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28 octobre 2016 5 28 /10 /octobre /2016 08:12

 

 

         J’en reviens à ce étiage de mes performances et réalisations dans le cadre de mon blog (rappelez-vous bien : desidéesetdesmots). Si cela se trouve, comme on dit chez moi en évoquant une possibilité à laquelle on n’avait pas pensé plus tôt, ces chiffres dont la  découverte naïve m’amène à me gargariser comme une petite dinde (et dieu sait si c’est une comparaison fertile : qui d’entre nous n’a jamais vu une dinde se gargariser ?) font probablement hausser les épaules de pitié à toute personne mâle ou femelle ayant plus que moi l’habitude et l’habileté du tripotage d’Internet pour glaner sans cesse de nouvelles données. Sans me départir de cette ridicule naïveté qui fait sans doute une partie de mon charme, je continue à faire bouffer mes plumes de dinde en contemplant la suite du résultat des courses. Aujourd’hui c’est 703 visites, 1182 pages vues, 26 articles consultés. Oui, c’est encourageant, mais je relativise vite : les chiffres ne doivent pas augmenter selon une courbe régulière, je peux par un de mes sujets (ou son traitement) hérisser une partie des fidèles, alors s’ils me boudent mes barèmes vont chuter (et qu’est-ce que je vais bien pouvoir faire s’ils chutent en dessous de 4% ? il paraît que c’est le plus récent chiffre présidentiel…). Moi, à sa place, je ne me représenterais pas, mais à la mienne ? devrais-je dire adieu à mes belins-belines et tirer le rideau ?..

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lucette desvignes
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27 octobre 2016 4 27 /10 /octobre /2016 09:55

         Je me demande si je ne serais pas bien avisée – une fois n’est pas coutume – de me plonger dans les pages d’antan de cette vie de blog qui nous lie (oui, mes belins-belines, qui nous lie ; ça s’est fait comme ça, ça a l’air solide, et il faut bien croire que par-dessous il y a une bonne raison). Je suis sûre que j’y trouverais de bons sujets , des sujets qui vous ont ^peut-être laissés pantois s’ils traitaient du cinéma, ou que je n’ai pas approfondis (et maintenant je suppose que, vu mes efforts depuis si longtemps, vous seriez parfaitement en mesure de suivre des développements un peu plus pointus). Et puis nous avions fait de grandes séries de chasse au biotope, au profil du personnage, au décor humain… vous me suiviez sans peine déjà, je vous avais tous mis sur les bons rails. Et vous rappelez-vous la tragédie ? ses définitions, ses composantes, ses différences avec le pathétique ? Quand j’y repense, je suis fière de vous. Vous avez en quelque sorte traversé tout ça, cet enseignement peut-être sévère (mais vous savez bien que la sévérité est une forme de la tendresse, il suffit de bien savoir regarder et sentir) et vous vous retrouvez encore là ! C’est une preuve de vos qualités d’endurance, de ténacité, de souci d’amélioration de votre niveau intellectuel et, voyez-vous, cela me plaît, ces caractères-là. Je ne vous promets pas d’aller à la pêche au sujet comme on va à la pêche aux moules (puisque les gars de la ville vous ont pris votre panier, dit-on), mais un de ces beaux jours (car il fera beau, je vous le promets) on remettra du vin nouveau dans de vieilles bouteilles et j’espère que tous ensemble on va pouvoir célébrer (pas sûr d’ailleurs que tous les anciens soient là ! Tant pis ! on  fera avec ce qu’on aura !)…

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lucette desvignes
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26 octobre 2016 3 26 /10 /octobre /2016 08:09

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         Surprise, surprise ! J’ai voulu supprimer un blog qui traînait depuis longtemps, et voilà qu’il me brandit son texte sous le nez. Dès la première ligne, je constatais – grand jour pour moi – qu’après avoir stagné à 11, mon blogrank était passé à 12, puis 16, puis 17, 22 et enfin 32. C’est vous dire à combien loin cela remonte, mes belins-belines ! Certes je suis encore loin des chiffres pharamineux que certains internautes atteignent sur Internet – de même tabac que les chiffres avec lesquels on essaie de nous expliquer pourquoi les banques ont tant de mal à joindre les deux bouts. Mais les gros chiffres et moi faisons mauvais ménage, et j’aime mieux rester au niveau de la représentation toute bête, quitte à compter sur mes doigts. Pour ce matin 25 octobre, je relève au compteur 674 visites, 1139 pages vues, 24 articles. De quoi me contenter et m’apaiser, même si l’administration d’over-blog ne veut pas admettre (ou bien ne me lisent-ils jamais, sauf pour me chipoter sur la forme de mes titres qu’ils me font refaire parfois on ne sait pas pourquoi ?) que je m’appelle Desidéesetdesmots avant de me représenter par mon e-mail. Il y a pourtant bien des lunes que je brandis ce   titre, comme d’autres brandissent le Clavier cannibale, voire (mais je le cite avec méfiance et antipathie) Lesdoigtsdansla prose , que j’ai toujours envie de baptiser Lesdoigtsdansla pâte (et moins encore si mauvaise humeur, comme on dit dans les petites annonces qui recherchent le contact humain…). C’est déjà bien assez triste qu’on ne puisse pas décorer sa page avec des coquelicots : au moins sur Facebook on le peut, même si, je l’avoue en baissant le nez, je ne pratique guère ces échanges amicaux parce que je n’en ai pas le temps…

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lucette desvignes
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25 octobre 2016 2 25 /10 /octobre /2016 07:49

 

 

         Un fidèle de mon blog, dont depuis des années chaque manifestation me fait chaud au cœur, se désespère de voir l’amalgame se consolider autour des notions délicates de judaïté, d’antisémitisme, de sionisme. N’est-il donc plus permis, me dit-il, de détester le gouvernement politique d’Israël (la politique, c’est le fait des gouvernants, ce n’est pas le fait des gens en général tenus à l’écart des grandes décisions bonnes ou mauvaises) à cause de son dédain, et des plus élémentaires droits de l’homme, et de l’indignation du reste du monde devant  ses exactions ? Faut-il qu’automatiquement cette position, qui sépare avec netteté les gens et les faits politiques, soit traitée d’antisémite donc passible de punition (et devant des tribunaux français) pour attitude délictueuse ? Autant il est normal que soit réprimé le comportement  haineux, dépréciatif ou insultant envers le représentant d’une religion ou d’une ethnie « autre », autant le jugement critique que n’importe qui est amené à porter sur l’orientation politique d’un gouvernent fût-il hébreu reste absolument autorisé. Mais il est facile, pour le gouvernement en question, de se plaindre du harcèlement dont la nation juive s’estime l’objet depuis la nuit des temps : coller l’étiquette d’un délit évident sur une attitude considérée comme traditionnelle s’analyse comme l’utilisation de    cette tradition pour brouiller les cartes et permettre toutes les interprétations vicieuses. Entre l’acrimonie haineuse et aveugle d’Israël et la pleutrerie de nos pilotes quels qu’ils soient, un misérable accord se fait contre les boycotteurs, qui défendent les libertés de la Palestine sans accorder le moindre regard aux considérations religieuses. Pensez bien au nombre impressionnant de Juifs d’Israël qui protestent contre leur gouvernement, et, par conséquent, se font traiter comme traitres à la nation (d’où emprisonnements indéterminés, sévices, tortures etc.). Il y a un abîme entre être anti-israélien (hostile à tout ce que fait ou décide le gouvernement d’Israël avec son effrayante armée) et être antisémite, càd ouvertement anti-Juif . Et certes il y a beaucoup d’antisémites de nos jours, càd d’anti-Juifs sans distinction ni réflexion sur le sujet, par tradition sotte et aveugle, mais il y a de plus en plus d’anti-israéliens et il n’y a aucune raison de les confondre.

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lucette desvignes
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24 octobre 2016 1 24 /10 /octobre /2016 08:27

 

          Dans la catégorie politiques-politiciens-politicards, il y a des fonceurs : pensez à Rocard, trépignant devant l’inertie de Mitterand et annonçant au monde qu’il se présenterait à la Présidence si le patron ne se présentait pas. Manœuvre audacieuse, imprudente, casse-gueule s’il en est : la carrière rocardienne, malgré l’indiscutable succès de l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie, se suicidait du même coup. Je ne sais pas si Manuel Valls s’inspire de ce pas de clerc pour sa gouverne : toujours est-il que depuis quelques jours il développe une tactique d’une extrême subtilité qui ne trompe personne. Comme il suppose que sa personnalité est crédible lorsqu’il martèle ses mots en démontrant qu’il sait forger ainsi l’acier victorieux (pardonnez à une vieille dame ce souvenir fugace des campagnes anti-nazi du début de la  drôle de guerre), il aboie avec force, avec aussi force pauses, accents signifiants, effets vocaux : le tout pour charmer et même convaincre (mais ses partisans sont déjà dans la poche dès qu’il a prononcé Autorité et Sécurité, même s’ils ne savent pas trop ce qu’il va advenir de la police et s’il faut se ranger derrière elle ou l’affronter). C’est le premier temps : N’ayez pas peur de moi, c’est moi le grand rassembleur, Emmanuel, Benoît, Arnaud,  vous m’entendez ?. Puis suit le chef d’œuvre de finesse dans l’entourloupe : non pas un « J’y va-t-‘y, J’y va-t-y pas ?» comme dans le chibreli chibrela bressan , ce qui, sans s’adresser à nous parce qu’il entend se décider tout seul, traduit un vague à l’âme : « Celui dont je ne vous parle pas mais suivez mon regard, ma loyauté m’oblige à attendre qu’il parle, mais vous savez bien que même s’il parle il parlera en Normand, ni ouic ni ouac, de manière qu’on ne puisse deviner ce qu’il souhaite, alors devant ce que moi j’appellerai un manque je m’avancerai à sa place, mais pour une fois je ne parlerai pas pour lui, je parlerai pour moi, tonnerre de caramba ! ». Attendons les trois coups du brigadier : le spectacle en vaudra la peine.

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lucette desvignes
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22 octobre 2016 6 22 /10 /octobre /2016 10:19

         Les sables mouvants relèvent certainement, dans le domaine des agressions  commises par le milieu naturel, de  la plus hideuse hostilité qui soit. Imaginez cette lente, inexorable absorption  de la proie par un mécanisme qui fonctionne tout seul, cette succion progressive impossible à entraver, cet engloutissement tranquille sans mastication, comme si l’absence de mâchoires munies de dents était encore plus horrible d’être remplacée par ce tourbillon des profondeurs dont on ne perçoit que la surface, en maëlstrom glouton qui annihile tout effort de protestation, toute stratégie de défense, toute lucidité dans l’épouvante. Je n’ai jamais oublié ces sables mouvants de Sologne où des chasseurs avaient retranché une jeune Anglaise qu’ils ont regardée jusqu’à la fin s’enfoncer dans la mort, probablement en punition de ses refus de leurs avances, je ne sais plus, mais le fait-divers était bestial de bout en bout. On a du mal à ne pas frémir dès qu’on évoque pareille fin. C’est pourquoi, contrairement à mon habitude d’implacable sévérité à son égard, je me sens un peu remuée rien qu’à imaginer notre piteux pilote naufragé dans les sables mouvants : on peut être curieux, voire fasciné du spectacle, pourtant de constater  ses pauvres appels au secours, ses pauvres petits cris, ses pauvres petites gesticulations qui sont happés par l’appareil dévorant qu’il a construit de toutes pièces autour de lui, on pourrait presque (mais je dis bien presque) avoir pitié de lui.

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lucette desvignes
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21 octobre 2016 5 21 /10 /octobre /2016 10:33

         Quelqu’un qui chez moi tombe sur une pile de grandes enveloppes « d’allure humanitaire » non ouvertes s’étonne :  « Vous n’ouvrez pas votre courrier ? ». Tranquille , je dis Non, ce qui ne laisse pas d’étonner, comme on disait au Grand Siècle. Car je sais ce qu’il y a dans toutes ces enveloppes envahissantes : même refrain partout, comme au temps de De Gaulle les manifestations ouvrières : « Charlot, des sous ! ». Je ne suis pas Charlot, mais je suis assaillie comme telle de tous côtés (et je connais bien tous ces côtés, croyez-moi : j’en pratique 21, ce qui donne un bel éventail d’origines pour mes correspondants). J’ai commencé, avec chacun  par les dons ponctuels, puis j’ai dû passer au prélèvement mensuel automatique (qui devait vous garantir la fin du harcèlement, la raréfaction du courrier de sollicitation, bref l’oubli entre deux ^ponctions : rien de tel ne se produit jamais) – mais le système une fois bien enclenché, càd une fois qu’on a trouvé en vous une bonne poire, marche tout seul. A savoir, qu’on vous garde pour les ponctuels exceptionnels d’urgence (catastrophes, inondations, séismes, tsunami, sauvegardes diverses), ce qui non seulement ne réduit pas votre courrier mais même se permet des redites, des relances, des insistances, presque des désignations du doigt pour votre inertie qui remplace  honteusement ce qu’on attendait de vous, l’obtempération au quart de tour, l’ouverture du portefeuille, le dépouillement absolu. Après vérification du système (ils font tous la même chose, c’est dans la logique des sollicitations caritatives) je laisse sans réponse ces courriers abusifs, et je le fais sans la moindre gêne. Je pense à l’homme à la cervelle d’or, qu’on abandonne une fois qu’on a gratté à l’ongle l’ultime parcelle du métal précieux – une variante anatomique de la cruche qui se casse tant va-t-elle à l’eau…

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lucette desvignes
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20 octobre 2016 4 20 /10 /octobre /2016 08:51

 

         C’est une piteuse incitation à admirer Duvivier que de présenter La Belle Equipe comme son chef-d’œuvre : on se demande avec consternation ce que doivent être ses films  qui ne sont pas ce chef-d’œuvre, et quand on a, entre autres, le souvenir des Don Camillo en effet on peut frémir. Il y a d’abord la conviction qui, normalement, doit soutenir le film en en faisant le reflet de l’époque, et on s’étonne de voir Duvivier s’intéresser à ce moment historique inspiré par le Front Populaire – mais la version pessimiste restaurée (seule ?) laisse transparaître son manque d’élan personnel, après avoir sacrifié à la constitution sympathique d’un groupe de travailleurs enfin libres d’œuvrer ensemble à une réussite exaltante mais condamnée en son essence. Le tout devient un horrible mélo où la bonne franquette pour « faire à l’ordre du jour » se joint au pire scénario sentimental avec Gabinages d’époque et garce fatale ignorant malgré ses roulements d’yeux coquins l’ABC de la nuance élémentaire. Même pas utilisable comme documentation sociologique : les sentiments sont faux (et font jouer les personnages de manière atroce) et les mouvements de foule (les ouvrières s’égaillant hors du car, les jeunes femmes en tenue de dimanche pour l’inauguration de la guinguette) sont piètrement réalisés. On est loin de Renoir, si loin… Et, côté simplement artistique, ce n’est pas La Fin du Jour  qui va relever ce niveau plancher : certes un rassemblement de vieux comédiens doit ignorer le naturel et parler théâtre, mais précisément il faudrait présenter cette « déformation » due au métier avec doigté et finesse, ce qui est loin d’être pratiqué ici. Je ne croyais pas être aussi déçue, donc si sévère dans mon jugement, en retrouvant La BelleEquipe qui m’avait plutôt laissé une impression acceptable à la vision de naguère.

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lucette desvignes
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19 octobre 2016 3 19 /10 /octobre /2016 08:28

         Il n’est pas nécessaire d’évoquer la chanson du maçon chantée par la voix de Maurice Chevalier (qu’y a-t-il là-bas au fond ? On ne suit pas ? Je ne peux pas m’arrêter à chaque instant pour entrer dans les détails de vos insuffisances, mais regardez dans les livres d’histoire où on vous parle de Vichy, Pétain et Cie : vous trouverez Maurice Chevalier et son engouement pour Travail, Famille, Patrie) pour se sentir tonifié lorsqu’on aperçoit une maison en train de s’édifier : on bâtit, c’est bien, c’est signe de santé – « Quand le bâtiment va, tout va ». Mais ça dépend du pays, finalement. Ne venez pas me dire qu’en Israël tout va bien puisque les colons construisent : construire sur des ruines, et des ruines qu’on a effectuées soi-même avec son bulldozer et la protection de l’armée (c’est donc bien vrai que Tsahal a une mission protectrice ? Vous savez, je ne l’aurais jamais cru) ça ne peut pas s’appeler du beau travail, c’est même ignoble. Vous iriez faire sauter la maison de votre voisin, vous,  sous prétexte qu’elle est sise, comme on dit, au milieu d’un bel espace arboré qui jouxte le vôtre et qui vous fait envie ?  afin que, une fois débarrassée de ses habitants ainsi poussés hors champ (n’importe où, s’ils trouvent), vous puissiez en prendre possession aux yeux du monde entier et reconstruire à votre idée ? Bien sûr que non, je vous fais confiance (d’ailleurs si vous êtes d’avis contraire, je vous prierai de suivre les flèches indiquant la sortie – merci). Mais un bulldozer peut aussi servir à autre chose que démolir une maison : une nouvelle application par les commandos de choc israéliens vient de voir le jour. Avec un bulldozer on peut éventrer une citerne, on peut la combler, c’est un nouveau jeu sur le billard   cisjordanien. On pourrait même imaginer des concours entre équipes, puisque tant qu’il restera une goutte d’eau en Palestine pour les Palestiniens, ces pauvres Israéliens n’auront jamais la paix, avec tout ce pain sur la planche.

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lucette desvignes
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18 octobre 2016 2 18 /10 /octobre /2016 11:52

         Les célébrations publiques, officielles, parfois solennelles, des anniversaires les plus importants pour la planète, pleuvent sur les étranges lucarnes du monde comme cette effarante et monstrueuse pluie de grenouilles qui conclut un film dont pour l’instant le nom m’échappe mais qui pendant cette longue séquence vous glace d’horreur et de dégoût (sans négliger la question technique : comment ont-ils bien pu réaliser cette plaie d’Egypte non répertoriée ? ni la question humanitaire : comment aurait-on pu éviter le martyre de tant de grenouilles, s’aplatissant sur les toits, écrasées sous les bottes qui dérapent, collées contre les pare-brise, empalées sur les pointes des grilles, empilées comme d’affreux grêlons avec un sens mythique caché qu’on découvre mal ?). Certaines célébrations, moins terrifiantes, se font à grand renfort de fanfares, de drapeaux, de discours, parfois de chefs d’états réunis ^pour la photo de famille mais évitant la poignée de mains devant les caméras. Et puis il y a les célébrations privées, celles qui se font entre soi, par deux ou trois avec, pendant le temps qu’il faut, le recueillement qu’il faut, la communion dans la peine après tant de décennies ravivée – mais quel bonheur lorsque les dates coïncident, la mort la naissance, la disparition la venue au jour, la douleur la joie, le déchirement la tendresse ! L’impression que le cycle de la vie est en train de reboucler sa boucle, que rien n’est perdu à jamais, que les cicatrices sont enfin fermées sous les caresses du temps…

 

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