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15 octobre 2016 6 15 /10 /octobre /2016 11:01

                  En fin, de semaine, on peut se permettre un sujet sans grande importance, qui ne suscite pas les grosses indignations et qui, aux yeux de beaucoup, ne mériterait même pas d’être retenu. Si je le retiens, moi, c’est que je trouve irritant qu’un travail n’ait pas été fait comme il faut à son niveau. J’ai regardé il y a quelques soirs un film américain, non sans valeur d’ailleurs malgré Jack Nicholson qui en fait des tonnes dans le pathétique du père ayant perdu sa fille et jurant de tuer sous trois jours celui qui l’a écrasée en voiture et vient de sortir de prison après avoir purgé sa peine. C’est la traduction du titre de ce film qui me chiffonne. Crossing Guard, l’appelle-t-on en français, faute de savoir comment le traduire. En fait, le titre anglais est The Crossing Guard, ce qui change tout Crossing et Guard  sont tous les deux faciles à comprendre séparément, mais quand on fait de Crossing un verbe, impossible de donner à Guard un sens compréhensible. A un moment du film, le père passe en voiture près d’une école – rappel douloureux de sa perte – mais surtout il regarde avec intensité le gardien de ce passage chargé de la protection des enfants contre la circulation urbaine. Ce gardien (the Guard) est un vieux Noir, assis à une extrémité de la travée rayée en zèbre – ce qu’on appelle là-bas un zebra crossing – et dans son assoupissement il a laissé glisser sur ses genoux le STOP protecteur. C’est bien là le gardien du passage piétons, the Guard for the Crossing, The Crossing Guard., symbole ici de la protection mal réalisée des enfants sortant de l’école. Vous trouverez peut-être qu’il n’y a dans cette négligence du chargé des sous-titres pas de quoi fouetter un chat Peut-être bien…mais comme je ne fouette jamais les miens, je ne suis pas au courant du barème de la gravité des offenses dans le public : me suffit mon appréciation de la qualité du travail…

 

 

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lucette desvignes
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15 octobre 2016 6 15 /10 /octobre /2016 10:41

                     En fin de semaine, on peut se permettre un sujet sans grande importance, qui ne suscite pas les grosses indignations et qui, aux yeux de beaucoup, ne mériterait même pas d’être retenu. Si je le retiens, moi, c’est que je trouve irritant qu’un travail n’ait pas été fait comme il faut à son niveau. J’ai regardé il y a quelques soirs un film américain, non sans valeur d’ailleurs malgré Jack Nicholson qui en fait des tonnes dans le pathétique du père ayant perdu sa fille et jurant de tuer sous trois jours celui qui l’a écrasée en voiture et vient de sortir de prison après avoir purgé sa peine. C’est la traduction du titre de ce film qui me chiffonne. Crossing Guard, l’appelle-t-on en français, faute de savoir comment le traduire. En fait, le titre anglais est The Crossing Guard, ce qui change tout Crossing et Guard  sont tous les deux faciles à comprendre séparément, mais quand on fait de Crossing un verbe, impossible de donner à Guard un sens compréhensible. A un moment du film, le père passe en voiture près d’une école – rappel douloureux de sa perte – mais surtout il regarde avec intensité le gardien de ce passage chargé de la protection des enfants contre la circulation urbaine. Ce gardien (the Guard) est un vieux Noir, assis à une extrémité de la travée rayée en zèbre – ce qu’on appelle là-bas un zebra crossing – et dans son assoupissement il a laissé glisser sur ses genoux le STOP protecteur. C’est bien là le gardien du passage piétons, the Guard for the Crossing, The Crossing Guard., symbole ici de la protection mal réalisée des enfants sortant de l’école. Vous trouverez peut-être qu’il n’y a dans cette négligence du chargé des sous-titres pas de quoi fouetter un chat Peut-être bien…mais comme je ne fouette jamais les miens, je ne suis pas au courant du barème de la gravité des offenses dans le public : me suffit mon appréciation de la qualité du travail…

 

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lucette desvignes
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14 octobre 2016 5 14 /10 /octobre /2016 18:22

         J’allais me résigner hier soir à regarder un thriller sans doute médiocre, réalisateur inconnu acteurs inconnus, donc sans enthousiasme et parce qu’il faut bien aider la soirée à se passer  lorsque les yeux sont fatigués de lire lorsque, au hasard des errements sur les chaînes, j’ai vu que le grand face à face des fauves se préparait. Et vu les détails (les circuits entre les loges, ces petits salons de préparation et de concentration, étudiés avec subtilité pour empêcher les croisements, la disposition des pupitres, opaques dans le bas pour que l’émotion de la gestuelle des jambes ne soit pas publique, les horloges individuelles, les tirages au sort pour chaque phase de la rencontre) cela semblait si minutieusement étudié qu’on ne pouvait décemment pas manquer ça. Je n’ai donc pas manqué ça, cet étalage de « would be presidents » alignés comme des gugusses dans les stands de fête foraine où l’on vous donne des boules en étoffe bourrée de son pour vous défouler sur des cibles diverses. Et le respect des « une minute pas une seconde de plus » pour dire pourquoi ils étaient là (pas un qui ait dit qu’il voulait s’occuper des défavorisés, pas un qui ait reconnu qu’il voulait être président pour la gloire et parce que ça devait être un fameux fromage), le débit des monologues ad usum populi les yeux dans les yeux appris par cœur et sortis au pas de course ; ça finit, non par vous remplir d’admiration ne serait-ce que pour la mise en scène, mais par vous faire vous demander à quoi rime toute l’affaire, puisque, à quelques iotas près ils veulent tous les mêmes choses – que les « haves » continuent à avoir et que les « havenots » continuent à ne pas avoir : c’est clair et net, ça ne méritait pas d’attendre des révélations ni surtout d’avoir piqué du nez au moment des exposés particuliers où pourtant chacun vous démontre qu’il va supprimer la crise.

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lucette desvignes
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13 octobre 2016 4 13 /10 /octobre /2016 10:48

         Le temps passe et court et s’envole ; ce n’est certes pas là l’expression d’une pensée originale, mais tout de même j’ai été avisée avant-hier par l’administration de mon blog que c’était mon huitième anniversaire – en tout cas cela faisait huit ans pleins que je vous contraignais à m’écouter sinon m’entendre dans toutes les hypostases de l’enseignement que je vous dispense. Huit ans, mes agneaux, que je vous tiens à bout de bras, ^presque « en respect », comme on dit quand on est gangster ou policier avec l’arsenal sorti, vous secouant de temps à autre, vous encourageant, vous félicitant  à l’occasion (mais si, mes belins-belines, je vous assure que par moments je trouve que vous avez fait bien des progrès). Et vous croyez que cette administration (qui se permet, une ou deux fois par an, de me refuser des titres un peu inhabituels sous prétexte que je dois me conformer au modèle traditionnel) vous croyez qu’ils m’auraient offert , sinon du champagne et des petits fours (j’avais dû moi-même renoncer à ces célébrations collectives entre nous parce que c’était trop peu pratique, la circulation se faisait mal) du moins leurs félicitations empressées et sincères ? Mais non ! Ils ont une liste de chouchous, et ils se garderaient bien d’y ajouter mon nom. D’ailleurs je ne peux leur faire entendre que « desidéesetdesmots » c’est moi, c’est pourtant simple ! Qui sur leurs ondes brasse les idées et les mots aussi vigoureusement que moi ? Mais j’entends mon Racine qui me souffle « Auras-tu donc toujours des yeux pour ne rien voir ? » Et un peu plus loin : « Quoi ! toujours les plus grandes merveilles / Sans atteindre ton cœur frapperont tes oreilles ? » Quand on veut faire la sourde oreille…

 

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lucette desvignes
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12 octobre 2016 3 12 /10 /octobre /2016 11:07

 

         « Il ne pleut jamais sans que ce soit à torrents », disent les Anglais (et on sait qu’ils s’y connaissent en matière de climat, d’impers et de parapluies). Ce que, fort platement, nous interprétons comme « Un malheur ne vient jamais seul ». Mais qu’en est-il, dans un pays ou dans l’autre, pour tout ce qui concerne l’ensoleillement et les parasols ? Autrement dit, comment dire lorsque le ciel nettoyé se met à étinceler sous un soleil rajeuni et plein de vigueur ? et que ça dure, et que plusieurs bonnes nouvelles vous arrivent alors que vous ne les attendiez nullement, du moins pas toutes ? Oui, hier c’était la conférence à la BM de Beaune, ambiance chaleureuse, venue merveilleusement préparée, auditoire attentif, questions nombreuses et intelligentes. Puis c’est le restaurant aujourd’hui à midi  en compagnie rare et précieuse. Puis c’est, sur le front plein de nuages et de menaces d’averses de la société dont les convulsions internes ont eu de quoi m’inquiéter et me consterner tous ces jours, l’annonce d’une véritable éclaircie,   avec même la nouvelle d’un parrainage prestigieux pour nos recherches. Je ne vous donne pas le détail, mais croyez-moi sur parole ; pour demeurer dans le domaine de la climatologie et comme disait finement la comtesse de Ségur née Rostopchine, « après la pluie le beau temps ».                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                 

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lucette desvignes
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11 octobre 2016 2 11 /10 /octobre /2016 10:14

         J’ai bredouillé hier au milieu du « Lamento pour la Palestine » : je ne sais ce qui s’était passé pour aboutir à pareil résultat. Mon texte d’origine était impecc, avec ses dix strophes qui tenaient juste dans la page à condition d’écrire le titre sur le côté (mais quelle classe cela ne donnait-il pas à l’ensemble, n’est-ce pas ? Oui ? Merci). La deuxième moitié disparaissait sous la redondance du début – bref quand je me suis avisée de cette anomalie (pas tout de suite : mon « Mea Culpa immédiat »est un peu culotté) il a fallu coller les couplets manquants au bout de la première page. L’essentiel est que vous ayez pu mettre les deux bouts bout à bout, mes belins-belines, afin d’avoir une idée d’ensemble, et surtout une émotion non saucissonnée. J’espère que vous serez nombreux à ressentir cette émotion, peut-être pas jusqu’à brandir ^pioche et faux et gourdin comme je le fais mais au moins à être remués au point de vous appesantir un instant sur la tragédie palestinienne. Je vous remercie pour elle.

 

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lucette desvignes
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10 octobre 2016 1 10 /10 /octobre /2016 17:29

Mea Culpa immédiat : Il y a eu bégaiement à partir de la sixième strophe. D’où texte incompréhensible. Je vous donne ici la suite :

Mea Culpa immédiat (ou presque) : A partir de la strophe Six le texte s'est mis à bégayer, rendant l'ensemble incompréhensible. Je vous donne donc ici les quatre strophes manquantes, débutant à la strophe Sept

 

 

 

 

C’est pourquoi, quand on a compris comme c’est triste

Que tout un peuple soit livré au désespoir

Et qu’on l’ait surnommé « Peuple de terroristes »

Sans réfléchir, à l’étourdie et sans savoir,

 

Il vous prend, comme au temps des rudes jacqueries

Où l’on s’armait de sa fourche ou bien de sa faux

Pour combattre les insolentes seigneuries

En sachant bien qu’on allait y laisser sa peau,

 

Oui, il vous prend envie de faire quelque chose

Pour ne plus être inclus dans la complicité

Des lâches, de crier de façon que leur cause

Soit enfin regardée avec humanité,

 

A ces martyrs survivant parmi leurs décombres,

Ceux de Gaza, de Cisjordanie ou d’Hébron,

Comme si leur futur ne pouvait qu’être sombre

Exil, famine, ou pure et simple suppression.

 

Désolée d’avoir saucissonné votre lecture. Je n’ai d’ailleurs pas compris ce qui s’est passé.

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lucette desvignes
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10 octobre 2016 1 10 /10 /octobre /2016 10:31

Amis, entendez-vous crier la Palestine ?          LAMENTO

Mutilée, épuisée, elle appelle au secours.

Elle a encor le cran, tandis qu’on l’assassine,                  POUR

De crier et gémir à chaque instant du jour.

                                                                                                LA PALESTINE

Menottée, garrottée, piétinée, poignardée,

Frappée de toutes  parts et de toutes façons,

Elle gît dans le sang et sa voix affolée

Est celle d’un otage ayant payé rançon.

 

Car depuis soixante ans elle est prise en otage,

Indûment dépouillée de son sol, de son eau,

De ses biens, de son fier passé, de ses villages :

L’occupant Israël est un mortel fardeau.

 

Ils étaient accourus de tous les coins du monde :

Les Anglais leur donnaient le droit de s’installer

Dans un pays que par leur politique immonde

Il leur fallait en premier lieu débarrasser.

 

Détruire, éliminer ce qui  depuis des âges

Avait symbolisé une grande nation…

Ce fut un jeu pervers de revanche et de rage

De n’en laisser plus rien que des lamentations.

 

Le monde entier regarde ainsi qu’à sa fenêtre.

Pas de vagues surtout ! Mieux vaut complicité

Avec les criminels que s’exposer peut-être

A être comme les Palestiniens traité.

Amis, entendez-vous crier la Palestine ?          LAMENTO

Mutilée, épuisée, elle appelle au secours.

Elle a encor le cran, tandis qu’on l’assassine,                  POUR

De crier et gémir à chaque instant du jour.

                                                                                                LA PALESTINE

Menottée, garrottée, piétinée, poignardée,

Frappée de toutes  parts et de toutes façons,

Elle gît dans le sang et sa voix affolée

Est celle d’un otage ayant payé rançon.

 

Car depuis soixante ans elle est prise en otage,

Indûment dépouillée de son sol, de son eau,

De ses biens, de son fier passé, de ses villages :

L’occupant Israël est un mortel fardeau.

 

Ils étaient accourus de tous les coins du monde :

Les Anglais leur donnaient le droit de s’installer

Dans un pays que par leur politique immonde

Il leur fallait en premier lieu débarrasser.

 

Détruire, éliminer ce qui  depuis des âges

Avait symbolisé une grande nation…

Ce fut un jeu pervers de revanche et de rage

De n’en laisser plus rien que des lamentations.

 

Le monde entier regarde ainsi qu’à sa fenêtre.

Pas de vagues surtout ! Mieux vaut complicité

Avec les criminels que s’exposer peut-être

A être comme les Palestiniens traité.

 

C’est pourquoi, quand on a compris combien c’est triste

Que tout un peuple soit livré au désespoir

Et qu’on l’ait surnommé « Peuple de terroristes »

Sans réfléchir, à l’étourdie et sans savoir,

 

Il vous prend, comme au temps des rudes jacqueries

Où l’on s’armait de sa fourche ou bien de sa faux

Pour combattre les insolentes seigneuries

En sachant bien qu’on allait y laisser sa peau,

 

Oui, il vous prend envie de faire quelque chose

Pour ne plus être inclus dans la complicité

Des lâches, de crier de façon que leur cause

Soit enfin regardée avec humanité,

 

A ces martyrs  survivant parmi leurs décombres,

Ceux de Gaza, de Cisjordanie ou d’Hébron,

Comme si leur futur ne pouvait qu’être sombre

Exil, famine, ou pure et simple suppression.

 

 

C’est pourquoi, quand on a compris combien c’est triste

Que tout un peuple soit livré au désespoir

Et qu’on l’ait surnommé « Peuple de terroristes »

Sans réfléchir, à l’étourdie et sans savoir,

 

Il vous prend, comme au temps des rudes jacqueries

Où l’on s’armait de sa fourche ou bien de sa faux

Pour combattre les insolentes seigneuries

En sachant bien qu’on allait y laisser sa peau,

 

Oui, il vous prend envie de faire quelque chose

Pour ne plus être inclus dans la complicité

Des lâches, de crier de façon que leur cause

Soit enfin regardée avec humanité,

 

A ces martyrs  survivant parmi leurs décombres,

Ceux de Gaza, de Cisjordanie ou d’Hébron,

Comme si leur futur ne pouvait qu’être sombre

Exil, famine, ou pure et simple suppression.

 

 

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lucette desvignes
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8 octobre 2016 6 08 /10 /octobre /2016 09:40

         Ce n’est pas la présence d’un acteur dans un film qui décide de mon choix (sauf mes petits dadas qui me regardent seule). Aussi, hier, la prééminence de Leonardo (notre Vinci contemporain) ne m’a-t-elle pas spécialement tentée, je ne lui trouve pas un mérite éclatant et puis il est un peu trop grassouillet à mon goût, surtout pour une idole des foules. Mais trois TTT, tout de même. Et puis ce monde des traders, pourquoi ne pas tenter de comprendre comment il fonctionne ? De bonnes raisons, donc, pour choisir ce Loup de Wall Street. Et trois T pour les scènes d’orgies et le langage ordurier, chapeau, Scorsese ! A part ça, et les drogues les plus variées qui fonctionnent à pleines narines tout au long du film (en se présentant Leonardo clame « Oui, je suis un camé » en regardant le public dans les yeux) on ne voit pas bien comment un minable qui n’a pour lui que son culot imparable va pouvoir presque sur-le-champ créer une banque qui, d’officiellement bas de gamme dans les valeurs qu’elle met sur le marché, devient en toute légalité un établissement où tous les employés (des minables aussi, recrutés parmi les potes) vont se remplir lourdement les poches et vivre d’une orgie à une autre. Certes la fin du héros n’a rien d’enviable, mais le film montre trop en long et en large les joies éclatantes de la réussite et de la vie menée à grandes guides pour ne pas tenter les faibles d’esprit.

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lucette desvignes
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7 octobre 2016 5 07 /10 /octobre /2016 09:20

         Je pourrais, oh oui je le pourrais bien,  transporter mes débats sur la place publique. Je veux dire, non pas mes positions sur les grandes questions dont j’aime vous entretenir, mes belins-belines, au gré de l’actualité ou bien entendu de mes humeurs, mais amener à la lumière du jour mes discussions internes, les expliciter, les démêler, dans une certaine mesure me justifier si j’ai tort. Cela arrangerait-il les affaires ? Je ne le pense pas. Lorsque des dissensions sérieuses éclatent au sein d’une assemblée, c’est, j’imagine, qu’un contentieux s’est constitué peu à peu,  a pris forme à partir de constatations étonnées, puis de mécontentements plus fréquents, puis de discours rentrés ou d’apostrophes mal formulées, et qu’enfin, après une phase d’aigreur et d’impatiences répétées, on en arrive aux échanges sans charité et aux éclats de voix. Tout est alors visible, audible, presque tangible : manifestement on pourrait chercher des témoins, solliciter des avis objectifs, demander un audit qui apporterait toute la transparence souhaitable. A quoi bon, mes agneaux ? C’est bien difficile de recoller les morceaux, il faut la colle qui convienne, l’habileté de doigts qui ne tremblent pas, le savoir-faire et l’application, le passage  du temps, aussi… Tout cela fait beaucoup de choses....Et les affaires humaines, c’est autre chose comme matériau que de la faïence ou de la porcelaine.

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