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12 avril 2017 3 12 /04 /avril /2017 10:21

.           Les dates, les sommes (souvent si gigantesques qu’elles signifient autant que zéro pour nos comprenettes dépassées au-delà d’un certain niveau) jouent   leur rôle dans ce chaotique emberlificotage qu’est devenue la campagne présidentielle – et ce n’est pas parce que depuis hier on semble y avoir mis de l’ordre à grand renfort de panneaux d’affichages sur nos murs et de clips sur nos écrans que la situation a pris quelque clarté nouvelle, d’autant que les affiches officielles ont immédiatement été parodiées (j’aime, oh j’aime l’affiche Macron avec ce charmant Pinocchio dont le nez menteur s’allonge sans cesse). Contrairement à mon habitude (vous savez bien que ma comprenette personnelle dépasse rarement la centaine) je suis frappée ce matin par la somme de 31.000 € : c’est ce que la Marine nationale a glissé dans la ^poche d’un de ses assistants parlementaires en règlement d’un SMS. C’est cher payé au kilog, surtout si c’est dans la poche du contribuable que c’est prélevé. Est-ce que les fanas de la dame vont enfin ouvrir les yeux, au moins sur cet aspect de son action vigoureuse ? Et une date me frappe aussi, même si d’habitude j’ai un peu tendance à faire des mélanges : c’est depuis 1982, mes belins-belines, pas seulement depuis 1994, que la Pénélope de notre malheureux Ulysse touche une bonne grosse paye pour la simple peine de voir arriver la fin du mois. De ce côté-là aussi il devrait y avoir des fidèles du « socle inamovible » enfin prêts à revoir leur jugement, surtout si, dans cette mouvance de dignité et de piété ils accordent quelque prix à l’honnêteté et au sens de l’honneur.

 

 

 

 

 

jouent

 

 

 

 

 

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lucette desvignes
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11 avril 2017 2 11 /04 /avril /2017 10:53

          J’aurais vraiment voulu être la première à vous annoncer la nouvelle, mes belins-belines, et je suis bien désolée de penser que d’autres l’auront fait avant moi, à cause de mes aurores que je situe toujours en plein milieu de matinée bien avancée. Mais tout de même j’y reviens, même si vous êtes déjà au courant : oui, depuis hier soir nous sommes en campagne présidentielle. Enfin ! Depuis le temps qu’on nous la promettait, celle-là ! Eh bien nous ne l’attendrons plus, on va connaître les noms et les faciès des candidats, leurs habitudes, leurs projets personnels, leurs programmes. Jusqu’à présent on ne nous a parlé de rien, on ne nous a rien montré, on ne nous a rien transmis, on n’a pas fait le moindre commentaire. Rassurons-nous : ça va changer, et comme il ne reste plus que deux semaines pour nous renseigner je compte que la télé va sortir de son silence. Et ça serait bien, mes belins-belines, car enfin on ne peut pas élire un président de la République sans être informé si peu que ce soit. Oh ils ont bien compris, en hauts lieux, puisqu’on a des affiches placardées en série sur tous les panneaux d’affichage (avec la couleur spécialement étudiée, ici on a supprimé du rouge pour ne pas effrayer les foules, là on a fait sourire le sujet pour que l’électeur ne le prenne pas pour un vieux grognon, chaque affiche doit frapper comme une synthèse, avec devise, stature noble, bref tout ce qu’il faut pour vous accrocher au passage. Et ils ont même prévu des clips (tous la même durée, mais chaque candidat libre de son agencement interne) pour capter l’attention par surprise. J’en ai vu un ce matin, plein d’humour et de dérision. Mais de passer devant la collection d’affiches tous les jours, ou de voir à la télé jusqu’à plus soif les clips de campagne, cela va-t-il changer quelque chose en quoi que ce soit pour tout un chacun dans l’accomplissement de son devoir civique, quand le grand jour sera venu ?

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lucette desvignes
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10 avril 2017 1 10 /04 /avril /2017 10:15

          Dégâts des eaux ? Parfait ! Dans la vie moderne on a tout prévu, parades,  assurances, mutuelle… On ne risque rien, tous les risques et frais seront couverts. Quand la calamité frappe à votre porte, vous vous adressez en urgence à la compagnie qui doit répondre sur–le-champ : au téléphone vous la contactez, certes, mais elle sera  indisponible avant trois heures minimum. Vous rengainez vos belles certitudes et vous vous contentez de votre plombier habituel : il est là en une demi-heure, donc tout baigne (c’est le cas de le dire). Ensuite vous contactez les réparateurs de sols : on vous donne le choix entre la pose d’un parquet plastifié (sur votre beau parquet en chêne ? ça ne fait rien, le parquet à coller est lui aussi chêne clair, c’est une chance) et la pose d’une moquette, pour laquelle la chambre doit être totalement vidée de ses meubles. Accablée de votre impuissance à déménager, vous vous décidez à contrecœur pour le parquet plastifié, .qui entraîne moins d’exigence de fort des halles.. Le poseur de parquet arrive, tout seul, et s’étonne qu’on ne vous ait pas signifié que pour une chose comme pour une autre il fallait une pièce absolument nue. Il est brave, cet homme. Il comprend que, les choses étant ce qu’elles sont, vous préféreriez la moquette. Il découpe un bout de celle à remplacer, il vous en mettra une pareille, même nuance même qualité. Et il téléphonera pour annoncer son passage, et ils seront deux : vous n’avez qu’à enlever les bibelots, ils dégageront le reste si cela dépasse vos faibles forces. Il téléphone, mais pour vous dire  qu’il ne possède pas dans ses stocks la nuance de moquette désirée (pas étonnant, quand vous pensez au mal que vous aviez eu pour la trouver en son temps) , mais il a un joli beige, ou un joli gris ; lui pour sa part il prendrait ce joli gris, ça va avec tout. Dégâts des eaux réparés : vous aurez du gris ou du beige, vous verrez bien. L’essentiel est qu’au téléphone ça aille vite…

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lucette desvignes
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7 avril 2017 5 07 /04 /avril /2017 10:31

 

Je  dois vous informer, mes belins, mes belines,

Que demain samedi je ne serai pas là.

A saison des Rameaux la raison s’en devine :

C’est le Salon d’Autun qui  nous ouvre ses bras.

 

Depuis vingt ans – c’est vrai ! nous voici au vingtième –

De son Morvan secret il a su rayonner.

Tout ce qu’en livre et qu’en littérature on aime

Sans besoin de chercher vous allez le trouver.

 

Je ne sais pas si Darrieusseck ou quelques autres,

Alexandre Jardin, Angot, Pancol, Musso,

/De la médiocrité les flamboyants apôtres

Seront présents – résignons-nous puisqu’il le faut

 

Tolérons leurs bouquins aux belles couvertures :

Dans un Salon du Livre il faut un peu de tout.

Mais pour tous ces escrocs de la littérature

Manifestez ouvertement votre dégoût.

 

Je n’ai aucune autre consigne à vous soumettre.

L’atmosphère est là-bas vibrante d’amitié,

Aux petits soins pour les vrais défenseurs des Lettres :

Aucun Salon d’Autun ne se peut oublier.

 

Année après année on vous reçoit – oui ! – comme

Si vous étiez l’enfant de retour au pays.

Un enfant du terroir…Un écrivain est homme

A valeur de héros rien que puisqu’il écrit.

 

Merci de bien vouloir me procurer dispense

Des propos qu’au matin je prépare pour vous.

Je vais, en frissonnant de joie lorsque j‘y pense,

Pouvoir montrer mon tout dernier petit bijou.

 

Je vous donne le droit de me blâmer, belines,

Pour cette vanité et cet aveuglement.

Mais (car venant de moi le titre se devine)

Je veux vous informer : « La Parole est d’Argent ».

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lucette desvignes
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6 avril 2017 4 06 /04 /avril /2017 10:18

          L’accent a enfin été mis, à la télé toujours si maternelle, toujours si proche des douleurs du monde, toujours si rapide à mettre en lumière (et à en faire un sujet rebattu ensuite jusqu’à l’écoeurement général) une catastrophe ou une cause de souffrance inédite, sur les misères et tourments qui assaillent les marathoniens de la présidentielle. Oui, ils souffrent. Physiquement d’abord (ces meetings, ces déplacements incessants d’un bout de l’hexagone à l’autre, voire plus loin pour les plus culottés), il leur faut une carrure de vétérinaire à vaches pour tenir le coup sans faiblir, pour trouver les coups de gueule qui plaisent au peuple, pour avoir l’air suffisamment caustique et destructeur vis-à-vis des rivaux. Nerveusement ensuite : il faut tenir devant les insultes et commentaires nauséabonds, continuer droit dans ses bottes sous le blâme et la honte (pourquoi s’en faire, au fond ? ça passe tellement vite, le bon peuple gomme et oublie avec une vitesse stupéfiante) et résister aux effets des incessants sondages qui avec leurs hauts et leurs bas vous flanqueraient des crises cardiaques comme de rien. Familialement enfin : vous ne voyez plus les chers vôtres sinon en courant, vous ,ne pouvez même plus discuter tranquillement avec votre épouse des stratégies à adopter pour que les sommes puisées par elle dans la caisse publique puissent apparaître comme des dons aux bonnes œuvres. Oui, ils souffrent, je le répète. Ils se soutiennent à coups de piqûres, de traitements reconstituants, de cures d’entretien…Ne les plaignez pas : non seulement ils l’ont bien voulu, mais en outre ils sont tellement pris dans leur rêve de gloire qu’ils ne s’affaisseront qu’ au moment où l’on couronnera l’un des autres..

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lucette desvignes
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5 avril 2017 3 05 /04 /avril /2017 11:31

,         Je n’ai pas regardé hier un débat opposant onze lutteurs, les réserves athlétiques de mon grand âge ne me permettant plus guère d’acrobaties. D’autant qu’après les trois heures et demie prévues il y aurait le « debriefing » comme on dit avec obstination sur les médias télé pour un jugement croisé pris sur le vif : en général j’en suis friande, plus pour juger les juges d’ailleurs que pour m’inspirer de leurs jugements facilement contestables. Ce matin les bribes rassemblées pour les téléspectateurs ayant manqué à leur devoir n’ont rien de bien frappant. Non seulement elles ne permettent pas de recréer l’ambiance, les morceaux proposés sont trop morcelés pour avoir l’air entiers (n’est-ce pas bien dit ?), mais encore on nous apprend avec trop de satisfaction, semble-t-il, que les excuses de Fillon selon la formule « J’ai péché mais je ne le savais pas » ont permis à la page du péché de se tourner (d’ailleurs une femme interviewée dans la rue hier disait « On était choqué au début, mais on s’est habitué, on n’y pense plus de tout à présent »). Et quand Poutou a enfin pris le crachoir (selon ce qu’on nous en fait connaître ce matin), on brouille quelque peu ses  vociférations existentielles en y superposant les commentaires critiques qui ravalent ce déballage au rang de divertissant boniment de foire, ce qu’il n’est en rien dans son essence. J’ai aimé apprendre que Poutou avait refusé de figurer sur la photo de famille et que Dupont-Aignan avait démoli Macron pièce à pièce : pas besoin de prêter main forte, souligne le FN, il s’est chargé du travail à lui tout seul….Dire que pendant encore dix-neuf jours le rythme des justifications explications opérations de charme va se répéter, et même qu’il y aura un deuxième débat organisé pour les onze…

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lucette desvignes
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4 avril 2017 2 04 /04 /avril /2017 09:54

          Décemment, Mélenchon ne pouvait pas prendre l’air reconnaissant de ne pas être laissé tout seul au bord du chemin par quelqu’un auquel lui était en mesure de donner un coup de pouce. Il n’avait qu’à attendre deux ou trois jours,  les choses allaient d’elles-mêmes se normaliser. C’est fait, il a pris l’avantage, c’est ouvertement lui qui acceptera son rival dans ses rangs (car à ce niveau d’aventure politique il n’est plus question de regroupement pour affronter le front, chacun pour soi, pouce je passe !) - et c’est même loin d’être sûr qu’il condescende à recueillir sous son aile le malheureux qui continue à agiter son débris de drapeau en croyant que ça fait bien dans le paysage. On verra ce que ça donnera la veille du premier tour : depuis longtemps on crie en vain « A l’aide ! au secours ! » sans résultat, peut-être qu’en criant « Au feu !» in extremis  l’alarme et son angoisse se feront mieux percevoir. En tout cas, malgré les efforts de plus en plus désespérés  des fillionnistes de la première heure (rudement réduits d’ailleurs, l’un ou l’autre ténor du grand forum les tente selon ses variantes et variations, on qualifie de volatil un fatras théorique de votants dont on n’a jamais vu encore pareille fluidité) on réussit à  péniblement parfois mentionner les autres. D'ailleurs, quand on ne retransmet pas leur meeting en direct (un par jour au moins) on les interviewe pendant une heure, ou ils sont la vedette de l'analyse politique de la présidentielle du jour - bref quelqu'un qui voudrait entendre parler cibnéma ou théâtre en cette saison a intérêt à se résigner en attendant le temps des cerises.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                    mentionner les autres ; d’ailleurs quand on ne retransmet pas leur meeting en direct (un par jour au moins) on les interviewe pendant une  heure, ou ils sont la vedette de l’analyse politique  de la présidentielle du jour – bref quelqu’un qui voudrait entendre parler cinéma ou théâtre en cette saison a intérêt à se résigner en attendant le temps des cerises.                                                                           

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lucette desvignes
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3 avril 2017 1 03 /04 /avril /2017 09:15

          C’est souvent le dimanche (mais pas nécessairement : il y a des visites à peu près tous les jours de la semaine) que les marchands de religion font leur tournée, dans mon quartier tout du moins. Les couples sont aussi évidents que s’ils étaient reliés par une ficelle avec une grosse pancarte sur le ventre. Aucune possibilité de romantisme entre eux, rien qui les apparie sauf leur air calme, confit, résigné d’avance. Ne croyez pas qu’ils soient, sinon préparés à l’agression, du moins pugnaces, armés d’une foi dont ils voudraient propager les vibrations jusqu’à vous Ils ont plutôt l’allure timide, on sent qu’avant de vous murmurer le motif de leur visite (car il faut leur faire hausser la voix, on dirait d’abord qu’ils se confessent) on les imaginerait demandant la charité s’il n’avait pas un bulletin imprimé qu’ils agitent devant eux comme un drapeau, comme si tout s’éclaircissait dès qu’ils le brandissent. Si vous voulez être vaches, vous leur demandez ce qu’ils vendent du haut de votre fenêtre, pour qu’ils comprennent d’emblée que le contact sera difficile à établir, vous faites semblant de ne pas comprendre leur réponse… Mais c’est rosse de les déstabiliser ainsi. Moi (de ma fenêtre tout de même, pas de proximité) je leur demande franchement s’ils vendent de la religion, avec un grand sourire cordial : ils comprennent que les préliminaires sont inutiles, que vous savez la nature de leur marchandise et le grand sourire, le ton jovial, sont là pour apaiser leurs regrets. Pour autant ils perçoivent que la discussion ne pourra s’engager, que vous serez trop coriace pour leurs faibles forces. Le mieux est de se séparer tout de suite bons amis, en échangeant des vœux de bonne journée et de bon travail. Parfois ils insistent, ils veulent démarrer leur plaidoirie : « Au commencement était le Verbe… ». Alors dites leur « In principio erat Verbum… » : rien de tel que le latin pour les propulser un peu plus loin en vitesse…

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lucette desvignes
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1 avril 2017 6 01 /04 /avril /2017 09:13

            Ils n’ont pas carrément dit qu’ils avaient une Aston-Martin à loger dans ce garage en contestation, mais finement (mensongèrement, frauduleusement) ils ont glissé dans leurs Conclusions d’avant jugement un catalogue des modèles les plus luxueux.. Mettez-vous à la place de ces pauvres juges ! « Comment ! Voilà de braves gens qui par avance avaient construit un garage trois fois trop grand, mais c’était prouver leur sagesse ! Ils devinaient qu’un jour leur voiture serait du haut de gamme luxueux, donc que le garage lui serait un parfait abri, ma foi tant pis si leur bâtisse a été érigée sur la limite de propriété de la voisine ! » (Et encore, mes belins-belines,  ils ne savent pas, les juges, que la voisine a dans son sous-sol un double garage dont elle ne se sert pas, ils en concevraient un vertueux courroux devant les inégalités et les injustices de la vie : c’est que des juges, vous savez, c’est sensible à la justice, c’est même le fonds de commerce qu’ils ont choisi)). Et de continuer : « Et on nous demanderait de démolir ce garage en laissant une Aston-Martin exposée aux intempéries ? Alors qu’au lieu de se couvrir à plat d’un humble toit en terrasse (pour ne pas se faire remarquer  dans les annexes)  il s’est orné d’un toit à deux pentes, haut comme la maison voisine, , et se fond admirablement dans l’environnement ! » Vous auriez tort de croire que des juges ça n’est pas sensible aussi à l’esthétique : à preuve…                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                               

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lucette desvignes
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31 mars 2017 5 31 /03 /mars /2017 09:49

          « Selon que vous serez puissants ou misérables »… disait notre bon La Fontaine, et il épinglait « les jugements de Cour » avec autant de lucidité que Racine au même moment avec ses « Plaideurs ». Déjà alors on savait qu’il y avait quelque chose de pourri, non seulement au royaume de Danemark mais au royaume où la Justice s’entête à proclamer qu’elle règne malgré son bandeau sur les yeux. Il n’y a donc pas seulement les intérêts personnels, les incompétences bornées, les interprétations à courte vue qui jouent avant qu’on ne vous serve un jugement bancal, mais l’instinct servile gauchit (gauchit ? quel verbe à employer ici !) la vision qui devrait rester imperméable à tout ce qui n’est pas le droit  Je vous demande un peu, mes belins-belines, ce que viennent faire les marques de voitures à abriter dans un garage qu’on construit sur la limite de propriété des voisins ! Mais tout simplement elles témoignent de la classe sociale des uns et des autres. Une Deuch ou une 4L n’auraient pas pesé lourd : le garage aurait vite été démoli, tant pis si ces pauvres bagnoles devaient rester à la pluie toue leur vie. Mais des voitures haut de gamme ! de l’opulent, du lourd , du friqué ! Pour impressionner les éléments trancheurs, rien de tel que de glisser à l’appui des conclusions sur lesquelles va se fonder le jugement un catalogue des plus récents modèles de super luxe : BMW, Rolls Royce, pourquoi pas Aston-Martin ? c’est pas courant, c’est bien coté, ça vous a de la classe… Du coup votre patrimoine se met à peser davantage. On ne va pas vérifier si le catalogue est une éclatante illustration de votre propriété,  on conclut avec respect que pour abriter une caisse de ce type il faut bien un garage volumineux, et à deux pentes qui se fondent harmonieusement dans le paysage...

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lucette desvignes
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