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8 juin 2017 4 08 /06 /juin /2017 07:52

         Si j'ai un regret - oh un petit regret, pas grand-chose - c'est de n'avoir pas pu faire coïncider le Hourrah! de la 2.500 ième de mon blog avec le 6 juin. C'est que le 6 juin 1944, pour ceux qui l'ont vécu (oui, je l'ai vécu, je n'ai pas assisté à la délivrance d'Orléans par Jeanne d'Arc,  non pas, mais le 6 juin 1944 j'étais là). c'était quelque chose. Pas encore la Libération, non, pas encore l'impression qu'on allait retrouver le normal d'avant la guerre (d'ailleurs, ce normal-là, personne ne l'a jamais revu : au lieu de ce retour aux rythmes, à la lumière, aux couleurs d'autrefois, on a vu s'installer peu à peu un climat, une atmosphère, un quotidien inédits - une nouvelle ère, quoi, dont il a bien fallu s'accommoder puisqu'on attendait des lendemains qui chantent).On sentait tout de même que les trois coups venaient d'être donnés, que c'était le commencement de la fin et qu'on venait juste d'en arriver à la fin  du commencement : c'était M. Churchill qui disait ça, on pouvait le croire (mais la vraie fin  du commencement c'était la bataille de Stalingrad, on ne le dira jamais assez).  Le jour le plus long : par la suite le cinéma nous a donné une idée de ce que ce 6 juin a pu être, sur terre et dans les eaux - l'héroïsme absurde de l'horreur absolue. La monstrueuse récolte de la Grande Faucheuse, qui devinait que son grand bal venait de démarrer, ce  qu'on savait alors des grandes tueries n'étant guère que répétitions préparatoires (mais dans les coulisses il y avait la Shoah, il y avait tout le bilan de l'Occupation qu'on n'allait découvrir  qu'après, quand le territoire serait débarrassé des nazis abhorrés). Oui, le 6 juin... Comme dit Giraudoux à la fin de son Electre, lorsque tout est ravagé mais que la lumière se montre sur les ruines :

"Cela porte un beau nom, femme Narsès. Cela s'appelle l'aurore'.

 

 

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lucette desvignes
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7 juin 2017 3 07 /06 /juin /2017 08:31

         Cette fois-ci, ça y est, mes belins-belines! Voilà atteint le N°2500, autrement dit la deux mille cinq centième en termes de théâtre à la Ionesco - en plus modeste, avouons-le, aussi bien du point de vue volume de l'audience que niveau de la prestation. Il me semble qu'il y a longtemps déjà j'avais émis des doutes quant à l'échéance de cette désirée page de blog. Eh bien vous le voyez, on y est arrivé. J'y suis arrivée déjà, ce qui était aléatoire, convenez-en, les choses étant ce qu'elles sont. Mais vous aussi vous y êtes arrivés, et je n'ose pas m'adresser à des fidèles fantômes qui auraient lu toutes mes pages depuis le début - même parmi mes très chers je crois qu'il me faut renoncer à pareille fidélité,  laquelle par moments a bien dû leur paraître aussi pesante qu'une pierre de meule attachée au cou. Mais il y a tous les autres, les visiteurs passagers accrochés par un sujet puis désintéressés au bout de quelques pages et remplacés par d'autres, les déçus de la variété, les déçus des positions politiques, les amateurs de théâtre ou de cinéma qui s'estiment vite lésés. les mordus de littérature qui se trouvent souvent sevrés parce que l'actu a remplacé les notes de lecture... C'est un éventaire à tous les vents, un genre de bric-à-brac comme le ministère Philippe (on a envie de dire le ministère Macron, ce n'est sans doute pas faux), presque les puces de Saint-Ouen vu la proportion d'antiquités qui constituent la substance de ce blog. Je ne sais pas bien s'il est suivi; moi je sais que je l'ai mené jusque là, et peut-être que si je continue contre vents et marées n'est-ce dû qu'à la patiente obstination des imbéciles. Comme on dit dans Le Sapeur Camembert, "jetons un voile sur ce passé glorieux" - ce sont les paroles de l'avocat qui crédite son client ivrogne d'avoir brillé à  Austerlitz voire à Valmy....

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lucette desvignes
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6 juin 2017 2 06 /06 /juin /2017 08:06

         Westminster, Manchester, London Bridge... Voilà les Anglais aussi rattrapés par la folie de destruction djihadiste - un bolide aveugle qui fonce dans une foule, puis des exécuteurs à pied brandissant un poignard... En réponse, une fois les fous de la mort éliminés, la même proclamation de discipline que chez nous : ne pas se laisser intimider par ces débordements de haine, offrir un mur uni dans la volonté de continuer impavidement à vivre selon les rythmes de vie occidentaux. Et certes, renforcée par le sentiment de l'horreur, la conviction est générale qu'il faut faire front, qu'il faut ne rien changer aux habitudes de notre civilisation puisqu'elle admet le jeu, la réjouissance, la sortie du samedi, les concerts de rock. Mais je ne peux m'empêcher de penser que cette adhésion à la persistance de notre modus vivendi demeure bien théorique. Elle ressemble peu ou prou à l'exhortation si fréquente en politique à rester unis au sein des pires déchirements, ou des pires hostilités, ou des pires rivalités de chefs. Il faut dire que depuis le premier décadi de l'ère Macron semble apparaître une espèce de ciment national qui, outre qu'il a recollé des débris divers (d'ailleurs pas trop éloignés les uns des autres : voyez par exemple le branlant socialisme de Collomb ou de Le Driant, ou le moralisme de Bayrou, c'est du macronisme, tout ça),  joue brillamment son rôle dans la partition de "Flotte, petit Drapeau!" Est-ce assez solide pour tenir le coup au moment des législatives? Pour Teresa May aussi, les législatives sont imminentes... Ces preuves de la démocratie, qu'on incite à s'affirmer visiblement et en force pour montrer à Al-Quaida qu'on n'a pas peur, comportent heureusement d'autres éléments qui permettent de s'exprimer sur d'autres registres tout aussi essentiels...

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lucette desvignes
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3 juin 2017 6 03 /06 /juin /2017 14:35

         L'habitude des mirlitontaines, mes belins-belines - ponctuelle et non régulière - toujours logée en fin de semaine à cause de l'épuisement cérébral des jours précédents, s'explique en général par la panique du samedi, quand les facultés intellectuelles arrivent en fin de course. Voilà donc une belle première que je vous ai jouée hier, si tant est que l'air de mirliton dont je vous ai tous gratifiés puisse être répertorié parmi les manifestations musicales. Le recours à l'art poétique façon Boileau ou Pope (de la rime et de la mécanique, à l"exclusion de toute poésie : ne me faites pas un dessin, mes agneaux, je suis parfaitement lucide) semble avoir anticipé le jour où la fantaisie de son élucubration se trouve tolérée. Ne croyez pas que j'institue ainsi un élargissement de la permissivité ambiante : si je me jugeais en faute, je donnerais ma démission, foi de sauterelle, puisqu'il semble qu'un nouveau code des valeurs morales soit en )pleine instance de promulgation. Savoir ce qu'il faudra faire pour pouvoir être inscrit sur la liste des dérogations officielles... Peut-être tout simplement appartenir à ce que les Anglais appelaient the upper classes, éventuellement élevées chez les bons pères ou équivalents, avec un sens du MOI qui surfe sur les règles ordinaires, moyennant quoi on peut rester droit dans ses bottes...M. Ferrand ne nous a pas encore parlé de ses bottes, ça va venir, attendons.  

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lucette desvignes
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3 juin 2017 6 03 /06 /juin /2017 00:34

J'avais pourtant bien dit qu'il fallait faire en sorte

Qu'au cas où le besoin s'en  ferait ressentir

- cerveau vidé, tonus zéro, mémoire morte -

Je  puisse disposer d'un truc prêt-à-brandir.

 

Pas à brandir bien haut comme un  fanal de gloire,

Comme un trophée d'argent conquis dans les sueurs

Sur un terrain de foot tel un champ de victoire

Où les exploits sont accueillis par des clameurs.

 

Je sais où je me dois de me tenir. Si même

Je brandissais trop haut ce fier succédané

Il y aurait quelqu'un - et pas quelqu'un qui m'aime -

Qui me ferait avec vigueur baisser le nez.

 

Mais non, je n'ambitionne point, non, sur ma vie,

De porter le drapeau que chacun suit de l'oeil

Dans le fier défilé où depuis Olympie

La crème des champions parade avec orgueil

 

Tout simplement je voudrais être bien certaine

Que quand je manque à mes devoirs du quotidien,

Que ce soit pour débilité pure ou migraine,

Un petit quelque chose  assure notre lien.

 

Cela devrait être tout prêt, dans mon armoire,

Bien rangé et facile à trouver à tout coup :

Si besoin, pour pallier les trous de ma mémoire,

On va chercher le truc tout prêt... Qu'en dites-vous?

 

C'est là la théorie. Car ce dont je vous prive

C'est l'aliment de choix de mes méditations,

Tandis que ma mirlitonnade, même vive,

Remplit fort mal son rôle en votre éducation.

 

Mais je ne sais vraiment pas pourquoi je compare

Mes blogs au ton sérieux et mes turlututus,

Puisqu'au seuil d'une défection qui se prépare,

Je cherche mon papier - bou diou! je l'ai perdu!

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lucette desvignes
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1 juin 2017 4 01 /06 /juin /2017 09:17

         Moi, ce que j'aime dans la droite ce sont ses accommodements avec la morale. De même que le pouvoir politique lui est dévolu de droit et par nature - à tel point que si par malheur la gauche est portée au pouvoir cela ressemble à un crime, à une espèce de sacrilège - , de même la vertu lui appartient - à tel point qu'elle n'est pas obligée du tout de la pratiquer pour en être détentrice et la refuser aux autres. Le cas Fillon nous a beaucoup instruits et divertis : l'homme  a commis une lourde faute, donc il nie d'abord, puis,  quand il lui devient difficile de nier, il feint de faire de sa faute une broutille que sa fonction sociale l'autorise à négliger comme on efface une opération fausse au tableau noir. Et il continue à se réclamer de la vertu tout en se parjurant à la face du monde. Gênés, les aspirants au pouvoir jurent eux aussi à la face du monde leur attachement à la vertu et leur haine des malhonnêtetés. Pécaïre! dirait la chèvre de M.Seguin, la confiance mise au coeur du peuple comme un baume et une promesse ne dure pas quinze jours. Y sont pas blancs comme neige, les nouveaux! Eux aussi, Y z' ont des casseroles qui leur pendent au derrière, tout bien installés dans leurs ministères qu'ils ont réussi à être. On compte donc sur M. Macron pour renvoyer ces nouveaux fautifs, mais M. Macron, qui a confié à M. Bayrou le Censeur des moeurs l'application de la charte de moralisation des gouvernants, a juste trouvé le moyen de dire qu'on jugera la culpabilité au résultat des élections (dangereuse forfanterie, M. Macron !) et son porte-parole à l'instant même croit claquer le beignet à une journaliste qui s'enquiert des mesures de nettoyage auxquelles le patron va devoir se résoudre en lui disant d"'un ton sec qu'elle devrait s'occuper de ses affaires et laisser la justice suivre son cours - autant dire que le patron ne va rien faire... Moi qui aime bien voir monter les mayonnaises, je pense que le corps de la presse tout entier doit déjà ébouriffer ses plumes...

 

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lucette desvignes
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31 mai 2017 3 31 /05 /mai /2017 08:25

         J'ai eu longtemps, accrochée au-dessus de mon bureau, une photo qu'une amie russe m'avait envoyée, à dessein je pense, en silencieux appui. Une vue superbe et désolée dans une luminosité morne de novembre, une vue rasante d'un champ immense fraîchement labouré et dont les sillons semblaient avec obstination monter à l'assaut du ciel. Je traversais alors une période difficile et chaque coup d'oeil sur ces sillons emblématiques me rappelait qu'il fallait continuer, aller au bout, aller jusqu'au bout. Je ne peux pas garantir que le simple coup d'oeil suffisait à me ragaillardir, à me faire me redresser, à me redonner du tonus et l'envie d'en découdre. Du moins  la carte remplissait-elle la fonction de pense-bête magique, me rappelant - si jamais j'avais perdu de vue l'objectif qu'elle et moi avions en commun - qu'il ne s'agissait pas de fléchir, de s'arrêter, de baisser les bras. Oui, j'ai continué, j'ai trouvé le courage de continuer, et croyez-moi ce n'était guère aisé ni agréable - pas même encourageant, car l'intérêt de chaque pas pour retourner la glèbe avant le pas suivant, sans borne pour marquer l'avance, sans lumière pour se guider d'après les ombres, sans doute aussi avec le froid pénétrant l'os et glaçant les jointures, se trouvait dépourvu de toute incitation à la joie ou même à l'énergie. On en vient à bout tout de même, vous savez. Oui, on en vient à bout.

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30 mai 2017 2 30 /05 /mai /2017 09:32

         Je viens de retrouver un blog dans lequel je me réjouissais d'apprendre que l'année à venir serait dédiée à la Palestine. Ainsi ce devait être comme un souffle d'air frais apportant à une terre qui souffre un peu d'espoir et de répit. C'était une bien tardive reconnaissance, et bien timide, et bien théorique : la vraie reconnaissance serait de la reconnaître comme Etat, au même titre que le terrible etat qui la jouxte depuis plus de soixante ans d'effroyable voisinage. Je ne peux rien changer aux termes employés alors. C'est un lent processus qui s'est mis en branle péniblement, avec  tant de barrages qu'on pourrait croire vouées à l'inutilité absolue les tentatives des gens de bonne volonté de donner à ce pays martyr un peu d'air à respirer. Au bout de plusieurs décennies l'opinion, fût-elle indifférente, et surtout passive, voire veule, semble tout de même avoir perçu qu'un pays qui résistait à l'oppression depuis plus de soixante ans, sans arrêt rongé sur ses territoires,  humilié de toute manière, vivant dans des camps puisqu' expulsé hors de ses terres et ainsi réduit au chômage et à la misère, méritait sans doute d'être reconnu comme une nation dans ses droits et avantages. D'autant que ces droits et avantages lui étaient illégalement, indûment, impunément soustraits par la haine raciale et une inacceptable arrogance à la face du monde. Depuis ce timide geste de l'ONU, toujours assez peureuse pour ne pas affirmer son autorité lorsqu'il le faudrait, rien n'a vraiment changé, si ce n'est pour empirer puisque les colonies israéliennes s'installent partout, appuyées par l'armée et la violence, démolissant les habitations pour reconstruire à la place, détruisant les récoltes, entravant les cultures, rêvant ouvertement d'une dépossession totale du sol pour imposer les moeurs hébraïques à une civilisation arabe   qu'ils haïssent. Quand la planète spectatrice et indifférente va-t-elle prendre conscience que le pays tortionnaire devrait avoir enfin des comptes à rendre?

 

                                  

 

 

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29 mai 2017 1 29 /05 /mai /2017 09:07

         Est-ce qu'en prenant de l'âge on voit diminuer inéluctablement le nombre des occasions possibles de récidive (on compte malgré soi, voyez-vous, et le futur apparaît encore plus dangereusement flou qu'il n'est jamais apparu dans le passé lorsqu'on tentait de supputer l'avenir)? Toujours est-il  qu'aux moments d'émotion ou de lyrisme où on se sent vivre à plein régime dans l'amitié ou la tendresse vous point comme un éclair la pensée que vous avez eu beaucoup de chance de pouvoir connaître ce partage de joie et d'élan, que c'est peut-être la dernière cerise de votre dernier gâteau et qu'il faut en pérenniser le souvenir parce qu'il ne se représentera plus dans cette intensité et cette lumière.  Alors vous ne craignez plus de ^paraître ridiculement émotif, vous ne réfrénez plus la pulsion de votre émotion, vous laissez la bride sur le cou à vos effusions afin qu'elles galopent en liberté - même si ce n'est pas le spectacle qu'on admet au niveau des cercles mondains qui aiment tant reprendre à leur compte les attitudes coincées de la distinction victorienne, lesquelles en leur temps nous paraissaient absolument inénarrables. Encore maintenant on enseigne aux petits Anglais qu'un garçon ne doit pleurer sous aucun prétexte - et cependant la rigidité du principe fléchit à notre époque où la libération des moeurs s'accompagne de l'abandon du carcan de ces principes d'un autre âge. Oui, on pleure sans honte et sans retenue de nos jours, les larmes se montrent volontiers au contraire,  et les échanges de tendresse trouvent ^pour s'exprimer, en plus des gestes qui se veulent parlants, irrépressibles, portant la proximité à son plus intense, des mots d'amour que la passion ne récuserait pas.

 

 

 

 

 

 

 

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lucette desvignes
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27 mai 2017 6 27 /05 /mai /2017 15:29

         Le samedi matin, je crois que tout le monde dans mon quartier prend ses aises avec le temps. Pourquoi se bousculer, puisque ni le bureau ni la classe ne vous attendent? On traîne un peu au lit, même si le soleil est déjà brutal au dehors. On traîne sur le café au lait, ce n'est pas le matin des croissants à aller chercher en vitesse (on réserve ça pour le dimanche) mais on traîne sur les biscottes, le beurre et les confitures de confortable manière. Puis on procède, mollement peut-être (en tous cas de ma part, car je  m'accommode fort bien du désordre autour de moi) à redonner au logis une allure sage et raisonnable, même si on sait que chacun va dès que possible affirmer son droit au repos en laissant en l'état les choses utilisées, un livre, un vêtement, un fauteuil, des pantoufles. Si d'ailleurs l'après-midi signifie télé sportive, avec participation au sport purement vocale exprimée depuis le fond d'un fauteuil où on s'affale, on tourne le dos au reste du living et, donc, si on a semé un peu de désordre c'est véniel. Le samedi, je vous dis... Et pour ma part, je corse la routine par une friandise inattendue. Depuis l'arrivée de nouveaux voisins, le jeune père est chargé du ménage dans la chambre des enfants - il ouvre large sa fenêtre et secoue les draps presque comme dans un ballet on joue avec des écharpes ou des voiles :  le premier jour où ce grand geste blanc a capté mon regard (au moment où je prenais de l'eau pour mon thé) j'ai fait en réponse de grands gestes de bras aussi cordiaux que possible. Eh bien imaginez-vous que chaque samedi, sans le vouloir (mais nous avons l'un et l'autre une servitude à la pendule qui permet cet échange) nous nous saluons avec gaieté  d'une fenêtre à l'autre. Même quand il pleut, ces salutations muettes mettent un rayon de soleil dans votre matinée.

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lucette desvignes
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