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18 janvier 2017 3 18 /01 /janvier /2017 10:29

         Je me suis barricadée contre le froid, le chauffage donne à plein régime,  les chats sont tous là, même la petite longs poils qui se roulait l’autre jour dans la neige. Et le soleil éclatant qui règne par-dessus cette froidure semble encourager à garder bon moral quelle que doive être la température (la vraie attestée par le thermomètre, la subjective corrigée selon de compliqués calculs que pour ma part je persiste à considérer avec grand scepticisme mais il paraît que j’ai tort). Bien sûr, je devrais penser d’abord aux gens que leur travail entraîne dehors et sur les routes dangereuses jour après jour, avec les aléas congères pannes accidents … Mais j’avoue que je pense d’abord à ceux qui n’ont même pas un recoin entre deux portes pour se réfugier, à ceux qui n’ont pu trouver asile parce que les abris pour SDF sont tous surpeuplés et qu’on peut tout juste leur offrir un café ou une soupe. Et où en sont les migrants de récente provenance, ces arrachés à leur vie ordinaire pour être jetés sur les routes avec juste ce qu’ils ont sur le dos ? Où en sont-ils, malgré les efforts des bénévoles au grand cœur qui s’exposent aux pénalités de l’officielle justice pour aller jusqu’au bout de leur humanité ? Et où sont – j’ai bien le droit de demander puisque mon cœur se serre en pensant à eux – les oiseaux gelés et affamés, les chats et chiens à la rue, les bêtes des champs et des bois à qui va pendant des jours manquer l’essentiel pour survivre ? Pourrez-vous comprendre ou admettre que la vue d’une paire de skis me révulse ?

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lucette desvignes
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17 janvier 2017 2 17 /01 /janvier /2017 11:39

         J’ai encore envie aujourd’hui, pour changer quelque peu de ces commentaires incessants sur les chances, les évaluations, les stratégies, les qualités et les défauts de chacun des candidats (non seulement ceux des primaires de la gauche mais également des extérieurs dont le rôle est primordial dans la compétition) de vous parler de choses sans intérêt pour le sort du monde, mais tout à fait importants pour nos assiettes. J’ai depuis toujours un gâteau préféré, tout simple, à faire avec pesée des ingrédients à la cuillère et non avec la nécessité d’une balance, à condition qu’on le fasse avec la peau cuite et refroidie de deux ou trois litres de lait entier : c’est vous dire qu’il y a bien longtemps que j’en ai la nostalgie et qu’elle s’est transformée en envie frénétique, depuis que j’ai découvert qu’on pouvait acheter du lait entier au litre, ce que j’ai fait avec enthousiasme. J’ai donc fait bouillir mes trois litres de lait en espérant récolter, au bout de deux jours de refroidissement, un petit bol de crème compacte sans rapport avec la crème levée à la main sur du lait cru. Eh bien croyez-moi ou non : impossible d’obtenir cette crème bouillie indispensable à la confection du gâteau de mes rêves. Comme si ce lait dit entier n’avait pas de crème dans ses composantes. Je n’ai toujours pas pu comprendre par quel procédé on l’avait empêché de laisser monter sa crème à la surface de ces trois litres, et je ne nie pas qu’une onctuosité  particulière a doté les œufs au lait auxquels, de guerre lasse et à défaut, j’ai dû me résigner. Tout de même, je reste rêveuse sur les tripatouillages savants auxquels on a soumis ce lait entier pour l’empêcher d’avoir ses qualités ontologiques.

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lucette desvignes
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16 janvier 2017 1 16 /01 /janvier /2017 11:04

         Vous me permettrez bien tout de même, mes belins-belines, d’aller voir de temps à autre la bonne ville de la Mère Cotivet ? Eh bien c’est ce que j’ai fait samedi et dimanche. Et je sais que je ne vous ai pas privés, puisque vous étiez tous coincés à touche touche dans les bouchons des routes verglacées qui mènent aux pentes de neige. Vous avez bien tâché de prendre l’air des cimes, moi j’ai pris l’air de l’amitié et de la culture : chacun dans son pré à garder ses vaches ! L’essentiel est que votre week-end (pardon, Québec !) ait été aussi réussi que le mien. On reprend donc le collier, c’est déjà la troisième semaine qui s’entame de cette année déjà entamée. Et cette rencontre démarrait mal, puisque j’avais manqué mon correspondant. Une grande demi-heure à s’attendre  en vain, lui d’un côté, moi de l’autre. Pas de portable ni l’un ni l’autre, irréductibles l’un et l’autre aux évidents progrès de la téléphonie : deux dinosaures égarés à la Part-Dieu, bien fait pour eux, ils n’avaient qu’à marcher avec le progrès. Enfin, parce que les deux dinosaures en question avaient quand même une cervelle contemporaine bien organisée, en moins de deux heures ils s’étaient retrouvés, domiciliés, entendus sur le programme de la journée – bref tout roulait. Et il faisait beau, mais beau ! De quoi se résigner aujourd’hui à supporter (par lafenêtre…) la neige matinale qui recouvre tout et n’a guère envie de fondre… Et on nous annonce des températures effrayantes pour mercredi… Où sont les migrants ? Où sont les SDF ? malgré le dévouement admirable des équipes de secours, seront-ils protégés des froids mortels ? C’est à pareils moments qu’on constate chaque année que les constructions prévues n’ont pas été réalisées, parfois même pas encore démarrées…

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lucette desvignes
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13 janvier 2017 5 13 /01 /janvier /2017 10:24

         J’avais eu peur, un instant, qu’avec cette bousculade des délais raccourcis la deuxième mouture de primaires ne fût quelque chose comme du raté, de la cérémonie de seconde classe, de la  célébration de parente pauvre. Eh bien pas du tout ! on retrouve le même décor, les mêmes sept pupitres, les mêmes soixante minutes de préparations passées dans les couloirs et le maquillage (de quoi, même, souligner que Valls transpire abondamment et qu’il faut l’éponger en douceur), les mêmes tirages au sort, limitations de professions de foi, interventions rigoureuses des contrôleurs. Simplement, c’était bien ennuyeux – s’en sont-ils tous rendu compte ? Il y avait, paraît-il, trois millions huit cents mille téléspectateurs – pas mal, mais autant on pouvait pour la droite s’attendre à un combat de chefs incluant une mise à mort ou deux, autant ici on devinait qu’ils n’avaient pas intérêt à s’étriper puisque tous les joueurs n’étaient pas présents, Macron et Mélenchon attendant leur tour, patiemment, dans l’ombre. A la notion de campagne trop courte correspondait la notion de conclusion sans signification : à la fin des primaires des autres, on pouvait apercevoir une stature de président ‘(quitte à lui retailler son costume avant le grand jour de l’épreuve). Il semble ici que l’enjeu est autre… Je suis du même avis que l’un des commentateurs : c’est à Lienemann qu’il aurait fallu donner un pupitre. Elle n’a pas une élocution brillante mais elle parle vrai et solide, et sa présence aurait à la fois brassé les cartes autrement et incité chacun  d’eux à montrer le meilleur de ses petites provisions. Mais cette remarque sous forme de regret demeure sans aucune portée, puisque la réalité est autre et restera autre jusq’au jour du vote…

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lucette desvignes
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12 janvier 2017 4 12 /01 /janvier /2017 09:44

         Lorsque j’enchaîne (souvent) deux films, voire trois (mais c’est exceptionnel) par soirée, ce qui me fait largement déborder la mi-nuit, je n’appelle pas « veiller » ce prolongement d’activité. Je réserve le terme pour l’activité politique, lorsqu’elle s’impose. J’ai donc veillé hier passé minuit, histoire de voir (et d’entendre) ce que Fillon avait à dire dans son premier meeting de campagne. Je vous assure que j’avais déjà tout entendu ! L’utilisation du langage de la rue pour citer le ras-le-bol des citoyens, la profession de foi gaulliste, patriotique, chrétienne et même catholique, c’était du tellement déjà entendu que par moments je pouvais compléter les phrases. Je savais où il allait faire une pause, attendant des hourras qui ne se décidaient pas (et c’était drôle, parce que d’habitude les applaudissements couvrent les fins de phrase quand l’enthousiasme soulève les foules, mais là rien de tel : l’orateur s’arrêtait et attendait patiemment que la foule s’exécutât, elle le faisait sur ordre et par mécanique, oui c’était drôle). A telle enseigne que je me suis demandé si je ne souffrais pas d’hypermnésie. Du réchauffé, en somme, du passage au micro-ondes, et pas du tout un grand courant impétueux qui vous emporterait dans ses plis (d’autant que pour m’emporter dans ses plis Fillon aurait passablement du mal). Les commentateurs immédiats en étaient même un peu   surpris, de toute évidence déçus de n’avoir rien de neuf à se mettre sous la dent sauf cette obstination de façade à ne pas dévier, à rester droit dans des bottes empruntées à un autre. Le choix du 29 janvier pour la prochaine offensive, en plein champ de bataille des primaires des autres,  est judicieux, mais il va falloir renouveler le propos, modifier au Korrector, contourner des proclamations téméraires devenues gênantes, trouver des étiquettes pour recouvrir les mensonges ou propositions à double tranchant… Ah mes belins-belines, c’est compliqué, la politique.

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lucette desvignes
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11 janvier 2017 3 11 /01 /janvier /2017 11:28

              On pouvait le deviner : dès le premier pas qu’il avait fait dans les couloirs de la Maison Blanche, le nommé Trump se comportant comme en pays conquis (et, hélas, c’est bien ce qui s’était produit) ne tenait aucun compte des usages de la courtoisie et sans même s’installer avec sa tribu commençait à donner des ordres comme si l’ancien président avait déjà déménagé. Pas la moindre délicatesse, pas la moindre pudeur : chaque jour a vu la nomination d’un nouveau milliardaire à un poste clé, sans qu’on ait fourni l’origine de ces mirifiques fortunes. Ni les Kennedy ni les Bush ni les Reagan ou les Nixon ou les Clinton n’étaient des pauvres, naturellement, et les milliards de dollars qui sont déversés dans les diverses courses à la présidence atteignent des sommets ahurissants. Toutefois il y a cette fois-ci une insistance sur la richesse qui laisse rêveur, car il n’apparaît pas que le revenu individuel soit inclus dans les préoccupations ou projets du nouvel empereur américain : au contraire, tout ce que Barrack Obama avait réussi à conquérir pour l’amélioration des conditions de vie des classes populaires a toutes chances d’être évacué ou du moins amoindri jusqu ‘à ne plus avoir de portée ni de sens. Giscard était parti en emportant les orangers de l’Elysée dans leurs caisses, et un coup de pied au derrière avait signé l’adieu du peuple (je me rappelle le coup de pied,  mais quel derrière l’avait reçu ? Trou de mémoire).Ce type de départ  dans l’indignité, nulle raison de le voir se pratiquer à Washington, mais Bouffon 1er va sans doute inventer un congé incongru. Soyons pour l’instant des spectateurs curieux, avant sans doute de devenir des victimes malmenées et tenues, comme le reste du monde, sans le moindre égard ni la moindre considération. .                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                   

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10 janvier 2017 2 10 /01 /janvier /2017 14:35

         Oui, mes belins-belines, oui oui oui, je n’en disconviens pas, je suis en retard pour vous adresser mes salutations matinales accompagnées d’un petit viatique moral, à l’occasion, pour vous servir de garde-fou de la journée. Ne m’accablez pas, je vous en prie ! Ne vous imaginez surtout pas que, scotchée à mon poste de télé (les médias empruntent aux écrivains assez de termes - que d’ailleurs ils utilisent plus ou moins bien – pour qu’éventuellement on leur rendre la pareille) je guette dans l’angoisse et les battements de cœur les évolutions des soudages, les estimations des programmes, les réactions des uns ou des autres, frisures au vent ou sourires crispés : sur une chaîne d’info comme LCI par  exemple, on ne parle que de ça, demi-heures par demi-heures, au gré des formations de commentateurs (par deux, par trois, par quatre : chacun a son mot à dire parce qu’on lui a préparé un angle d’évaluation spécifique afin de varier quelque peu les approches). Le plus intéressant de la chose serait sans doute la perception qu’on peut avoir, sournoise ou déclarée, insidieuse ou naïve, ironique ou convaincue, de la position politique du commentateur : c’est jubilatoire de la voir transparaître malgré l’engagement d’objectivité, et sur LCI on ne peut guère s’attendre à beaucoup de tendresse dans les jugements sur les primaires de la gauche .Mais ne croyez pas que mon retard vienne de cette absorption dans le climat politique actuel : tout simplement, après deux ans et demi où, mon voisin au garage trop volumineux construit sur ma limite de propriété ayant fait appel suite à ma victoire, le litige revient en appel (et ces deux ans et demi correspondaient sans doute à l’espoir de me voir rejoindre mes ancêtres dans l’intervalle – coucou ! je suis là !), il s’agit d’agrémenter les conclusions de mon avocat de quelques paragraphes où je m’exprime avec fermeté. Je ne peux pas reste inerte et muette dès qu’il s’agit d’une question de style, que voulez-vous ! Je suis sûre que vous comprenez.

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9 janvier 2017 1 09 /01 /janvier /2017 09:09

         Oui, je l’aimais, je ne l’ai jamais caché. J’ai eu pendant longtemps dans un tiroir à ouverture fréquente deux grandes photos de lui, l’une dans toute l’illumination du « Yes, We can ! », l’autre, les yeux baissés, concentré dans sa sincérité à vouloir le bien de l’Amérique, juste avant de prêter serment devant le Congrès. Il n’y avait qu’à le regarder, grand, mince,  impeccablement mis, s’avançant de sa démarche souple et élastique vers le pupitre et le micro avec une  aisance unique. Jamais un papier, jamais un bredouillage, toujours une distinction innée. Où il m’avait fâchée, c’était après sa Nobellisation pour la Paix, il n’avait guère eu l’air de faire cas de la nomination et n’avait ensuite rien paru en faire. D’ailleurs le Nobel lui avait été attribué trop vite, il n’avait pas eu le temps de faire ses preuves (mais l’attribution du Nobel est souvent sujette à caution : moi je vois cela au niveau littéraire, aïe aïe aïe… bref passons !). Mais avant de partir, après avoir fait le possible et l’impossible pour aménager les problèmes au niveau des classes défavorisées, il a tenu à dire, enfin, ce qu’il pensait d’Israël : et il a, selon l’OBS, entièrement démoli Nethanyiaou. Je n’en attendais pas moins de lui… Je souhaite que le départ de la Maison Blanche soit aussi beau, aussi simple, aussi humain, aussi cordial, aussi élégant que l’arrivée, à pied et se tenant par la main, de ce couple choisi entre tous…

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lucette desvignes
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7 janvier 2017 6 07 /01 /janvier /2017 10:41

         Avec les primaires de la droite, c’était tout simple : qui serait élu (par acclamations, comme dans les sociétés primitives) le chef des chefs, voire la chéfesse (puisqu’il y avait aussi sur les rangs une malheureuse qui cherche encore, qui cherche toujours, à se chauffer auprès de l’un ou de l’autre un poste de ministre quel qu’il puisse être) ? Au fond, la qualité du programme n’était qu’un prétexte, puisque l’élu par les enthousiastes de ses propositions a fait machine arrière sur presque tous les points, quitte à se débrouiller entre eux d’ici à la fin de mai. Avec les primaires de la gauche, tout est compliqué : les candidats défendent pratiquement le même programme, celui de la molle opposition aux Bataves (l’un même en était le plus droitier, reconnaissant à présent que le 49-3 était une monstruosité et donc le dénonçant avec vigueur mais trop tard). Tout de même voilà que surgit là au milieu un ton nouveau, avec des exigences précises (par exemple sur le droit à mourir dans la dignité, sur lequel personne ne se commet d’habitude, ou ce revenu minimum qui révolutionne les bien pensants après les avoir stupéfiés) Mais même réussie cette sélection n’entraînera rien puisqu’il reste des outsiders qui se réservent pour la générale et non pour les répétitions. Cela va du moins fournir de la matière à nos chers médias, qui commençaient à se lasser de la stagnation des événements en Syrie : avec les cancans de coulisses tout de même plus faciles à récolter en région parisienne, ils pourront alimenter leurs propos de manière_plus variée et plus humoristique que ne le font les correspondants de guerre.

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lucette desvignes
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6 janvier 2017 5 06 /01 /janvier /2017 10:49

MEA CULPA IMMEDIAT :

Blog N° 2387 : Lire ligne 1 "entiché" et non "entichué" (ou se demande, des fois...).

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