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21 janvier 2016 4 21 /01 /janvier /2016 08:45

         On pourrait bien se demander, quand on constate les traces indélébiles de la mentalité colonialiste qui ne se console pas d’avoir perdu son empire colonial, de quel rapport sont pour la métropole certains territoires éloignés et à peine améliorés depuis qu’on les a découverts (et laissés) « en l’état ». Je pense à l’île Maurice,  par exemple, qui à part la fourniture en bananes et clous de girofle n’a probablement rien à nous offrir. Détrompez-vous, âmes naïves ! L’île Maurice   nous vend ses chimpanzés ! Inattendu, n’est-ce pas ?  Mais, contrairement à ce qu’on pouvait craindre, fort juteux : 14,2 millions d’Euros déboursés par le France pour un total de 6.591 primates (apprenez donc que, grâce à cette production gratuite de sa colonie, LA FRANCE EST LE TROISIEME PAYS IMPORTATEUR DE SINGES  - au moins un terrain sur lequel nous savons nous battre avantageusement). Et les chiffres que je vous donne ne couvrent que les neuf premiers mois de 2014 : on a encore le temps de mieux faire, l’avenir est à nous ! Et c’est AIR FRANCE qui se charge amoureusement du transport, bien entendu, comme elle le fait pour les trophées de chasse des espèces en danger ou les défenses pour le trafic de l’ivoire. Et, pour en revenir à nos macaques (oui, ils sont à nous, puisqu’ils viennent des colonies françaises, ça ne se discute pas) ils vont alimenter les laboratoires qui sont toujours affamés d’expérimentation animale malgré les études sur cellules qui pourraient supprimer la vivisection ou ses annexes et dérivés. Ne me dites pas qu’on n’est plus un grand pays quand on peut faire main basse sur de la main d’œuvre à si bon marché !

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lucette desvignes
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20 janvier 2016 3 20 /01 /janvier /2016 10:50

Un petit ajout au Blog N°2129 du 20 janvier :

 

L’émission littéraire de Yannick Petit sur Radyonne est diffusée ce soir à 21H et porte sur « La Vie à Deux » voici sa rférence informatique :

 

http://yannickpetit.fr/press/?p=3537

 

Bonne soirée !

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lucette desvignes
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20 janvier 2016 3 20 /01 /janvier /2016 09:42

         Fort loin d’être une fana du sport (je ne comprends ni les règles de fonctionnement spécifiques de chaque jeu, ni l’engouement des foules pour ces spectacles brutaux et implacables, ni même, je l’avoue, le principe de base qui projette deux individus ou deux équipes sans merci dans l’affrontement avec le but avoué de faire rendre l’âme à l’autre) je peux toutefois accepter que les sportifs acquièrent de la place pour s’entraîner tranquillement et dans les meilleures conditions. On devrait donc se réjouir de l’installation du PSG sur un terrain de plus de 500 hectares (bigre ! ces qataris ne manquent pas de souffle) près de Paris, y compris un château Louis XIII classé qu’il faudrait probablement raser et des arbres d’espèces rares qu’il faudrait probablement abattre, tant pis pour les promeneurs qui croyaient pouvoir en jouir impunément. Mais aussi ces 500 hectares sont d’excellentes terres de culture (ils dépendaient de l’Ecole des Ingénieurs agronomes que l’Etat met en vente). Nos sportifs vont devoir bétonner ! C’est qu’ils projettent 18 terrains de foot avec un stade de 5000 places et un parking de mille voitures – et c’est qu’ils peuvent payer, dites un peu !  ils nous réaliseraient le tout pour 300 millions d’euros, une paille, non ? Oui, le sport sait où trouver des sous, ça n’est pas comme la Caisse du chômage et des allocations familiales, ou la Sécu avec son trou impossible à boucher. Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais moi je signe une pétition  à m’sieu Le Foll, il  faut tout de même le mettre au courant de ce qui se passerait dans son dos, allez, tous à vos plumes, il s’agit juste de signer, l’union fait la force, on a une petite chance si on s’y met tous…

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lucette desvignes
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19 janvier 2016 2 19 /01 /janvier /2016 08:36

s        Je vois que se poursuit la rétrospective des Laurel et Hardy commencée la semaine dernière. J’avais fait un effort pour voir Si ce n’est toi, c’est donc ton frère, dont je ne suis même pas sûre de citer le titre sans broderie de ma part. Je ne le connaissais pas, et surtout j’augurais bien de ce dédoublement du couple, Stan et Ollie ayant eu chacun un jumeau disparu dans la navigation au long cours mais soudain refaisant surface. On sait combien la duplication de l’individu, qui lui permet d’être pris pour un autre et ainsi de causer de délirants embrouillamini, peut être une source de comique exploitée d’ailleurs de tout temps. Or la perspective d’une duplication du couple comique devait doubler ce schéma, donc entraîner d’hilarantes conséquences. Eh bien non, à part une ou deux idées bien menées, le film ne tirait pas parti de données aussi précieuses. Que deux bourgeois bien installés dans un douillet style de vie puissent être brutalement confondus avec deux marsouins idiots et débraillés aux ^prises avec les forces de l’ordre aurait pu, aurait dû, déclencher le rire. Je n’ai même pas pu leur accorder un sourire… et croyez-moi j’en suis désolée. Ils m’ont tant fait rire quand j’étais étudiante, je suivais la série d’une semaine à l’autre. Je verrai peut-être si  Les Montagnards sont là ! qui était mon préféré me dispose toujours à l’hilarité, mais je me demande qui peut encore s’amuser de ces ficelles mal renouvelées, de ces gags éculés. Est-ce que tout cet attirail était neuf à l’époque, et que nous l’avons trop vu se répéter et s’utiliser jusqu’à l’usure ? Pourquoi les grands acteurs du muet (non seulement Buster Keaton ou Harold Lloyd, mais aussi des moindres comme Bob Pollard ou Chester Concklin, voire Harry Langdon le Pierrot lunaire, continuent-ils à nous faire rire ? Les avons-nous vus moins souvent ? Sont-ils moins usés ?

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lucette desvignes
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18 janvier 2016 1 18 /01 /janvier /2016 08:42

         Le temps a beau avoir l’air triste et déprimé, le ciel a beau avoir l’air tout  gonflé de pluie prête à tomber en neige même en plaine, nous avons beau avoir été informés par ces dames de la météorologie que l’hiver approche tardivement mais sûrement, qu’il est là enfin, que les températures vont rentrer dans les « normes saisonnières », je suppose que les présentateurs de nouvelles, qui se sont adoubés nos moniteurs de conscience et de sentiments collectifs, ne constateront sa présence qu’à partir du moment où on commencera à compter les morts de froid. Ils aiment bien ça, les présentateurs de nouvelles ; ils prennent un ton apitoyé pour énoncer les chiffres, mais on les sent heureux d’avoir quelque chose à dire qui puisse frapper l’auditoire, comme au moment des grandes catastrophes, tsunamis, glissements de terrain et coulées de boue, avalanches, tornades, explosions, attentats en nombre. Plus c’est atterrant, plus ils sont contents. On dirait que cela les justifie dans leur fonction d’avoir à se faire les haut-parleurs au moment  des grandes souffrances ou des carnages. Alors attendons-nous  à  les voir s’esbaudir au milieu des journaux qui servent de couvertures dans les recoins des  ruelles ou sous les porches : ils se régalent autant que pour nous donner rendez-vous sur une montagne où doit atterrir une soucoupe volante ou pour nous annoncer l’heure de la fin du monde (ne me dites pas qu’ils ne l’ont pas fait) ou du moins, les week-ends de grandes transhumances, quand les bouchons atteignent des nombres à presque quatre chiffres et que, pour nous impressionner davantage, ils additionnent les petits nombres qui nous laisseraient indifférents…^

 

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lucette desvignes
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16 janvier 2016 6 16 /01 /janvier /2016 19:37

         Ne croyez pas, mes belins-belines, que vous aurez droit aujourd’hui (voyant l’heure s’avancer sans que mon blog ait fait la moindre mine de se décider à paraître)  à une pièce de remplacement, à savoir un arrangement de versification de mirlitontaine à valeur de propos culturel de genre différent. J’ai au contraire encore tout plein d’idées, ne seraient-ce que les souvenirs de toutes les belles choses que nous avons échangées, le journaliste de Radyonne et moi, autour de mon recueil de nouvelles de chez Rhubarbe (ne croyez pas non plus ici à une enseigne de pâtissier : c’est un des éditeurs les plus exigeants de l’heure actuelle) qui s’intitule La Vie à Deux. La rencontre, le divorce, la méfiance, le doute sur un suicide pourtant bien caractérisé, le désamour qui se glisse dans  l’attention minutieuse, protectrice, accordée à la patiente bien-aimée, la présence – assimilable ou non – d’un troisième élément inattendu dans les tentatives de formation d’un couple, tout cela défile dans cette galerie de vies à deux. Il y a bien sûr une tendresse permanente, non seulement dans les couples eux-mêmes mais encore dans le coup d’œil jeté sur eux  - tendre, oui, parfois ironique, un peu sceptique, et largement ouvert à leur souffrance lorsqu’il y a lieu. Bref, de bien belles choses à lire et de bien belles choses dites : l’émission Wagons-Livres de Yannick Petit, à mon avis, dans son heure de commentaire et de questions, vaut bien certaines grandes émissions fort bruyantes du niveau national. Si le cœur vous chante : mercredi 20 à 21 heures…

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lucette desvignes
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15 janvier 2016 5 15 /01 /janvier /2016 07:55

         Aurait-il paru nécessaire aux programmateurs des films ralliés à une cinémathèque ou tâchant d’en tenir lieu de faire coïncider leur sujet avec la date ou les actualités temporelles ? Sur deux jours, j’ai pu me régaler avec deux films italiens « du temps de grand-papa », diraient je pense les jeunes de maintenant si on réussissait à les extirper de leurs jeux vidéos pour leur montrer du Fellini, du Bolognini  ou du Monicelli – si bien centrés  sur la célébration du Nouvel An – avec les débordements à l’italienne qui ont lieu même dans les temps difficiles de l’après-guerre, du chômage et des mille petits trucs malhonnêtes pour survivre – tricheries, vol à la sauvette, trafics et impostures de toute sorte. Il Bidone, un des premiers Fellini, et Risatte di Gioia (mal traduit par Larmes de joie  , un film  - à tort - peu connu de Monicelli) font contraster chacun à sa manière l’effervescence un peu désespérée du moment (la foule, les libations, les pétards, les mirlitons et les serpentins) et la misère réelle que les chômeurs de longue durée doivent supporter avec les poches vides. Du coup, l’amertume ne peut manquer de colorer ces pauvres tentatives pour trouver du travail, ou de l’argent, ou quelque chose à voler pour pouvoir le revendre. La Magnani, dans un rôle de pauvre fille sur le retour toujours prête à croire au miracle, est sublime en blonde, avec son sourire crispé. Et j’apprécie hautement que dans ce contexte typiquement romain avec ses traditions (par exemple, celle de jeter par les fenêtres toutes les choses de l’année écoulée qu’on ne voudrait pas retrouver dans l’année toute neuve) les fripouilles soient jouées par des acteurs américains, Ben Gazzara pour le beau voleur toujours déçu, et Broderick  Crawford avec sa tronche sinistre, le vieux filou qui las de gruger les pauvres de pauvres, finit tragiquement de son refus de continuer à tromper. Je veux bien voir encore longtemps du cinéma de grand-papa de ce calibre.

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lucette desvignes
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14 janvier 2016 4 14 /01 /janvier /2016 15:44

         Je ne vous ai jamais brandi sous le nez, mes belins-belines, un exemplaire de Télérama comme étalon du commentaire à faire sur les films ou les documentaires. J’avais déjà remarqué que n’étaient jamais marquées TT, encore moins TTT, des œuvres dont les réalisateurs ou dialoguistes étaient de notoriété publique catalogués à gauche : on se contentait pour eux d’un dédaigneux T accompagné en outre de termes réducteurs ou franchement dissuasifs. Au moment des prix de l’automne, côté littérature, je n’aimais pas beaucoup que des titres primés n’eussent droit qu’à un bref commentaire après publication des résultats, comme en résignation bon gré malgré et non comme une participation efficace à leur défense pendant les semaines de bagarre. En revanche, j’ai détesté que le poulain choisi par le magazine parmi les candidats au Goncourt se voie déjà dès le 15 août consacrer quatre pages, une couverture, de longs commentaires d’un enthousiasme qui sent le copinage et sublime une réalité bien plus modeste. Mais voici quelque chose de plus grave. Etait-il absolument nécessaire, voire simplement professionnel, de détailler en long, en large et en travers les vertus du plus jeune frontiste élu conseiller municipal, d’indiquer qu’il est tout prêt à quitter ses études pour se vouer corps et âme à cette politique qui exalte l’identité française ? Il n’y a pas vraiment une chaleureuse allégeance à cette vocation enflammée dans le sillage de Marine, mais il faudrait une loupe plus puissante que le mienne pour trouver des points à reprendre. Comme pour attendre l’avenir en se plaçant où il faut pour bien voir – mais surtout pour être bien vu…                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                        v

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lucette desvignes
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13 janvier 2016 3 13 /01 /janvier /2016 09:44

         Ah ! mes belins-belines, je vous ai fait faux bond hier ! Imaginez que je n’ai même pas pu vous bricoler de nouveau un petit mot d’excuse en vers de mirliton tant j’avais été occupée depuis potron-minet jusqu’à l’extinction des feux !C’est que je recevais ces dames du Zonta de Beaune, lesquelles venaient s’enquérir de la longueur et de la qualité de la dictée que je vais lire le premier samedi de février à 14h30 (pourquoi ne pas profiter du passage sur les écrans du monde pour lui faire un peu de pub, hein ?). Le baba au rhum traditionnel aidant, je n’ai pas pu me consacrer à vous le moins du monde. Et ma fin de semaine sera bien occupée aussi : le vendredi consacré à une étudiante qui veut m’interviewer pour le travail de maîtrise qu’elle a à terminer bientôt, et le samedi consacré à un journaliste de Radyonne qui veut me faire monter une nouvelle fois dans son wagon-livres pour commenter « La Vie à Deux » après  « Les Treize Contes de Noël de Lucette Desvignes » chez deux éditeurs différents (et je ne veux pas rater le train : c’est la seule émission littéraire hebdomadaire d’une heure de toute la Bourgogne, vous imaginez ?).. Vous voyez donc qu’au milieu de mes casseroles et du regroupement de mes idées que je laisse volontiers picorer en plein air (pour la qualité des œufs, n’oubliez pas) je ne peux guère vous trouver de sujet à développer pour votre gouverne. Je vais tâcher de faire pour le mieux, dans le minimum de temps qui me restera pour vous. Tout ce que j’entrevois de possible pour l’instant, ce serait de vous donner ma recette de baba au rhum – est-ce que ça peut intéresser quelqu’un ?

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lucette desvignes
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11 janvier 2016 1 11 /01 /janvier /2016 10:05

Voici,  comme promis, le petit en-cas de samedi qui n’a pu être acheminé jusqu’à vous, mes belins-belines :

Un  fort méchant sonnet, c’est, en guise d’excuse,

Ce que je peux vous fournir aujourd’hui de mieux.

Vous savez, chercher  des sujets, cela vous use,

 

Qu’on soit Einstein ou le plus sot des bienheureux.

Je pourrais vous trouver matière à me complaindre

Si je pêchais pour le moment dans mes tracas.

J’en suis bien sûre, oh oui : aucun besoin de craindre,

 Suffit de me pencher et prendre dans le tas.

 

Sans trier – ce serait pêche miraculeuse :

Je pourrais discourir jusqu’à demain matin.

Mais je m’en voudrais trop d’être la rabâcheuse

Qui parlerait de ses affaires, mes belins !

 

Et même retenue pour vous, chères belines !

Attendons que mes doux propos soient de retour :

Quand je me trouverai d’une humeur plus câline,

Les beaux sujets aussi retrouveront leur tour.

 

En attendant, « Sonnet »,  vous ai-je dit d’entrée.…

Dès lors, quatorze vers au fond m’auraient suffi

Or si je compte bien la vingtaine assurée

Va me permettre noblement d’aller au lit.

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lucette desvignes
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