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7 février 2015 6 07 /02 /février /2015 09:46

 

Ce matin je vous fais défaut,

Oui mes belins, oui mes belines,

Car j’ai rendez-vous, il le faut,

A Beaune avec de l’aspirine.

 

L’aspirine n’est pas pour moi :

Elle est pour tous ces volontaires

Qui affrontent les dures lois

De l’orthographe ou la grammaire.

 

Je ne devrais pas m’en vanter,

Mais ces pièges que j’accumule

Sont dus à ma sévérité

Puisqu’on s’adresse à ma férule

 

Afin de concocter au mieux

Une dictée pleine d’embûches 

Qui fassent s’arrondir les  yeux

Des candidates qui trébuchent

 

Devant les pluriels, les accords,

Les si, les mais de toute espèce,

Les subjonctifs d’esprit retors…

Que de pièges ! Oui, la paresse

 

De l’esprit n’a que faire ici :

Il faut plutôt qu’elle s’apprête

 Pour être capable, au jour dit,

A ces défis de tenir tête…

 

J’ai négligé les candidats,

Mais ils sont tout pleins de vaillance,

Ils veulent voir ce que sera

 Le niveau de leur résistance

 

A ces tortures du cerveau

Qu’on leur impose avec tendresse :

Ne m’en voulez pas, mes agneaux !

Dans la dictée, trouvez l’ivresse…

 

 

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lucette desvignes
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7 février 2015 6 07 /02 /février /2015 09:40

 

Ce matin je vous fais défaut,

Oui mes belins, oui mes belines,

Car j’ai rendez-vous, il le faut,

A Beaune avec de l’aspirine.

 

L’aspirine n’est pas pour moi :

Elle est pour tous ces volontaires

Qui affrontent les dures lois

De l’orthographe ou la grammaire.

 

Je ne devrais pas m’en vanter,

Mais ces pièges que j’accumule

Sont dus à ma sévérité

Puisqu’on s’adresse à ma férule

 

Afin de concocter au mieux

Une dictée pleine d’embûches 

Qui fassent s’arrondir les  yeux

Des candidates qui trébuchent

 

Devant les pluriels, les accords,

Les si, les mais de toute espèce,

Les subjonctifs d’esprit retors…

Que de pièges ! Oui, la paresse

 

De l’esprit n’a que faire ici :

Il faut plutôt qu’elle s’apprête

 Pour être capable, au jour dit,

A ces défis de tenir tête…

 

J’ai négligé les candidats,

Mais ils sont tout pleins de vaillance,

Ils veulent voir ce que sera

 Le niveau de leur résistance

 

A ces tortures du cerveau

Qu’on leur impose avec tendresse :

Ne m’en voulez pas, mes agneaux !

Dans la dictée, trouvez l’ivresse…

 

 

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lucette desvignes
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6 février 2015 5 06 /02 /février /2015 09:15

         Autant je suis restée de marbre devant Match Point, pourtant auréolé d’un consensus plus que favorable, autant je me suis réjouie hier soir de ce Scoop, délicieuse fantaisie qui jongle avec l’après-vie et la magie et qui n’a pas la prétention de « faire » dans le mélodrame bourgeois en porte à faux, avec des psychologies sans vérité et une intrigue trop facilement menée, en dehors de toute réalité. Qu’un magicien, ayant enfermé sur scène dans sa guérite trafiquée une volontaire sortie du public, rouvre cette porte après que la volontaire a reçu d’un journaliste tout juste décédé les données du scoop qu’elle va ensuite tâcher de mener à son terme, donne à notre Woody l’occasion de se montrer comme on l’aime, c’est-à-dire bredouillant, changeant d’idée à la minute, extravagant dans ses inventions d’identité ou de comportement. Drôle de couple que cette journaliste en herbe, décidée à percer sur la piste du « Tueur aux Tarots », flanquée de ce magicien « pour goûter d’enfants » (ainsi décrit-il lui-même ses limites) et lancée sur la piste dangereuse d’un flirt poussé avec le fils de lord qui tue les brunes aux cheveux courts. Blonde aux cheveux longs, elle ne s’expose guère dans la première phase de son enquête, qui veut dire insertion par la galanterie dans ce milieu aristocratique où Woody et  sa créature se font naturellement remarquer. Tout s’arrange, la journaliste prouve (le cœur gros) que  le fils de lord est un serial killer : la voilà lancée, tandis que le pauvre Woody, qui pour voler à son secours a inséré sa voiture dans un platane, passera son éternité à enseigner à ses compagnons d’infortune qui s’ennuient dans l’après-vie ses plus étonnants tours de cartes. C’est quand même dans cette légèreté d’une enquête policière un peu cocasse que le réalisateur excelle, comme par exemple dans ce « Crime mystérieux à Manhattan » qui rafle tous les suffrages et que je vous conseille de ne pas rater la p^rochaine fois.

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lucette desvignes
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5 février 2015 4 05 /02 /février /2015 10:28

         « Il y a des anniversaires qu’on ne célèbre pas », dit mélancoliquement une pub des Restos du Cœur : en effet, voilà trente ans qu’ils marnent pour tâcher de donner ce dont ils disposent à ceux qui manquent de tout, et la joie n’est pas présente comme elle l’est lorsqu’on se réjouit en famille ou entre copains des seize ans d’une adolescente, des vingt ans d’un pote, des quarante ans d’un père de famille fêté par sa progéniture, ou des cinquante-six ans de mariage d’un vieux couple. J’ai connu tout cela, même les cinquante-six ans de mariage – ça s’est arrêté là. D’autres anniversaires sont plus douloureux et se souhaitent en apartés solitaires – treize ans déjà, quarante ans  déjà bientôt, cinquante-huit ans déjà, comme le temps passe…Et on constate quand même qu’on est toujours là, que les vides se creusent autour de vous, de plus en plus nombreux, et qu’on ne peut même pas deviner quand ce sera votre tour de tirer votre révérence. J’ai toujours le même étonnement lorsque je date un chèque : oui, 2015, alors que je pensais toujours – et sans chagrin – que je ne verrais pas l’an 2000…

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lucette desvignes
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4 février 2015 3 04 /02 /février /2015 10:01

         Quoi que je puisse vous offrir, mes belins-belines, et quoique je porte toute une attention sourcilieuse et raisonnée en direction de vos progrès, je ne saurais garantir que vous allez sous ma férule savoir l’orthographe « de plante et de racine », comme on dit dans mon cher Marivaux. Car quelles que soient les règles que je puisse édicter pour vous rappeler aux bases de l’expression française correcte, et quelque sérieuses et de bon aloi que puissent être devenues vos facultés d’attention et votre bonne volonté, il n’en restera pas moins que l’orthographe n’est pas chose facile. C’est pour cela que je vais aller samedi 7 à Beaune à 14h30 pour faire la dictée du Zonta : non pas en tant qu’élève, que bénévole de l’épreuve, mais bien en tant qu’écrivain ayant concocté un petit texte où s’accumulent les causes d’erreur et les chausse-trapes. Les difficultés de la langue s’égrènent au long du récit – seulement quelques-unes d’ailleurs, vous imaginez bien qu’elles ne peuvent pas toutes y passer ! L’épreuve se passe dans la bonne humeur ; d’une fois à l’autre (c’est-à-dire d’une année à l’autre) des petits pièges se répètent, permettant aux candidats à l’amélioration de fixer quelques souvenirs, repères et repaires, tache et tâche, serre et sert, quelque et quelle que… et puis quelquefois qui s'écrit en un seul mot. Ah ! les accords, ah ! les pluriels douteux… Le tout se déroule dans l’anonymat des copies, la correction des copies est immédiate de même que le corrigé donné sur grand écran et commenté par mes soins – avant le petit coup de l’étrier pour remonter le moral (mais sans alcool puisque c’est mauvais pour la santé). Venez donc, c’est désormais le premier week-end de février pour ne pas correspondre à la Saint-Vincent tournante qui draine les foules : l’orthographe ne draine pas les foules aussi puissamment mais tout de même vous ne regretterez pas d’être venus.

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lucette desvignes
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3 février 2015 2 03 /02 /février /2015 12:21

 

a         Mes belins-belines, pour un peu je ferais donner mon alexandrinite et je la laisserais vous pondre une suite de petits quatrains qui nous tiendraient lieu, aujourd’hui, de sujets de méditation profonde. Mais je ne peux pas vous faire ça ! Déjà que trop d’entre vous trouvent que les mirlitonnades ne sauraient remplacer une saine leçon d’orthographe, de grammaire, de littérature ou même de philosophie ainsi que je me sens moralement tenue de vous la présenter quotidiennement. Je dois d’ailleurs ajouter, par souci de vérité eu égard à ma réputation, que mainte gente dame au contraire se réjouit de ma délicatesse de style et de ma facilité à poétiquer dès que le cœur me le susurre : précision nécessaire à opposer aux grincheux rabat-joie qui voudraient toujours me voir marner solennellement sans vouloir que je m’accorde un instant de détente. Mais rien que d’imaginer leur mécontentement devant ce qu’ils appelleraient froidement des manquements à mon devoir, voilà que j’en prends des chaleurs ! Est-on en république oui ou non ? La liberté n’est-elle pas inscrite au fronton de nos mairies ? N’a-t-on pas le droit de souffler un peu lorsqu’on s’est inscrit au rang de classe laborieuse ? Réponses fières et dégagées : oui, nous sommes en république. Oui, la liberté est inscrite au fronton de nos mairies. Oui, on a bien le droit de souffler un peu lorsqu’on fait partie des classes laborieuses. Mes belins-belines, trois Oui fiers et dégagés valent consensus national : souffrez donc qu’aujourd’hui je repousse à demain d’aérer de graves questions, aujourd’hui malgré le froid je me sentais comme une allure de printemps. A demain !

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lucette desvignes
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2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 08:14

         En somme, chaque genre de film a son âge d’or, ou tout simplement son temps de mode ; je pense également à la comédie musicale, si prisée aux USA qu’elle a tente de donner des modèles à la production française, pour des résultats peu concluants. Ainsi  Les Parapluies de Cherbourg  ou tout aussi bien Les Demoiselles de Rochefort ont pu avoir leur succès de nouveauté, ont même pu avoir leurs fans : il n’en demeure pas moins que ce sont là des essais, des caprices qui ont rencontré la faveur d’un certain public mais n’ont tracé aucune voie où faire s’engouffrer des chefs d’œuvre (j’en excepte tout de même cette série britannique intitulée Blackpool, où chaque acteur y va de son petit couplet à un moment de répit de l’action ; c’est sans doute un unicum, mais c’est plein d’impertinence et parfois même de charme – pour autant, pas question de voir en cette fantaisie plutôt drôle une tête de pont  pour la poursuite de projets de même type), et le genre chorégraphique avec Fred Astaire ou Gene Kelly semble lui aussi, grâce au Ciel, avoir vécu. Il n’y a peut-être que le polar qui soit destiné à durer jusqu’à la fin des temps, à travers une multitude d’avatars et de tonalités qui sont les diverses nuances du film noir, devenu le thriller des deux dernières décennies – car il y aura toujours de l’intérêt, chez les réalisateurs comme chez les spectateurs, pour une enquête raisonnée et haletante qui vous fait plonger dans les ténèbres du meurtre et du crime – catharsis bénie et bienvenue pour le metteur en scène comme pour le public puisque les purifiant en théorie de toutes leurs pulsions secrètes et inavouables.

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lucette desvignes
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31 janvier 2015 6 31 /01 /janvier /2015 08:27

         Depuis le temps qu’on parle des Westerns crépusculaires, en opposant le simplisme des Westerns héroïques (pour lesquels les Indiens n’étaient bons qu’à scalper les blancs ou attaquer leurs diligences) et la tonalité désabusée des derniers et minables exploits des sudistes débandés et déboussolés, finalement las de la brutalité et de la violence dont leur vie a été constituée, on pourrait admettre que les films du Wild West ont vécu, que leur veine s’est tarie et que les rares émergences qui se produisent ici ou là signent manifestement sa mort. D‘ailleurs, toute une génération d’acteurs faits pour le Western a disparu : John Wayne, Richard Widmark, William Holden, James Stewart, Kirk Douglas, Burt Lancaster, Gary Cooper… last but not least le cher Clint Eastwood, qui a abandonné le terrain après avoir flamboyé sous Sergio Leone. Il semble donc que le Western n’est pas destiné à renaître de ses cendres, on en a trop dit et trop fait à son égard, on lui en a trop fait faire et trop fait dire. Il y a des genres comme ça qui meurent après avoir donné un maximum. Je pense par exemple au néoréalisme italien, dont les beaux jours sont derrière nous : qu’on nous les exhibe comme réalisations intéressantes utiles à l’histoire du cinéma, certes  - mais que, comme le Stromboli de Rossellini, on nous le brandisse comme un chef d’œuvre (et pourquoi pas « de tous les temps » ?), je trouve ça infiniment plus dur à avaler.         Depuis le temps qu’on parle des Westerns crépusculaires, en opposant le simplisme des Westerns héroïques (pour lesquels les Indiens n’étaient bons qu’à scalper les blancs ou attaquer leurs diligences) et la tonalité désabusée des derniers et minables exploits des sudistes débandés et déboussolés, finalement las de la brutalité et de la violence dont leur vie a été constituée, on pourrait admettre que les films du Wild West ont vécu, que leur veine s’est tarie et que les rares émergences qui se produisent ici ou là signent manifestement sa mort. D‘ailleurs, toute une génération d’acteurs faits pour le Western a disparu : John Wayne, Richard Widmark, William Holden, James Stewart, Kirk Douglas, Burt Lancaster, Gary Cooper… last but not least le cher Clint Eastwood, qui a abandonné le terrain après avoir flamboyé sous Sergio Leone. Il semble donc que le Western n’est pas destiné à renaître de ses cendres, on en a trop dit et trop fait à son égard, on lui en a trop fait faire et trop fait dire. Il y a des genres comme ça qui meurent après avoir donné un maximum. Je pense par exemple au néoréalisme italien, dont les beaux jours sont derrière nous : qu’on nous les exhibe comme réalisations intéressantes utiles à l’histoire du cinéma, certes  - mais que, comme le Stromboli de Rossellini, on nous le brandisse comme un chef d’œuvre (et pourquoi pas « de tous les temps » ?), je trouve ça infiniment plus dur à avaler.

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30 janvier 2015 5 30 /01 /janvier /2015 08:45

         J’ai dit il y a peu mon peu d’affection pour les videos dont les amis pleins de bonne volonté pour vos moments de solitude inondent votre courriel. Si elles ont pu charmer lesdits amis un moment, elles ne sont pas forcément du goût du récipiendaire, surtout si elles arrivent à un moment où se bousculent pour lui les tâches urgentes, domestiques ou autres. Je fais une très évidente exception pour deux documents reçus avant-hier et visionnés avec élan – l’un évoquant l’école d’autrefois, bien plus astreignante que celle de nos jours laxistes toujours insatisfaits et infiniment plus formatrice à tous égards, l’autre concernant un des aspects de ce problème de la laïcité qui est posé si souvent de travers, la notion étant mal comprise et se trouvant défendue par des gens fort inattendus. Je voudrais vous parler de ce dernier document, car il m’a fait bien rire en même temps que réfléchir. Nasser, en 1953, explique à l’assemblée égyptienne sa rencontre avec le chef des  Frères musulmans avec lequel il s’apprête à collaborer s’il y a lieu. Le Frère pose comme condition que par ordre du Président toute femme soit désormais voilée et ne sorte qu’à la nuit tombée. Nasser pouffe devant cette exigence, et souligne que ce serait empêcher la femme de faire sa vie active dans la société. Le Frère n’a-t-il pas une fille ? Si, mais elle est à l’Université pour être médecin. Alors, si le Frère n’a pu contraindre sa fille unique à « rentrer dans l’ordre », comment lui Nasser pourrait-il trouver l’autorité d’y contraindre dix millions de femmes égyptiennes ? – Le schéma n’est pas bien compliqué, il est même simpliste, mais il y a soixante ans de cela c’était un problème qui paraissait réglé dans un grand pays musulman, et réglé par son dirigeant musulman. Lequel de nos chefs, soixante ans plus tard, aurait eu le courage de prendre cette position, alors que la question se posait de manière insistante et aurait pu entraîner une intégration plus facile à un moment encore praticable ?

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lucette desvignes
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29 janvier 2015 4 29 /01 /janvier /2015 09:54

Mea Culpa immédiat (N° 1758) : avant-dernière ligne, lire « on » (souhaiterait) au lieu de « ont ». Sorry…

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