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18 novembre 2010 4 18 /11 /novembre /2010 10:31

Dans la comédie du XVIIIème siècle, mes belins-belines (et je ne veux pas dire surtout dans Marivaux, mon cher Marivaux  - si fasciné par les problèmes du cœur, par les avancées et les faux pas, par l’arrivée au bord des lèvres des aveux qui vont enfin sceller la belle entente de deux personnages faits l’un pour l’autre qu’il se préoccupait beaucoup moins intensément des mécaniques de l’intrigue – mais je pense à des dramaturges comme Dufresny ou surtout Dancourt, qui étaient aussi du siècle de Molière), une expression revient de temps à autre, dès qu’un Crispin ou une soubrette de ses familiers se mettent en tête de tisser un filet où leurs maîtres ne peuvent que devenir prisonniers : parfois c’est pour assurer leur propre destin de couple à l’ombre du couple des maîtres, parfois au contraire c’est dans l’espoir de faire échouer un mariage possible, car chacun des domestiques est engagé d’autre part et a, non sans regrets d’ailleurs, l’intention de rester fidèle à l’absente ou à l’absent. Bref ils s’encouragent à mettre les fers au feu. Acta non verba : c’est bien dit, tout ça, et cela implique que chacun d’eux va agir dans son domaine, côté messieurs ou côté dames, afin de mentir, inventer, flatter ou rabrouer (c’est adorable lorsqu’un valet rabroue son maître, ou lorsqu’une suivante met toute son énergie à paraître gronder sa maîtresse). Le plan s’est énoncé sommairement, et chaque domestique doit improviser, souvent sur la corde raide, pour que le projet puisse prendre forme. Les fers sont mis au feu (fers à friser sans doute plus que fers de maréchal-ferrant, mais il n’est pas interdit de penser aussi à des fers à beignets, en tout cas l’activité règne dans tous les sens). Je pense toujours à ces fers au feu quand je signe des pétitions à tour de bras – non sans discernement croyez-le bien, pas par tic, totalement en accord avec moi-même – pour commencer ma journée. Puis les chats, urbi et orbi, nourriture et caresses, puis la lecture du courrier avec réponses si elles s’imposent (il faudrait encore leur trouver une boîte de poste, autre problème), puis l’écriture du blog quotidien, puis les ultimes finitions sur le manuscrit désormais condensé de « La Dent dure », puis l’écriture en franc tireur, puis la BBC puis la lecture au lit avec les chats autour de moi. Chacun a droit à sa conception du farniente pendant sa retraite, n’est-ce pas ? A demain !

                                                                       Lucette DESVIGNES.                                                                                                                                                                 

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lucette desvignes
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17 novembre 2010 3 17 /11 /novembre /2010 09:39

Mes belins-belines, je vous certifie que je n’avais pas d’idée préconçue devant cette série de Robin Hood : de toute façon ça ne pouvait pas être plus ringard que le chef d’œuvre immortel de la Warner,  ou peut-être bien de la Metro Goldwin Meyer, qui nous enchantait mon frère et moi quand nous avions entre sept et dix ans (mais pas par la suite). Et l’humour courait dans cette nouvelle version (ainsi, que l’un des épisodes pût s’intituler « Get Carter ! », avouez que c’était farce, en plus de citations parfaitement anachroniques ponctuant ici et là le dialogue qu’il fallait souvent prendre autrement qu’au carré). Et puis j’ai été frappée par les invraisemblables trucs qui piétinaient les plates-bandes de « Mission impossible », et je me suis amusée à les collectionner. L’épisode de dimanche bat tous les records. Me voilà presque rassurée sur le retour du roi Richard Cœur de Lion, car de plus en plus d’émissaires se présentent, comme s’il n’était pas loin. Mais toujours sous le sceau du secret : ainsi Robin reçoit un parchemin en deux morceaux dont il ne sait que faire, il n’y a qu’une espèce de dessin  à peine amorcé sur l’un d’eux. Plein d’astuce, et parce qu’il est familier de Sherlock Holmes, Robin approche les papiers d’une bougie : d’autres choses se révèlent, guère plus limpides. Mais la superposition des deux bouts de parchemin donne une espèce de tableau qui va servir de plan-guide au chef des outlaws : on ne nous donne pas le détail des significations (c’était plus prudent), toutefois la troupe découvre, dans cette forêt de Sherwood qu’elle connaît comme sa poche, des passages souterrains en blocs de granit où elle se trouve coincée (mais Petit Jean l’hercule soulève sur son dos puissant tous les blocs qu’il faut pour permettre l’évasion ) et ce jeu de piste se continue par l’indication d’un cercle de pierres dressées (pas tout à fait Stonehenge, tout de même, car ils y vont à pied et Stonehenge est dans les environs de Salisbury) plus jaunâtres d’ailleurs  et percées de deux encoches qu’il faut faire coïncider : qu’une flèche passe dans les  deux trous, et voilà l’indication de la prochaine étape, une abbaye également cachée où ils trouvent – ô miracle – la reine-mère toute en velours rouge et bleu, la couronne sur la tête (bien fixée d’ailleurs, car elle ne tombe pas même quand Petit Jean la transporte pliée en deux sur son épaule pendant leur fuite). Tout est bien : la reine-mère les reconnaît, leur promet des grâces, leur laisse des subsides, s’éloigne sur un cheval blanc (mais d’où sort-il, celui-là ?). Au passage, j’en ai sauté, mais ce que je vous ai gardé n’est déjà pas si mal. Si la semaine prochaine, au lieu d’un jeu de piste, c’est une partie d’échecs comme chez Bergman,  je vous narrerai tous les détails.

                                                                                         Lucette DESVIGNES.

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17 novembre 2010 3 17 /11 /novembre /2010 09:32

Mes belins-belines, je vous certifie que je n’avais pas d’idée préconçue devant cette série de Robin Hood : de toute façon ça ne pouvait pas être plus ringard que le chef d’œuvre immortel de la Warner,  ou peut-être bien de la Metro Goldwin Meyer, qui nous enchantait mon frère et moi quand nous avions entre sept et dix ans (mais pas par la suite). Et l’humour courait dans cette nouvelle version (ainsi, que l’un des épisodes pût s’intituler « Get Carter ! », avouez que c’était farce, en plus de citations parfaitement anachroniques ponctuant ici et là le dialogue qu’il fallait souvent prendre autrement qu’au carré). Et puis j’ai été frappée par les invraisemblables trucs qui piétinaient les plates-bandes de « Mission impossible », et je me suis amusée à les collectionner. L’épisode de dimanche bat tous les records. Me voilà presque rassurée sur le retour du roi Richard Cœur de Lion, car de plus en plus d’émissaires se présentent, comme s’il n’était pas loin. Mais toujours sous le sceau du secret : ainsi Robin reçoit un parchemin en deux morceaux dont il ne sait que faire, il n’y a qu’une espèce de dessin  à peine amorcé sur l’un d’eux. Plein d’astuce, et parce qu’il est familier de Sherlock Holmes, Robin approche les papiers d’une bougie : d’autres choses se révèlent, guère plus limpides. Mais la superposition des deux bouts de parchemin donne une espèce de tableau qui va servir de plan-guide au chef des outlaws : on ne nous donne pas le détail des significations (c’était plus prudent), toutefois la troupe découvre, dans cette forêt de Sherwood qu’elle connaît comme sa poche, des passages souterrains en blocs de granit où elle se trouve coincée (mais Petit Jean l’hercule soulève sur son dos puissant tous les blocs qu’il faut pour permettre l’évasion ) et ce jeu de piste se continue par l’indication d’un cercle de pierres dressées (pas tout à fait Stonehenge, tout de même, car ils y vont à pied et Stonehenge est dans les environs de Salisbury) plus jaunâtres d’ailleurs  et percées de deux encoches qu’il faut faire coïncider : qu’une flèche passe dans les  deux trous, et voilà l’indication de la prochaine étape, une abbaye également cachée où ils trouvent – ô miracle – la reine-mère toute en velours rouge et bleu, la couronne sur la tête (bien fixée d’ailleurs, car elle ne tombe pas même quand Petit Jean la transporte pliée en deux sur son épaule pendant leur fuite). Tout est bien : la reine-mère les reconnaît, leur promet des grâces, leur laisse des subsides, s’éloigne sur un cheval blanc (mais d’où sort-il, celui-là ?). Au passage, j’en ai sauté, mais ce que je vous ai gardé n’est déjà pas si mal. Si la semaine prochaine, au lieu d’un jeu de piste, c’est une partie d’échecs comme chez Bergman,  je vous narrerai tous les détails.

                                                                                         Lucette DESVIGNES.

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16 novembre 2010 2 16 /11 /novembre /2010 09:12

J’ai peur de vous ennuyer, mes belins-belines,   et pourtant l’examen du rêve à la Capra pourrait encore nous fournir beaucoup de choses. Les symboles qui s’y succédaient, chacun à sa place prenant de l’importance au moment voulu – la neige, les coups reçus sans pouvoir les rendre, les gens qui ne vous reconnaissent pas, qui refusent de vous aider, qui vous menacent, le pont immense tout givré,  d’où il semble facile de se jeter mais dont l’extrémité se perd dans un brouillard de neige, les salles d’opération désertées, pleines de toiles d’araignée et de cartons vides,  l’insistance sur la raison de la démence d’amis retrouvés à l’asile (« son père ne l’a jamais compris », « on ne l’a pas soutenu dans sa famille »)  -  tout cela s’emboite parfaitement ; la réalité est déformée mais on s’y retrouve, on se situe délicieusement sur la frontière du réel déformé (sale, rouillé, violent) et du merveilleux  (le blanc, la neige,  la clarté) d’où l’angoisse existentielle est peu à peu bannie, dès lors que la notion – l’espoir – de seconde chance est évoquée insidieusement. A côté de la solidité morale de l’enseignement, j ’aime aussi la minutie du détail : moi qui n’aime utiliser le recours au rêve qu’à condition de le rattacher élément par élément aux données factuelles enregistrées par la mémoire ( et c’est souvent malaisé de rabouter brin à brin le passé au présent : la fin du Voyage en Botulie m’a beaucoup coûté en réflexion,  pour relier logiquement les couleurs des pilules ou les noms  du XVIIIème aux programmes de cinéma ou aux sons du quotidien - croyez-moi, cette double utilisation selon ses deux contextes n’a rien de facile), j’ai fort apprécié que la bonne tête du vieillard qui guide le Dr Hope tout au long de son parcours initiatique fût tout simplement la photo du grand-père de la petite opérée du cœur posée près de son lit …A demain !

                                                                               Lucette DESVIGNES.

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lucette desvignes
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15 novembre 2010 1 15 /11 /novembre /2010 09:27

Je reviens sur l’inspiration tirée de Capra pour l’épisode qui a suivi le carnage à l’intérieur de l’hôpital. Elle était authentique, de bon aloi, et c’était une méditation sur le sens de la vie telle que celles auxquelles Capra lui-même nous a habitués. Ce n’est ni sophistiqué ni alambiqué, c’est vraiment spectacle de Noël, et si je vous dis que j’apprécie c’est qu’il y a beaucoup à en retirer. Il y avait d’ailleurs une insistance sur le temps que j’aurais bien dû remarquer dès l’abord : jamais on n’avait tant minuté les événements – presque les exploits – qui se succédaient dans cette salle d’opération improvisée où l’on opérait deux grandes blessées à la fois, en allant d’un lit à l’autre et en improvisant aussi pour les protocoles de chirurgie,  puisque tout était si en dehors de tout contexte réglementé. Si bien qu’on prenait conscience qu’en une heure, à peine plus, l’équipe chirurgicale avait réussi les opérations d’urgence (même si la douce petite Zoé n’avait pas survécu) et se préparait pour la transplantation du cœur programmée. Trois heures dix, trois heures trente, trois heures trente-hui : c’est là que le Dr Hope s’immobilise près de l’enfant qui attend qu’on lui greffe un cœur tout neuf (arrivé en retard déjà, par hélicoptère que la police n’autorisait pas à se poser parce qu’on ne l’avait pas informée de cette livraison). Trois minutes vont suffire pour qu’il revoie toute sa vie, qu’il prenne conscience de tous les patients qui ont besoin de lui ( ce qui lui paraissait une sorte de cave devient, une fois éclairée,  une salle d’hôpital grouillante de malades alités qui attendent à perte de vue et tendent les mains vers lui). Ses propres problèmes familiaux, pourtant si aigus, s’estompent devant ce qui lui apparaît comme une seconde chance. A trois heures quarante-et-une – le temps d’avoir refait son parcours en le comprenant mieux – il sort de son immobilité, rassure son équipe, le regard clair, la confiance  revenue. La transplantaton sera parfaitement réussie.

 

                                                                                             Lucette DESVIGNES .

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lucette desvignes
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13 novembre 2010 6 13 /11 /novembre /2010 21:03

   En voyant que le sujet de Holby City de ce week-end avait besoin de deux longs épisodes pour se développer, je pensais bien qu'on allait avoir de la décoration de Noël de tous les côté. Non point seulement parce que c'est la saison, bientôt, et que depuis des années la célébration de Noël parmi les équipes de médecins, infirmières, soignants de toute catégorie et de tout sexe, est l'occasion de surprises diverses pour le spectateur (ainsi la révélation de sentiments insoupçonnés chez les uns ou les autres, qui pointent le nez quand le champagne a coulé un peu trop), mais encore et surtout parce que dans cette atmosphère particulière il est facile de donner dans le romantisme ou la féerie. Je n'ai pas été trompée, et pourtant le panorama était sombre après le passage du tireur fou à l'arbalète, qui d'ailleurs s'est fait justice, après avoir expliqué qu'il avait trouvé le courage de tuer pour se prouver à lui-même sa vaillance (il y aurait ici une allusion directe aux pratiques américaines du droit aux armes et de ses conséquences que je n'en serais pas autrement surprise). Une infirmière décédée, une autre gravement handicapée, partout l'affolement et la détresse comme fond de tableau à ces interventions chirurgicales qui se font dans des conditions impensables.... On ne pouvait tout de même pas s'attendre à unpassage direct aux mirlitons, chapeaux en carton et langues de belle-mère, aussi bien l'épisode nouveau a-t-il traité de Noël dans la gravité. Un rêve sous la neige, un des meilleurs et plus attachants chirurgiens comme centre d'intérêt : c'est toute l'histoire de sa vie de dévouement et d'abnégation qui se déroule devant nos yeux, transformée par les symboles. Il  songe à se détruire  en croyant qu'il a raté sa vie (sa fille, blessée, le repousse car il s'est occupé d'abord des autres victimes; son fils vient d'être condamné pour trafic de drogue et l'accuse de ne jamais l'avoir compris ni aidé; il se reproche toujours la mort de sa femme qui a opté pour la mort dans la dignité et l'a impliqué dans cette décision; il a, dans l'urgence au milieu de la panique, refusé d'opérer illégalement, fui ses malades pour rechercher sa fille, tergiversé maniaquement alors que le temps pressait - il se juge lamentable et indigne). On se croirait dans un film de Capra, neige, Noël, rêve, intervention d'un mystérieux bonhomme qui le convainc de sa valeur et lui fait comprendre qu'on attend ses services - du vrai Capra, vous dis-je (et c'est loin d'être déplaisant, je vous assure). Naturellement la tonalité de conclusion de l'épisode est infiniment apaisée, puisque - qui en eût douté? - il reprend l'opération en cours qu'il avait failli déserter. J'aime que l'hémoglobine s'accompagne à l'occasion de tendresse et de méditation sur la vie et la mort. Je vous en reparle dès lundi. Bon dimanche, mes belins-belines!

 

                                                                                      Lucette DESVIGNES.

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lucette desvignes
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12 novembre 2010 5 12 /11 /novembre /2010 15:50

    La pause du 11 novembre, que je me suis adjugée hier ni plus ni moins que si c'était un dimanche, était bien agréable. Non que j'aie passé mon temps à ne rien faire, mais justement j'ai fait des choses devant lesquelles s'impose superbement d'habitude le devoir de vous enrichir l'esprit, mes belins-belines. Cela m'a rappelé les jeudis de l'Ascension de ma jeunesse, non à cause de la dévotion qui s'y rattache mais simplement parce que, pause coupant la semaine de travail, elle  permettait aux boulistes de se reposer en se fatiguant à courir, viser, s'élancer,, mesurer, se baisser,  discuter à n'en plus finir. J'assistais aux rencontres sur le banc des dames du village, et en même temps que je réfléchissais sur le bonheur de ces hommes à faire claquer leurs boules entre elles ou à envoyer promener le cochonnet comme un malpropre, leurs épouses,- tout en profitant du beau temps et de la bavasserie qui était leur grand plaisir sous les marronniers du boulodrome - se plaignaient de ce faux dimanche du calendrier qui les obligeait à donner à leur homme deux chemises la même semaine. Et c'étaient les plus maniaques qui disaient cela - car  de toute évidence des fêtes carillonnées comme le lundi de Pentecôte ou le lundi de Pâques, où la chemise pouvait encore servir comme toute belle le deuxième jour, c'était mieux combiné que l'Ascension pour éviter de la peine aux ménagères. Les moins maniaques ne disaient mot,:  c'est que chez leur homme la chemise faisait toute sa semaine point barre, avec ou sans jours fériés pour compliquer la lessive. Je vous rapporte ces propos lessiviels restés morosement dans mon souvenir - c'était une calamité pour moi lorsque je me trouvais coincée dans un groupe de bonnes femmes, avec les conversations des bonnes femmes, les intérêts des bonnes femmes. Déjà dans les banquets de famille on savait qu'il fallait me mettre dans le coin  des hommes, les femmes se rassemblant à l'autre bout de la table pour être prêtes à donner un coup de main (ah! l'horreur) et en tout état de cause, après avoir épuisé les descriptions de toutes les maladies, anciennes ou récentes, de leurs petits-enfants,  échanger entre elles des recettes ou des points de tricot. C'est vous dire comme je frissonnais à l'idée d'un déjeuner de bonnes femmes, lequel projet me menaçait aujourd'hui à midi . Eh! bien, mes belins-belines, si je ne vous ai pas envoyé de blog plus tôt (par exemple aux aurores ce matin), c'est que j'étais à l'autre bout de la ville pour affronter ce pensum, mais que,  oh!bonheur!, ce n'a pas été un pensum du tout. Il est vrai qu'il y a b onnes femmes et bonnes femmes. A demain!

                                                

                                                                        Lucette DESVIGNES.

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10 novembre 2010 3 10 /11 /novembre /2010 14:18

En ce moment, mes belins-belines, je ne suis pas sûre que je ne fais pas du travail de singe. Vous avez déjà dû, par réflexe mal dominé, vous  persuader qu’une fois de plus je jongle aussi bien avec les dates qu’avec les obligations morales et professionnelles : "allons bon, elle a encore fait grève ce mardi 9, sans raison naturellement " ! Mais si mes agneaux, j’ai des raisons ! Mon blog tout frais pondu tout beau tout léché sur les pompiers pyromanes, Internet n’en veut pas ! On me répète que le programme ne répond pas, avec une telle régularité que je me demande si on ne m’a pas mise sur écoutes en décidant de me barrer accès aux foules d’habitude suspendues à mes dires ou à mes écrires. Quel qu’en soit le prétexte, mes textes ne passent pas.  Dites-moi pourquoi, mais dites-moi pourquoi ! Je paie mes impôts comme tout le monde, je ne fais de mal à personne, je suis végétarienne et pacifiste,  je nourris douze chats… que faudrait-il donc que je fisse (fisse, oui, ce n’est pas une erreur de frappe) pour qu’on acceptât (oui, acceptât) de répercuter mes propos jusqu’à ceux qui les attendent comme une manne céleste ? En ce moment je vous explique tout cela, douloureusement, amèrement, pour excuser la défection des pompiers pyromanes, mais allez-vous recevoir ce message ? J’en doute, de la manière dont tout a démarré depuis deux jours. Internet ? Ne fonctionne pas. Over-blog ? Ne répond pas. Et quand vous réussissez à grand-peine à contacter l’administration d’Over-blog, elle vous invite chaleureusement à créer votre propre blog, ça ne coûte rien et c’est si vite fait !!! Voilà où j’en suis avec vous, mes belins-belines. Normalement vous devriez avoir droit à ce blog-ci en plus des pompiers pyromanes, le tout à la date du mercredi 10 novembre : je peux juste vous dire que je tiens mes comptes pour vous bien honnêtement, comme M.Woerth m’a appris à le faire, sans triche aucune. Restez-moi fidèles si les écoutes ou   Over-blog  ont décidé de me ranger dans les maudits de ce monde. Avec un peu de chance, petits gâtés,vous pourrez me lire deux fois aujourd’hui...

 

                                                                                             Lucette DESVIGNES.

                                                                        

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10 novembre 2010 3 10 /11 /novembre /2010 14:04

Tout aussi bien que moi, mes belins-belines, vous savez qu’il y a des pompiers pyromanes. En toute petite proportion, bien entendu : n’allez pas sauter sur l’occasion pour frustrer vos pompiers personnels de leurs étrennes, quand un beau et fringant brigadier du feu va venir se présenter chez vous, très bientôt si ce n’est même avant, avec son calendrier inutile. Ce qui n’empêche que certains déglingués du cerveau s’enrôlent chez les pompiers afin de pouvoir être sur place quand l’envie les démange d’allumer des feux pour éviter le chômage. Si je vous parle de pompiers, c’est parce que je viens de voir un épisode où un infirmier dérangé, lui aussi en principe inspiré par l’envie d’aider les malades et ceux qui souffrent dans leur corps, se met à tirer dans l’hôpital sur trois infirmières passant à sa portée. Dérangé, certes, il l’est, à force de ne pas susciter l’attention qu’il souhaiterait sur les dangers des maladies vénériennes dont il est obsédé, et il se venge comme il peut, à coups d’arbalète. Non, je ne confonds pas avec Robin Hood, car Robin Hood c’est le dimanche et puis Robin n’a qu’un arc. Oui, ici c’est une arbalète, je dis et je répète pour ceux du fond qui causent, une arbalète, même si ça fonctionne aussi avec des flèches. Dans le hall de l’hôpital il abat trois infirmières, même que c’est si joli ces flèches, avec leur empennage bariolé – à tel point qu’on met bien du temps pour prendre conscience que les pauvres filles, gisant là où elles ont été fauchées, gémissent au milieu d’une mare de sang. Branle-bas de catastrophe, gêné par la police qui bloque toutes les entrées et interdit tout changement d’étage, empêchant ainsi les chirurgiens  d’officier au fur et à mesure qu’ils apprennent ce qui se passe. Scènes de panique

et d’horreur. L’hémoglobine coule à pleins seaux (vous imaginez ces jets quand on retire les flèches de leur trou ?) et il faut improviser des opérations dans des conditions qu’on aurait à l’intéreur d’un sous-marin de poche. Qu’on ne s’étonne donc pas si les blessées « don’t make it »- ne s’en tirent pas. A demain pour rester sur le sujet (You have been warned – cherchez dans les entretiens déjà passés si vous avez oublié cette formule  anglaise  assez sinistre).

 

                                                                                              Lucette DESVIGNES.

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8 novembre 2010 1 08 /11 /novembre /2010 15:10

     Je n 'ai pas progressé au sujet de Robin des Bois. Je ne sais toujours pas si le roi va pouvoir rentrer au bercail (par le biais de ses pigeons voyageurs il réclamait des armes et des troupes pour l'encadrer à son débarquement, de quoi méduser Robin et sa bande qui, même si chacun d'eux en vaut au moins deux, ne dépassent pas la dizaine) : ça ne va pas pouvoir se passer sans problème, cette affaire-là. L'épisode d'hier est seulement annexe, folie ou fausse folie du shériff de Nottingham parti divaguer par les bois, coup monté contre Robin - devinez par qui? La scélérate des Eastenders, mes belins-belines, personne d'autre qu'elle!. Naturellement elle a changé de look (encore que le souci d'époque de la série historique ne soit pas très évident : Lady Marian, par exemple, en jupe culotte ou jeans de cuir - si l'on me passe cette hérésie - ou montant un cheval à cru, hum!), elle est un peu plus dépeignée qu'à Londres où pourtant le négligé de sa coiffure était déjà frappant, mais elle reste pourrie à la base (à Londres, petits carnets ravageurs et lettres anonymes, séduction de pauvres types, mensonges éhontés, cynisme à tout crin - dans la forêt de Sherwood, un poignard, des jupons fripés, des  mines de déterrée pour susciter la pitié,  une violence à peine contenue, bref on est mal à l'aise dès qu'elle apparaît dans une série ou dans l'autre). Quant à Robin (ce n'est pas lui qui se fait avoir dans l'épisode  ci-dessus, c'est Frère Jean qui, trompé par la scélérate, a cru défendre les faibles, les veuves et les orphelins, avec pour seul résultat de précipiter la bande des outlaws dans les embrouilles),  je ne vous ai pas dit comment il avait quitté son hêtre au milieu de l'écran de fumée organisé par les copains qui ont fait des feux un peu partout  : il lui fallait à la fois descendre de son perchoir et se rendre plus loin  sans être repéré par ses ennemis. Donc, pas trente-six solutions : sélectionner,  dans le parcours du combattant (qui donnait le sens de ses limites à chaque trouffion au temps où mon mari faisait son service militaire au Val d'Ahon), le plus sophistiqué des exercices, à savoir, se laisser glisser à une vitesse V le long d'un câble tendu entre le point de départ, en  haut, et le point d'atterrissage, beaucoup plus bas, les bras au-dessus de la tête, les mains cramponnées à une roulette, ou peut-être un dévidoir, voire un roulement à billes, est-ce que je sais? (mais lui Robin avait tout ça dans son baluchon qui avait lui aussi fait l'ascension du hêtre). En un claquement de doigts notre Robin se trouve non seulement descendu mais fort loin. C'était, encore un coup, une de ses flèches magiques qui avait relié les deux extrémités du parcours, entraînant derrière elle le fameux câble porteur (que bien entendu Robin avait aussi trouvé dans son petit baluchon). N'empêche, il fallait avoir du coeur au ventre pour se lancer dans l'aventure. Robin n'a pas une égratignure, c'est son coeur qui saigne car  Marian fait les yeux doux à Guy de Yorkshire - une stratégie pour le sauver, naturellement, mais tout de même, tout de même... A demain!

                                                                                                                      Lucette DESVIGNES.

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