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18 mars 2017 6 18 /03 /mars /2017 15:24

 

 

 

          Mes belins-belines, il ne faudrait pas croire qu’Israël a les deux pieds dans le même sabot, et qu’il laisse faire et dire ce qui ne lui convient pas sans répliquer avec une efficacité toute militaire (l’armée la plus moderne et la mieux entraînée du monde, j’espère que vous savez que c’est Tsahal, le petit nom qu’ils ont donné là-bas à leur armement le plus sophistiqué et à leurs impitoyables et robotisés soldats ?). Que non pas ! Là-bas, ils en sont toujours à l’Ancien Testament, celui du talion, œil pour œil dent pour dent. Je viens juste d’en voir un exemple tout frais, je m’empresse de le partager avec vous. Un rapport de l’ONU (ce n’est pas le premier, mais il semble qu’il soit rédigé en termes énergiques) établit que le régime d’Apartheid si avidement copié par Israël sur les pires exactions du modèle sud-africain défunt prospère et fleurit  en toute impunité, en ricanant à la face du monde. A force, vous savez, ce type de dénonciation va finir par être entendu par les oreilles les plus sourdes, et même il faut reconnaître qu’en ce moment les anciens amis d’Israël se mettent à se poser des questions. Israël s’énerve, trépigne, décide de répliquer. La réplique, naturellement, s’applique à la population martyre si favorablement à portée de main : donc, grandes manœuvres de pesticides des colons israéliens  tout le long de la frontière, arrosages massifs des plantations palestiniennes (c’est si facile de déborder sur des cultures quand on veut seulement désherber ses bordures) car c’est le bon moment, la récolte des olives était toute proche, et puis le maïs, les lentilles, le maraîchage du quotidien venaient si bien !. Et non seulement les pulvérisations détruisent tout ce qui était destiné à la consommation, mais du même coup les terres voisines, arrosées avec désinvolture vont rester empoisonnées pendant de longs mois, donc impropres à la plantation ou aux semailles… Ah quand je vous disais qu’Israël n’a pas les deux pieds dans le même sabot…

 

 

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lucette desvignes
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18 mars 2017 6 18 /03 /mars /2017 15:21

 

 

 

          Mes belins-belines, il ne faudrait pas croire qu’Israël a les deux pieds dans le même sabot, et qu’il laisse faire et dire ce qui ne lui convient pas sans répliquer avec une efficacité toute militaire (l’armée la plus moderne et la mieux entraînée du monde, j’espère que vous savez que c’est Tsahal, le petit nom qu’ils ont donné là-bas à leur armement le plus sophistiqué et à leurs impitoyables et robotisés soldats ?). Que non pas ! Là-bas, ils en sont toujours à l’Ancien Testament, celui du talion, œil pour œil dent pour dent. Je viens juste d’en voir un exemple tout frais, je m’empresse de le partager avec vous. Un rapport de l’ONU (ce n’est pas le premier, mais il semble qu’il soit rédigé en termes énergiques) établit que le régime d’Apartheid si avidement copié par Israël sur les pires exactions du modèle sud-africain défunt prospère et fleurit  en toute impunité, en ricanant à la face du monde. A force, vous savez, ce type de dénonciation va finir par être entendu par les oreilles les plus sourdes, et même il faut reconnaître qu’en ce moment les anciens amis d’Israël se mettent à se poser des questions. Israël s’énerve, trépigne, décide de répliquer. La réplique, naturellement, s’applique à la population martyre si favorablement à portée de main : donc, grandes manœuvres de pesticides des colons israéliens  tout le long de la frontière, arrosages massifs des plantations palestiniennes (c’est si facile de déborder sur des cultures quand on veut seulement désherber ses bordures) car c’est le bon moment, la récolte des olives était toute proche, et puis le maïs, les lentilles, le maraîchage du quotidien venaient si bien !. Et non seulement les pulvérisations détruisent tout ce qui était destiné à la consommation, mais du même coup les terres voisines, arrosées avec désinvolture vont rester empoisonnées pendant de longs mois, donc impropres à la plantation ou aux semailles… Ah quand je vous disais qu’Israël n’a pas les deux pieds dans le même sabot…

 

 

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lucette desvignes
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16 mars 2017 4 16 /03 /mars /2017 10:03

 

 

          Pour une fois tous les présentateurs-commentateurs sont d’accord : nous avons reçu en cadeau la plus belle journée du printemps, on n’a jamais vu ça pour un 16 mars, et profitons-en bien parce que dès demain les nuages reviendront avant un week-end trempé de pluie. Il faut en profiter comme d’une fleur qui nous serait offerte dans un monde de brutes, puisque c’est ainsi que, d’après une métaphore de chocolatiers, se définit officiellement notre civilisation à l’agonie. A chaque tour de jardin, on voit les couleurs se préciser, les boutons se gonfler, on croit même voir les pousses prendre un ou deux centimètres, Sur tout l’hexagone règnent la lumière et  la gaieté, ce qui apaise quelque peu la fébrilité des attentes dans cette période électorale. Ce serait temps de changer un peu d’ambiance : tous ces discours meetings programmes finissent par s’entremêler se phagociter s’osmoser, il devient bien  difficile d’attribuer son étiquette d’origine à tel ou tel élément brandi ici ou là et tout ce que les têtes pensantes appelées sur le plateau pour notre éducation politique nous expliquent a pris un goût de rassis, de rance, de recuit voire de mal digéré. On parle de volatilité des électorats, mais on devrait bien aussi parler de cette interpénétration des intentions : l’amalgame se fait parfois, une idée profitant à l’adversaire, comme il y a une vingtaine d’années une pub à la télé, vantant un café d’Amérique du Sud, accompagnait son petit train cahotant d’un petit air de flûte indienne pour graver la marque dans la mémoire du téléspectateur – or, vérifications faites, la petite musique évoquait régulièrement dans les mémoires confuses mais sûres d’elles la marque de café rivale…

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lucette desvignes
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15 mars 2017 3 15 /03 /mars /2017 10:55

 

 

          On les appelle des philosophes, et eux-mêmes se pavanent sous l’étiquette. Ils ont certes fait les études correspondantes, celles qui vont dans toutes les directions, mais il ne faudrait pas croire qu’ils aient possédé au départ une disposition spéciale à envisager la vie avec une intelligente cohérence dont le commentaire va leur servir à impressionner autrui. Tout simplement, ils avaient un don étonnant pour la parlote, remarquable dès l’adolescence sans doute et qui, cultivée avec soin par la suite, les a pourvus d’une élégance de diction et de phrasé, d’une sûreté de débit, d’une vivacité de réplique, d’une aptitude à tenir le crachoir devant un interlocuteur qui, même décidé à reprendre la main, se trouve réduit de longues minutes à écouter, fasciné, ce déroulement d’idées habillé d’une parure verbale époustouflante. On fait appel à eux souvent le matin, avec déférence : que pensent-ils de la situation, de l’actualité, de la politique, de la morale (sur ce dernier point, bien placés sont-ils pour répondre : certains ont connu la mise en examen, ils ont été pendant de longs mois grassement payés à ne rien faire, ce sont les fameux emplois fictifs, ils peuvent en parler suavement) ? J’ai eu ma dose ce matin, j’ai encore dans l’oreille le ronronnement charmeur, presque chantant, d’une coulée verbale irréprochable, où tous les poncifs sont travestis en idées nouvelles. Le jugement d’ensemble est absolument sans valeur, c’est seulement le brillant d’une forme exceptionnelle qui l’empêche de rivaliser avec les commentaires du Café du Commerce.

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lucette desvignes
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14 mars 2017 2 14 /03 /mars /2017 09:42

           Dans mes lointains souvenirs de petite enfance, la Stickwell tenait une place de choix. Le nom à lui seul était tout un programme : aucun rapport avec les colles liquides au pinceau raide comme un balai ancien modèle pour les toilettes qui vous engluait les doigts et bavait sur votre papier – de quelles catastrophes n’était-on pas responsable avec cet engin dégoulinant censé pourtant réparer les dégâts de bureau ! Avec la Stickwell au contraire, dès l’ouverture du beau petit pot cylindrique en métal appétissant, les senteurs d’amandes amères se répandaient largement, la pâte blanche s’offrait comme une crème glacée, et il y avait même pour vous inciter à la dégustation une petite spatule en bois qui alors était une précieuse nouveauté (je me rappelle qu »’on les collectionnait, c’est vous dire). On en consommait de minuscules bouchées, toujours en douce,car lorsqu’on se faisait prendre mon père hurlait : « Mais c’est plein d’acide prussique ! J’ai engendré des dégénérés ! ». Se shooter à la colle ne venait alors à l’idée de personne : c’est le péché de gourmandise seul qui se trouvait attaqué. J’ai appris bien plus tard qu’une génération qui devrait avoir dans les soixante-dix à présent inhalait de la colle (laquelle ?) pour avoir des visions merveilleuses. Et ça, oui, ça traduisait une vraie dégénérescence. Dégénérescence au niveau des instincts et des désirs (quelle idée de se fourrer de la colle dans le nez !) . Et dégénérescence aussi dans les effets sur l’organisme : combien de cerveaux n’ont-ils pas été ravagés par cette pratique, au point de faire de leurs propriétaires des losers invétérés ?

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lucette desvignes
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13 mars 2017 1 13 /03 /mars /2017 09:43

          Dès qu’on a un souci de santé, malgré tous les efforts qu’on peut tenter de faire pour ne pas se concentrer sur soi, pour continuer à s’intéresser à la fuite du temps comme il va et où il entraîne le monde, la lutte contre l’égocentrisme qui vous tombe dessus automatiquement est perdue d’avance. Imaginez, mes belins-belines, que je ne sais pas où en est la campagne Fillon ! J’étais pourtant bien partie à en suivre tous les méandres, heurs et malheurs, accidents et développements, algarades et meetings, par le menu et dans tous les détails. Et me voilà devenue ignorante au-delà du permissible. Si en revanche vous désirez savoir de moi les vertus comparées de deux espèces d’antibiotiques à peu près aussi inopérantes l’une que l’autre (même que j’en suis réduite à prendre du Dafalgan pour faire baisser la fièvre), je pense pouvoir répondre à vos questions à partir de mon expérience – mais franchement cela ne vous mènera pas loin. Je ne sais d’ailleurs pas pour ma part si tout cela va me mener loin personnellement, tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se casse. Ce n’est pas vraiment que je ressente la fragilité du pot à force d’utilisation (je viens d’hésiter entre usage et  usure), mais la logique mathématique des âges est quand même à considérer, si peu obligatoire qu’elle soit dans ses applications. Pourtant il faudra bien vous préparer aux grandes vacances, mes belins-belines, elles vous tomberont dessus un beau jour… Vous savez bien ; les cahiers au feu et les maîtres au milieu…

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lucette desvignes
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11 mars 2017 6 11 /03 /mars /2017 17:46

            Au sortir d’une catastrophe, mes belins-belines, vous savez qu’on se sent tout flapi. Je me sens ce matin exactement comme ça, et la catastrophe c’était hier avec les dégâts des eaux. J’ai donc droit à me sentir flapie, même si c’est autour de moi que se sont agités  les plombiers nettoyeurs, experts, intervenants divers, bref  l’effervescence n’affectant que mon activité de témoin et ne me demandant pas contribution physique. Flapie quand même aussi parce que le médecin est venu ce matin, l’infection de ces sacrées bronches n’est pas muselée après le premier traitement aux anti-biotiques donc un deuxième traitement de même nature a été décrété sauf que la marque pharmaceutique est autre (avec des vertus autres, espérons-le). D’où une dolence que n’arrive pas à tonifier cette belle luminosité acide d’avant-printemps avec son air frai et ses souffles légers dont on ne sait d’où ils viennent. Allons bon, voilà le lyrisme qui émerge, il doit se fortifier aux antibiotiques nouveaux qui sont anglais, mes belins-belines, anglais, imaginez un peu ! On ne peut donc pas fabriquer nos propres anti-biotiques ? Déjà que le distributeur Mylan a conquis le marché (parce que déjà on ne peut pas distribuer français même en France : on a besoin des autres pays même et surtout s’ils ne sont  pas européens puisqu’ils nous ont reniés, c’est difficile à avaler tout de même), on retrouve son nom sur toutes les boîtes de remèdes, à croire que c’est naturalisé gaulois…Et je me demande aussi si je ne me sens pas toute flapie de ne plus avoir à suivre le feuilleton Fillon ; entendre les choses ronronner c’est devenu si banal… Aussi banal que les coups de gueule de la Marine nationale (qui ira à Malte comme le sait tout bon amateur de palindromes).

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lucette desvignes
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11 mars 2017 6 11 /03 /mars /2017 10:26

          Au lendemain des catastrophes on se sent tout flapi : c’est exactement comme cela que je me sens, mes belins-belines, et j’ai honte de l’avouer, sans pouvoir faire montre d’un peu plus de tonus  - mais je suis ridicule d’avoir honte : regardez donc autour de nous, les grands de ce monde qui n’ont pas honte de ce qu’ils ont fait autrefois (et c’était pas beau) ni de ce qu’ils font ouvertement à présent (des promesses publiques non tenues c’est pas beau non plus) et quand ils prennent l’air contrit en présentant des excuses, ça n’est pas du tout pour ce à quoi on s’attendrait qu’ils regrettent : ils font contrition dans le vide, dans le vague, presque dans le flou artistique. Il y a des gens à qui ça ne suffit pas : ils restent sévères dans leur jugement de la parole donnée qu’il faut tenir puisqu’on l’a engagée. Et puis il y en a d’autres à qui ça ne fait rien du tout, probablement qu’eux aussi ça ne les gêne pas de mentir tricher tromper, et un beau rassemblement de campagne avec des milliers de petits drapeaux pour se donner des allures de foule sportive en plein triomphe leur suffit : les voilà regonflés à bloc, ils sont heureux et fiers de ce grand mouvement, ils oublient pour quoi ou contre quoi ils devraient protester. Sans doute leur exemple devrait-il me redonner du pep, puisque je constate comme ils ont ensemble repris du poil de la bête. Mais je vous avoue que ça ne m’en donne pas, que ça ajouterait plutôt à mon flapissement ; et là je vous avoue que je n’ai pas honte de ne pas faire comme eux.

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lucette desvignes
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9 mars 2017 4 09 /03 /mars /2017 15:04

          Mes belins-belines, vous pensez bien que dès que je suis disponible je me consacre à vous, à votre formation mentale, à votre bagage intellectuel – j’espère d’ailleurs que vous en avez pris conscience depuis longtemps. Si ce matin c’est bien tard – mais ça a lieu tout de même, c’est l’essentiel -  cela finit par tenir du miracle. Imaginez-vous que ma nièce est venue passer deux jours avec moi pour m’aider à mettre de l’ordre dans mes papiers et manuscrits. Le miracle est que la rupture de tuyau d’eau se soit produite au moment du petit déjeuner : donc était sur place une personne dynamique, au sens pratique étonnant, d’une agilité merveilleuse et capable de téléphoner au diable et à son père comme une standardiste chevronnée. Grâce à elle, en moins d’une heure, on savait qu’on pouvait écarter les secours d’urgence des sociétés sous contrat, que le plombier habituel arrivait aussi vite que possible, que l’origine de la fuite était décelée, que le compteur était trouvé, que les solutions étaient découvertes, qu’on pouvait non seulement envisager comment limiter les dégâts des moquettes et plafonds, mais encore tracer des plans sur la comète pour le futur immédiat. Cette effervescence dont je n’ai été que le témoin contrit puisque les conversations utiles et les décisions se prenaient au-dessus de ma tête a eu le mérite d’enrayer mes toux bronchiques qui m’avaient bien diminuée ces derniers jours ; j’ai même envie d’annuler la visite du toubib pourtant obtenue avec ongles et dents exhibés à la secrétaire, je me sens tellement ragaillardie d’avoir vu autour de moi s’agiter les gens compétents des mains ou du téléphone que ma santé se rétablit toute seule. Ah ! je vous assure bien que j’avais ce matin oublié que le candidat Fillon reprenait pour la énième fois sa campagne !

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lucette desvignes
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8 mars 2017 3 08 /03 /mars /2017 09:50

 

 

 

          Je vous ai déjà parlé, mes belins-èbelines, du monologue des Conscrits de Saint-Marciau, même que je donnerais bien une main pour en avoir le texte complet (mais je risque rien à offrir ma main à qui voudrait la prendre parce que le texte n’a jamais été écrit, et c’est une grande perte pour la culture). Moi je n’en sais que d’infimes petits bouts, mais l’essentiel est de les citer à propos. Ainsi ce merveilleux « Au tombe roide mort, au se r’lève : point de mau ! ». Eh bien c’est le moment de l’à propos, mes agneaux. Je vous ai dépeint un paysage ravagé par la fureur, l’hostilité, la haine (et attendez ! je ne vous parle que d’une partie de la population, à l’autre bout c’est tout pareil la même chose), avec l’incrusté solide sur son socle tricolore et tous les autres cherchant comment le déboulonner. On se disait avant-hier : Ce soir, tout va exploser !; Mais que non pas, mes belins-belines ! Un pétard mouillé, que c’était, rien d’autre ! Ils se sont rencontrés, ils ont débattu comme on dit, ils ont pris des mesures, ils ont pondu un arrêté, ils se sont séparés en vitesse. Et ça c’était suffisant pour tour ramener au statu quo d’avant. L’incrusté devient le porte-drapeau, tout le monde se range derrière lui, on efface les insultes, on remplace les aboiements par des sourires, on gomme toutes les cicatrices, on arbore la gaillardise de la foi en la victoire, on oublie les fautes commises contre l’honnêteté et l’honneur (après tout, qu’est-ce que c’est bien que ça, l’honnêteté ou l’honneur ? on peut s’en passer, et comment !). On ne peut pas vraiment dire que le paysage est redevenu idyllique, certes non : il y a partout des branches cassées, des tuiles arrachées, et de la boue partout, comme après une grande tempête, quoi ! Et pour bien faire il faudrait courir à grande vitesse, histoire de rattraper le temps perdu. Savoir s’ils vont pouvoir courir assez vie ?

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lucette desvignes
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