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28 juillet 2017 5 28 /07 /juillet /2017 11:30

         Si, soucieux de sauvegarder une réputation de l'humain qui tombe déjà définitivement à vau-l'eau, vous mettez en avant que la disparition des baleines et des ours blancs des régions polaires dépend purement et simplement du réchauffement climatique contre lequel, el Nino ou pas, on ne peut rien faire, il est facile d'opposer que l'homme est bel et bien en train de creuser sa tombe. Ses astuces diverses et inconséquentes qui ravagent les océans, son avidité alimentaire qui fait se multiplier les bêtes d'abattoirs et d'élevage (et je passe sur tout ce que la notion évoque d'horreurs et de souffrances), sa promptitude à construire des complexes hôteliers pour touristes argentés par l'expulsion des territoires où les occupants    vivaient - petitement - de leurs récoltes et, du coup, se trouvent poussés vers l'exil (la végétation et la faune disparaissant en dommage collatéral), ici par la suppression  de zones de culture régulatrices de la température, là par une déforestation désastreuse afin de multiplier les cultures pour civilisés. Le végétal, l'animal, l'humain se trouvent piétinés par le profit, et les conditions anciennes d'existence harmonieuse sont depuis belle lurette ravagées. Le stress que nos contemporains redoutent et tâchent de soigner comme ils le peuvent n'épargne pas les autres espèces : des classes entières d'oiseaux ou de rapaces, bousculées dans leur habitat ou trouvant de moins en moins à se sustenter, sont rayées des listes  (pour ma part, en quarante ans j'ai vu disparaître verdiers, moineaux, geais, roitelets, mésanges bleues qui peuplaient à l'envi le quartier  de leur vivacité et de leurs querelles et je ne m'en console pas).. Bref, si on prend vraiment conscience de ces suppressions en masse qui ne font que croître et embellir, on peut relativiser l'importance des évolutions de M. Macron entre l'Elysée, Matignon et le reste de la planète.

 

Ce N° 2544 du jeudi  27 juillet est publié le vendredi 28 juillet, en même temps que le N° 2545.

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lucette desvignes
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28 juillet 2017 5 28 /07 /juillet /2017 10:26

         Les grandes catastrophes naturelles, comme ces terribles incendies destructeurs que nous voyons ravager le Portugal, la Californie ou la région PACA, se chiffrent traditionnellement en dégâts matériels ou (rarement, par bonheur) humains,  sans que jamais allusion soit fait aux ravages causés dans le domaine animal. Il n'est cependant que de réfléchir aux millions de bêtes de toute sorte, cervidés, oiseaux, lièvres, lapins,  renards, tortues, insectes, pour prendre conscience d'une effarante dévastation. On sait maintenant comment la faune des dinosaures de l'ère secondaire a été exterminée en bloc,  parce que l'aérolithe était assez gigantesque pour faire exploser le globe terrestre et que la destruction de la végétation fournissant leur nourriture assurait cette extinction. Mais on sait aussi que de toute façon leur disparition était certaine, faute de reproduction des espèces en nombre suffisant. Et c'est bien ce qui est de nouveau, même sans aérolithe, en train de se passer sur notre planète. Faute d'un environnement favorable par le calme, la végétation alimentaire, l'espace, l'eau, combien d'espèces animales sont en voie de disparition ! Les chiffres sont affolants,  passereaux, petits et grands ruminants, grands félins sauvages, éléphants et rhinos, espèces marines... La chasse, la pêche, la déforestation menaçant les conditions de survie, font chuter de manière saisissante les possibilités de reproduction : à chaque heure une espèce disparaît, incapable d'assurer sa descendance dans les conditions que l'homme lui a fabriquées en quelques décennies.

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lucette desvignes
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26 juillet 2017 3 26 /07 /juillet /2017 14:48

         Je vous le disais : le calendrier lui est favorable, c'est comme s'il avait ^personnellement établi une suite d'événements lui donnant la parole. Le père Hamel se trouve juste là pour le bon poids : occasion unique de montrer l'union    de la France dans la ferveur et la piété. A l'intérieur de l'église, une cérémonie que retransmet un grand écran pour la foule restée au dehors faute de place, avec distribution de la communion aussi en plein air, les mains tendues ou la bouche ouverte au choix. Une tribune tricolore contre le mur, pour le président et éventuellement aussi l'archevêque de Rouen, dont le discours est fort, plein d'humanité et de sagesse.  On peut ne pas autant apprécier la généralisation de la ferveur que le président constate avec les yeux d'un visionnaire : voilà que cette célébration ouvrirait sur un consensus national, un continuum d'harmonie et de compréhension fraternelle - où a-t-il pu prendre ça, ce commentateur d'occasion (de Paris IV, sans aucun doute) qui voit s'étendre à la France entière la religiosité locale? Curieuse manière d'adapter la laïcité aux desiderata aisément soupçonnables sous le joug  olympien... Une participation officielle de l'Etat pouvait normalement se concevoir : or M. Macron figure deux fois dans la cérémonie, en président certes au dehors, mais en tant que croyant au dedans (cela fut mentionné dans les commentaires). Et sa moitié absente, pour rétablir l'équilibre...

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lucette desvignes
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25 juillet 2017 2 25 /07 /juillet /2017 16:29

         Tant qu'on en était resté au niveau du flou vaporeux dont M.Macron annonçait ses projets, avec une tendresse que dissimulait discrètement un martèlement   énergique - de quoi charmer tout le monde - on n'avait pas grand-chose à dire. Il faut attendre les précisions, répétaient les commentateurs, tant que nous n'aurons pas des chiffres nous ne devinerons pas dans quel sens le gouvernement veut aller. Parbleu! Etaient-ils donc si innocents, ces commentateurs,  que n'importe quelle ménagère au panier difficile à garnir ou que n'importe quel salarié qui se demandait comment il allait pouvoir joindre les deux bouts en fin de mois pussent les dépasser en compétence et divination? Bien sûr qu'eux pouvaient deviner dans quel sens roulait le char de l'état : celui qui les laisserait écrasés sur le bord de la route, rien de mieux à attendre. Alors bien entendu , des chiffres enfin formulés ça vous précise le genre et la manière. On peut les prendre point par point,  ces propositions qui ne seront même pas discutées puisque, résumées en vitesse, elles seront présentées en ordonnance au jugement des godillots qui diront amen : elles vont d'instinct dans le même sens. Ainsi, quand les souffreteux du logement  touchaient une petite aide chaque mois, on va leur retirer 50€; c'est clair et net, c'est même la première mesure chiffrée proposée - facile à régler d'en haut, celle-là, et les protestataires n'oseront rien dire ni rien faire, ils ont presque tous voté Macron. De même pour la moralisation : les nouveaux députés renâclent à voir se réduire leurs avantages les plus juteux, et certes ils brandissaient tous vertueusement l'amour du bien et du beau pour cette assemblée de purs et de dévoués, à condition que le rationnement ne commence que sous eux. Et que l'armée ait trouvé de l'eau dans son gaz n'est pas bon signe; n'y aura-t-il que M. Gattaz pour s'en tirer avec sérénité?

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lucette desvignes
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24 juillet 2017 1 24 /07 /juillet /2017 10:30

v         Retour à la normale. Non que les rythmes quotidiens aient été tellement bousculés par la visite des enfants, mais tout de même  l'activité culinaire autour des fourneaux m'a  pleinement occupé l'esprit et les mains, et ça fatigue. Vous allez donc hériter, mes belins-belines, d'un blog tout doux, tout innocent, où je ne ferai même pas allusion au destin de la France entre des mains inexpertes et pleines d'outrecuidance. C'était donc si simple d'arranger les affaires publiques? "Nous allons attribuer... nous allons donner... il faut rétablir..."' Facile à proclamer dans l'euphorie du jugement des urnes. Mais quand les belles paroles doivent être entendues comme "Nous allons soustraire... nous allons soutirer... il faut réduire..." sur quelque chapitre que la décision puisse porter, tout le monde grimace et regrette son vote. Alors ils ne font pas mieux que les autres? Ils continuent sur leur lancée maudite? Que va--t-il bien rester de nous? On  s'interroge, d'autres ricanent, certains se lamentent. En tout cas les sondages s'activent, toujours prompts à frotter du sel et du vinaigres sur les plaies et les faiblesses. "Il paraît que le président descend en chute libre, Ma'm Nini, vous auriez dit ça y a quinze jours? "Allons bon, j'y suis revenue, c'est comme un prurit, j'avais pourtant bien dit que je ne dirais rien...

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lucette desvignes
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22 juillet 2017 6 22 /07 /juillet /2017 11:11

         Il y a des jours comme cela où dès le matin vous devinez que jusqu'au soir tout sera bien, beau, lumineux; disposé à la joie.  La canicule est peut-être derrière vous : certes ses effets sont encore visibles sur votre jardin, où les          annuelles sont mortes sans rémission et où les vivaces ont du mal à survivre en  exhibant pauvrement des feuilles sèches, des moignons roussis, des touffes moribondes, mais enfin on peut espérer que le pire de la chaleur est passé, tant pis pour les aoûtiens qui rêvent de vagues et de voiles, oui tant pis, ils n'avaient qu'à choisir mieux leur calendrier de vacances. Donc vous écartez délibérément ces plaignants-là de la liste des à plaindre aujourd'hui, vous  tâchez en égoïste de ne songer qu'à vous (et au fond ce n'est pas un exploit et vous le savez,  mais pour que la journée soit belle il faut que vous oubliiez la pensée des autres, voire la simple et vague notion qu'autour de vous il y a les autres, et la certitude indissociable de votre conscience que la majorité des autres est en train de souffrir de toutes les manières possibles et imaginables). Bon. Cela défini, posé en axiome et mis en application, vous voilà tout rajeuni d'une innocence d'enfant, celle qui se persuade à grands cris qu'on va bien s'amuser en pique-nique - avant d'imaginer les fourmis et toutes les petites bêtes de l'herbe, la proximité des taureaux, l'oubli qu'on a fait des couteaux,  la menace constante de l'orage et la bonne averse de conclusion. Le meilleur moment, c'est quand même quand on imagine que la journée va être belle...

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lucette desvignes
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21 juillet 2017 5 21 /07 /juillet /2017 08:37

         Dites voir, Ma'm  Jojo, vous avez vu qu'il y en a encore une? - Une quoi donc, Mam'Nini? - Mais une nouvelle démission, pardi! Je vous le dis, tous les jours ou pour faire plus précis tous les deux jours au moins y en a une! - Et qui c'est celle-là? Pas d'un nouveau promu tout de même, un qu'a tout fait pour avoir de l'avancement, à grands coups de brosse à reluire si besoin ? car ça serait bien bête d'avoir tant bataillé et pis tout par un coup, allez blof! tout laisser tomber. - Mais si, vous croyez pas si bien dire! Le grand manitou des armées, ce bel homme qui a remonté toute l'Avenue le jour du défilé, piqué debout à côté du président soi-même, un si bel uniforme dans cette tenue d'été, et puis le képi avec le plus épais de feuilles de chêne,  et pis toute cette batterie de cuisine  sur le coeur, cette classe avec ses gants blancs, qu'ils avaient même pas l'air fâché ni rien du tout... - Oh vous savez, à mon avis ça devait couver , mais y fallait faire semblant de rien devant l'invité amerloque, vous savez bien qu'on l'avait invité pour lui en mettre plein la vue, c'était pas le moment de se disputer comme deux chiffonniers sur leur voiture blindée! -  Oh probable qu'ils devaient déjà avoir quelque chose entre eux, des histoires de femmes peut-être? Qu'on n'en sait rien du tout à notre niveau mais que ça n'empêche rien. - Moi, m'est avis qu'y a quelque chose de pas catholique dans ce gouvernement. Pas encore un mois d'existence, et combien de démissions déjà? Des hommes, des femmes, deux à la fois même ...Faut dire aussi que moi j'aurais donné ma démission en vitesse si on m'avait colloquée à l'armée et à la défense, la pauvre elle était peut-être bien infirmière au départ, vous parlez d'une orientation ! - Ma foi, c'est bien joli de ne  choisir les ministres que sur leur bonne mine de gens honnêtes et surtout pas qu'on puisse les soupçonner d'être de gauche même si y a plus de gauche, mais faudrait bien tout de même se décider à faire démarrer le pays sur autre chose que des roues carrées.  

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lucette desvignes
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20 juillet 2017 4 20 /07 /juillet /2017 07:46

         Quand aucun discours de M. Macron n'est programmé pour la journée, on ne sait plus que devenir. On traîne, on s'énerve à voir le temps s'égrener si lentement, on ne sait pas comment combler ces vides des heures d'où rien n'émerge. Sa voix ne retentit pas à la radio, on ne le voit pas à la télé, sérieux, coincé, concentré, pas aimable, pour nous permettre d'avancer un peu dans notre évolution nationale. Ce qui revient à dire, sans aucun doute, sur la voie de notre appauvrissement radical : la main droite, celle du Seigneur, maintient nos impôts dans leur lourde pesée accoutumée sans en rajouter, c'est vrai; mais la gauche qui fouine et taupe dans les profondeurs va se charger de rétablir l'équilibre, en se donnant le luxe d'avoir l'air mine de rien à force de savoir-faire. Le discours d'un ministre ne remplace rien; d'abord il ne naît pas des efforts des "plumes" ^présidentielles, et puis on peut toujours s'attendre à le voir sanctionné aménagé repris par le tsar dans les vingt-quatre heures. Alors on se rabat sur la télé, non dans l'espoir d'une nouvelle communication impromptue, mais parce que, pour dédoubler son influence et sa portée, on nous le fait défiler sur deux quarts de petit écran à la fois, en muet mais avec une gestuelle et des mimiques éloquentes, même si l'on est en train de traiter un sujet sans rapport. Ce n'est même pas du subliminal puisqu'on voit les grosses ficelles. Mais l'effet est le même : fermez les yeux, au moment de vous endormir, et le film se déroule avec  opiniâtreté sur vos rétines fatiguées. Vous n'avez donc plus qu'une chose à faire : inutile de résister, les carottes sont cuites,le rêve se déclenche  et n'ayez pas peur de vous y trouver tout seul, car M. Macron va vous accompagner toute la nuit.

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lucette desvignes
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19 juillet 2017 3 19 /07 /juillet /2017 08:27

       Pendant plusieurs semaines, je riais de voir le playboy amoureux se démener partout pour se faire entendre - et aimer, puisque de son côté il avait le coeur si tendre. Puis, quand j'ai compris que nous allions en hériter, j'ai regardé son visage se durcir, se solenniser, essayer au maximum de ressembler à son  portrait en président de la République affiché dans toutes les mairies. Il doit avoir une santé de fer pour tenir le coup avec tout le mal qu'il se donne, lui qui d'ailleurs n'est pas taillé comme un athlète (à quand les photos de vacances répliquant à celles de la famille Obama à la plage?) . Et j'ai déjà mentionné le regard durci, devenu acier (et, malheur! ne va-t-il pas devenir "plomb fondu" depuis que notre cousin presque frère a fondu de tendresse dans ses bras?). C'est pour s"entraîner à ne pas montrer d'émotion dans les occasions officielles où il n'en faut pas  : quand il faut en montrer, ne vous en faites aucun souci, il montre ce qu'il faut. Par exemple, de la tribune ^présidentielle le 14 dans la matinée, lorsqu'en fin de programme se sont mis à écrire "Nice" avec leurs corps les militaires sélectionnés pour une saisissante chorégraphie, ses yeux se sont embués de larmes et il a dégluti comme pour ravaler sa peine. Lorsqu'après le défilé, quand il prenait son bain de foule (et c'était un vrai bain de foule : bien sûr la garde rapprochée était en alerte, mais il avançait carrément, plongé jusqu'au cou dans  une marée humaine) il a eu, pour l'adolescent dont le père venait d'être tué sur le front de la lutte antiterrorisme, une étreinte sur laquelle on ne pouvait se méprendre, serré sur son coeur, son visage appuyé aux cheveux de l'enfant qu'il embrassait avec ferveur, la mécanique un instant remplacée par le sentiment. Oui, j'ai aimé le voir dans une de ces émotions rares. Est-ce que tout n'irait pas mieux s'il était tout le temps comme ça?

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lucette desvignes
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18 juillet 2017 2 18 /07 /juillet /2017 09:23

         Les dieux sont avec M. Macron, personne ne pourra jamais dire le contraire! Non seulement c'est exact de proclamer qu'il est le plus jeune président de la République qui ait jamais existé, mais encore faut-il dire que jamais chef de tribu n'aura été favorisé par le calendrier comme lui. Lui qui veut toujours embrasser tout le monde et son père, se mêler de tout et tout tenir à bout de bras,; le voilà servi ! Je vous donne tout dans le désordre : étreindre Angela,; éblouir Poutine à la Galerie des Glaces, célébrer Simone Veil, ébaubir l'Assemblée sous les fastes de Versailles, aller au Mali faire ami-ami avec les réticents, aller pérorer devant les Vingt, commémorer les victimes de Nice, célébrer dans les émotions les anniversaire de 1917 avec l'Oncle Sam, (accessoirement fêter la République), commémorer la rafle du Vel d'Hiv, étreindre notre cousin presque frère presque au-delà des limites permises... Et à chaque fois un discours (il faudrait les classer par mérite, par thèmes,  par conviction, par volonté de puissance - c'est fou ce que ses "plumes" se renouvellent, mais sans doute sont-elles plusieurs toujours occupées). Il n'y a que pour M. Mammoud Abbas que le; lyrisme a fait défaut : qui se rappelle qu'il vient de venir à Paris? qu'il a été reçu sans faste, d'où ce silence? qi'on ne l'a vu ni à la télé ni nulle part? qu'il n'y a pas eu pour lui de discours historique? Et même chose à venir pour les syndicats : M. Macron veut régler les conditions de leur emploi à lui tout seul , il ne veut que de temps à autre demander à M. MEDEF  si M. Gattaz est content ou s'il a encore quelque chose à suggérer; histoire d'en prendre bonne note. Pas besoin de discours : un décret-loi comme du temps de Laval  leur sera brandi sous le nez dès septembre, preuve écrite que tout a été juge et décidé de manière à les faire obéir dans l'intérêt de la nation. Mais peut-être qu'alors on entendra aussi parler le peuple, dans tous les coins de l'Hexagone et à pleine voix?

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lucette desvignes
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