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18 février 2017 6 18 /02 /février /2017 16:54

 

 

          On ne peut certes nier que depuis les primaires de la droite une curieuse coloration politique se soit étendue sur tout le paysage français : même les plus indifférents se sont vu noyer dans le flot des nouvelles, contraindre à suivre l’évolution des événements, prendre des positions inattendues. Chaque semaine a connu son sommet tonitruant : éviction des Sarko ou des Juppé ou des Valls ou des Montebourg, révélation de gênantes petites bricoles par la presse  claironnante, dénégations répétées de l’honnête homme désavoué par sa famille, élaboration dans l’affolement d’un plan B sur les rangs duquel s’étaient mis à grouiller les ténors, mais aussi les barytons et les basses en se bousculant au portillon…La consternation et l’accablement se sont installés à voir que le champion avait terni sa robe de lin blanc candide et refusait de passer au pressing pour ravauder ses affaires. Et le croirez-vous ? Voilà que sans vergogne une fronde s’organise à son tour dans sa famille, ce qui rebat les cartes et fausse la donne. Mais le champion s’entête : ne voit-on donc pas qu’il est le seul valable dans cette aventure ? A preuve, il a déjà choisi son premier ministre dont le sourire éclatant et hautain s’est gravé à jamais : le jeune Baroin s’amuse à avoir l’air flatté, il n’escompte pas grand succès de son partner cette année, mais comme il sait que le poste est pour lui – la présidence, bien sûr – la prochaine fois sans problème, pourquoi n’afficherait-il pas sa bonne humeur et son ironie ?

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lucette desvignes
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17 février 2017 5 17 /02 /février /2017 13:22

          Dans ce fouillis effervescent que semble brandir avec désinvolture et grand souci de choquer l’administration américaine récente, où il y a à boire et à manger, où les décisions se prennent dans un claquement de doigts, quitte à se faire annuler par décisions de justice immédiates, où les pires principes sont évoqués comme basiques désormais avec en corollaire le piétinement résolu des règles habituelles de comportement entre nations, on peut tout de même distinguer un fil rouge : à savoir, la haine et le mépris de tout ce qui n’est pas américain. Reste à deviner ce qui se produira lorsque l’examen des composantes nationales soulèvera le problème des Native Americans (les Indiens expulsés de partout) et des Afro-americains, épine sanglante au flanc des blancs : pour l’instant, se croyant élu par la nation tout entière, le bouffon milliardaire promu tyran grâce à son incongru a déjà étalé son aversion pour les Latinos (alors ce mur mexicain, on le commence, oui ou non ?) et pour les Arabes qu’il appelle l’Islam (car s’attaquer à une religion fait bien plus sérieux qu’un simple racisme). Il y a déjà tant d’années que son gendre prodigue des sommes étonnantes à ses co-réligionnaires israéliens et qu’il le suit avec zèle, qu’il a adopté toutes les façons de traiter les Palestiniens -  colonies, eau, plantations, patrimoine – en vigueur chez Netanyiaou, même les plus scélérates. En particulier l’installation toute fraîche de l’ambassade américaine à Jérusalem (et non pas à Tel Aviv, capitale actuelle de l’état hébreu), proclame avec arrogance sa complicité dans la campagne nationale qui tend à remettre Jérusalem au centre de la nation juive après expulsion définitive des Musulmans (malgré toutes les menaces et les connivences criminelles, ce n’est pas fait encore…) et aux USA il doit bien y avoir une presse équivalente au Canard enchaîné pour les révélations inattendues et désastreuses, non ?

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lucette desvignes
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16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 11:21

          Je vous ai déjà confié (complément d’attribution, donc pas d’accord) que je n’aime pas l’opéra et naturellement sans doute vous ai-je beaucoup choqués (là l’accord est de bon aloi). D’abord parce que je n’aime que très rarement la voix humaine – Fischer Diskau par exemple ou Kathleen Ferrier – et aussi parce que c’est un genre bâtard où la musique n’est pas servie comme dans le domaine symphonique et où le texte du drame voire de la tragédie est sacrifié délibérément aux effets vocaux. Je devrais donc me déclarer peu intéressée par le grand opéra que nous jouent les politiciens de notre époque, dans une originalité totalement inédite. Eh bien non ! Je suis comme tout le monde, accrochée aux informations commentaires rumeurs qui sont censés nous ballotter comme vous ballottent les vagues – et pour être ballottés certes nous le sommes. Les sondages qui s’envolent ou qui s’affaissent, les noms à la volée qu’on tire d’un chapeau, qu’on propose, qu’on écarte, qui restent tapis dans l’ombre et frétillent d’impatience, tout prêts à resurgir, les invitations à dîner qui tournent mal, les obstinations dont les copains ne veulent plus, les grandes poses têtues qui ne cachent plus les fautes impardonnables, les programmes inexistants, ou excessifs, ou métamorphosables^selon le client, le tout dans le cadre d’un contre la montre qui d’avance casse les mollets à tous les acteurs de la grosse farce, quel pot-au-feu, quel salmigondis, quel ragoût d’éléments disparates qu’il faudrait rendre consommables ! Mais les artisans de cette cuisine ont-ils bien pris conscience que le bon peuple a perdu l’appétit et qu’il préférerait peut-être l’anorexie à l’ingestion forcée de nourritures nauséabondes ? ………….

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lucette desvignes
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15 février 2017 3 15 /02 /février /2017 09:16

          Vous vous rappelez le Gaspi ? C’était sous Giscard, une invention destinée à faire faire au bon peuple contre fortune bon cœur au moment de la première crise pétrolière. La consigne était donnée et répétée : ne gaspillez plus ! Ni le gaz, ni l’essence, ni l’électricité, ni rien. On demandait même à la France de s’arrêter un instant (mais à l’heure donnée, donc tous ensemble), de supprimer les lampes allumées inutilement, et l’expérience concluante montrait, à l’aide d’une grosse flèche bricolée sur  je ne sais quel cadran enregistreur, que l’économie réalisée ainsi était stupéfiante. Ce qui n’empêchait personne de reprendre ses habitudes de largesse ou d’insouciance une fois passé l’effet de cet effort national. Hier soir on discutait du gaspillage à grande échelle, puisque la Cour des Comptes venait de rendre un verdict accablant. J’ai relevé au passage quelques exemples en relation avec les chemins de fer, en particulier pour les  gares de TGV construites en dehors des villes (prestige de la région, des présidents de région, des notables…). Ainsi, entre Metz et Nancy toutes deux candidates, la construction ex nihilo d’une gare spéciale à 30 km de chaque ville. Ou, encore mieux, à 20 km de Montpellier, une gare en construction depuis deux ans, bâtiments voies et tout et tout, sous prétexte qu’il faut désengorger la gare SNCF de la capitale régionale : or cet engorgement calculé sérieusement donne … les environs de 2080 voire 2090, et c’est si flagrant, cette inutilité ridicule, qu’on parle d’arrêter les travaux, la gare TGV demeurant à l’état de ruine dans une zone d’ailleurs inondable. Ah ! la belle valse des milliards pour des barrages, des aéroports, des routes dont personne n’a besoin ! Et les ordres viennent d’en haut, bien sûr : voyez la « ligne des présidents », Clermont-Ferrand –Bordeaux, pratiquement faite pour le confort et l’orgueil de Giscard, Mitterand et Chirac. Ne vous étonnez pas qu’en compensation on ferme les petites gares de province une à une, comme si elles étaient de simples bureaux de poste…

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lucette desvignes
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14 février 2017 2 14 /02 /février /2017 10:41

          L’Ulysse de notre temps croyait peut-être qu’à son retour de vacances gloutonnes et dansantes on allait lui fiche la paix pour organiser comme il l’entendrait sa petite suite de discours dans le vide (de toute façon il attendait ses grandes vacances de mai pour pouvoir se reposer en toute quiétude). Mais ouatte ! comme on disait avec incrédulité dans la Bresse louhannaise, le Comité d’accueil qui se juge légitimé à donner son opinion lui redit avec fermeté  Arrête, François ! comme il y a déjà une quinzaine. Dans l’intervalle, rené de ses propres cendres, le phénix des primaires de la droite a repris de l’allure et entend bien poursuivre son petit bonhomme de chemin, en corrigeant ici un programme trop osé, en revenant là sur  ce qui lui avait apporté son plus grand nombre de voix, bref en jugeant que, les choses étant ce qu’elles sont, il fait pour le mieux. Mais justement, les choses étant ce qu’elles sont et son petit bonhomme de chemin ayant quitté le tracé habituel des cartes routières, la débandade menace de toutes parts. Il n’y a pas de programme qui tienne : même si le sien n’a plus figure humaine par rapport à son modèle initial, plus personne ne s’y rattache, il y a un tel éventail de programmes proposés ici et là (dont aucun d’ailleurs ne satisfait qui que ce soit) qu’on se demande comment vont pouvoir être imprimés les bulletins de vote pour dans quelques semaines. Je note avec intérêt que, parmi les incitations de certains de ses amis à le voir se désister, est mentionné le terme d’honneur : c’est bien que, même si peu de voix de sa famille y font encore allusion, pour quelques âmes bien nées cet élément compte d’abord et avant tout et j’aime qu’on l’évoque avec gravité  (vu son importance) et tristesse (vu le peu de cas qu’on en a fait).

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lucette desvignes
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13 février 2017 1 13 /02 /février /2017 10:06

Les vacances de Monsieur Fillon

 

 

          Quand on nous détaille par le menu les vacances de Monsieur Hulot, c’est en lui supposant au préalable une longue année de travail et de contraintes pour laquelle les loisirs et le dépaysement sont les bienvenus. Notre candidat Fillon, lui, ballotté par les événements et les diverses voix du peuple, après avoir repris tout son poil de bête, a décidé de passer d’abord de belles vacances, un Tiens ! valant mieux que deux Tu l’auras !, surtout dans ce contexte électoral de plus en plus ébouriffé (qui sait s’il aura encore l’occasion de voyager aux frais de la princesse ? Sautons déjà sur ce qu’on nous offre). D’où un programme pas trop bousculé, avec messe dominicale comme dans sa propre paroisse, invitations partout sur le pouce, dégustation des produits régionaux … Je ne sais pas s’il s’agit d’une coquinerie du caméraman, mais on nous ressert à gogo la séquence où on le voit dévorer ce dont, au fur et à mesure, on recharge son assiette. Sans cravate, chemise ouverte au vent, manches retrousses, c’est le type du parfait vacancier ***** (oui : cinq étoiles tout de même)..Il est loin de Matignon ou du Palais-Bourbon, il se fait du lard tout simplement comme on s’en fait en vacances, et peut-être même surtout quand on est loin de son conjoint.  Il se promène selon le plan qu’on lui a concocté, il en profite un max, il a fait ses dévotions et maintenant il va les refaire à la plus vieille mosquée du territoire d’Outre-mer, donc tout baigne. Il veut ignorer que pendant ce temps-là Macron en transe clame à son public de fans « Ah ! Je vous aime … farouchement ! » ce qui devient le fin du fin du comportement politique à la mode.

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lucette desvignes
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11 février 2017 6 11 /02 /février /2017 16:11

          On voit fanfaronner sur tous les écrans, en entier ou en morceaux, en direct ou en replay ad infinitum , le nouveau Fillon arrivé depuis peu et autour duquel tout le monde (mais  non son père) fait cercle. Il a mangé du Topset, ma parole ! Il s’est transformé en bulldozer, il a vite abandonné le larmoiement pour adopter un ton martial, une démarche virile, l’air de tout bousculer sur son passage et tant pis pour les bambins qu’on ne tiendrait pas par la main. Manière d’affirmer qu’après un peu de flottement devant les coups bas des malfaisants il a repris son indifférence mentale aux réalités financières et morales et continue à foncer droit devant ses bottes, traînant derrière lui les copains qui se raccrochent à lui faute d’autre appui et  laissant dans l’inquiétude les copains qui, partisans ou non du Plan B, doutent de sa victoire finale. A l’identique à Washington : Trump fonce, Y a que moi, j’suis l’meilleur, vous m’avez voulu vous m’avez. Mais non on vous veut pas, le pays  n’est qu’à moitié derrière vous, vous voulez tout démolir, on vous laissera pas faire. Vous allez voir si vous m’empêcherez de faire ce que j’ai dit que je ferais, qui c’est qui fait les lois d’abord ? …Le pays qui a inventé la pompe à ketchup se soulève ici et là, défile, manifeste, s’installe pour un mano a mano qui va sans doute durer un moment. Les paris sont ouverts :quelle baudruche se dégonflera la première ? Les spectacles seront peut-être à voir, mais saurons-nous dire bonjour aux dégâts ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

E FAIREE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

e laisserez bien faire, qui c’est qui fait les lois ici ? »

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lucette desvignes
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10 février 2017 5 10 /02 /février /2017 09:44

          Le sort des comédiens dont on emploie – au rabais sans doute – les talents dans les clips de télé (où ils sont chargés d’un rôle de trente secondes, d’une ou deux répliques, d’une simple présence) me semble mériter quelque attention, dans ce contexte de marionnettistes politiques grassement payés qui nous fournissent le spectacle quotidien. Il y a les anonymes, dont on connaît la voix, le faciès, la gestuelle, le personnage à force de voir les clips où ils revêtent une identité comique : ainsi le sosie de Don Camillo qui mangeait avec contrition mais gourmandise ses pâtes « riches » (celui que l’avide Depardieu a remplacé pour manger des nouilles gloutonnement – et lui était sans doute autrement payé).Ou le rouspéteur permanent contre sa compagnie d’assurance à qui on tâche, en vain, de clore le bec par la raison. On encore, depuis quelques mois, cette famille dont la jeune génération a choisi « une banque qui appartient à ses clients » : le père reste sceptique mais se laisse peu à peu ébranler, et j’admire à chaque prestation le naturel de son comportement et de sa voix. Ils n’ont pas tous ce talent, et certains sont bien médiocres. Tout de même, ces « petits boulots » qu’ils ont trouvés à défaut d’un grand rôle sur une scène ont quelque chose de touchant, d’autant qu’on y « loge » à l’occasion des comédiens à recaser : ainsi Arditi, embauché à cause de sa vertu comique, qui devrait faire merveille dans les sketches de l’assurance déjà citée, et qui, après s’en être tiré péniblement et pas du tout dans le personnage, se contente dans le plus récent sketch de faire de la figuration au milieu d’une équipe qui nous est solidement familière depuis plusieurs années… C’est avec mélancolie que je constate cette utilisation de fin de carrière.

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lucette desvignes
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9 février 2017 4 09 /02 /février /2017 10:39

          Il y aurait mille choses intéressantes à dire sur la publicité à la télé, j’entends seulement sur le plan de l’originalité, de l’esthétique ou de l’intelligence, et je ne doute pas qu’elles aient été dites au cours d’études scientifiquement conduites aboutissant à la connaissance de l’humain envisagée sous de multiples angles. Il n’est que de comparer l’allure, presque la nature, des conceptions du rapport entre commerce, public et offres à la vente en zappant d’une chaîne à une autre : on voit très nettement les différences d’approche, de niveau, de goût, selon les publics habituels de chacune. Au temps déjà fort lointain où on pouvait sans problème capter les trois chaînes suisses – en français, en allemand, en italien – c’était vraiment jubilatoire, en zappant vite au moment des pubs du soir, de voir successivement la même réclame d’un mir quelconque sous ses trois noms amendés axée sur une qualité essentielle : en français, il  adoucissait la peau des mains ; en allemand c’était le moins cher, en italien il sentait bon. Et il s’agissait d’un même produit, les concepteurs se contentant d’adapter le boniment selon la nature des auditeurs. A présent ces modifications et nuances se conçoivent sur une large échelle, et on peut aussi bien voir des réussites d’esprit ou de sens du beau (plus rare, ça, tout de même) que des monuments de débilité dont on se demande comment ils peuvent être suivis d’effet et si les concepteurs sont bornés ou vicieusement persuadés de l’infantilisme de leurs congénères.

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lucette desvignes
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8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 09:29

          Personne n’y croit, à l’honnêteté du candidat Fillon, ni pour l’affaire Pénélope naguère, ni pour sa franchise publique d’à présent (bien tardive, d’ailleurs). Certes il est droit dans les bottes empruntées à autrui, il vous regarde droit dans les yeux, il veut foncer tout droit. Et sa famille le brandit comme le martyr de la presse, proclame qu’il a tout étalé à plat, qu’il est pur comme l’agneau, qu’il faut oublier biffer effacer cette histoire mensongère faite pour le couvrir d’opprobre. On ne peut pas m’accuser de suivre le Front National ; pourtant (et quelques journalistes le reconnaissaient  hier, eux aussi à regret) Marine Le Pen a exposé crûment l’opinion que devait avoir tout honnête homme devant ces excuses à la noix : rien d’élucidé, rien d’avoué, donc rien de pardonné – car c’est le terme qui traîne ici ou là, vaguement teinté de pieuseté en relation avec ce contexte moral si malmené. Oui, rien n’a changé. On prend le même et on recommence, mais la lessive n’a pas été faite, sauf sans doute en tout petit comité où, en face des faits donc contraint à accepter l’évidence, aucun des parents ou alliés de cette victime des journalistes n’a jugé bon de chausser ses lunettes pour voir qu’il y avait eu faute : par définition on l’absout, on noie la faute. De quelle faute s’agit-il ? Ne fautons-nous pas tous ? Qui osera jeter la première pierre ? Imprégnons-nous donc un peu de christianisme avant de juger. ..Telle est la leçon qu’on veut donner… au peuple, comme s’il s’agissait de lui !

 

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lucette desvignes
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