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8 août 2017 2 08 /08 /août /2017 11:29

         Je sais bien qu'il y a des choses plus graves sur cette planète, de ces choses à vous fendre le coeur, ces millions d'êtres mourant de faim ou de choléra ici ou là, ces millions d'esclaves et de malheureux torturés, ces populations si dignement pathétiques  qui n'arrivent pas à convaincre de leur bon droit à rester chez elles et dont les tortionnaires demeurent non seulement impunis mais encore à peine coupables. Oui, je sais tout cela, et il est bien rare que les renseignements glanés dans la journée réussissent à faire oublier cette coloration sinistre qui s'impose dès qu'on prend conscience d'un jour nouveau. Tout de même, on peut aussi méditer sur ce qu'on pourrait, à meilleur droit que défunt Le Pen le père, appeler un détail, et dont pourtant les commentateurs de l'actu se sont emparés pour en gloser à perte de sang-froid : je veux parler de cette nouveauté du statut de la première dame. Car avant les actrices, chanteuses, divorcées ou journalistes il y a eu des dames utiles et même efficaces qui, avec ou sans l'aide des petites pièces jaunes, se sont occupées des enfants malades sans  (trop)  en faire un plat; l'une d'elles a même trafiqué au rayon influence chez Kadhafi, si mes souvenirs sont exacts. Et certes les notes de frais devaient valser en de nombreux domaines sans que quiconque ait jamais eu l'idée (ou le droit) d'aller y jeter un oeil. M. Macron, lui, veut faire dans le sérieux, comme tout ce qu'il fait ou défait : donc une loi qui définisse une fonction, avec objectifs, personnel,  émoluments, budget, marges de manoeuvre Sans doute cela mérite-t-il d'être examiné de près. On va s'en charger, Emmanuel.

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lucette desvignes
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7 août 2017 1 07 /08 /août /2017 11:39

         Côté minets, l'entame de la journée se passe en plusieurs temps, selon les appétits, les affinités ou les nonchalances. Ne croyez pas qu'au sortir de ma chambre je vais trouver tout le troupeau en ordre de casse-croûte, chacun  supportant l'autre d'un air indifférent. D'abord ma porte n'est jamais fermée, les occupants nocturnes des places libres de mon lit ayant déjà eu la possibilité de faire en toute liberté un, voire deux petits tours au jardin, histoire de voir le temps qu'il fait - cela bien sûr avant de revenir guetter l'ouverture de mes yeux, d'ailleurs pas forcément en face de leurs trous, pour déclencher les divers rituels de lichouillage, ronron et ronrette,  pétrissage  de ma chemise de nuit pour indiquer dans une grande démonstration de tendresse qu'on n'a plus besoin de cet instrument du sommeil. Ensuite le cheptel ne comporte pas que des lichouilleurs de l'aube : certains mettraient leur dignité en péril s'ils dépassaient une frontière de leur cru délimitant leur salle d'attente. C'est dans le hall d'entrée qu'ils s'installent, respectueusement à l'écart les uns des autres  comme des croissants pur beurre disposés  judicieusement sur le papier sulfurisé de leur plaque de cuisson. Je ne sais pas s'ils se positionnent, comme on dit de nos jours,

en fonction de leurs nuances ou bariolages de poil, car je crois qu'ils sont indifférents à la couleur. Mais en tout cas c'est une bien jolie vision que m'offre cette compagnie de  chats assis sagement, la queue enroulée autour des pattes et qui à ma vue (en vérité même dès le premier son de ma voix à la cantonade)  passent comme un seul homme sur leurs quatre pattes visibles avec la queue dressée en panache, même si sur les poils ras la queue ne ressemble qu'à une trique. Voilà : ils sont tous prêts, je n'ai plus qu' à satisfaire leurs appétits - ce qui exige du doigté, le sens de la justice, la bienveillance pour les maladroits,  bref, tout un fameux apprentissage.

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lucette desvignes
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5 août 2017 6 05 /08 /août /2017 08:43

         Quand il parle, on trouve qu'il parle trop - et c'est vrai : toutes les occasions étaient bonnes à saisir, on avait droit à un discours, solennel, pathétique, cordial,  encourageant, cajoleur, plein de dignité, tous les tons,  tous les phrasés y sont passés en concert. Quand il ne parle pas, on trouve qu'il devrait l'ouvrir davantage : à chaque faux pas de sa part, à chaque erreur du petit personnel, à chaque cafouillage des séides, à chaque vague d'indignation du public. Ce qu'on ne se précise pas, c'est ce qu'il pourrait bien dire à chaque accroc dans son plan, à chaque contre-décision suivant une décision trop hâtive. car ce sont là des fautes graves qu'en aucun cas il n'aurait dû commettre. Ou alors, il veut imiter les autres? il ne veut pas être unique? capable de tout chambouler de manière qu'on ne s'y reconnaisse plus? Certes non! Il veut écraser jusqu'au souvenir des autres, il veut s'imposer en surimpression, de cela on peut être persuadé. Mais comment faire, dites-moi? Il a cru avoir les clés de toutes les portes : rassemblez-vous derrière moi, c'est moi le grand Saint-Pierre, je vous ouvre toutes les portes de tous les paradis. Beaucoup l'ont suivi, sans savoir que Paul Ricoeur dont il se réclamait chaleureusement n'était pas en l'occurrence un maître à brandir...  L'ont suivi jusque dans un mur, derrière lequel en habile passe-muraille il est allé se reposer avec Bobonne, histoire de trouver l'inspiration pour la prochaine phase. Oh il n'est pas pressé : de toute façon son loyer est payé pour cinq ans, il a déjà dû préciser au chef (le vrai, celui des casseroles et des sauces) ses exigences au chapitre des menus, et ce qu'il laisse faire aux autres et qui passe mal il leur en fait endosser la responsabilité... Impossible de rêver mieux pendant cette phase de somnolence personnelle où ses valets préparent la rentrée.

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lucette desvignes
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4 août 2017 5 04 /08 /août /2017 12:24

         Les nouveaux pilotes adjoints du bateau cacochyme, lequel tousse et crachote comme un tubard en fin de course au lieu d'être fringant et plein d'ivresse (l'ivresse, c'est fini, mais oui, déjà fini), ont trouvé un truc facile pour répondre à toutes les questions qui pleuvent, gouailleuses, inquiètes, scandalisées, consternées, et n'hésitent pas à manifester leurs doutes sans même attendre qu'on leur explique les cafouillages de la situation. Un bon truc, oui, si on l'écoutait ! Figurez-vous que depuis ces quelques semaines macroniques ce qui nous a manqué, à nous autres pauvre peuple, c'est la pédagogie. Car tout le reste était prévu et déjà mis en fiches : appauvrissement des pauvres qui n'ont aucune arme pour se défendre et auxquels on peut impunément rafler quelques Euros par-ci par-là; enrichissement des riches, possédants et patrons, MEDEF et cercles banquiers enfin assurés d'une bienveillance sans bornes ; vissage et boulonnage des statues de Jupiter en face  de chaque foyer, avec incitation aux prières fréquentes... Bref tout était prêt depuis déjà pas mal de temps, de quoi faire surgir tout ça comme par un tour de passe-passe : comme une robe de mariée cousue depuis longtemps qu'on finit par offrir à la première donzelle qui passe à portée (mais la mariée a pris de l'âge et la robe craque aux coutures, elle ne peut même pas s'enfiler sans gros dégâts...). Toutefois la pédagogie arrange tout : si on explique bien à un pauvre qu'on va lui ôter ce qu'il a dans sa poche, le miracle s'accomplit, et de lui-même, en souriant, il  vide sa poche pour bien montrer qu'elle est vide. Si on nous explique (longtemps...) que le nouveau code du travail est fait pour le bonheur des ouvriers et que les patrons s'y résignent par grandeur d'âme, tout va s'arranger : c'est ce qui s'appelle le miracle de la pédagogie, allez les pilotes! on n'attend plus que vos explications pour s'apaiser.

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lucette desvignes
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3 août 2017 4 03 /08 /août /2017 10:30

         Il n'a pas disparu de nos petits écrans (il, je le précise pour les hésitants, ce n'est pas Petit Gribouille dont je vous parlais hier).Comment le pourrait-il, même s'il avait  l'intention de ne plus nous haranguer depuis quelque temps, vu la manière dont les moments glorieux de ses apparitions fonctionnent en boucle? On pourrait donc toujours croire qu'il prend ses bains de foule, serre des mains, embrasse comme dans les tout premiers temps, bref continue à surfer sur le succès, alors que la pagaille monstrueuse de la Gare Montparnasse, pour une fois, est bel et bien un coup dur offert par le calendrier des vacances : je sais bien que le sieur Pépy est responsable de ses silences prolongés, de ses excuses trop tardives, qu'on ne peut tout de même pas imputer la panne SNCF au président de la République, mais enfin ça s'inscrit dans ses bagages, ça craint! Et tous ceux de son équipe à l'essai qui prennent brièvement la parole, une ou deux femmes surtout, sans poids, sans portée, sans à propos, parlent comme si elles prenaient leur mouchoir pour un micro national : sons étouffés, expressions peu claires, "C'est quoi donc, qu'elle dit?" s'enquiert à la cantonade la grand-tante Malchaussoy qui est sourde comme un pot. C'est dire qu'on n'entend guère la voix de Jupiter tonnant (et pourtant on nous assure qu'il passe son temps à recadrer corriger remettre en place et les déplacés à leur place - pourquoi les coulisses? pourquoi des murmures étouffés?). Moi je pense qu'après des semaines trop actives où il en a trop dit il prend ses vacances sur le pouce avec Bobonne,  ils vont faire des pâtés de sable dans une petite anse secrète bien à l'ombre, ils laissent s'accumuler les pas de clerc des autres, ça leur permettra une rentrée fracassante avec toute l'eau bénite de cour bien tartinée dans les proclamations, d'ailleurs la canicule sera enfin terminée, tout baignera.  Faire passer haut la main la loi travail repensée par le MEDEF ne sera sans doute plus qu'un jeu d'enfant. Sans doute, oui...

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lucette desvignes
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2 août 2017 3 02 /08 /août /2017 18:37

         Petit Gribouille est revenu ! Incroyable mais vrai, et même pas si incroyable que ça après tout car il sentait bien que je continuais à penser à lui... Je vous avais dit, il y a trois ans (oui, je me rappelle parfaitement) que j'avais passé une demi-heure à caresser , une main pour chacun, ce Petit Gribouille entré chez moi comme un intrus et le grand beau chat de sept ou huit kilos qui, vu ses grandes pattes et sa carrure d'éléphant s'arroge le droit de passer avec solennité devant tous les autres : en même temps j'énumérais, en changeant d'objet à chaque minute, les qualités de douceur, de gentillesse, de tolérance de chaque individu afin que l'autre pût en concevoir de l'estime. La pédagogie avait fonctionné, après un tout début alarmant : les deux chats s'étaient séparés à l'amiable, chacun selon son itinéraire personnel. Il n'y avait pas eu d'esclandre, mais quelques jours plus tard le Petit Gribouille qui se laissait si bien aller dans mes bras, avec un ronron cristallin poussé au maximum quand il se retrouvait seul avec moi, avait disparu, pourtant j'étais sûre que s'il restait en vie il ne m'oublierait pas. Gagné... A-t-il perdu un hébergement sis dans le voisinage, s'est-il rappelé que ma maison était accueillante et ses résidents bien convenables envers les inconnus de passage? Il est repassé par l'escalier du sous-sol, s'est arrêté presque en haut des marches et m'a regardé : droit dans ses bottes aussi, celui-là...C'est Petit Gribouille, le voilà revenu!.. Il avait gardé le souvenir de ma voix, car il s'est décidé sur le champ à terminer son ascension, venant jusqu'à moi, craignant quand même un peu le contact des caresses. C'était une heure de distribution, il y en avait sept ou huit installés en ligne à attendre l'appel des noms (car chacun connaît le sien) et personne n'a fait le moindre geste de fuite ou d'hostilité. Petit Gribouille a pris place au bout de la rangée, il a même été servi le premier pour que tout le monde comprenne le scénario, il a accepté sa soucoupe avec modestie et dignité  et donné le signal de la mastication. C'est comme ça que ça se passe chez Macdonald,  dit je crois dans une pub insistante un vieux monsieur distingué tout heureux de pouvoir manger avec ses doigts.

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lucette desvignes
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31 juillet 2017 1 31 /07 /juillet /2017 12:10

         Ah! mes belins-belines, il est malin, vous savez, il est malin! Et c'est rien de le dire. Il décide, bon! il règne comme il a voulu, il nomme, il sélectionne, il discourt, il est partout ailleurs que là où il devrait être, c'est-à-dire chez nous, tout de même! Mais c'est exprès! Pour chez nous, il délègue, il charge ses séides de mettre les mains dans le cambouis, de se tromper, de faire des pas de clerc, d'improviser à sa place (parce que, faudrait pas croire qu'ils savent ce qu'ils vont faire et même ce qu'ils font, les uns et les autres). Mais justement la délégation lui permet de désigner (et gronder) les coupables et d'apparaître par là-dessus comme le réparateur, celui qui sait comment faire mais qui n'a pas le temps de faire. Et malin, malin, je vous dis! Tiens par exemple cette nationalisation des chantiers de Saint-Nazaire, c'est une utilisation de l'actu qui tient du grand art. Comme s'il godillait un coup à droite un coup à gauche, de quoi faire illusion, parole ! La gauche se réjouit d'une nationalisation, la droite y voit une lutte pour conserver les plus beaux fleurons de la couronne, tout baigne. Laissons crier les Italiens, et même les Chinois qui sont là-derrière :à chaque jour suffit son petit triomphe. Si la gauche croit vraiment que cette nationalisation est un gage de bonne volonté, tant mieux pour elle, et qu'elle se rendorme : la direction " à tribord, toute !" est bien esquissée, bien amorcée, bien engagée (j'emploie les termes de marine parce que la droite n'existe plus, d'après ce qu'il nous répète, il faut bien qu'on la remplace si on veut continuer à s'y reconnaître). Et les médailles  d'or du nageur prodige qui va pouvoir prendre sa retraiute dorée à 32 ans, ne croyez pas qu'à Lui ça n'ajoute pas encore un peu de dorure ! L'occasion, l'actu, la chance, quoi...

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29 juillet 2017 6 29 /07 /juillet /2017 11:39

         Vous suivez bien  l'actu, Ma'm Nini? Vous avez vu ce feuilleton?    -   Pour sûr, Ma'm Jojo, et il y aurait bien de quoi se marrer si on n'était pas certains que ça va nous retomber sur les bretelles tôt ou tard. -  Ma foi, moi je préfère suivre ça comme une série comique! Vous avez vu qu'une nouvelle démission se prépare? la ministre du travail, vous savez, qui a été choisie parce qu'elle était un as pour licencier dans les entreprises qui fonctionnaient bien, a touché un million de stock-options de Danone au moment où elle liquidait l'affaire.  -- Si ça ne mérite pas la démission avec perte et fracas, ça, dites voir! Et leur moralisation, qu'ils en parlent comme s'ils l'avaient inventée, ça ne les gêne pas de  la prêcher aux autres sans jamais la pratiquer?  --  Il faut croire que non, Mam' Nini, et qu'une fois qu'ils veulent faire de la politique ils se reconnaissent le droit de tout faire et n'importe quoi.  -- Alors ces petits jeunes, ces nouveaux tout frais sortis de leur faisselle, ça leur donne un  fameux exemple !  Déjà qu'ils ne savent pas ce qu'on attend d'eux, à part l'obéissance absolue qu'ils ont promise, même qu'ils continuent à gérer leur commerce, qu'ils ne sont pas là à l'heure, qu'ils ne savent pas quoi dire quand il faudrait, et que les dégourdis que M. Macron a personnellement choisis parmi eux ne sont absolument pas à la hauteur de leur poste ! Vous avez vu que le président de l'Assemblée est incapable d'obtenir le silence, qu'il ne sait pas comment rétablir l'ordre, qu'il avoue être consterné et confus? Oh on commence à rire parmi les commentateurs. Moi je me régale de voir à quelle vitesse le soufflé retombe, au fur et à mesure qu'on découvre  que M. Macron avait bien su trouver à droite les pions qu'il lui fallait pour tout verrouiller et tout commander, mais comme ça foire à tous les niveaux tandis que les lois se préparent à la va vite le monument qu'il voulait construire à sa gloire est bel et bien en train de s'effondrer.  -- Il faut attendre, alors? Pour l'instant on  écoute en boucle le concert des couacs, c'est bien plaisant.

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29 juillet 2017 6 29 /07 /juillet /2017 11:36

         Vous suivez bien  l'actu, Ma'm Nini? Vous avez vu ce feuilleton?    -   Pour sûr, Ma'm Jojo, et il y aurait bien de quoi se marrer si on n'était pas certains que ça va nous retomber sur les bretelles tôt ou tard. -  Ma foi, moi je préfère suivre ça comme une série comique! Vous avez vu qu'une nouvelle démission se prépare? la ministre du travail, vous savez, qui a été choisie parce qu'elle était un as pour licencier dans les entreprises qui fonctionnaient bien, a touché un million de stock-options de Danone au moment où elle liquidait l'affaire.  -- Si ça ne mérite pas la démission avec perte et fracas, ça, dites voir! Et leur moralisation, qu'ils en parlent comme s'ils l'avaient inventée, ça ne les gêne pas de  la prêcher aux autres sans jamais la pratiquer?  --  Il faut croire que non, Mam' Nini, et qu'une fois qu'ils veulent faire de la politique ils se reconnaissent le droit de tout faire et n'importe quoi.  -- Alors ces petits jeunes, ces nouveaux tout frais sortis de leur faisselle, ça leur donne un  fameux exemple !  Déjà qu'ils ne savent pas ce qu'on attend d'eux, à part l'obéissance absolue qu'ils ont promise, même qu'ils continuent à gérer leur commerce, qu'ils ne sont pas là à l'heure, qu'ils ne savent pas quoi dire quand il faudrait, et que les dégourdis que M. Macron a personnellement choisis parmi eux ne sont absolument pas à la hauteur de leur poste ! Vous avez vu que le président de l'Assemblée est incapable d'obtenir le silence, qu'il ne sait pas comment rétablir l'ordre, qu'il avoue être consterné et confus? Oh on commence à rire parmi les commentateurs. Moi je me régale de voir à quelle vitesse le soufflé retombe, au fur et à mesure qu'on découvre  que M. Macron avait bien su trouver à droite les pions qu'il lui fallait pour tout verrouiller et tout commander, mais comme ça foire à tous les niveaux tandis que les lois se préparent à la va vite le monument qu'il voulait construire à sa gloire est bel et bien en train de s'effondrer.  -- Il faut attendre, alors? Pour l'instant on  écoute en boucle le concert des couacs, c'est bien plaisant.

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28 juillet 2017 5 28 /07 /juillet /2017 11:49

         Si, soucieux de sauvegarder une réputation de l'humain qui tombe déjà définitivement à vau-l'eau, vous mettez en avant que la disparition des baleines et des ours blancs des régions polaires dépend purement et simplement du réchauffement climatique contre lequel, el Nino ou pas, on ne peut rien faire, il est facile d'opposer que l'homme est bel et bien en train de creuser sa tombe. Ses astuces diverses et inconséquentes qui ravagent les océans, son avidité alimentaire qui fait se multiplier les bêtes d'abattoirs et d'élevage (et je passe sur tout ce que la notion évoque d'horreurs et de souffrances), sa promptitude à construire des complexes hôteliers pour touristes argentés par l'expulsion des territoires où les occupants    vivaient - petitement - de leurs récoltes et, du coup, se trouvent poussés vers l'exil (la végétation et la faune disparaissant en dommage collatéral), ici par la suppression  de zones de culture régulatrices de la température, là par une déforestation désastreuse afin de multiplier les cultures pour civilisés. Le végétal, l'animal, l'humain se trouvent piétinés par le profit, et les conditions anciennes d'existence harmonieuse sont depuis belle lurette ravagées. Le stress que nos contemporains redoutent et tâchent de soigner comme ils le peuvent n'épargne pas les autres espèces : des classes entières d'oiseaux ou de rapaces, bousculées dans leur habitat ou trouvant de moins en moins à se sustenter, sont rayées des listes  (pour ma part, en quarante ans j'ai vu disparaître verdiers, moineaux, geais, roitelets, mésanges bleues qui peuplaient à l'envi le quartier  de leur vivacité et de leurs querelles et je ne m'en console pas).. Bref, si on prend vraiment conscience de ces suppressions en masse qui ne font que croître et embellir, on peut relativiser l'importance des évolutions de M. Macron entre l'Elysée, Matignon et le reste de la planète.

 

Ce N° 2544 du jeudi 27 juillet  a été publié en même temps que leN° 2545 du vendredi 28 juillet .

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