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6 septembre 2016 2 06 /09 /septembre /2016 11:57

         Quand on se penche sur le problème des soutiens qu’Israël trouve aux USA et sur lesquels il peut compter jusqu’à l’aveuglement complet, on pense bien sûr d’abord aux Juifs de New York, en grande proportion si riches, si obstinément attachés à leur foi ou même simplement à leurs traditions, tout autant que le sont les classes beaucoup plus modestes, les petits artisans, les commerçants, immigrés depuis l’Europe centrale ou l’Est Européen, restant groupés sans ouverture sur un public plus vaste et fidèles à Israël sans suivre l’actualité du monde  ni l’évolution de l’histoire, mais qui voient en le pays des Hébreux une nation qui les protègera sans défaillance. Et il est exact que des associations juives capables de financements illimités ou presque se mêlent de très près à la politique du pays de leurs ancêtres. Mais cette vision est surtout celle que la tradition a instaurée et imposée au monde. En réalité de nombreuses formations religieuses ont depuis longtemps exprimé leur indignation de voir Israël s’affirmer comme un état voyou qui continue ses exactions sans tenir compte des blâmes renouvelés avec mollesse par l’assemblée universelle On ne pense pas à elles comme opposantes  à l’état juif, mais on a bien tort. Car l’Alliance des Baptistes, l’Eglise luthérienne évangélique américaine,  la Conférence catholique des Supérieurs majeurs d’ordres masculins, les Unitariens universalistes, l’Eglise du Christ, les Presbytériens, les Méthodistes, les Ménnonites, les Quakers…ne me dites pas que cela ne fait pas du monde ! Et partout à travers le pays de l’Oncle Sam se manifestent les Actions économiques de conscience qui sont tout simplement nos BDS européens (Boycott Désinvestissement Sanctions). Alors on se sent réconforté quand on fait ce bilan ; les baddies ne triompheront pas sans impunité, même s’il faut attendre…

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lucette desvignes
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5 septembre 2016 1 05 /09 /septembre /2016 11:31

       Le temps de ce matin est strictement celui qu’on attendait pour la rentrée des classes : tristounet, sans soleil, sans pluie non plus, donc aucune excuse pour ne pas regagner sa nouvelle classe, sa nouvelle place, ses nouveaux copains ou copines. Il n’y aurait, s’il s’agissait encore d’un jour de vacances, aucune incitation à la fugue, aucune inspiration pour l’une de ces idées de génie qui vous viennent pendant l’été, escapade en contrebande, grosse sottise, gros dégâts, grosse expérience de la découverte ou de la liberté. Il est difficile de faire des comparaisons avec d’autres rentrées des classe, celles d’autrefois, celles de plus loin encore, quand les élèves, pour gagner la petite école qui assurait l’enseignement de six à douze ans, faisaient à pied cinq ou six kilomètres en portant une bûche pour alimenter le poêle, que le maître n’allumait que s’il faisait vraiment froid. Bonne excuse que les doigts gelés pour expliquer les lettres mal formées, les pâtés, les becs de la plume s’accrochant dans le papier de la page et faisant des trous…Mais l’enseignement était de première catégorie, et le Certificat d’Etudes garantissait une formation solide et vaste – sans toutes les fioritures et détails fouillés que le collège prenait à son compte, mais au moins personne ne faisait de fautes et se révélait un lecteur passionné, tandis que les nouveaux collégiens, sauf exceptions, écrivent mal, sans aucun sens de l’orthographe et au lieu de lire passent leur temps aux jeux video qui les abrutissent.

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lucette desvignes
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3 septembre 2016 6 03 /09 /septembre /2016 10:38

         Lorsque DSK (vous n’avez pas, j’espère, oublié ce nom prestigieux qui a fait le tour du monde des nouvelles craquantes, il y a quelques années ?) lorsque DSK, donc, renonçait maladroitement à la présidence de la République de chez nous (car il aurait été élu, sûr de sûr, à tel point que la gelée blanche s’était répandue sur le parterre des candidatures – ça n’est pas comme de nos jours, où les candidatures fleurissent de tous côtés) mais qu’il préférait, chacun ses goûts, conter fleurette aux femmes de chambre africaines, il devait avoir renoncé à sa question matinale, celle qu’il avait confiée mainte fois aux interviewers de tout poil. « Qu’est-ce que je vais bien pouvoir faire aujourd’hui pour aider Israël ? ». Et certes il pouvait faire tout un tas de choses, avec son influence, sa carrure diplomatique et sa fortune. Je ne sais pas si, après tous ses malheurs, il se pose toujours la même question au réveil. Mais je lui ai emprunté cette sage disposition à ancrer sa journée sur une ligne de conduite valable jusqu’au soir. C’est seulement le rituel matinal que je lui ai emprunté, parce que mon texte et le sien sont différents au point d’en être incompatibles, attendu que mon souhait        le plus fervent se formule ainsi : « Qu’est-ce que je vais bien pouvoir faire aujourd’hui, avec mes faibles moyens et sans influence ni diplomatique ni politique, pour venir en aide à la Palestine ? »

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lucette desvignes
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2 septembre 2016 5 02 /09 /septembre /2016 11:18

         Au Bangladesh la situation du ravitaillement en eau potable est en soi une catastrophe : le sous-sol du pays  contient de l’arsenic sur pratiquement tout le territoire, ce qui rend l’eau non consommable sans danger. La population sait bien que l’arsenic est un poison, enfants et adolescents se plaignent souvent de maux de ventre, mais comment pourraient-ils se passer de consommer cette eau ? Car ils ont une autre solution : des étangs, nombreux, pourraient servir d’autre source d’alimentation, mais… la ^pollution naturelle cause elle aussi toutes sortes de maladies  dont les générations les plus jeunes sont durement affectées. On ne sait combien de temps la situation devra s’éterniser : qui se soucie du problème de l’eau au Bangladesh ? Mais cette rigueur inhospitalière vis-à-vis de ses autochtones semble dans l’ordre des choses depuis toujours : ils ont de l’eau, mais elle leur est funeste et les contamine. On ne peut que déplorer pareil agencement des données vitales d’une population – et tenter d’y remédier par une intervention internationale sans grande efficacité. Dans la vallée du Jourdain au contraire, la nature a semblé généreuse malgré la proximité du désert : il y a de l’eau en abondance et la région est luxuriante. Un plan tordu et criminel d’épuration ethnique, fondé sur l’expulsion des Berbères et des Bédouins pour pouvoir installer à leur place des colonies israéliennes, se renforce de manière imparable par le détournement de l’eau, qui ne laisse place qu’à la désolation et à la misère des cultures palestiniennes, tandis que les colonies prospèrent de cette manne volée aux légitimes occupants et propriétaires des lieux. On plaint le Bangladesh d’avoir  reçu de si pauvres dons dans son berceau, on s’attriste de profonde compassion. Quant aux Israéliens qui se voient privés de leur eau essentielle au profit d’usurpateurs qui les haïssent, c’est avec colère qu’on constate dans quelles conditions un occupant de style nazi les amène à vivre, oui  c’est avec indignation qu’on voit s’institutionnaliser un plan d’expulsion progressive et inique auquel  seule la pleutrerie des pays spectateurs du reste du monde permet de se confirmer et de prospérer. Pas de quoi être fier pour Israël, promoteur de la stratégie.

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lucette desvignes
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1 septembre 2016 4 01 /09 /septembre /2016 12:13

         Autour de vous, mes belins-belines, je suis sûre que sans avoir à chercher vous trouvez un parent, un ami, une connaissance du quartier que la maladie tueuse de notre époque a condamné. Les rangs de la camaraderie s’éclaircissent, au fur et à mesure que vous prenez de l’âge vous avez l’impression que vous émergez à un niveau où peu peuvent vous suivre, laissés qu’ils sont sur le bord de la route tandis que vous continuez cahin-caha votre petit bonhomme de chemin, certains que vous êtes que la solitude autour de vous est destinée à se creuser, que les places autour d’une table de famille ou de joueurs de cartes vont afficher des vides. Et naturellement s’engendreront pour vous  mélancolie, regrets, sentiment d’abandon. Sentiment d’injustice aussi, et même pesanteur d’un remords, comme si vous étiez coupables de cette survie dont  vos voisins ou êtres chers n’ont pas pu profiter – mais tout de même vous n’êtes pas responsable de votre longévité… Cette sensation de traitement préférentiel à vous accordé ne peut que vous disposer à mieux compatir aux misères de tous ceux qui sont touchés par la maladie et la souffrance. C’est ce que je fais, à chaque instant – mais je dois aussi vous dire que je ne trouve jamais les mots de désécration, de condamnation au mépris éternel et aux tourments de l’enfer assez efficaces pour rendre mon sentiment de dégoût concernant  Benyamin notre cousin presque frère, et que pour me sentir mieux à l’aise pour continuer ma journée il me faut appeler sur sa tête, officiellement protégée de toutes accusations par ses pairs comme par le reste du monde, la masse des douleurs, souffrances, tortures, humiliations, désespoirs et désolations diverses dont ici-bas sont frappées tant de victimes innocentes sur lesquelles la maladie a jeté son dévolu aveugle. Oui, j’aurais besoin de savoir que tout cela va fondre sur lui et son indignité dans le temps d’ici-bas qui lui reste. Oui, qu’on le sache bel et bien avant  qu’il ne passe   chez ses ancêtres, afin qu’on puisse se réjouir.

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lucette desvignes
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31 août 2016 3 31 /08 /août /2016 13:25

         Paf ! Voilà encore le parpaing  Macron qui dégringole du mur,  que c’était même déjà un mur rudement fissuré, à preuve trois ministres qu’avaient pris la clé des champs (ça faisait déjà un bon bout de temps, pourtant ils continuaient tous les trois leur petit traintrain de discours dans la coulisse, mais attention ! pas pour cimenter l’union, pas du tout, au contraire pour faire entendre des voix de critiques en s’arrangeant pour proclamer que les choses n’allaient pas pouvoir durer plus longtemps). Sûr et certain que n’importe qui qui se trouverait à la tête de l’Etat depuis plus de quatre ans aurait tout juste l’idée d’en finir au plus vite et d’aller planter des choux et des capucines dans son carré de culture bio. Mais faut croire que le présent timonier a rudement envie de se cramponner : tout le monde le bourriaude, on le siffle quand il va prendre son bain de foule qu’il en ressort à peine mouillé, avec des œufs sur le pire de ses ministres qui marche à ses côtés, c’est la veste du ministre qui prend mais c’était peut-être bien le chef qui était visé. En tout cas il continue à parler, il se montre même tout le temps, dès qu’il y a quelque chose qui passe de travers on le voit, il parle à la France, il dit rien du tout, ça n’arrange pas la courbe du chômage depuis près de quatre ans, justement, qu’il nous annonce que ça recule et qu’on est en pleine embellie. Y n’y a vraiment que lui qui ne voit pas les choses, ses sous-fifres ils lui disent rien, lui y voit tous les matins sa même fiole dans sa glace donc c’est la preuve que rien ne change, il voit donc pas pourquoi il ferait autre chose que ce qu’il a toujours fait depuis quatre ans : faire des promesses et tout de suite agir en sens contraire, se réjouir que tout aille vers le mieux, pas voir qu’autour de lui les rangs s’éclaircissent et que même ses rats fidèles quittent le navire. Ceux qui restent sont pas contents que Macron ait tout abandonné, pasque ça va faire un concurrent de plus pour la Présidence et que ça risque de gêner notre accroché qui se cramponne. Au final y en a que deux de contents (le reste ils rigolent) : le chef pasqu’il affûte déjà ses armes pour repiquer au truc, et M’sieu Sapin, qu’ a enfin obtenu son jour de gloire mais que c’est piteusement plutôt que dans la gloire. Tant pis : tout ce qui se ramasse c’est bon à prendre.

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lucette desvignes
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30 août 2016 2 30 /08 /août /2016 10:14

         Je ne peux pas arriver à comprendre comment un gouvernement qui s’est dit de gauche (restait bien sûr à vérifier qu’il ne s’était pas trompé d’étiquette en s’affichant : la proclamation euphorique d’un Macron « Je ne suis pas socialiste » donne un aperçu cocasse du regroupement de dirigeants auxquels il s’était rallié naguère), qui a fait repentance des horreurs du colonialisme, qui a plus ou moins l’air de défendre les droits de l’homme (quitte à mettre sous clé son opinion si au moment des arrangements de ventes d’armes aux pays qui pratiquent l’esclavage l’intérêt marchand de la France devait en souffrir) et qui malgré tout reste plus ou moins une espèce de démocratie, a décidé (mais c’est venu de fil en aiguille : depuis que la douce Alliot-Marie l’a fasciné avec sa science des amalgames et son autorité anti-arabe, notre chef vénéré ( ?) brûle de faire autant et mieux qu’elle) de chercher son modèle de fermeté dans la conduite d’une situation explosive qui le dépasse. Tout époulaillé de la situation, comme on dit à Saint-Etienne, il se tourne vers le seul collègue qui semble conserver quelque estime pour notre  pays (c’est vrai : le reste du monde nous méprise et nous prend en pitié). Cet exemple choisi, c’est le chef d’un pays totalitaire, calquant ses procédés d’épuration ethnique sur les nazis, pratiquant l’apartheid avec panache,  se livrant aux pires exactions sous prétexte que la Shoah lui donne le droit d’écraser les occupants de la Palestine où il s’est de facto et non de jure lourdement installé, à la barbe de l’univers, dans la haine et la violation de tous les acquis de l’humanité.  Oui, voilà ce que ce pauvre gouvernement à la dérive s’est choisi comme modèle pour venir à bout, sinon des attentats, du moins des grèves et des mouvements sociaux : de la poigne ! de la haine ! de la violence ! le tout décidé à l’aveuglette puisqu’il y a déjà belle lurette qu’il a perdu la vision et la tête.

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29 août 2016 1 29 /08 /août /2016 10:10

         Vous allez dire, mes belins-belines, que je me consacre au sport bien souvent depuis quelque temps – et vous imaginez peut-être que je me suis laissé fasciner par les  JO de Rio. Rien ne serait plus faux : j’ai aimé et pratiqué le sport dans ma jeunesse, j’ai mon Brevet Sportif Populaire, et j’ai longtemps cru que le sport préservait de la tentation de la drogue – grossière erreur dont je me suis vite aperçue mais non consolée. Le monde du sport m’apparaît comme une perversion des données antiques, le désir de gagner à tout prix ouvre d’abominables perspectives et les organisations mafieuses de par le monde qui s’engraissent du sport et de ses annexes me semblent repoussantes et odieuses. Si j’ai amené le taekwondo dans le champ de nos entretiens, et si aujourd’hui je vous parle football encore, c’est selon un fil rouge facile à détecter dès qu’on me connaît quelque peu.  Je vous ai narré la récupération éhontée et grotesque de la médaille d’or d’Ahmad Abu Gosh le Palestinien par Israël chantant haut et fort la gloire de son cher fils, l’enfant du pays. Je voudrais ce matin vous compléter le tableau, ce qui vous donnera une idée de la manière dont fonctionne le monde contemporain : le Celtic, cette équipe écossaise de foot qui s’était permis (oui !) d’accueillir l’équipe israélienne avec un stade plein de drapeaux palestiniens, est menacée de suspension voire d’interdiction de matches par la FIFA, la fédération internationale du football qui se charge de faire régner la morale dans l’univers sportif (Platini etc.). Je suppose que notre ami cousin presque frère a dû faire entendre sa douce voix persuasive pour faire tonner la FIFA en ses lieu et place comme l’arbitre de la pensée politique unique à proposer et imposer au public : comme quoi un si petit pays peut avoir, tel une pieuvre, des tentacules démesurés atteignant loin. Mais si au temps des Travailleurs de la Mer Gilliat pouvait être menacé dans sa vie par un poulpe géant, le monde juste de nos jours peut tenir tête, même s’il a bien du mal, au totalitarisme d’une nation-grenouille qui veut se faire plus grosse que le bœuf.

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lucette desvignes
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27 août 2016 6 27 /08 /août /2016 08:13

         Ne me demandez pas ce qu’est le taekwondo : je l’ignorerai jusqu’à la fin de mes jours, donc je suis incapable de vous renseigner. Mais je peux vous dire que la médaille d’or dans cette mystérieuse discipline a été gagnée par Ahmad Abu Gosh  vendredi à Rio – et là je peux vous donner de l’information. C’est un jeune athlète palestinien, né en Jordanie dans le camp de réfugiés d’Al-Nasser, aux environs d’Amman ; ses grands-parents ont été expulsés de leur village d’Abu Gosh en 1948 en même temps que les habitants de trois ou quatre centaines de villages similaires, et n’ont pu depuis cette date regagner leurs pénates. La famille d’Ahmad vit donc dans ce camp où il a grandi, et c’est dans un regroupement sportif palestinien de Jordanie qu’il s’est entraîné jusqu’à la médaille. Jusqu’ici on peut se contenter de félicitations pour son obstination, son courage, ses qualités d’athlète s’entraînant dans des conditions difficiles. Mais je vous ai réservé le plus beau pour la fin. Israël, dont les footballeurs se sont fait huer en Ecosse la semaine dernière par les fans du Celtic, célèbre à cor et à cri l’exploit de son fils  ! Toute la presse se glorifie de compter parmi les enfants du pays pareil gymnaste, encore faut-il lui inventer une souche israélienne pour que ces chants de gloire puissent avoir quelque allure admissible, aussi fait-on de ses ancêtres de valeureux israéliens qui se sont installés en Jordanie il y a quelques décennies. Où l’abjection va-t-elle se loger ? Ces ficelles de plus en plus grosses (comme le fait de laisser ouvertement appeler Jerusalem la capitale du pays – ce à quoi nos chers médias s’empressent d’ajouter foi et voix : ils aident ainsi à la campagne d’anticipation du gouvernement israélien qui veut familiariser l’univers avec ce que souhaitent les fanatiques  hébreux, c’est-à-dire l’annexion pure et simple du territoire palestinien ou ce qu’il en reste) n’ont heureusement pas sur le public l’effet escompté : la célébration d’Ahmad Abu Gosh comme enfant d’Israël aura sans doute du mal à passer.

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26 août 2016 5 26 /08 /août /2016 07:39

         Il n’est alors plus question de gauche ni de droite, mais du regroupement,  plus ou moins bien cimenté par les à-coups de l’actualité, de tous les civils irrités de la rupture du traintrain accoutumé métro-boulot-dodo. Ainsi soutenu par ceux que De Gaulle appelait « les veaux », un gouvernement aussi lamentablement branlant que le nôtre, lequel risque chaque matin de s’effondrer avant le soir (avez-vous vu Macron déclarer au Puy du Fou qu’il n’était pas socialiste ? comme si  çà n’était pas une évidence… mais en fait c’est un coup de poignard aux responsables de Matignon et de l’Elysée) se sent attaqué de toutes parts, surtout de l’intérieur. Parfait : notre nautonier enfonce son bonnet jusque sur les yeux pour améliorer sa vision du monde et organise la chasse de tous ceux qui ouvertement l’affrontent. Ne pas le suivre, ne pas l’acclamer, refuser de croire en lui : autant de mouvements d’humeur qui autrefois ne figuraient pas sur la liste des délits et qui prennent le chemin de la criminalisation, les voies de fait des policiers contre les manifestants leur attirant plus de félicitations que de blâmes.  Surtout, comme il ne voit rien, il se cramponne dans le noir à une admirable autorité, l’autorité de sac et de corde de son ami cousin presque frère, qu’il s’essaie humblement à copier par des mesures fascisantes triant l’ivraie du bon grain : tout ce qu’il peut faire pour plaire au cousin presque frère, emprisonnements condamnations amendes (une faible imitation de ce qui se passe chez le cousin, mais un bon début vers un autoritarisme qu’il ne pourra jamais réussir à atteindre – on peut toujours rêver). Ainsi, alors que l’Etat devrait apaiser la peur des citoyens en leur garantissant réellement protection, il trouve dans l’entretien et la culture de cette peur le fondement essentiel de sa légitimité. On pourrait imaginer mieux.

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