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7 juillet 2016 4 07 /07 /juillet /2016 08:23

 

(Je vous l’avais peut-être déjà fait lire l’an dernier, mes belins-belines… Mais soit vous l’aviez oubliée, soit vous êtes ravis que je vous rafraîchisse la mémoire sur de bons sujets…).

 

Lettre civique et  amicale à Monsieur Fabius, le 21 juin 2015.

 

Monsieur le Ministre,

 

         Vous qui vous occupez de nos affaires étrangères, donc de nos amitiés avec monsieur Nethanyaou (celui que notre timonier appelle « mon ami Benyamin ») vous a-t-on bien mis au courant de ce qui s’est passé cette nuit ? Figurez-vous qu’une flottille de trois ou quatre bateaux (le plus grand se nommant Marianne, cet aplomb ! comme s’il était chargé de représenter la République, je vous demande un peu) se portait vers Gaza dans l’intention de corriger à elle toute seule ce que les nations du monde ont depuis 70 ans ou presque décidé de ne pas faire – à savoir, redonner à cette ville moribonde la nourriture, les médicaments, les matériaux de reconstruction dont elle est privée de manière draconienne (et de l’eau, aussi, vous savez peut-être qu’elle n’a plus d’eau).

         Ce culot inimaginable de se substituer à ce qui était l’apanage de l’Europe depuis tant d’années ! Ce toupet de vouloir donner des leçons au reste du monde ! Mais heureusement les pirates qui étaient sur le qui-vive ont réagi !En pleine nuit, oui, ils ont arraisonné ces bateaux comme au temps des forbans et des flibustiers, ils ont tout confisqué, ils ont mis aux fers à fond de cale l’équipage, les porte-drapeaux, les accompagnateurs, bref tous ces bénévoles qui voulaient se faire remarquer, et ma foi ce qu’ils vont en faire on ne sait pas encore mais n’importe qui peut deviner.

         Vous voyez donc qu’on a des amis qui veillent à notre place. Ces pirates, on n’y pensait pas, mais ils étaient tout prêts à intervenir pour nous défendre. Ne vous faites donc pas de souci, Monsieur le Ministre : vous avez l’air un peu tracassé depuis quelque temps, est-ce que par hasard vous auriez découvert un problème avec la Palestine ? Faites confiance à notre ami Benyamin, c’est un brave homme et c’est un homme d’honneur, et lui, au moins, il agit – de nuit comme de jour ! A preuve. Reposez-vous sur lui, il a toutes les solutions qu’il faut.

         J’espère que ces conseils vous soutiendront dans vos résolutions de ne rien faire, et je vous assure bien, Monsieur le Ministre, du souci que je prends à encourager votre inertie. N’en faites pas trop : c’est toujours mauvais pour la santé, prenez grand soin de vous.

 

Lucette DESVIGNES , « desidéesetdesmots » over-blog.com, 9 rue Paul Lippe 21000 DIJON.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                  Lucette Desvignes

                                                                                   9 Rue Paul Lippe

                                                                                   21000 DIJON

Le 20 juin 2015.

 

 

Monsieur le Ministre,

 

 

         Vous qui vous occupez de nos affaires étrangères, donc de nos amitiés avec monsieur Nethanyiaou (celui que notre timonier appelle « mon ami Benyamin »), êtes-vous au courant de ce qui s’est passé cette nuit ? Figurez-vous qu’une flottille de trois ou quatre bateaux (le plus grand se nommant « Marianne », cet aplomb ! comme s’il était chargé de représenter la République, je vous demande un peu) se portait vers Gaza dans l’intention de corriger à  elle toute seule ce que les nations du monde ont depuis 70 ans ou presque décidé de ne pas faire – à savoir, redonner à cette ville moribonde la nourriture, les médicaments, les matériaux de reconstruction dont elle est privée de manière draconienne (et de l’eau, aussi, vous  savez bien qu’elle n’a plus d’eau).

          Ce culot impensable de se substituer à ce qui était l’apanage de l’Europe depuis tant d’années ! Ce toupet de vouloir donner des leçons au reste du monde ! Mais heureusement, je vous l’annonce Monsieur le Ministre si vous n,’êtes pas encore au courant : les pirates qui étaient sur le qui-vive ont agi ! en pleine nuit, oui, ils ont arraisonné  ces bateaux, comme au temps des forbans et flibustiers, ils ont tout confisqué, ils ont mis aux fers à fond  de cale l’équipage, les porte-drapeaux, les accompagnateurs, bref tous ces bénévoles qui voulaient se faire remarquer, et ma foi ce qu’ils vont en faire on ne sait pas encore mais on peut deviner.

         Vous voyez donc qu’on a des amis qui veillent à notre place. Ces pirates, on n’y pensait pas, mais ils étaient bien prêts à intervenir pour nous défendre. Ne vous faites donc pas de souci, Monsieur le Ministre : vous avez l’air un peu tracassé depuis quelque temps, est-ce que vous auriez découvert un problème avec la Palestine ?. Faites confiance à notre ami Benyamin, c’est un brave homme et un homme d’honneur, et lui, au moins, il agit – de nuit comme de jour ! A preuve. Reposez-vous sur lui, il a toutes les solutions qu’il faut.

         J’espère que ces conseils vous soutiendront dans vos résolutions de ne rien faire. et je vous assure bien, Monsieur le Ministre, du souci que je prends à encourager votre inertie. N’en faites pas trop : c’est   toujours mauvais pour la santé, prenez soin de vous.

 

 

 

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lucette desvignes
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6 juillet 2016 3 06 /07 /juillet /2016 08:20

         Je viens de retrouver dans mes archives une lettre que j’ai l’an dernier adressée à ce cher M. Fabius ; je l’aimais déjà tellement que j’ai voulu lui ouvrir les yeux sur ce qui se passait au Moyen Orient, puisqu’il y avait des gens malintentionnés envers la Palestine . Le brave homme avait tellement l’air de tomber des nues (Gaza ? Hebron ? Tsahal ? quès aco ? comme on dirait chez Tartarin) que j’ai jugé de mon devoir de l’informer de ces agissements en sous main : d’abord, pour dénoncer ces défenseurs de Gaza qui affrétaient un bateau pour forcer un blocus de plusieurs années, pensez un peu ! mais aussi pour signaler  la manière impeccable dont les pirates d’Israël veillaient au grain et ont arraisonné l’équipage de ces bénévoles imprudents. Il fallait bien tout de même, puisqu’il s’occupait des affaires de l’étranger, qu’il sût (oui !) les tentatives criminelles des uns et la perfection de l’intervention des autres. Et personne ne s’y attendait : des pirates regroupés en escouade, en bataillon, en corps d’armée, vous pensez ! Pas une nation n’a pareille organisation officielle à sa botte, sauf Israël (qui en possède encore une bonne demi-douzaine d’autres, secrètes, prêtes à tout, fonctionnant au quart de tour). J’ai donc tout expliqué le schéma à M’sieu Fabius, il m’a pas remerciée parce qu’il est tellement occupé, le pauvre homme ! mais je suis sûre que ça lui a fait plaisir. Surtout que je l’incitais bien à ne rien faire de nouveau (donc continuer à ne rien faire du tout) puisque les armées de son cousin presque frère Benyamin veillaient si tendrement sur le destin de la France. La date a changé, mais vous allez voir comme ça reste intéressant. Je vous la transmets demain.

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5 juillet 2016 2 05 /07 /juillet /2016 09:17

         Je ne suis certes pas experte en politologie, même si l’examen régulier de la chose politique un peu partout dans le monde (mais surtout bien sûr à Paris France  avec toutes ses spécificités franco-franchouillardes souvent ravissantes) me passionne jour après jour pour illustrer les vilenies, les bassesses, les turpitudes bien plus que les vertus ou les causes de fierté des politiciens de tout poil. Tout de même, le moindre simplet devant le spectacle du monde est bien obligé de s’arrêter un instant pour méditer sur le brexit. N’importe qui peut bien voir que des choses resteront telles quelles et pourriront sur place, que d’autres devraient se faire et ne se feront pas, que d’autres ne devraient pas se faire et se feront et que seuls les filous s’en tireront à leur avantage : au premier rang, la nation britannique qui s’installe plantureusement et cyniquement  parmi les pays voyous fonctionnant comme ^paradis fiscaux. La voilà qui racole recrute pêche les investisseurs au grand dam des préceptes moraux qui jusqu’à présent avaient paru commander ses blâmes – ah ! la perfide Albion de toute tradition… En même temps, les démissions en chaîne des meneurs les plus virulents pour la sécession ont quelque chose de frappant : on vous a concocté un merdier absolu, bonne chance et bon vent, nous nous préférons partir en vacances (peut-être même carrément aux ïles Caïman, histoire de traficoter sur place au soleil et sous les palmiers). Cette manière inédite de prendre son envol loin de l’Europe a quelque chose de grandiose dans son abjection : si l’Ecosse et l’Irlande haussaient le ton, dans un premier temps ce serait déjà une condamnation morale de leurs congénères qui ferait plaisir à entendre.

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4 juillet 2016 1 04 /07 /juillet /2016 09:48

         Difficile, dès le premier matin de la semaine (et bien entendu je ne parle pas des aurores : vous savez ce que je pense des miennes par rapport aux vôtres ou à celles des gens normaux), de trouver de l’inspiration pour se mettre en route. Le week-end a laissé des traces : je me permets de vous préciser qu’il ne s’est pas agi de ma part de faire la rumba, comme on disait lorsque j’étais gamine (je suppose  que la nouba ouvrait trop de perspectives alors pour être entrée dans notre vocabulaire) : avec réceptions, barbecue, apéritifs, réjouissances diverses, sorties, spectacles, couchers tard, bref à se retrouver l’organisme usé par des fonctionnements certes dans l’ordre des choses mais pas du tout ménagers des réserves physiques et intellectuelles. Au Canada, impossible d’envisager le week-end  (pardon : la fin de semaine – ils sont si fiers de nous corriger dans nos anglicismes !) autrement que comme sorties en groupe bien arrosées, le samedi réservé aux banquets avec danse et nuit  surarrosées, de manière à retrouver tout juste sa place et son assiette pour le dîner familial du dimanche soir, tristounet, peu bavard, tâchant piètrement de remettre un peu les choses en place et les rouages dans le bon sens. Oui, les souvenirs canadiens pourraient me tenir lieu d’enivrement, mais c’est seulement le farniente de quarante-huit heures sans dérangement qui m’inciterait à le prolonger.  Accusez donc ce fichu farniente si vous trouvez que ce matin où toutes les classes laborieuses devraient en mettre un coup je n’ai pas vraiment les yeux en face des trous.

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2 juillet 2016 6 02 /07 /juillet /2016 11:23

         Hier je cherchais à comprendre – mais j’y arrivais, bien sûr – ce qui commandait les harangues et positions politiques des gens sous les projos, ceux qui vous retournaient les opinions du populo comme une crêpe, et puis qui, au lieu de profiter de la situation qu’ils avaient pratiquement créée de toutes pièces, renâclaient devant elle comme pour ouvertement confesser qu’elle n’était pas tenable et qu’ils la laissaient généreusement à d’autres. Autrement dit, je schématisais une trajectoire qui semblait illustrer l’ambition mais qui au fond était un piège pour le rival bien-aimé : on pouvait le plus, on choisit le moins. J’ai un autre exemple sur lequel vous inviter à méditer, mes belins-belines ( et vous avouerez que cela pourrait occuper longtemps). Il s’agit d’un dirigeant en fin de règne (je ne sais même plus pourquoi on l’appelle encore dirigeant : que dirige-t-il donc, dites-moi, que dirige-t-il donc encore ? même son alter ego qui depuis longtemps dirigeait tout à sa place, n’a plus la moindre autorité) qui est tombé à force d’erreurs de faits et de dires au fond du trou politique, le pire des trous où les sondages n’osent même plus s’aventurer. Il est tout au fond, plus personne ne l’entend (d’ailleurs il y a belle lurette qu’on ne l’écoute plus) mais lui entend encore sa voix, il s’imagine qu’elle porte toujours ; qu’elle exprime la sagesse et l’intelligence, et savez-vous ce qu’il fait, du fond de son trou où personne même ne regarde plus ? Eh bien il tire des plans sur la comète, il explique comment il va gouverner à sa prochaine présidence………….

 

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1 juillet 2016 5 01 /07 /juillet /2016 10:36

         On pourrait se demander ce qui s’agite, bouillonne, tourbillonne, pour tenir lieu de réflexion, de maturité, de sagesse (toutes précieuses notions inconnues au bataillon) au sein du crâne des dirigeants dont on écoute la parole comme celle d’un prophète. Je pense par exemple à cet hirsute blond paille qui a pendant des années dirigé les destins de Londres. Bien ou mal, là n’est pas la question. La question est qu’il n’a eu qu’à ouvrir la bouche pour être suivi par des foules peut-être indécises jusqu’alors : 51,9 %, c’est en grande partie à lui que le brexit les doit. Or voilà que ce bel éphèbe blond, qui semblait promis aux plus enviables positions à la tête de l’Etat (on pouvait même supposer que s’il était tellement favorable au brexit c’était parce que son ennemi juré était pour et qu’il y avait là une place à prendre une fois qu’il l’aurait0 poussé à démissionner) se met à faire la fine bouche, le boudeur, l’enfant gâté. En gros (je schématise, mais je suis sûre qu’il y a beaucoup de vrai dans ce que j’avance) : dites-moi un peu pourquoi j’irais me fourrer dans  cette situation sans issue ? Je sais fichtre bien qu’elle est sans issue depuis la semaine dernière, j’ai tout fait pour qu’on y arrive, ça y est, c’est fait, mais vous pensez bien que j’ai préparé et miné le terrain pour qu’un autre que moi s’y aventure ! Pas folle, la guêpe ! Et voilà qu’avec un prétendant défaillant et un autre démissionnaire les Conservateurs tout  ébahis n’ont plus le choix : on prend ce qu’on trouve, que voulez-vous ? et ce qu’on trouve là c’est une dame, ça nous changerait… et puis il n’y a plus qu’à espérer qu’elle ait une poigne de fer : il y a de ces nostalgies dont un pays a du mal à se guérir…

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30 juin 2016 4 30 /06 /juin /2016 11:45

         A peine le départ a-t-il été donné pour la grande réjouissance circulatoire sur les grands axes et les petites routes, à peine le grand rush (il faut bien se mettre à l’anglais, allons allons !... mais attention au pluriel du mot :les rushes sont les morceaux de pellicule filmée, mis de côté pour le contrôle du maître, parfois aussi laissés en jachère pour examen plus approfondi ultérieur) à peine, donc, le grand rush a-t-il été déclenché que la pauvreté des programmes télé s’instaure, s’installe, se consolide. On peut, en temps normal, déplorer la répétition surabondante des films qu’en principe tout le monde et son père devraient avoir vus, les Carné, les Sidney Lumet, les Pollaxk, les Hitchock,les John Ford, les Huston, les Fellini… bref toute la lyre qu’on fait donner en boucle au fil des mois (et après tout n’est-ce pas une grande chance de pouvoir se trouver lassé par ces offres trop répétitives ?). Mais quand arrive l’été, voilà la saison des navets. Les chargés de programmes s’affolent comme des gouvernants déboussolés, ils grattent les fonds de tiroir, exhument des choses parfaitement « non montrables » et les brandissent parfois comme des musts, ds découvertes à faire, des compléments de culture. Les vieux Fernandels, les vieux Raimus, les mauvais Gabins, tout va ressortir… Une suggestion qui devrait entraîner l’adhésion : pourquoi, en deux mois de pénurie, ne pas gâter le public resté chez lui par un festival René Clair complet, de A à Z… de Quatorze juillet ou Sous les Toits de Paris jusqu’ au Miilion ou aux inépuisables Belles de Nuit ou aux somptueuses Grandes Manœuvres… et j’en passe ? Ainsi se combleraient dans le bonheur des lacunes cinéphiliques dommageables...

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29 juin 2016 3 29 /06 /juin /2016 10:11

 

 

         J’ai dû trop aimer Obaldia, je l’ai trop lu et relu (tout, oui, l’œuvre en entier !), je l’ai trop regardé (Michel Simon, Jean Marais…) pour que, même après deux ou trois décennies où les choses se tassent, je n’en aie pas gardé la nostalgie – mais attention aussi : la nostalgie, tout empreinte de fidélité aux vieilles versions et vieilles impressions, donc fatalement plutôt sévère quant aux versions nouvelles. Et cependant c’est courageux de reprendre des beaux textes qui glisseraient dans l’oubli, il faut de la bravoure pour s’attaquer aux réputations que se sont gagnées les acteurs dans leurs rôles éclatants, pour proposer qu’on a encore quelque chose à dire sur le sujet… Je regarde toujours ces reprises avec intérêt, aussi étais-je sous les armes hier pour Du Vent dans les branches de Sassafras. Mouais…Vououii…Bbben… D’abord, je connaissais assez bien le style de dialogue d’Obaldia pour savoir que tout en pointes et en creux la voix ne se déroule pas à plat comme pour le récit de Théramène ou le songe d’Athalie ; toutefois je n’étais pas préparée aux glapissements, rugissements et autres hurlements dont chacun avait sa petite réserve, et l’utilisation du film pour indiquer le temps qui passe manquait de finesse. Mais le public avait l’air de s’amuser follement, alors que demande le peuple ?

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28 juin 2016 2 28 /06 /juin /2016 14:28

 

Sur les ailes du vent…

 

 

Donc ce matin, sans plus d’idée qu’un citron vide

D’avoir été pressé usque ad trognonem

Je conserve pourtant une vision lucide

De ce que peut pour vous représenter le bide

Dans la distribution non certes du panem,

Mais de ces circenses dont l’esprit est avide

 

Et que vous attendez, belines et belins,

Puisque je vous en ai garanti l’habitude.

Je vous l’ai dit : pour moi c’est une servitude

Consentie librement sans le moindre chagrin,

Et même si parfois la tentation est rude

D’envoyer mon bonnet par-dessus les moulins,

 

Je m’applique pour vous offrir chaque journée

Un nutriment intellectuel de qualité ;

Lettres, philo, morale…ah ! ma foi, assénée

S’il le faut pour l’aider à se mieux installer !

C’est ainsi qu’on convainc, ai-je cru démêler

Au cours d’une existence assez fort malmenée..

 

N’ayez donc crainte, amis, mes belins, mes belines :

Que sans raison un beau jour je vous laisse choir !

Si je ne puis fournir la substance divine

Programmée, attendue (ah ! il ferait beau voir

Que je manquasse ainsi à mes offres câlines !)

Je marque mon passage,  et le sens du devoir

Plus que le marbre dur… choisit l’ardoise fine !

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27 juin 2016 1 27 /06 /juin /2016 11:32

        

 

         Il me semble que « naguère » (allusion à un passé mal défini pris dans les brumes d’un incertain poétique et flou, tandis qu’« autrefois » y allait de tout son pesant d’ancienneté, situé dans un décor de temps presque concret où les uns et les autres nous aurions facilement  pu prendre place) il suffisait d’une allusion à quelque série drôle pour que la morosité ambiante prenne ses cliques et ses claques et se mette à détaler honteusement. Ce n’étaient pas les séries françaises qui pouvaient y prétendre : elles se traînaient au ras des pâquerettes, lourdes, sans forme, sans finesse, à tel point qu’on pouvait sérieusement se demander qui elles visaient, quelle partie du public elles avaient décidé   de chatouiller pour le faire rire. Les connaisseurs se rabattaient sur les séries britanniques à l’humour décapant, qui n’hésitaient jamais à s’immerger dans le foutraque, l’absurde, le génialement invraisemblable : Faulty Towers peut être considéré comme exemplaire pour déclencher l’hilarité à grands jets, la répétition et le renforcement des causes d’hilarité n’aboutissan,t jamais à une décrue  du rire mais au contraire à un véritable danger d’ étouffement (je me rappelle un épisode de Faulty Towers où j’étais tombée de mon fauteuil  à force de rire). Certes vous me direz que c’étaient là des divertissement réservés aux happy few : et que cela se passait il y a déjà longtemps. Mais précisément c’est bien là où je voulais en venir : le sinistre de la situation, les problèmes, menaces et dangers, la peur répandue partout sur la planète, l’angoisse permanente de la minute à venir, tout cela a coupé l’envie de rire à la racine. Les instruments du rire  se sont raréfiés, mais c’est surtout  qu’on ne recherche plus à y avoir recours…

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