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15 juin 2016 3 15 /06 /juin /2016 08:27

         Les divers mouvements obsédés par l’avènement de la paix au Proche Orient, quelle que soit leur origine ethnique, philosophique, politique ou religieuse, ont peut-être tort de ne s’adresser à notre malheureux gouvernement qu’en faisant intervenir la raison, ou l’humanité, ou l’intérêt du monde. Comment n’ont-ils pas encore perçu (et pas simplement comme un soupçon vague arrivé sur le tard, mais bel et bien dans la triste certitude de la vérité des faits) que cet ensemble de boiteux et d’infirmes de la cervelle dont nous sommes les otages (bien fait pour nous ! y avait qu’à pas…) ne bougera pas d’un  pet de coucou jusqu’à son dernier jour ? Le copain Benyamin n’est-il pas notre frère ? Ses armées n’ont-elles pas de l’entraînement à prévoir, des manœuvres à faire, des essais à peaufiner sur le terrain (sans cela, une armée qui ne combat pas donc qui ne détruit pas c’est comme un violon qu’on ne joue pas, il perd sa spécificité) ? Le caporal Valls qui frétille dès qu’on lui demande son avis (il le donne même d’ailleurs machinalement tous les jours même quand on ne lui demande rien) ne contemple-t-il pas avec satisfaction les ruines palestiniennes dont il n’a cependant aperçu qu’une infime partie en regardant par-dessus le mur) ? Ce pauvre monsieur Ayrault, qu’on a sauvé des eaux comme Boudu parce qu’on était en manque d’un paillasson, n’a-t-il pas pris à son dernier voyage en Israël l’attitude de Mac Mahon qui devant la Seine répétait « Que d’eau ! que d’eau ! » , lui qui répétait « Que de dégât ! que de dégât ! » sans plus d’envie de prendre enfin une initiative valable ? Oui,   n’avoir comme but que le plaidoyer pour la paix sans la moindre arme pour la défendre, c’est héroïque et noble, malheureusement je ne vois pas comment cela pourrait s’imposer pour se faire entendre.

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lucette desvignes
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14 juin 2016 2 14 /06 /juin /2016 09:13

         Je parle de cœur qui se serre, de conscience qui s’indigne…Mais où voyez-vous la moindre trace d’indignation ou de compassion chez ceux qui tiennent les rênes de notre carriole cahotante et nous entraînent à fouette cocher vers l’abîme ? Prenez-les un par un – et que n’ont-ils pas dit et bavassé sur le sujet ! Fabius le serpent, auquel il avait fallu l’horreur de l’été 2014 sur Gaza pour reconnaître qu’il y avait du dégât, et même du dégât humain. Kerry, presque larmoyant parfois mais d’un mou ! d’une impuissance ! d’un aveuglement dans ses propositions ! Ne parlons pas de Valls, c’est tout juste s’il n’applaudit pas devant les quartiers en ruines de Gaza non encore reconstruits. Et Clinton, la future fameuse dame, qui admire la force armée du pays qu’elle visite sans un regard pour les dégâts directs ou collatéraux d’au-delà du mur. Et Obama, promu Nobel de la paix à la légère il y a des années sans envie d’honorer son titre, qui lors d’une visite au Moyen-Orient avait eu peur d’un obus qui avait crevé un plafond (Oui, j’ai été dans leur guerre, j’ai vu leur vie, j’ai connu la peur qu’ils connaissent à chaque minute) et qui s’en était retourné bouleversé des affres des Israéliens sans même vouloir vérifier par lui-même ce qu’il en était du reste de la région. Tous ils ont vu, ils voient, ils savent, mais ils font comme s’ils ne savaient pas. Ce qui leur permet de continuer à tourner vers notre cousin presque frère Benyamin un beau sourire, et des vœux de prospérité, et une impunité sans limite pour ses forfaits et exactions sans limite….. Ô quousque tandem, quousque tandem… ?  

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lucette desvignes
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13 juin 2016 1 13 /06 /juin /2016 11:03

         Notre timonier actuel (hardi ! tout juste un an encore à supporter – au sens d’origine et non au sens sportif, ah que non pas - ses bévues et ses pleutreries) est donné, par les médias facilement à la botte des puissants, comme intelligent et plein d’humour. Au vu de ce qu’il fait et dit, j’imagine bien qu’il a bossé pour passer par les grandes écoles, qu’il a eu de la chance à ses examens et concours mais qu’on ne peut expliquer sa place à la tête de la nation comme le résultat d’une intelligence supérieure : il a profité des circonstances, c’est tout. En plus de ces limitations évidentes, il doit avoir une myopie de taupe (c’est ce qui lui donne l’air du ravi des crèches provençales) qui lui brouille la vue. J’en veux pour preuve le tract qu’on lui brandit sous le nez (je parle de la dernière édition, mais cela fait des années qu’on lui impose la lecture du brouillon) : une série de quatre cartes représentant, au cours de quarante années historiquement réparties comme phases essentielles, la Palestine, où la progression du morcellement et de l’émiettement saute aux yeux du plus mal intentionné. Lui, il ne voit rien : son copain Benyamin lui a dit qu’il n’y avait rien à voir, que s’il y avait des méchants dans ses rangs il le saurait, donc il attend que le copain l’informe au cas où. Moi je vois ces quatre cartes pathétiques, et je ne peux même pas dire que le rétrécissement se fait comme sur une peau de chagrin, car au moins elle resterait, toute rapetissée qu’elle serait, en un seul bloc. Grignotée par ci, rabotée par là, fractionnée, occupée donc perdant sa physionomie de Palestine, éparpillée par le moyen de villages de colons qui par la force armée s’imposent dans les terres volées et détruisent les habitations pour les reconstruire et s’y installer…. A force de pernicieuses et sournoises avancées, aussi illégales aux yeux du monde que criminelles et meurtrières, la nation démantelée se trouve réduite à l’état de saupoudrage sur son propre territoire devenu méconnaissable : même la moindre trace historique dans les noms de lieux ou les monuments est vicieusement raclée, détruite, effacée. A la place, la criminalité triomphante, qui chasse devant elle les dépossédés de leurs biens, de leur travail, de leur identité, de leurs souvenirs : pas besoin de regarder de près. Un seul coup d’œil, et le cœur se serre, la conscience s’indigne…

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lucette desvignes
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11 juin 2016 6 11 /06 /juin /2016 09:13

         J’ai à peine le temps, mes belins-belines,de m’informer de ce qui se passe chez nous mis à part le foot. Donc peu de loisir de vous trouver un thème porteur à développer pour votre gouverne de la journée ou comme source de méditation, principalement si c’est situé dans un domaine qui fâche – et qu’il y en a, donc, de ces domaines qui fâchent ! S’ils fâchent, c’est parce qu’à leur sujet toutes les opinions sont permises (toutes, certes non ! à mon avis le révisionnisme n’est pas une position à tenir, aveugle, indigne, provocateur, cynique qu’il est – mais il y en a bien d’autres moins inacceptables qui se prêtent à la discussion même si le ton tourne tout de suite à la fâcherie). Pardon de ne pas avoir renouvelé mon stock de propos dont on pourrait discuter le bien ou le mal fondé : vous allez dire que décidément je vous abandonne trop facilement pour aller faire des signatures ici ou là. Mes agneaux, quand on vous le propose il ne faut pas refuser. Aujourd’hui ça va se passer sous des tentes comme au marché (dont d’ailleurs nous serons tout près, les auteurs invités et moi, pour donner une idée de l’activité intellectuelle de la région : gageons que les ménagères, voire les familles puisque nous sommes samedi, une fois les paniers pleins des produits les plus frais au meilleur prix et obligés de passer devant la galerie des écrivains, nous contempleront avec de grands yeux, se demandant ce qu’on peut vraiment faire dans la vie à se consacrer à l’écriture ou à la lecture). Un petit coup d’œil aux fauves sous leur tendue (et heureusement qu’on l’a encore, cette tendue, vu la pluie qui va se déclencher d’une minute à l’autre), c’est assez de dévolu à la culture, on peut reprendre les cogitations sur l’Euro que n’avait même pas interrompues plus d’une seconde l’étalage de toutes ces couvertures de bouquins.

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lucette desvignes
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10 juin 2016 5 10 /06 /juin /2016 09:00

         Au fond, savez-vous, je m’en moque totalement, moi, du surmenage des grands que nous avons nous-mêmes portés là où ils sont pour faire semblant de s’activer pour nous (exactement comme eux se moquent de nous offrir le bonheur qu’ils nous avaient promis). S’ils sont surmenés, s’ils s’usent à la tâche (qu’ils disent), ils peuvent se retirer, cesser cet éparpillement d’adrénaline en pure perte, retrouver le tempo qui lie le grand-père à ses petits-enfants. C’est de ma journée à moi que je voudrais vous parler, en comparaison avec cette effervescence inutile. Car moi aussi j’effervesce, et comment ! Dès le matin (je n’ose plus jamais préciser « dès les aurores », mes aurores à moi se situant manifestement en dehors des aurores de la définition du NPLI – mais à mon âge tout de même on peut bien s’autoriser à ne pas vaquer dès le potron-minet des classes laborieuses) et en faisant passer les minets avant moi, je prépare les soucoupes, je distribue les croquettes, je change l’eau du bol ad hoc  - c’est un bin’s incroyable, surtout depuis que s’est répandue la mode des sachets valables pour un repas. Certes cela devrait simplifier la manutention, mais la sélection individuelle à partir d’un éventail impressionnant de préparations pose un nouveau problème : il ne faut pas donner du thon à celui qui ne rêve que de poulet, l’agneau a ses adeptes mais les adeptes se lassent et retournent vite au poisson blanc ou à la dinde, faut donc être en alerte, le mieux serait de disposer toutes les soucoupes en place avec des garnitures variées et de les laisser se débrouiller en jouant les chaises musicales. Mais je n’ai pas le temps de réaliser cette dévolution idéalement conçue : ils trépignent, me laissent à peine prendre des ciseaux pour ouvrir les sachets plus vite, m’entourent avec insistance en faisant des huit dans mes jambes. Bref quand la phase déjeuner des fauves est enfin terminée, j’ai à peine la force de me faire un bol de thé. D’ailleurs en attendant que l’eau arrive à ébullition il me faut remonter les volets du séjour et fermer ceux du bureau (le soleil donne sur mon ordi avec violence, je dois nous protéger, ma vue et lui, ou sinon je ne vois rien du tout). Le bol avalé et avant de prendre ma douche (je vous l’avoue, mes agneaux, je vous contacte encore en nuisette tant vous me manquez), je fonce sur l’ordi pour vous rejoindre, et c’est même seulement dans les phases de crise que je consulte mes mails avant de vous saluer. Alors la journée s’éclaire, je vous vois tous devant moi, je plonge. Inutile de préciser que, même une fois mon blog envolé vers vous, j’ai d’autres tâches à affronter…

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lucette desvignes
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9 juin 2016 4 09 /06 /juin /2016 10:00

         Ah ! mes belins-belines, que la vie est compliquée des fois ! Je ne parle pas des journées des politiciens chargés de régler les affaires du monde : ils savent qu’ils ne règleront rien du tout, qu’ils soient à la tête des agissants ou simplement leurs teneurs de pan de liquette, ils laissent donc couler en profitant du fromage de l’heure (c’est raisonnable : savent-ils si le peuple les choisira une nouvelle fois pour défendre ses intérêts comme les leurs ? autant vaut prendre leurs précautions et de se munir d’avance contre les jours incertains et même houleux qui se préparent). De leur lever jusqu’à des horaires qui font grandiose (pauvres politiciens qui ignorent la vie de famille, les horaires à respecter pour la soupe  ou les loisirs, la détente du week-end pour jouer avec le petit dernier  - ou le fils d’icelui, car voyez-vous le temps passe), les malheureux se sentent investis d’une mission largement trop héroïque pour leur médiocrité, ils font donc semblant pour la galerie, ils ont l’air de se multiplier en de nobles tâches qui vont vite les user (qu’on croit : en réalité ils sont increvables, se tirant des pires situations, verdict public, sondages, révélations au grand jour de leurs trafics, infamies, fraudes et détournements) – bref ils s’agitent sur la scène de la capitale ou de préférence devant les caméras, ils haranguent (attention au H aspiré), ils discutent en langue de bois, ils serrent des mains, ils embrassent les bébés dans les bras des mères s’il s’en trouve… Ah ! que d’activité mes belins-belines ! Ma commisération pour eux m’a entraînée à vous en tracer un portrait pitoyable, mais c’est de ma journée à moi que je voulais vous parler. On fera ça demain si vous le voulez bien.

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lucette desvignes
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7 juin 2016 2 07 /06 /juin /2016 10:26

                   Vous savez tous ce qu’est une atmosphère de fête de village, faite de menus éléments joyeux – un gamin qui s’échappe pour aller voir les manèges, les ménagères qui se hâtent pour pouvoir se mettre en tenue pas trop tard après déjeuner, les hommes désoeuvrés qui blaguent autour du petit blanc servi à la terrasse, les chiens qui jappent parce qu’ils sentent un courant insolite traversant les rues, les derniers exercices des musiciens dont certains ont déjà mis leur casquette de fanfare pour mieux se sentir inspirés… bref toute l’ambiance de Jour de Fête , en somme, que la terre entière a vu au moins deux fois. Eh bien, mes belins-belines, on dirait que tous les problèmes sérieux ont disparu, qu’il n’est plus question ni de faim dans le monde, ni d’exactions criminelles par les puissants sur les démunis, ni de guerres interminables, ni de chômage, ni du panier de la ménagère : c’est que chacun organise sa campagne pour la présidentielle, chacun à sa manière, par calculs méticuleux destinés à convaincre les plus sérieux, par défilé de pancartes, par harangues sonores dispersées à tout vent…Toute réflexion un peu grave sur l’état de notre société en train de s’effondrer est bannie pour quelque temps : sans vouloir se mettre d’accord bien sûr – mais le fait est là : à eux tous ils créent l’atmosphère -  les concurrents qui surgissent de tous les bords et de tous les coins se lancent dans la bataille, comme si la votation était pour la semaine prochaine…Les programmes vont s’affronter, toujours mirifiques, et tout autant les promesses : «  Il faut, nous allons, je déciderai, la transparence, l’autorité… ». Certains, surtout parmi les néophytes, s’enivreront de leur propre éloquence : reste à savoir si l’ivresse des candidats saura se transmettre aux badauds du spectacle…

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lucette desvignes
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6 juin 2016 1 06 /06 /juin /2016 09:15

         C’est qu’aux USA, dès qu’on arrive dans les contrées de l’ouest où se multiplient les diverses formes de déserts (sable, buissons de sauge déracinés et poussés par le vent, paysage lunaire, rochers marbrés selon les strates minérales…), la sécheresse devient une obsession endémique. Il n’y a pas d’eau (beaucoup d’anciens cours d’eau sont à sec, à peine visibles dans un contexte général de pierre et de rocs, les lacs souvent étendus sont des marais salants avant d’être des mers mortes comme la Vallée de la Mort) et ce n’est pas la consommation de la population qui peut remédier à cette pénurie. On s’y efforce, toutefois : il faut lire, même dans les meilleurs hôtels, les incitations à restreindre la consommation citoyenne. «Renoncez au verre d’eau glacée qu’on vous sert au restaurant à peine êtes-vous assis »  (et on vous assène la monstrueuse quantité de gallons que ce sacrifice économiserait sur l’ensemble du territoire, et on y ajoute le calcul de l’eau qu’il faudrait pour laver ces verres, avant de vous adjurer de garder vos draps et serviettes de toilette un jour de plus, de nouveau avec un gain d’eau de lessive ahurissant). Je peux aussi mentionner les consignes matinales : une douche plutôt qu’un bain, et sous la douche couper l’eau pendant le savonnage avant de rincer… Je vous le dis, dans tout l’ouest touristique c’est une obsession constante. Mais les grandes firmes y voient une occasion de magouille pulpeuse : ainsi les tractations souterraines entre cités portent sur la cession d’une nappe phréatique qu’on fait passer secrètement d’une région à une autre après achat à prix d’or. Nestlé (toujours aux aguets pour des dollars sous prétexte d’hygiène, Nestlé qui au moment du Sahel vendait en masse du lait en poudre aux Biafrais qui manquaient d’eau pour le délayer…) songe à installer une usine d’eau en bouteilles en plein Arizona, magnifique état marqué par ses étendues désertiques (Forêt pétrifiée, parcs nationaux de rochers étonnants, Monument Valley, Castle Valley…). Industrialisation massive d’un état qui n’en a que faire (puisque son « truc » c’est son imprenable splendeur qui fascine le touriste) – l’indigne projet de Nestlé vaincra-t-il les résistances citoyennes ?

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lucette desvignes
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4 juin 2016 6 04 /06 /juin /2016 08:39

         J’ai évoqué hier, mes belins-belines, la probable raréfaction des denrées alimentaires pour un avenir assez proche (je parle des populations qui se disent les plus évoluées : nous savons tous qu’en marge de nos appétits et arts de gâcher les victuailles des millions de gens crèvent de faim minute après minute, dans la pénurie absolue de quelque chose à se mettre sous la dent et sans même une goutte d’eau bonne à boire – on fait des choses pour eux, c’est vrai, il y a des bénévoles aux côtés des médecins des ONG qui se dévouent sans vouloir se laisser gagner par le désespoir, mais la  faim dans le monde est le grand cancer qui guette l’humanité). Et certes les problèmes de fourniture en viande vont devenir insolubles, et la conversion d’une grande partie de la société au végétal sera sans doute une réponse valable voire nécessaire. Mais l’eau représente encore un autre grave danger par la disparition progressive des nappes fossiles, par la  désertification des terres africaines, par le gâchis qu’on en fait sans tenir compte de ce qu’on va léguer aux générations qui montent. Les consignes draconiennes qui vous sont imposées même dans les hôtels de luxe en Californie pour la douche ou l’absurde verre d’eau glacée par lequel aucun bon Américain ne saurait démarrer son dîner au restaurant, témoignent de l’inquiétude latente des régions défavorisées à cet égard ou succombant à la surpopulation touristique. Les USA sont depuis longtemps à la pointe de la recherche en ce domaine, au niveau avoué ou secret, et peut-être aimerez-vous demain que je vous en parle…

         J’ai évoqué hier, mes belins-belines, la probable raréfaction des denrées alimentaires pour un avenir assez proche (je parle des populations qui se disent les plus évoluées : nous savons tous qu’en marge de nos appétits et arts de gâcher les victuailles des millions de gens crèvent de faim minute après minute, dans la pénurie absolue de quelque chose à se mettre sous la dent et sans même une goutte d’eau bonne à boire – on fait des choses pour eux, c’est vrai, il y a des bénévoles aux côtés des médecins des ONG qui se dévouent sans vouloir se laisser gagner par le désespoir, mais la  faim dans le monde est le grand cancer qui guette l’humanité). Et certes les problèmes de fourniture en viande vont devenir insolubles, et la conversion d’une grande partie de la société au végétal sera sans doute une réponse valable voire nécessaire. Mais l’eau représente encore un autre grave danger par la disparition progressive des nappes fossiles, par la  désertification des terres africaines, par le gâchis qu’on en fait sans tenir compte de ce qu’on va léguer aux générations qui montent. Les consignes draconiennes qui vous sont imposées même dans les hôtels de luxe en Californie pour la douche ou l’absurde verre d’eau glacée par lequel aucun bon Américain ne saurait démarrer son dîner au restaurant, témoignent de l’inquiétude latente des régions défavorisées à cet égard ou succombant à la surpopulation touristique. Les USA sont depuis longtemps à la pointe de la recherche en ce domaine, au niveau avoué ou secret, et peut-être aimerez-vous demain que je vous en parle…

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3 juin 2016 5 03 /06 /juin /2016 09:51

         Je constate depuis quelque temps (quelques mois ?) une tendance qui se généralise dans la portion du public qui regarde la pub  à la télé. Est-ce pour succéder aux réclames insistantes de foie gras qui ont rempli le petit écran jusqu’à l’écoeurement (et je parle seulement du domaine gastrique, pas du domaine moral, parce que celui-là, alors…) ? Bref, il me plaît d’imaginer que c’est en saine réaction que le végétal s’insinue dans les pubs comme il essaie de s’insinuer dans nos habitudes carnassières. Il y a même une séquence où des amis à table révèlent, à l’invité qui se régale du moelleux et de bon goût de sa viande, qu’il s’agit d’une composition aux céréales capable de tromper les plus fins palais. Et la pub se multiplie pour le retour aux sources, céréales sainement élevées sans pesticide ni OGM,  avec incitation directe : « Et si vous passiez au végétal ? » Vous pensez bien que je ne peux pour ma part qu’applaudir à cette initiative. Comme par ailleurs on monte en épingle l’excellence des mélanges reconstituants à base de quinoa, de boulgour, de blé (si bien présentés et colorés par des mélanges avec poivrons, tomates séchées, basilic ou coriandre… qu’on en mangerait), mon optimisme foncier dès qu’il s’agit d’un éclaircissement de  notre horizon ou d’un espoir humanitaire ne peut que se réjouir. Cette voie du végétal pour remplacer le criminel système carné de notre société occidentale me paraît bien aussi défendable que la culture des vers, insectes, larves, œufs de bestioles variées qu’on envisage sérieusement de plus en plus souvent dans les laboratoires pour calmer l’appétit de populations devenues innombrables…

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lucette desvignes
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