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11 mars 2017 6 11 /03 /mars /2017 17:46

            Au sortir d’une catastrophe, mes belins-belines, vous savez qu’on se sent tout flapi. Je me sens ce matin exactement comme ça, et la catastrophe c’était hier avec les dégâts des eaux. J’ai donc droit à me sentir flapie, même si c’est autour de moi que se sont agités  les plombiers nettoyeurs, experts, intervenants divers, bref  l’effervescence n’affectant que mon activité de témoin et ne me demandant pas contribution physique. Flapie quand même aussi parce que le médecin est venu ce matin, l’infection de ces sacrées bronches n’est pas muselée après le premier traitement aux anti-biotiques donc un deuxième traitement de même nature a été décrété sauf que la marque pharmaceutique est autre (avec des vertus autres, espérons-le). D’où une dolence que n’arrive pas à tonifier cette belle luminosité acide d’avant-printemps avec son air frai et ses souffles légers dont on ne sait d’où ils viennent. Allons bon, voilà le lyrisme qui émerge, il doit se fortifier aux antibiotiques nouveaux qui sont anglais, mes belins-belines, anglais, imaginez un peu ! On ne peut donc pas fabriquer nos propres anti-biotiques ? Déjà que le distributeur Mylan a conquis le marché (parce que déjà on ne peut pas distribuer français même en France : on a besoin des autres pays même et surtout s’ils ne sont  pas européens puisqu’ils nous ont reniés, c’est difficile à avaler tout de même), on retrouve son nom sur toutes les boîtes de remèdes, à croire que c’est naturalisé gaulois…Et je me demande aussi si je ne me sens pas toute flapie de ne plus avoir à suivre le feuilleton Fillon ; entendre les choses ronronner c’est devenu si banal… Aussi banal que les coups de gueule de la Marine nationale (qui ira à Malte comme le sait tout bon amateur de palindromes).

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lucette desvignes
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11 mars 2017 6 11 /03 /mars /2017 10:26

          Au lendemain des catastrophes on se sent tout flapi : c’est exactement comme cela que je me sens, mes belins-belines, et j’ai honte de l’avouer, sans pouvoir faire montre d’un peu plus de tonus  - mais je suis ridicule d’avoir honte : regardez donc autour de nous, les grands de ce monde qui n’ont pas honte de ce qu’ils ont fait autrefois (et c’était pas beau) ni de ce qu’ils font ouvertement à présent (des promesses publiques non tenues c’est pas beau non plus) et quand ils prennent l’air contrit en présentant des excuses, ça n’est pas du tout pour ce à quoi on s’attendrait qu’ils regrettent : ils font contrition dans le vide, dans le vague, presque dans le flou artistique. Il y a des gens à qui ça ne suffit pas : ils restent sévères dans leur jugement de la parole donnée qu’il faut tenir puisqu’on l’a engagée. Et puis il y en a d’autres à qui ça ne fait rien du tout, probablement qu’eux aussi ça ne les gêne pas de mentir tricher tromper, et un beau rassemblement de campagne avec des milliers de petits drapeaux pour se donner des allures de foule sportive en plein triomphe leur suffit : les voilà regonflés à bloc, ils sont heureux et fiers de ce grand mouvement, ils oublient pour quoi ou contre quoi ils devraient protester. Sans doute leur exemple devrait-il me redonner du pep, puisque je constate comme ils ont ensemble repris du poil de la bête. Mais je vous avoue que ça ne m’en donne pas, que ça ajouterait plutôt à mon flapissement ; et là je vous avoue que je n’ai pas honte de ne pas faire comme eux.

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lucette desvignes
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9 mars 2017 4 09 /03 /mars /2017 15:04

          Mes belins-belines, vous pensez bien que dès que je suis disponible je me consacre à vous, à votre formation mentale, à votre bagage intellectuel – j’espère d’ailleurs que vous en avez pris conscience depuis longtemps. Si ce matin c’est bien tard – mais ça a lieu tout de même, c’est l’essentiel -  cela finit par tenir du miracle. Imaginez-vous que ma nièce est venue passer deux jours avec moi pour m’aider à mettre de l’ordre dans mes papiers et manuscrits. Le miracle est que la rupture de tuyau d’eau se soit produite au moment du petit déjeuner : donc était sur place une personne dynamique, au sens pratique étonnant, d’une agilité merveilleuse et capable de téléphoner au diable et à son père comme une standardiste chevronnée. Grâce à elle, en moins d’une heure, on savait qu’on pouvait écarter les secours d’urgence des sociétés sous contrat, que le plombier habituel arrivait aussi vite que possible, que l’origine de la fuite était décelée, que le compteur était trouvé, que les solutions étaient découvertes, qu’on pouvait non seulement envisager comment limiter les dégâts des moquettes et plafonds, mais encore tracer des plans sur la comète pour le futur immédiat. Cette effervescence dont je n’ai été que le témoin contrit puisque les conversations utiles et les décisions se prenaient au-dessus de ma tête a eu le mérite d’enrayer mes toux bronchiques qui m’avaient bien diminuée ces derniers jours ; j’ai même envie d’annuler la visite du toubib pourtant obtenue avec ongles et dents exhibés à la secrétaire, je me sens tellement ragaillardie d’avoir vu autour de moi s’agiter les gens compétents des mains ou du téléphone que ma santé se rétablit toute seule. Ah ! je vous assure bien que j’avais ce matin oublié que le candidat Fillon reprenait pour la énième fois sa campagne !

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lucette desvignes
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8 mars 2017 3 08 /03 /mars /2017 09:50

 

 

 

          Je vous ai déjà parlé, mes belins-èbelines, du monologue des Conscrits de Saint-Marciau, même que je donnerais bien une main pour en avoir le texte complet (mais je risque rien à offrir ma main à qui voudrait la prendre parce que le texte n’a jamais été écrit, et c’est une grande perte pour la culture). Moi je n’en sais que d’infimes petits bouts, mais l’essentiel est de les citer à propos. Ainsi ce merveilleux « Au tombe roide mort, au se r’lève : point de mau ! ». Eh bien c’est le moment de l’à propos, mes agneaux. Je vous ai dépeint un paysage ravagé par la fureur, l’hostilité, la haine (et attendez ! je ne vous parle que d’une partie de la population, à l’autre bout c’est tout pareil la même chose), avec l’incrusté solide sur son socle tricolore et tous les autres cherchant comment le déboulonner. On se disait avant-hier : Ce soir, tout va exploser !; Mais que non pas, mes belins-belines ! Un pétard mouillé, que c’était, rien d’autre ! Ils se sont rencontrés, ils ont débattu comme on dit, ils ont pris des mesures, ils ont pondu un arrêté, ils se sont séparés en vitesse. Et ça c’était suffisant pour tour ramener au statu quo d’avant. L’incrusté devient le porte-drapeau, tout le monde se range derrière lui, on efface les insultes, on remplace les aboiements par des sourires, on gomme toutes les cicatrices, on arbore la gaillardise de la foi en la victoire, on oublie les fautes commises contre l’honnêteté et l’honneur (après tout, qu’est-ce que c’est bien que ça, l’honnêteté ou l’honneur ? on peut s’en passer, et comment !). On ne peut pas vraiment dire que le paysage est redevenu idyllique, certes non : il y a partout des branches cassées, des tuiles arrachées, et de la boue partout, comme après une grande tempête, quoi ! Et pour bien faire il faudrait courir à grande vitesse, histoire de rattraper le temps perdu. Savoir s’ils vont pouvoir courir assez vie ?

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lucette desvignes
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7 mars 2017 2 07 /03 /mars /2017 08:37

 

 

 

          C’est bien drôle tout de même, mes belins-belines, que dans cette aventure de l’élection présidentielle personne ne veut faire ce que les autres voudraient qu’ils fissent (oui ! on va se forcer un peu aujourd’hui, après tout la présidence de la République c’est pas l’épicerie d’à côté, allons un peu de tenue). Vous en avez un que les membres de sa famille voudraient voir partir : plus ils sont nombreux et pressants, plus il s’incruste. Vous en avez un autre que les autres membres de la famille voudraient pousser à sa place ; ce ne sont pas les mêmes mais ils sont eux aussi nombreux et pressants : rien à faire, il nous a bien dit ce matin qu’il n’est pas question qu’il prenne le relais (à mon avis il a raison ; on le traite de N°2 , on le snobe, puis on va le chercher, d’abord c’est pas glorieux de ramasser les miettes et puis surtout on fait appel à lui parce que c’est la pire position casse-gueule qu’on lui offre – pas folle, la guêpe !). Vous avez aussi des petits groupes de trois ou quatre notables du rayon du haut qui complotent entre eux comment déposer le candidat irréductible (mais pour mettre quoi à sa place ?), mais d’autres se mettent en travers pour demander un report de date. Vous en avez une flopée qui se glissent sur le marché de l’occasion et trépignent, tendent le nez, font des beaux sourires ou prennent l’air grave pour qu’on les prenne au sérieux, mais personne ne s’intéresse à leurs simagrées. On avait même presque songé un instant à un duo, sans s’y arrêter parce qu’ils se haïssaient depuis des lustres, et voilà que, l’un d’eux hors du coup,  reste l’autre qui veut se faire prier (et il a bien raison lui aussi, ma foi, puisqu’il sera de toute façon le président de 2022, tout le monde le sait, pourquoi bousculer les choses ?) .Enfin l’échéance se rapproche  et rien ne se déclenche. Ah ! quand la bonne volonté n’est pas de la partie..

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lucette desvignes
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7 mars 2017 2 07 /03 /mars /2017 08:34

 

 

 

          C’est bien drôle tout de même, mes belins-belines, que dans cette aventure de l’élection présidentielle personne ne veut faire ce que les autres voudraient qu’ils fissent (oui ! on va se forcer un peu aujourd’hui, après tout la présidence de la République c’est pas l’épicerie d’à côté, allons un peu de tenue). Vous en avez un que les membres de sa famille voudraient voir partir : plus ils sont nombreux et pressants, plus il s’incruste. Vous en avez un autre que les autres membres de la famille voudraient pousser à sa place ; ce ne sont pas les mêmes mais ils sont eux aussi nombreux et pressants : rien à faire, il nous a bien dit ce matin qu’il n’est pas question qu’il prenne le relais (à mon avis il a raison ; on le traite de N°2 , on le snobe, puis on va le chercher, d’abord c’est pas glorieux de ramasser les miettes et puis surtout on fait appel à lui parce que c’est la pire position casse-gueule qu’on lui offre – pas folle, la guêpe !). Vous avez aussi des petits groupes de trois ou quatre notables du rayon du haut qui complotent entre eux comment déposer le candidat irréductible (mais pour mettre quoi à sa place ?), mais d’autres se mettent en travers pour demander un report de date. Vous en avez une flopée qui se glissent sur le marché de l’occasion et trépignent, tendent le nez, font des beaux sourires ou prennent l’air grave pour qu’on les prenne au sérieux, mais personne ne s’intéresse à leurs simagrées. On avait même presque songé un instant à un duo, sans s’y arrêter parce qu’ils se haïssaient depuis des lustres, et voilà que, l’un d’eux hors du coup,  reste l’autre qui veut se faire prier (et il a bien raison lui aussi, ma foi, puisqu’il sera de toute façon le président de 2022, tout le monde le sait, pourquoi bousculer les choses ?) .Enfin l’échéance se rapproche  et rien ne se déclenche. Ah ! quand la bonne volonté n’est pas de la partie..

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lucette desvignes
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6 mars 2017 1 06 /03 /mars /2017 10:21

 

 

          En marge de l’inouï, du délirant, de l’ahurissant déroulement des faits, apostrophes, discours, réponses, meetings et conciliabules qui depuis quelque trois mois remplissent notre actualité politique, on peut s’intéresser aussi  à l’importance donnée pendant cette curieuse campagne aux éléments psychologiques, pris d’ailleurs dans le sens qu’on veut. Par exemple, au fil de ses rodomontades, on est arrivé à avoir de Fillon un portrait inattendu, avec un sens de l’honneur mal compris et étonnamment borné, un entêtement d’ancien de la Légion étrangère, une maîtrise parfaite de l’émotion quand il s’agit de faire trembler sa voix, une vindicte aveugle contre les complots et les malfaisances de la justice, voire  une assimilation aux héros de séries américaines dont l’opiniâtreté triomphe de tous les obstacles dressés contre eux. Dans pareil contexte d’urgence, il flotte dans l’irréalité, il a perdu le contact avec la vérité, qui est que ses quatre millions de défenseurs se sont beaucoup réduits après avoir eu quelque lumière de ses programmes et que, d’autre part, une foule, aussi réconfortante qu’elle puisse être, ne représente pas le peuple. Et ceux qui le poussent vers la sortie parlent maintenant de délicatesse, de doigté !   il faut lui trouver une sortie digne, pourquoi pas pleine de panache ? – et en même temps il ne faut pas froisser les gens du Trocadéro qui sont venus lui dire de rester et qui retireraient leur voix à un remplaçant, Juppé classé N°2 aux primaires ou Barouin poulain de Sarko classé N°3. Et ceux que le manque d’honneur de Fillon a définitivement froissés, alors ? ceux qui trouvent que la droite a été atteinte dans son honneur au moins à deux reprises, et chaque fois que l’entêtement à œillères du candidat se manifeste ? Enfin aujourd’hui, dans ce climat de délicatesse et de précautions, on peut tout de même s’attendre à un grand clash, quel qu’il soit. Attendons…

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lucette desvignes
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6 mars 2017 1 06 /03 /mars /2017 10:13

 

 

          En marge de l’inouï, du délirant, de l’ahurissant déroulement des faits, apostrophes, discours, réponses, meetings et conciliabules qui depuis quelque trois mois remplissent notre actualité politique, on peut s’intéresser aussi  à l’importance donnée pendant cette curieuse campagne aux éléments psychologiques, pris d’ailleurs dans le sens qu’on veut. Par exemple, au fil de ses rodomontades, on est arrivé à avoir de Fillon un portrait inattendu, avec un sens de l’honneur mal compris et étonnamment borné, un entêtement d’ancien de la Légion étrangère, une maîtrise parfaite de l’émotion quand il s’agit de faire trembler sa voix, une vindicte aveugle contre les complots et les malfaisances de la justice, voire  une assimilation aux héros de séries américaines dont l’opiniâtreté triomphe de tous les obstacles dressés contre eux. Dans pareil contexte d’urgence, il flotte dans l’irréalité, il a perdu le contact avec la vérité, qui est que ses quatre millions de défenseurs se sont beaucoup réduits après avoir eu quelque lumière de ses programmes et que, d’autre part, une foule, aussi réconfortante qu’elle puisse être, ne représente pas le peuple. Et ceux qui le poussent vers la sortie parlent maintenant de délicatesse, de doigté !   il faut lui trouver une sortie digne, pourquoi pas pleine de panache ? – et en même temps il ne faut pas froisser les gens du Trocadéro qui sont venus lui dire de rester et qui retireraient leur voix à un remplaçant, Juppé classé N°2 aux primaires ou Barouin poulain de Sarko classé N°3. Et ceux que le manque d’honneur de Fillon a définitivement froissés, alors ? ceux qui trouvent que la droite a été atteinte dans son honneur au moins à deux reprises, et chaque fois que l’entêtement à œillères du candidat se manifeste ? Enfin aujourd’hui, dans ce climat de délicatesse et de précautions, on peut tout de même s’attendre à un grand clash, quel qu’il soit. Attendons.

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6 mars 2017 1 06 /03 /mars /2017 10:07

 

 

          En marge de l’inouï, du délirant, de l’ahurissant déroulement des faits, apostrophes, discours, réponses, meetings et conciliabules qui depuis quelque trois mois remplissent notre actualité politique, on peut s’intéresser aussi  à l’importance donnée pendant cette curieuse campagne aux éléments psychologiques, pris d’ailleurs dans le sens qu’on veut. Par exemple, au fil de ses rodomontades, on est arrivé à avoir de Fillon un portrait inattendu, avec un sens de l’honneur mal compris et étonnamment borné, un entêtement d’ancien de la Légion étrangère, une maîtrise parfaite de l’émotion quand il s’agit de faire trembler sa voix, une vindicte aveugle contre les complots et les malfaisances de la justice, voire  une assimilation aux héros de séries américaines dont l’opiniâtreté triomphe de tous les obstacles dressés contre eux. Dans pareil contexte d’urgence, il flotte dans l’irréalité, il a perdu le contact avec la vérité, qui est que ses quatre millions de défenseurs se sont beaucoup réduits après avoir eu quelque lumière de ses programmes et que, d’autre part, une foule, aussi réconfortante qu’elle puisse être, ne représente pas le peuple. Et ceux qui le poussent vers la sortie parlent maintenant de délicatesse, de doigté !   il faut lui trouver une sortie digne, pourquoi pas pleine de panache ? – et en même temps il ne faut pas froisser les gens du Trocadéro qui sont venus lui dire de rester et qui retireraient leur voix à un remplaçant, Juppé classé N°2 aux primaires ou Barouin poulain de Sarko classé N°3. Et ceux que le manque d’honneur de Fillon a définitivement froissés, alors ? ceux qui trouvent que la droite a été atteinte dans son honneur au moins à deux reprises, et chaque fois que l’entêtement à œillères du candidat se manifeste ? Enfin aujourd’hui, dans ce climat de délicatesse et de précautions, on peut tout de même s’attendre à un grand clash, quel qu’il soit. Attendons.

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lucette desvignes
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4 mars 2017 6 04 /03 /mars /2017 10:10

          J’ai beau savoir qu’à présent, avec l’évolution des mentalités qui se sont accoutumées au pire et s’aveuglent dans une position qui leur paraît valable puisqu’elle est à l’ordre du jour, on a dédiabolisé l’extrêmisme islamophobe et antieuropéen, qu’on admet de voir passer avant tout le reste le souci de la  sécurité et qu’à suivre la meneuse qui s’insurge contre tout on se sent ragaillardi, comme si on défendait le drapeau avec  vaillance et courage. Oui, j’ai beau. J’ai beau constater que précisément, comme s’il s’agissait d’une simple mode en train d’être lancée, on les voit partout, elle et sa cour (j’ai vu au passage dans la presse hier une image-phare : la meneuse au salon des vaches donnant la becquée – ou la communion, j’ai pas bien vu – à son avocat préféré, lui à genoux semblait-il, elle en tout cas le dominant, touchante image d’intimité publiée pour les foules). Oui, ils sont ^partout, on les voit partout. Dès qu’il se ^produit le moindre petit incident au niveau de la campagne, le conseiller majeur est convoqué à la télé ; il donne son avis sur tout, fait des ravages à chaque fois dans le public. Est-ce qu’on ne leur a pas créé un petit bout d’émission–commentaire qui donne la parole aux jeunes de leur camp ? Oui, on la voit tous les jours, dans sa gestuelle étudiée de Marseillaise de Rude, je suis même sûre que son tic pour rejeter ses cheveux derrière l’oreille va lancer une mode chez les gamines en mal de culture. Oui, on les voit sans cesse, on les entend - parce qu’on veut bien nous les montrer, nous parler d’eux, les faire parler. . Mais c’était bien comme ça, dites - moi, pendant l’Occupation ? On a bien su résister quand même ?

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lucette desvignes
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