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3 mars 2016 4 03 /03 /mars /2016 15:37

         Il était venu, le cousin Benyamin, pour défiler avec tous les grands de ce monde (même que le petit Sarko s’était faufilé tout près de lui malgré le protocole), à un moment où le monde frappé de stupeur réagissait contre l’horreur et la peur et jugeait essentiel de défendre la liberté d’expression (pour faire d’une pierre deux coups, le cousin avait ramené en terre sainte les cercueils des martyrs auxquels il entendait donner des funérailles nationales : c’était impressionnant et significatif). C’est bien vrai – on s’en rendait compte assez rapidement par la suite si on prenait le soin de tout remettre à plat -  qu’il y avait à boire et à manger dans les motivations du grand rassemblement, en dessous d’un grand élan d’humanité et d’amour de l’autre qui se montrait à la surface, ce qui faisait que chacun des présents n’était pas obligé de dire pourquoi il était là. Le cousin n’avait rien précisé, même si sa promptitude à venir défiler pouvait surprendre (moi qui ne suis pas Sarko, il s’en faut, je n’aurais pas aimé être prise à ses côtés dans la photo de famille). Mais il était là, le cousin, défendant comme tout le monde la liberté d’expression – donc la liberté de proclamer que la Palestine était tenue en esclavage, martyre sous les bombes les humiliations les injustices les refus d’exister les dépossessions la torture l’écrasement sous toutes ses formes (c’est bien là une liberté d’expression essentielle, non ?). Il s’irrite  que ça se répète de par le monde, mais surtout il s’insurge quand cette liberté d’expression se concrétise efficacement en BDS : ça n’est plus une liberté, c’est une attaque contre le commerce. Du coup, les autres têtes pensantes ( ?) réagissent comme un seul homme, car le commerce ne doit jamais être mis en danger : donc le BDS est un crime. Vous en faites pas Cousin, on s’occupe ici de vous protéger, pas de problème.

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lucette desvignes
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3 mars 2016 4 03 /03 /mars /2016 08:19

         Il ne faudrait pas croire, parce que je parle volontiers chats ou cinéma, que le déroulement de l’actualité sur cette planète me laisse indifférente – ceux qui me suivent régulièrement ont bien dû s’en rendre compte. Au contraire, les problèmes qui me tiennent le plus à cœur  (et dont les aspects accablants sont de plus en plus lourds à supporter, pour nous qui ne sommes que témoins impuissants, qui ne sommes pas persécutés sur nos personnes, nos enfants, nos biens, nos maisons, nos libertés) me hantent de manière presque permanente et j’ai beaucoup de mal à m’en abstraire, car chaque flash de la télé rajoute sa pesanteur et ses menaces. La résistance sans violence que manifestent depuis des années les habitants de villages occupés par les colons israéliens n’a jamais marché et ne marchera jamais, en face d’avidités farouchement déterminées à s’installer à la place d’autrui  sans le moindre scrupule puisque c’est la politique de la nation. Il était normal – et pacifiquement de bonne guerre – de dénoncer que des produits soutirés aux territoires occupés étaient vendus de par le monde sous étiquette israélienne, et, donc, d’en faire le boycott. A condition que la France ne fasse pas un inacceptable amalgame entre ces produits et le reste des produits israéliens : mais elle n’en est pas à une ignominie près, pesamment châtiant les défenseurs des produits palestiniens sous prétexte qu’ils s’attaquent à Israël et elle, la France, elle ne veut pas qu’on  touche à son grand ami. Le boycott marchait trop bien … Devant la force des individus regroupés, la solution finale s’impose, bridant les libertés individuelles et la liberté d’expression : toute atteinte envers Israël et son économie devient incriminable au pénal. Et puis, ce BDS qui inquiétait le cousin Benyamin, si on le rendait illégal ? Pendant qu’on y est…

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lucette desvignes
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2 mars 2016 3 02 /03 /mars /2016 08:40

         Il ne faudrait pas croire, parce que je parle volontiers chats ou cinéma, que le déroulement de l’actualité sur cette planète me laisse indifférente – ceux qui me suivent régulièrement ont bien dû s’en rendre compte. Au contraire, les problèmes qui me tiennent le plus à cœur  (et dont les aspects accablants sont de plus en plus lourds à supporter, pour nous qui ne sommes que témoins impuissants, qui ne sommes pas persécutés sur nos personnes, nos enfants, nos biens, nos maisons, nos libertés) me hantent de manière presque permanente et j’ai beaucoup de mal à m’en abstraire, car chaque flash de la télé rajoute sa pesanteur et ses menaces. La résistance sans violence que manifestent depuis des années les habitants de villages occupés par les colons israéliens n’a jamais marché et ne marchera jamais, en face d’avidités farouchement déterminées à s’installer à la place d’autrui  sans le moindre scrupule puisque c’est la politique de la nation. Il était normal – et pacifiquement de bonne guerre – de dénoncer que des produits soutirés aux territoires occupés étaient vendus de par le monde sous étiquette israélienne, et, donc, d’en faire le boycott. A condition que la France ne fasse pas un inacceptable amalgame entre ces produits et le reste des produits israéliens : mais elle n’en est pas à une ignominie près, pesamment châtiant les défenseurs des produits palestiniens sous prétexte qu’ils s’attaquent à Israël et elle, la France, elle ne veut pas qu’on  touche à son grand ami. Le boycott marchait trop bien … Devant la force des individus regroupés, la solution finale s’impose, bridant les libertés individuelles et la liberté d’expression : toute atteinte envers Israël et son économie devient incriminable au pénal. Et puis, ce BDS qui inquiétait le cousin Benyamin, si on le rendait illégal ? Pendant qu’on y est…

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lucette desvignes
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1 mars 2016 2 01 /03 /mars /2016 09:15

         La critique actuelle fait volontiers la fine bouche devant ce qu’elle appelle, pratiquement avec la même moue condescendante, le film d’acteurs ou le cinéma de papa. Certes, si l’on fait référence aux minables productions franco-franchouillardes qui se prétendent comédies à la française, on peut se sentir accablé. Mais tout de même, lorsqu’il s’agit de « films policiers » du bon faiseur, ceux qui n’ont pas encore revendiqué l’étiquette « polar noir » ou « thriller » venue d’Amérique (Touchez pas au grisby, Razzia sur la chnouf, Le Corbeau, Les Diaboliques, Les Espions, L’Assassin habite au N°21, Quai des Orfèvres, Entre onze heures et minuit…), on n’a pas à prendre des grands airs avec ces  intrigues palpitantes, bien ficelées, bien construites, confiées à des acteurs bien dans leur peau parce que bien dans leurs rôles. J’en veux pour preuve le vif plaisir que j’ai pris à voir (et revoir presque sans décalage) ces Comptes à Rebours de Roger ¨Pigaut, que je connaissais comme acteur mais non comme metteur en scène – il a bien fait de passer derrière la caméra. Pour cette vengeance à double sens où le spectateur est complice de chaque règlement de comptes et où l’intrigue de base (Qui a naguère appelé la police ?) se complique d’une affaire sentimentale pleine de nuances, il fallait des faciès comme ceux de Reggiani, Michel Bouquet, Marcel Bozzuffi, André Pousse, Jean-louis Bory, Charles Vanel, chacun avec sa dose d’ambiguité et de mystère et sa force de jeu qui donnait son maximum. J’ai connu des soirées rudement plus pénibles avec des machins plus récents à effets spéciaux…

 i                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                    

 

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lucette desvignes
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29 février 2016 1 29 /02 /février /2016 08:11

         Je n’ai aucune familiarité avec les demandes d’autorisation à soumettre à la police avant une manifestation, mais j’aurais plutôt pensé que les administrations de l’ordre se fondaient sur une loi établie depuis des années en précisant les consignes à respecter. Or il se trouve que l’autorisation pour le rassemblement statique de la Place du Châtelet autour des pancartes du BDS (Boycott Désinvestissement Sanctions) prévu sans défilé, ne se contentait pas de recommandations visant au maintien de l’ordre et mettant les organisateurs en garde contre les dérives toujours à craindre, ce qui aurait été tout à fait logique et incitant à la prudence. Que non pas ! D’abord la référence est, non pas une loi d’intérêt général, mais bien un arrêt de Cour de Cassation tout récent qui lui-même se fonde sur l’increvable loi Alliot-Marie ; ensuite la délimitation du champ de manœuvre se fait dans un cadre vraiment spécifique, puisqu’il est précisé qu’ « il est interdit par paroles, écrits, dessins, images et tout autre moyen d’expression, d’appeler au boycott des produits israéliens ». Le cas est limpîde : on peut manifester de toutes les manières contre le sida, contre les nouveaux compteurs EDF, contre le prix des œufs à Louhans la semaine dernière, contre la réouverture des maisons closes, contre la publicité à la télé, contre tout ce que vous jugez digne de suppression. Mais attention : pas un mot contre les produits israéliens (même en vous limitant à  ceux qui viennent de Palestine sous une fausse étiquette) ! Dans ces conditions, croyez-vous qu’il reste de la place pour une protestation en forme ? Ah ! cher cousin Nethanyaou, que vous avez tort de vous plaindre de la France ! Ne voyez-vous pas qu’elle se range à la botte, aux ordres, comme si elle souffrait de la  nostalgie d’une voix étrangère qui aboie plus fort qu’elle ?

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lucette desvignes
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27 février 2016 6 27 /02 /février /2016 10:44

         Pour autant, mes belins-belines, ce n’est pas parce qu’hier je me consacrais à Chloé que je vais vous priver de mon message prévu : vous savez bien que s’il m’arrive d’avoir des ratés dans mon moteur, des petites faiblesses ou des incompétences qui compliquent la transmission de mes discours jusqu’à vous, je tâche de corriger ou d’amender dès que je m’aperçois de mes insuffisances : je vous offre un Mea Culpa immédiat, ou bien j’appelle au secours pour qu’on m’indique comment supprimer les bégaiements d’une double édition, et je ne voudrais certes pas vous priver de votre dû pour la semaine. Ce sera donc aujourd’hui une réflexion sur l’impression produite sur la critique ou sur le public par le binôme des deux têtes pensantes (s’il est vrai que les deux pensent, ce dont je doute) qui dirigent notre esquif ballotté par les vagues ou notre vieille limousine (selon la métaphore choisie, mais de toute façon ça brinqueballe et nous sommes cahotés). D’ordinaire, lorsqu’il y a dissension entre Matignon et l’Elysée, c’est que deux couleurs s’y affrontent, c’est légal et ça se comprend ; mais ici la dissension règne sous la même livrée. Au lieu de chanter en duo, les deux maîtres à bord se guettent sournoisement, l’un énonce l’autre corrige, ou alors si c’est le second qui prend des allures trop tranchantes le premier réplique en adoucissant, voire en prenant carrément le contre - pied. Au fond ça pourrait être drôlement rigolo si ça n’était pas si triste.

………….

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lucette desvignes
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27 février 2016 6 27 /02 /février /2016 09:29

         Hier vendredi a eu lieu la dernière phase de l’adoption de Chloé, la petite chatte de ma voisine hospitalisée sans retour. J’avais déjà hérité de Bambi, l’autre chat, mais c’était une adoption sans problème, tant il était habitué à entrer chez moi et à en sortir sans avoir à payer de péage autre que sous forme de longues et savantes caresses (et nous aimions ça tous les deux, et son installation ne consistait qu’en le choix du fauteuil et du coussin qu’il préférait sans léser aucun des autres : c’était facile). Avec Chloé, autre histoire. De longtemps elle hantait divers points de chute dans le quartier, et lorsqu’elle avait compris que c’était chez moi qu’elle devait venir pour se sustenter (autrement d’ailleurs que de la poignée de croquettes qu’on lui avait réservée toute sa vie durant) c’était avec des démarches précautionneuses, des apparitions furtives, des séjours nocturnes dont je guettais le passage sans trop les voir. Je doutais de la voir arriver à se présenter au rata matinal en même temps que les autres, pourtant cela se fit peu à peu, avec une petite allure timide pour regarder autour d’elle et bien faire comprendre qu’elle ne dépasserait pas  son chétif polygone de sustentation pour se faire admettre (des congénères, car de moi il y avait belle lurette qu’elle avait compris que je l’attendais le cœur battant). Au milieu des autres pour le déjeuner c’était déjà un beau progrès… Puis un jour je pus toucher son dos laineux, sa forme s’arc-bouta en frissonnant, un miaulis à peine audible accompagna ses yeux fermés un instant – je sus que nous étions en bonne voie. Et hier, sans nouvelle intervention de ma part, c’était la reddition complète, le don de soi. Oui, Chloé se donnait…J’y allais de ma petite caresse quotidienne, en effleurant à peine à peine et en me garant déjà d’un petit coup de patte impatient – mais non, elle se tourna vers moi en clignant des yeux longuement, dressant sa petite tête ébouriffée à l’encontre de ma caresse, froufroutaut de tous ses poils pour prolonger le contact, délaissant la soucoupe de sa pâtée préférée pour me faire comprendre quelles étaient  enfin ses options, faisant passer la sentimentalité des échanges avant la satisfaction des appétits matériels. Et moi là-devant, éperdue, caressant caressant balbutiant des choses informes… Vous pensez bien que vous étiez loin de ma pensée, mes belins-belines !

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27 février 2016 6 27 /02 /février /2016 09:23
Hier vendredi a eu lieu la dernière phase de l’adoption de Chloé, la petite chatte de ma voisine hospitalisée sans retour. J’avais déjà hérité de Bambi, l’autre chat, mais c’était une adoption sans problème, tant il était habitué à entrer chez moi et à en sortir sans avoir à payer de péage autre que sous forme de longues et savantes caresses (et nous aimions ça tous les deux, et son installation ne consistait qu’en le choix du fauteuil et du coussin qu’il préférait sans léser aucun des autres : c’était facile). Avec Chloé, autre histoire. De longtemps elle hantait divers points de chute dans le quartier, et lorsqu’elle avait compris que c’était chez moi qu’elle devait venir pour se sustenter (autrement d’ailleurs que de la poignée de croquettes qu’on lui avait réservée toute sa vie durant) c’était avec des démarches précautionneuses, des apparitions furtives, des séjours nocturnes dont je guettais le passage sans trop les voir. Je doutais de la voir arriver à se présenter au rata matinal en même temps que les autres, pourtant cela se fit peu à peu, avec une petite allure timide pour regarder autour d’elle et bien faire comprendre qu’elle ne dépasserait pas son chétif polygone de sustentation pour se faire admettre (des congénères, car de moi il y avait belle lurette qu’elle avait compris que je l’attendais le cœur battant). Au milieu des autres pour le déjeuner c’était déjà un beau progrès… Puis un jour je pus toucher son dos laineux, sa forme s’arc-bouta en frissonnant, un miaulis à peine audible accompagna ses yeux fermés un instant – je sus que nous étions en bonne voie. Et hier, sans nouvelle intervention de ma part, c’était la reddition complète, le don de soi. Oui, Chloé se donnait…J’y allais de ma petite caresse quotidienne, en effleurant à peine à peine et en me garant déjà d’un petit coup de patte impatient – mais non, elle se tourna vers moi en clignant des yeux longuement, dressant sa petite tête ébouriffée à l’encontre de ma caresse, froufroutaut de tous ses poils pour prolonger le contact, délaissant la soucoupe de sa pâtée préférée pour me faire comprendre quelles étaient enfin ses options, faisant passer la sentimentalité des échanges avant la satisfaction des appétits matériels. Et moi là-devant, éperdue, caressant caressant balbutiant des choses informes… Vous pensez bien que vous étiez loin de ma pensée, mes belins-belines !
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25 février 2016 4 25 /02 /février /2016 11:03

MEA CULPA immédiat Blog N°2155 : Lire ligne 1 « J’ai déjà eu » au lieu de « j’arzevai déjà eu ». Abondance de biens est condamnable…

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lucette desvignes
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25 février 2016 4 25 /02 /février /2016 10:48

         J’a’(rezai déjà eu de grosses causes d’étonnement. Par exemple, où se trouvent ces milliards – je devrais même dire ces centaines de milliards de milliards – de dollars ou d’euros qui constituent la dette de chaque nation (y compris la nôtre, embarbouillée jusqu’au cou), qui donc font du tort à quelqu’un (mais à qui ?) et se retranchent quelque part (mais où ?) en attendant le jour des règlements de comptes : qui les garde, qui les surveille ? Est-ce facile alors de les détourner ? D’autant que j’ai vu récemment qu’on peut (ou qu’on va) faire des billets de lourde valeur sous un format minuscule, lequel permettra de transporter des millions comme un paquet de cigarettes. Mais je continue à m’étonner en laissant ce premier problème non résolu : je reviens aux migrants dont on ne nous parle que par éclipses, et ils sont des centaines de milliers et même plus, et ils continuent d’affluer par la Grèce, le Kosovo, les Balkans, et s’ils se heurtent aux barbelés ou aux contrôles qui désormais les repoussent ouvertement et sans fausse honte il faut bien qu’ils s’agglutinent quelque part, devant les grilles fermées, et où les pousse-t-on ? où stagnent-ils ? que font les femmes prêtes à accoucher ?  que deviennent les nouveaux nés en pleine nature sous la neige et dans le froid ? Ont-ils dû déjà manger leurs chiens et leurs chats ou les abandonner sur place en partant ? Ils semblent n’avoir d’existence que pour les admirables volontaires qui les nourrissent, les soignent, les hébergent pour quelques nuits (et toutes les ONG vouées à aider ceux qui souffrent s’y mettent, les connues mais aussi celles nées au coup par coup  - un quartier, un hameau, un atelier, une école -  du désespoir de voir l’indifférence s’installer devant la misère…

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lucette desvignes
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