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13 octobre 2010 3 13 /10 /octobre /2010 14:18

    Le gonflement de mes plumes de cou de pintade n'a pas duré, pauvre de moi! Autrement dit, l'ascension de mon blogrank jusqu'à d'impressionnantes hauteurs ne s'est pas maintenue, suivie immédiatement qu'elle a été par une chute verticale aux abîmes. Je ne sais pas ce qu'il faudrait faire pour qu'ils fissent un effort, par là-haut (oui, fissent)  - car ne me dites pas que ce n'est pas d'eux que ça dépend! Leur mauvais vouloir me paraît entier, sauf lorsque l'un d'eux, me prenant en pitié de manière inattendue, décide de remettre une louche à chapeau de compréhension, comme dirait Pierre Dac, et donc permet à ma note de s'élever quelque peu. Si c'est pour retomber aussitôt, dites-moi, où se trouve l'encouragement? Je me rue donc sur la lecture (!) d'un catalogue tout nouveau pour l'intérieur, le jardin et les loisirs.235 pages, mes belins-belines, vous voyez si c'est du sérieux - dont 56 pages sur Noël, qui se prépare par là-bas longtemps à l'Avence, si j'en juge par les textes. Et pas une page qui n'ait son ange : endormi, couché sur un coussin, en bougoeoir "baroque"i, à genoux devant sa bougie, en clochette de table "au divin carillon", en porcelaine avec de vraies plumes et une magnifique robe en tissu, sur une "assiette de l'Avent avec accessoires en plastique, en motif de rideau de porte, en cordée d'alpinistes sur une grande bougie (un blanc, un vert, un rouge), en orchestre céleste, en équilibre dans une boule de verre lumineuse vendue sans piles. Par moments, on passe au pratique : par exemple un minuteur poussin en résine (c'est un oeuf sur pattes et à cadran : quand le temps est écoulé, la coquille se soulève comme si vous l'aviez ouverte à petits coups de cuillère à oeuf et le poussin "annonce la fin du temps de la cuisson par un cocorico joyeux"). Ou la surprise de Noël : si vous remplissez la tasse d'une boisson chaude, les petites lumières du sapin qui orne ses flancs se mettent à briller.  Ou encore : "il suffit de verser de l'eau froide sur les granulés de neige magique et de remuer pour avoir un superbe monticule de neige très décoratif" qui s'élimine facilement avec l'aspirateur. Tout est prévu, même le temps du recueillement : "Votre âme recherche la paix? Le porte-bougie Jésus et Marie prouve à quel point une chapelle privée peut avoir un effet bénéfique". Ou la "solution de rêve" pour se recueillir devant la madone bougeoir,ou en écoutant les anges qui jouent de la harpe avec le vent. La palme peut-être revient à cette réponse pratique à l'angoisse existentielle : "Quel est le lien entre foi et magnétisme? Pour y répondre, les théologiens et les physiciens rempliraient des livres! Nous serons brefs : dans les deux cas, des forces sont à l'oeuvre! Pour vous en convaincre voici un lot d'aimants, en porcelaine avec revers magnétique " - soit Benoît XVI, Padre Pio, une Mater Dolorosa, la Vierge de Fatima, la Vierge de Lourdes et une Madone à l'Enfant : il ne manque que la madone des sleepings chère à Maurice Dekobra, j'ai envie de rouspéter devant cet oubli de leur culture religieuse. A demain!

                                                                                                       Lucette DESVIGNES.

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12 octobre 2010 2 12 /10 /octobre /2010 11:52

            Je crois bien, mes belins-belines, que nous sommes lancés vous et moi dans une semaine de critique cinématographique. Pas forcément inscrite à mes programmes dans les musts à tout crin, mais tout de même faisant partie de la vieille réserve dans laquelle je peux toujours plonger pour trouver quelque chose à.dire. Avec la tendance à la redite de toutes les chaînes des « grands » films, on peut voir ce qu’on avait antérieurement loupé (soit par accident, soit avec un soin méticuleux), on peut donc « se rattraper » - mais aussi quand on n’a plus rien à se mettre sous la dent on peut se résigner  devant les étranges lucarnes et comme le héron de la fable se contenter d’un goujon. Tout ce préambule pour écharper « Mogambo », soigneusement évité jusqu’à présent. D’abord je n’aime pas beaucoup les films à décors africains où après les panthères on voit les éléphants ou les hippopotames servir d’éléments dramatiques, où les promenades dans la jungle ou la brousse se terminent toujours pas la capture ou la mort de ces splendides bêtes sauvages. Ensuite, le John Ford de la dernière période n’est pas forcément une denrée attractive. Bref « Mogambo », les genoux du vieux Clark Gable au-dessus de ses chaussettes en laine d’Ecosse, le kilt remplacé par le bermuda équatorial, le buste d’Ava Gardner (un soutien-gorge en acier fait toujours merveille dans ces cas-là), le regard myope et les tenues BCBG de Grace Kelly, et puis l’inévitable baron à monocle venu se perdre dans les zones de safari et l’homme à tout faire qu’on est bien obligé d’admettre à table mais qui n’a que de vilaines manières : voilà tous les ingrédients de base. Il paraît que Ford n’était intéressé que par le manège des deux femelles autour du vieux lion alcoolisé, chacune d’elles ayant droit à son tour à la balade au clair de lune suivie d’emportements luxurieux (mais juste suggérés : à l’époque de Ford, même tardive, aucune de ces images de sexe dont aucun film de notre temps ne saurait se passer, on restait sur sa faim). L'air idiot du mari BCBG (on finissait par comprendre les élans tardifs de la glaciale Kelly – la princesse je précise, parce que Ava Gardner s’appelait Kelly, quelle source de confusion, pensez un peu !) expliquait tout, c’est-à-dire rien d’intéressant. Du banal, du médiocre, du ridicule… Ah rendez-nous « La Diligence infernale » ou « L’Homme tranquille », et laissez donc en Afrique la faune qui vient y passer ses vacances ! A demain.

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lucette desvignes
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11 octobre 2010 1 11 /10 /octobre /2010 15:09

Je me suis amusée dernièrement à évoquer les abracadabrantes performances des héros de certaines séries défuntes - telles "Mission impossioble", qui a tenté de survivre mais n'a pas réussi à imposer sa seconde mouture bien longtemps, ou "Les mystères de l'Ouest" de conception et d'exécution absolument farfelues. C'était à cause de ce curieux recours des uns et des autres à des procédés qui apparaissaient magiques : des emprunts ou subtitutions d'identités époustouflants, des instruments que Karelman seuls aurait pu inventer, des scénarios impossibles à réaliser autrement que dans le cadre de l'une ou l'autre série. Les crayons explosifs sortis au bon moment du talon de botte de Jesse James, les enlèvements irréalistes, les trucs mécano-électriques surtout avec les trois héros - le cerveau , les mains de l'expert en tout, les jambes du chargé du timing afin que tout soit prêt dans les limites d'un minutage haletant,(la libération de prisonniers, la duperie d'un méchant, le sauvetage d'une belle enchainée ou le changement de gouvernement, mais oui mes belins-belines, ils faisaient tout cela). Je me souviens d'un wagon de chemin de fer dans un contexte de pré révolution d'un pays d'Amérique du sud : on l'avait en douceur décroché, amené jusqu'à un heurtoir, muni d'un systèmre qui continuait tendrement son balancement de bogies pour que le général endormi ne pût se réveiller avant sa destitution officielle préparée pendant ce temps par ce trio de génies - le but de toutes ces opérations étant immanquablement atteint malgré l'accumulation des obstacles et la variété de leur nature, mais le soupir de soulagement n'était accordé au téléspectateur qu'à la toute dernière minute. Ce recours à des procédés extérieurs à validité tout imaginaire convient dans les séries qu'on ne prend pas au sérieux, il est banni des scénarios visant à plus d'estime ou de considération, où il est décent de laisser travailler entre eux les ressorts habituels de la vis dramatica et les ressources de l'écriture. Ne croyez pas que je sois obsédée par ces images du passé et que je les regrette : j'y pense seulement pour avoir vu, dans le tout récent "Robin Hood" de la BBC, un truc digne des mystères de l'Ouest (ce n'est pas un compliment de ma part, croyez-le). Une sorcière est condamnée au ducking pool (un siège attaché au bout d'un long système de perches qui permet d'immerger dans une mare ou une rivière   la condamnée normalement destinée à la suffocation par noyade. Elle y échappe ici, parce que Robin, nageant comme un poisson et astucieux comme pas un, plonge jusqu'à elle, en sous l'eau, lui met en bouche le bout d'un tuyau d'arrosage (c'est vrai, ça : où l'a-t-il trouvé?) tandis qu'à l'autre bout un de la troupe pompe (oui mes belins) quelque chose qui ressemble à des pédales d'harmonium. Ne me demandez pas comment ça fonctionne : c'est ça le beau, voir fonctionner les choses sans rien y comprendre. A demain!

                                                                    Lucette DESVIGNES.

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10 octobre 2010 7 10 /10 /octobre /2010 11:07

 

            Me voilà gonflée des plumes de cou autant une pintade, mes belins-belines ! Figurez-vous que mon blogrank vient subitement de passer à 21, de 11 qu’il était morosement depuis si longtemps (à propos de morose, je vous narre ici une petite histoire qui m’a amusée hier : quand Arafat tombe dans le coma, on l’amène en France pour le traitement adéquat. Il se réveille dans une chambre de clinique, un professeur en blouse blanche penché sur lui. « Qui êtes-vous ? – Je suis le Professeur Israël ». Arafat retombe dans un deuxième coma. A son réveil : « Où suis-je ? – Vous êtes à l’hôpital de Villejuif ». Troisième coma. A son réveil : « Quel temps fait-il ? – Maussade ». Le dernier coma fut définitif. Je vous raconte l’histoire parce que l’utilisation des mots est drôle, mais pas pour me moquer d’Arafat dont je continue à penser que s’il avait vécu les choses ne seraient pas en un tel piteux état pour la Palestine. Point barre). 21 de blogrank ! Certes on m’informe bien, assez sèchement et comme pour prévenir tout gonflement des plumes de cou, que je ne suis pas dans le top des blogs, mais comment voulez-vous rivaliser avec Julio Iglesias, ou Madonna, ou Céline Dion, ou Bouvard ? Vous voyez ce que je vous cite là : des piliers de notre culture contemporaine, des must(s), des incontournables comme on dit (je ne les pratique absolument pas, mais ce sont des noms que j’ai entendus par-ci par-là, peut-être d’ailleurs qu’ils sont déjà obsolètes, ce qui ne m’étonnerait pas outre mesure, sic transit gloria mundi : pensez à ce pauvre Johnny qui est en train de s’enterrer tout seul malgré quelques soubresauts, c’est-y pas triste tout ça ?).D’ailleurs moi, si tous les gens qui ont aimé « Les Nœuds d’Argile » ou « Vent debout » (et là aussi je taille dans le vif pour faire court) voulaient bien m’adresser un petit coucou par e-mail,  vous verriez si mon blogrank ne ferait pas de jolis bonds. L’Administration de là-haut en resterait baba. Pour l’instant, bon dimanche ! (vous voyez que je ne fraude pas sur le nombre de mes prestations avec vous, n’est-ce pas ?).

                                                                                          Lucette DESVIGNES.

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9 octobre 2010 6 09 /10 /octobre /2010 11:07

   Ah! mes belins-belines, vous les connaissez les bourgoeois de Calais : en chemise, la corde au cou, regardant déjà la mort dans les yeux, d'où leur maigreur et leurs joues creuses. Pour ce qui touche à la maigreur ou aux joues creuses,  je n'ai rien d'eux. Mais regarder la mort en face, je le fais comme eux, pourvu qu'elle n'ait rien d'imminent (comme pour eux, les pauvres otages) et qu'au fond elle se manifeste le plus tard possible, comme pour tout un chacun. A part ça, en chemise et la corde au cou, c'est moralement ainsi que je me présente à vous aujourd'hui : les plus fidèles d'entre vous ont dû hier, sinon se résigner à ne point recueillir de moi la bonne parole, du moins constater que ma voix s'était faite muette. Oui, je suis coupable, coupable de manquement à mes devoirs du vendredi (horreur ! il ne s'agit même pas des absences du week-end) et même doublement coupable. Car, mes belins-belines, de toute la journée d'hier je n'ai pas eu vers vous la moindre pensée... Depuis le grand matin occupée de mon déjeuner recevant mes amis, ^portant les grands crus aux températures idoines,,raffinant sur le menu, préparant les entrées avec minutie, inventant des récipients suffisamment grands pour les volumineux "bolliti" à l'italienne, veillant à la table et au couvert, évoluant avec la grâce qui me caractérise entre les piles d'assiettes, les tables de travail toutes occupées, les plats à fromage à garnir avec tous les couteaux ad hoc que j'ai pu récolter au cours des âges et dont je ne peux même pas conseiller l'usage faute d'avoir gardé la notice d'emploi (sans doute d'ailleurs était-elle directement traduite du chinois, donc incompréhensible comme toutes les autres bien qu'exprimée en vingt sept langues, Europe oblige). Et le timing, mes belins-belines! En voilà une chose qui compte! Laisser à chaque plat l'espace-temps de la dégustation tranquille mais ne pas laisser à l'impatience la moindre brèche où s'enfiler, servir le plat suivant à son optimum de chaleur et de parfum, mais sans avoir l'air de bousculer les conversations... L'art de vivre, je vous dis! Mais naturellement à la condition de se concentrer sur chaque minute, sur chaque seconde. Ce que je fis dignement et haut la main, sans pouvoir m'embarrasser les méninges ni la mémoire de votre existence, mes agneaux... Votre souvenir s'impose à moi aujourd'hui : ne pleurez pas, je vous revaudrai vendredi dès demain : et vous savez comme je suis à l'aise avec la succession des jours au calendrier... Donc, à demain dimanche!

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7 octobre 2010 4 07 /10 /octobre /2010 10:07

     Car que marmonne-t-elle, cette pauvre malheureuse, qu’on  avait pu voir si jolie,  si expressive dans le bonheur – par exemple avec son époux – et qui à présent a perdu ses couleurs, son sourire, l’éclat de ses yeux, et acquis des gestes fébriles inquiétants ? Déjà avant le début de l’incendie, croisant la patronne Peggy Mitchell qui la couvre d’injures (n’est-elle pas la veuve du meurtrier du cafetier ?) et l’esprit déjà dérangé par les gémissements du fils cuvant sa drogue et son ivrognerie, elle avait bredouillé qu’elle était l’auteur du meurtre de Noël, d’où incrédulité de l’autre qui s’en tient à la version policière à peu près officielle, puis explosion de fureur quand la raison de ce crime paraît être la vengeance pour un viol odieux auquel elle refuse violemment de croire. Cette veuve du vieux beau assassiné est moins bien renseignée que nous devant les étranges lucarnes d’Outre-Manche (autrement dit the gully box, ou the crystal bucket, ou the haunted frishbowl, voire the tube ou the telly) : déjà avant la chute mortelle, depuis un toit où il s’était réfugié, de son jeune mari du matin (oui… les noces célébrées dans la plus stricte intimité de la famille, émouvantes et graves), la jeune mère avait bredouillé au moment de cette mort qu’elle était la meurtrière, mais personne ne l’avait crue, car enfin qu’était donc allé faire sur ce toit ce pauvre Bradley qui si manifestement cherchait à échapper à la police ?. Il semble que dans ce contexte de crise imminente (on ne sait pas qu’un incendie va tout dévorer, mais on pressent qu’il va se passer quelque chose de terrible) les vérités vont s’exposer enfin au grand jour : après cette apparente confession d’un meurtre, quelle autre   confession – vraie ou imaginaire – la pauvre  jeune femme va-t-elle   pouvoir murmurer au milieu de la fumée quand le sauveteur se penche vers elle ?

                                                                                  Lucette DESVIGNES.

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6 octobre 2010 3 06 /10 /octobre /2010 10:17

     Pendant l'incendie du pub, inutile de vous dire que les piétinements, fausses manoeuvres, gesticulations inutiles des clients en fuite ou des voisins regroupés au premier rang du spectacle n'ont aucun rapport avec la vis dramatica de l'épisode. Il faut la rechercher, celle-là, dans l'ultime affrontement de la mère et du fils, la haine suintant par tous les pores, la boîte d'allumettes tirée de la poche au-dessus de l'alcool répandu à flots - chiche! tu n'oserais pas tout de même : c'est là qu'elle se situe, avant le déclenchement de l'incendie. Elle se renforcera lorsqu'on découvre qu'un bébé est resté à vagir dans sa panière au premier étage, que les vagues de fumée passent en roulant sous les portes et se répandent partout, que la jeune mère essaie de briser les vitres de la fenêtre, que l'un des voisins tente d'installer une échelle pour grimper à sa rencontre. Rien de véritablement tragique dans tout cela, qui ne pourrait s'établir qu'à la rencontre du mal et de l'innocence, sans équivalence ni compensation (par exemple il y a tragique si un conducteur sans faute trouve la mort dans un accident dont un autre est responsable; le tragique disparaît malgré la mort si tous les deux sont fautifs). L'impossibilité d'une rencontre est à la base même du tragique, qui n'apporte pas d'apaisement sinon par-dessus des ruines (pensez à l'image finale de "Los Olvidados", où le corps du petit Pedro dans son sac est jeté sur le remblai des ordures après avoir croisé la mère qui, trop tard, s'est mise à sa recherche). Le pathétique, ce serait volontiers - retour aux Eastenders -  cette figure de la jeune mère  déjà veuve dont le mari a été jugé coupable de l'assassinat du cafetier (toujours ce vieux beau qui avait violé sa femme, donc la jeune mère). En proie à une hallucination, elle croit   entendre son bourreau (c'est seulement le fils enfermé dans sa chambre en pleine crise de delirium tremens) et son esprit brumeux héréditairement fragile se trouble de nouveau. Mais à partir de ce qu'elle marmonne lorsque son sauveteur arrive à son niveau, la vis dramatica se ravive in extremis.

                                                                           Lucette  DESVIGNES.

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5 octobre 2010 2 05 /10 /octobre /2010 10:53

   

A peine le temps de poser ma valise, je me précipite sur BBC Catastrophe pour savoir ce que va devenir ce bistrot taillé pour vivre éternellement, et surtout bien sûr ce que vont devenir les gens dont il était l’âme et le centre. Non seulement les membres divers de la famille dont les liaisons plus ou moins éphémères tissent un ensemble souvent sujet à variation (ainsi à propos de chacune des filles on est obligé de se demander qui est vraiment le père du dernier rejeton et il y a toujours matière à supputation et calcul ; quant au fils, jamais marié mais toujours à la colle avec l’une ou l’autre, il a deux enfants qu’on lui a déjà repris pour faute de mieux les redonner à leurs mères – oui, chacun la sienne – toutes les deux droguées finalement donc indignes l’une et l’autre et de plus parties sans laisser d’adresse … Je vous assure que je taille dans le vif : les relations mère-filles, tante-nièces, père-fille, mère-fils mériteraient chacune un long développement…).Tous ceux-là donc,  mais en plus tout l’accompagnement du voisinage,  vieux couples habitués du bistrot, familles pakistanaises ou jamaïcaines abonnées au jus d’orange,  groupuscules noirs ou blancs traînant hors collège et échafaudant de mauvaises farces en faisant l’apprentissage de la drogue… Je vous le dis, tout un grouillement humain à la fois lamentable et passionnant que j’aurais pour ma part grand peine à devoir délaisser… Je reprendrai pour vous les notions annoncées en m’appuyant sur des exemples tirés de ce soap nourricier : ne perdez donc pas de vue ce terreau que nous allons pouvoir travailler en préparant les floraisons futures (la métaphore vient toute seule : je déballe fébrilement les commandes de bulbes, tulipes, jacinthes et narcisses, en me demandant bien où je vais pouvoir loger tout ça, mais vous voyez que cela ne m’empêche pas de penser à vous). A demain !

                                                              Lucette DESVIGNES.

 

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4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 14:50

   Je me demande avec perplexité, et même franche inquiétude, si l'incendie ravageur du pub si longtemps placé sous l'autorité de la "Queen Vic" (avec présence royale sur le comptoir sous forme de buste en bronze doré, chignon maigrichon, nez busqué, bouche amère - la vieille reine âgée, quoi, même plus capable des galipettes amoureuses qu'elle pratiquait en catimini si vaillamment sur une Côte d'Azur, la nôtre mes belins-belines!  à la réputation officiellement égrillarde et permissive) je me demande donc  si l'incendie ravageur du célèbre pub n'a pas sonné le glas de la série. Cela branlait déjà un peu dans le manche depuis quelque temps : la succession du propriétaire (ce scélérat au visage de superbe vieux beau assassiné le jour de Noël - par qui? bonne question! l'enquête est toujours en cours, même si elle somnole benoîtement) dévolue de manière surprenante à la plus dévergondée de ses filles entraînait des remaniements de style et d'activités prétendûment culturelles, lesquelles tentatives peu réussies avaient abouti à redonner finalement les clés à la tenancière de toute éternité, Peggy Mitchell la patronne... A peine le temps d'installer la banderole triomphante "Under New Management" que les flammes dévorent tout. J'en suis restée avant Genève à cette vision d'apocalypse, l'alcool explosant de tous côtés, bar cave réserves etc., sauvetages héroïques in extremis, personnages hébétés et noircis... le grand jeu, quoi! Bonne occasion pour moi de disserter sur la vis dramatica, le tragique, le pathétique dès demain, ces notions ayant sans doute besoin d'un bon coup d'époussetage, mes belins-belines...Préparez-vous!

                                                                                                               Lucette DESVIGNES.

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3 octobre 2010 7 03 /10 /octobre /2010 21:30

      Je vous ai déjà naguère servi deux fois le même blog le même jour, mes belins-belines,  en croyant la première livraison non envolée vers vous. Comme je suis d'autre part en différend permanent avec le calendrier, cela anéantit les plus beaux de mes efforts pour vous contacter quotidiennement. Ainsi j'avais prévu de vous blogguer mes aimables gazouillis vendredi juste avant de partir, la livraison du samedi devant se faire le dimanche à mon retour, tandis que ce retard de 24 heures vous était dûment annoncé et explicité la veille. Naturellement, j'ai sans doute fait partir le texte de samedi dès le vendredi; quitte à vous embrouiller (sauf si, pas impossible non plus - je me connais bien, voyez-vous - je n'ai pas envoyé le blog de vendredi pourtant tout prêt). Peu importe : vous jugerez sans doute beaucoup plus pragmatiquement que moi. De toute façon je vous jure, foi d'animal comme disait la cigale de La Fontaine (il y en sûrement parmi vous à qui je rafraîchis utilement la mémoire) je vous jure que je ne serai pas parcimonieuse, autrement dit vous aurez un petit bonus - celui de ce soir, petits gâtés! - et nous repartirons du bon pied demain lun di. Quoi! diront  certains en faisant la grimace (et ce sont toujours les mêmes d'ailleurs, toujours ceux du fond qui jacassent ou regardent leur montre). Mais oui, mes belins-belines : lorsque je me repose (en théorie) le dimanche de mes devoirs envers vous, je vous autorise à fermer l'oeil de temps à autre à votre tour,  à condition bien sûr que vous ne dérangiez pas les autres, ceux qui veulent travailler et s'améliorer. A demain,  d'un bon pied!

                                                                                                                              Lucette DESVIGNES;

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