui en outre ont trop prévu en quantités et en variétés de plats (il faut bien trouver un moyen d’écluser les restes, mais attention ! les bons restes ne restent pas bons très longtemps). Ensuite, pour les enfants qui ont déjà cassé les jouets de Noël ou n’en sont pas satisfaits et qui tirent avec autorité des plans sur la comète pour échanger ou faire rembourser. Enfin, pour les pères de famille qui ont peut-être un peu péché contre la loi Evin et les incitations à la modération et dont les foies un tantinet gonflés peinent à reprendre le volume normal. Et puis, dites donc ! Malgré son nom, une fin de semaine (j’emploie le terme en hommage à nos amis canadiens – mais pas à ceux qui organisent et pratiquent la chasse aux bébés phoques, ah ! ça non alors !) ce n’est pas fait que pour terminer, cela doit aussi déboucher sur quelque chose à venir, alors bravo pour ce week-end–ci puisqu’il donne le temps aux cordons bleus de préparer les agapes terminales, aux  mouflets de rectifier leur premier choix et d’exiger mieux, aux pères et papys (comme on écrit en français) de peaufiner un nouvel assaut contre les breuvages de saison. Ce gentil tableau vaut pour les familles-types, composées ou recomposées. Nota Bene :  il ne concerne pas les expulsés, SDF, habitués des Ponts ou des Chaussées, chassés des camps, sans abri occasionnel ou permanent, immigrés ou immigrants de tout poil, car ils n’ont pas de restes à  écluser, pas de jouets à échanger, pas de festin à concocter pour la Saint-Sylvestre. Pas de soucis domestiques, les mains dans les poches, le nez au vent…La belle vie, quoi !

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