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27 décembre 2016 2 27 /12 /décembre /2016 10:07

         Je vous parlais l’autre jour de l’hypocrisie des politiques chargés des plus hautes fonctions : ma tête de Turc c’était – c’est – le dénommé Fafa avec ses étalages de bonne volonté cauteleuse et ses reculades de capon.  Il n’est d’ailleurs pas le seul, hélas, à avoir dessiné le destin des nations sous sa responsabilité : à l’envi les responsables au plus haut des cieux, comme on dit, se font concurrence pour gâcher ruiner piétiner leurs chances d’agir pour le mieux et favoriser chouchouter caresser dans le sens du poil les occasions de conflits, d’irritations de l’autre, de mépris de l’adversaire. Le tout en ignorant superbement les souffrances humaines qui découlent de ces états de choses : eux sont privilégiés, bien protégés, bien nourris, rien ne les menace ni ne les touche (vous voyez par exemple ce Bachar El Assad, depuis qu’il assassine son peuple et l’affame et l’empoisonne et se joue des factions, des révoltes justifiées, des remarques des nations qui d’ailleurs ne font qu’envenimer et détruire ? vous le voyez continuer ses prières , ses entêtements, ses cruautés aveugles ?) Ne finirait-on pas par trouver sympa le tyran iraquien qu’on a fini ^par dégoter caché dans son abri-égout ? ou le copain libyen qui avait  planté sa tente sous la tour Eiffel jadis ? Tous pareils, tous horribles, tous sanguinaires… Revenons à mes moutons : aux dernières nouvelles, feignant d’écouter l’ONU d’une oreille sourde non appareillée des prothèses adéquates, Israël décrète illégales les installations coloniales en Cisjordanie les plus récentes et ordonne l’évacuation. On se dit : Tiens ! Quelque chose bouge là-bas ? Renseignement pris, les territoires sur lesquels sont d’autorité dirigées les masses en mal de colonisation sont… d’autres territoires palestiniens.  Qu’admirer le plus : l’hypocrisie ou la sournoise ignominie à travailler des deux mains ?

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lucette desvignes
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26 décembre 2016 1 26 /12 /décembre /2016 18:08

         Samedi, bon ! Eh bien oui. Pas de blog. Et alors ? Vous avez travaillé, vous ? J’en serais bien étonnée… Et travailler à éplucher les lychees et les mangues pour la salade de fruits qui normalement devrait suivre les agapes plus musclées (c’est vrai , la salade de fruits, c’est frais, c’est bon, ça fait retour au naturel après les sauces et les épices), ou encore à mettre la table des grands jours de fête de famille (qu’on sort l’argenterie et les verres en cristal et la porcelaine des beaux jours, et je ne vous parle pas de la nappe, gloire de la maîtresse de maison) – avec la meilleure volonté du monde je n’appelle pas ça travailler. Alors je n’ai pas travaillé moi non plus, pour me mettre au niveau de tout le monde. Déjà que Noël un dimanche ça écorne d’un jour (plus les ponts éventuels, qui du coup se trouvent supprimés) le capital Congés. Et en fin d’année la malchance redouble : n’aurons-nous pas le même schéma riquiqui à la fin de cette semaine, avec tout juste un morceau de dimanche pour se remettre des fatigues du réveillon de la Saint-Sylvestre ? C’est mal calculé cette année. Quant aux SDF et migrants, et toutes les familles en –dessous du seuil de pauvreté (et ça en fait du monde, dites voir) ça les laisse bien indifférents, ces calculs de congés puisque eux sont au chômage depuis si longtemps, et ils n’ont pas le souci de mettre les petits plats dans les grands ni une jolie nappe parce qu’ils n’ont plus ni nappe ni plats ni rien à mettre dedans ni poêle pour faire cuire ni chaleur pour se chauffer. Ni quatre murs et un toit. Ni espoir ni courage…Il y a des malchances plus grandes que de ne pas avoir  un jour de farniente officiel pour éponger les fatigues des banquets prévus par le calendrier.  

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lucette desvignes
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23 décembre 2016 5 23 /12 /décembre /2016 10:38

         « Attention ! Vous n’avez plus que quelques jours pour profiter de 75% de remise sur vos derniers versements à … ». Mettez dans ce blanc toute association caritative que vous favorisez, à condition qu’elle fonctionne à 75% : la plupart du temps c’est à 66% que ça marche, ce qui est déjà pimpant et tentateur. C’est avec l’accent du désespoir  qu’on vous sollicite : les frais de gestion croissent d’année en année (tiens donc ! comment est-ce possible ?), les cas douloureux sont de plus en plus nombreux (ça aussi, comment est-ce possible ? Tout va pour le mieux pour tout le monde sur cette planète, non ?), les bénévoles font bien tout ce qu’ils peuvent mais ils ne suffisent pas à la tâche et il nous faut prendre du personnel rémunéré (donc, merci de participer au fonctionnement de notre usine)… Bref le tableau de fin d’année, tout en étant admirable d’efficience, a besoin encore et toujours d’un coup de pouce « pour passer au cran supérieur » : davantage de résultats, parce que davantage de personnes concernées – et les migrants par-dessus tout ça… On voudrait recourir à tous les trucs possibles pour racler les fonds de tiroirs, retourner les poches vides, faire sortir le jus des citrons déjà trop pressés… Un nouveau truc se répand lorsqu’on sollicite votre signature : certes on vous en remercie… mais si vous donniez 10 € on pourrait s’adresser à 100 personnes de plus, si vous donniez 20 € on pourrait s’adresser à 200 personnes de plus et ainsi de suite… Calculez vite combien de gens susceptibles de mettre la main à la poche pourront être touchés si vous-mêmes commenciez par vous exécuter…

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lucette desvignes
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22 décembre 2016 4 22 /12 /décembre /2016 11:33

         Un de mes correspondants (qui, je l’espère, me lis régulièrement, à défaut d’adhérer à mes dires et à mes façons de les dire) vient de m’exprimer gentiment son  désappointement de ne jamais trouver dans mes blogs l’indignation que, semble-t-il, lui causent les médias à ne jamais souligner combien sont attaquées les racines chrétiennes de notre civilisation. Etonnement de ma part … D’abord on ne peut pas parler de tous les sujets qui retiennent l’attention, et d’autre part ce sujet-là ne m’est jamais apparu comme essentiel. Mon correspondant met en regard la régularité et la vivacité avec lesquelles je défends le sort des Palestiniens, et semble établir un lien entre les deux choses : ce serait parce que je m’intéresse trop à la religion des Arabes que je reste indifférente aux attaques qui s’effectuent sous nos yeux contre notre patrimoine culturel.  C’est le moment de dire « Dieu sait » que je ne me mêle point de religion, ma philosophie personnelle m’amenant inexorablement à constater que dès qu’une religion se mêle d’intervenir dans une situation politique, économique, événementielle ou ethnique on peut être sûr que tout va s’envenimer, s’enflammer, s’aggraver de manière irréparable. Mon indignation permanente devant les exactions israéliennes dont sont quotidiennement victimes les Palestiniens auxquels on vole leur terre, leurs maisons,  leurs récoltes, leur eau et leur liberté ne fait pas intervenir leur religion, mais souligne les horreurs d’une occupation révoltante et interminable. S’il m’arrive de faire allusion à ce terrain miné, c’est plutôt pour souligner la situation délicate, voire dangereuse, dans laquelle se trouvent, chez nous donc, les Musulmans tranquilles qui ne souhaitent que l’intégration, car ils sont exposés à la haine meurtrière et démente des Djihadistes, qui leur reprochent de trahir leur foi, comme nous y sommes exposés  puisque nous somme les barbares, les pourris, les infidèles à abattre.

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lucette desvignes
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21 décembre 2016 3 21 /12 /décembre /2016 10:00

         Un ami me disait, il y a quelques jours, qu’il me trouvait tristounette dans mes propos. Sans doute l’hommage à notre chère Mère Cotivet a-t-il fait partie du plan de réhabilitation de la bonne humeur dans mon blog. Mais en toute franchise, mes belins-belines, qui pourrait garantir que la consultation de l’actualité du matin (ou de la veille) doive entraîner le sourire et l’envie de plaisanter ? Il est bien vrai qu’à mon programme j’ai inscrit de vous faire voir   sinon le bon côté des choses (car il est parfois difficile à percevoir), du moins le côté excessif ou ridicule des agissements humains, de manière à utiliser le sarcasme ou l’ironie, dans les meilleurs cas un bon gros humour tonique, pour vous aider à tenir le coup. Cette multiplication des massacres effroyables, ici en Europe pour signer la folie meurtrière du fanatisme le plus aveugle mais là-bas aux Etats-Unis pour démontrer la démence de la pratique des armes comme d’un joujou banal à la portée de tous, a de quoi révolter et consterner sans grande raison d’en émerger confiant et rasséréné. Il y a au contraire une violence foncière de l’homme qui apparaît à nu, quelles que puissent être les raisons de son déclanchement, et qui, ajoutée à ce satanisme des comportements envers les faibles, les démunis, les animaux, tous ceux qui par nature subissent  sans le moindre moyen de protester la contrainte d’un odieux destin, devrait rendre la conscience humaine horrifiée de ce qu’elle est capable de faire<.

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lucette desvignes
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20 décembre 2016 2 20 /12 /décembre /2016 09:32

         Ah mes belins-belines, voilà bien déjà un vrai grand bout de temps que je ne vous ai pas fait faire des amitiés à notre bonne Mère Cotivet de douce mémoire. Il va falloir s’en occuper dare-dare, mais comptez sur moi. C’est aussi la faute à ce contexte électoral, comme ils disent. On n’a jamais tant voté chez nous, ça vote à tour de bras dans tous les coins, c’est à peine fini dans l’un  que ça recommence dans un autre, et à quoi donc voulez-vous penser, que la télé vous en parle toute la journée ? . Et attendez ! Faudra ensuite voter pour de vrai, ah ! la tête vous en tourne. D’autant qu’on peut pas se fier aux chiffres qu’on nous donne dans l’euphorie, comme ils disent : c’est tout revu à la baisse, la preuve, Fillon n’ose plus dire un mot, après avoir vu des millions de gens le porter aux nues et puis l’attaquer de tous les côtés en lui reprochant de les avoir fait voter pour quelque chose qui finalement leur plaît pas trop. Et ça va recommencer toutes ces semaines, mais en plus raccourci : auront-ils le temps, ceux de la prochaine fournée, de nous expliquer par le menu tout ce qu’ils auront à dire ? Au fond, ils en ont déjà bien dit, à tel point que ça se mélange tout. Huit mille bureaux de vote, quarante mille bénévoles, ça fait du monde, tout ça (comme Monsieur Perrichon quand il compte ses bagages en arrivant à Chamonix : « … cinq, six,  ma femme sept, ma fille huit et moi neuf. Nous sommes neuf »). Et puis il y a encore ceux qui veulent pas passer par l’étalage officiel, à se faire choisir (ou pas) à cause de leur bonne mine ou de leur allure en plus de tout ce qu’ils promettent : mais faut pas les négliger ceux-là, ils se réservent pour le vrai vote, ils prennent des idées aux autres (que les autres sans méfiance rabâchent à perte de salive) mais c’est dans la règle du jeu, on promet, on explique, on dit à peu de chose près ce que les autres ont dit disent ou vont dire. L’astuce c’et de changer les mots qui veulent tous dire la même chose, c’est de changer le ton aussi, pas du convaincant (ça marche pas) mais du viril, du martelé, de l’asséné : regardez donc comme ça nous a laissé de la nostalgie sarkoziste, regardez donc comme on a envie d’entonner la Marseillaise et de marcher au pas comme un seul homme…

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lucette desvignes
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19 décembre 2016 1 19 /12 /décembre /2016 10:06

         Me trouvant à méditer sur l’hypocrisie sans pour autant m’arrêter de penser à la malheureuse Palestine,  je me découvre soudain branchée sur l’individu Fafa, anciennement ministre des Affaires étrangères, retiré avec gloire et honneur après n’avoir mis au monde que des bulles. J’y pense puisque la réunion entre pays concernés par la situation au Moyen Orient prévue pour le 21 décembre n’aura pas lieu, comme il fallait s’y attendre (la France étant l’hôtesse invitante, qui donc pouvait avoir envie de se rendre à l’invitation ? Mais oui, ne protestez pas : nous en sommes là). L’honorable diplomate avait spécifié qu’au cas où cette réunion capitale ne pourrait se tenir à Paris (ni, en fait, avoir lieur ailleurs), la France s’engageait à reconnaître officiellement l’Etat de Palestine, non seulement comme un acte de convenance morale (enfin perçue après plus de soixante ans), mais comme un devoir aux yeux du monde. Belles paroles de substance approchante, laissées à la dernière minute comme  le vœu pîeux d’un ministre qui pendant toute sa carrière se serait préoccupé du sort des Palestiniens (c’est vrai ? où ? quand ? comment ? jamais entendu parler, moi, j’avais même bien souvent entendu le contraire). Autrement dit, paraître obsédé au cœur par ce problème d’humanisme sans avoir rien fait pour et – hypocrisie suprême – en sachant que personne de son ministère de remplacement ne tiendrait compte de pareille formulation inédite. Ainsi, au cas où l’Etat de Palestine serait enfin reconnu (et pourquoi pas avec Marwan Barghouti à sa tête, élu depuis sa geôle israélienne ? oui, pourquoi pas ?) l’honorable Fafa pourrait dire « C’est ce que j’ai toujours réclamé, ah que je suis heureux ! » - lui qui a laissé passer les opérations « Plomb durci » et « Défense des frontières », et, plus horrible encore, l’offensive guerrière  sur Gaza sans lever le petit doigt pour intervenir, tellement Tsahal lui fichait la trouille. Et dire que l’individu va couler jusqu’au bout une retraite dorée satisfaite de son impuissance généralisée, en écrivant  ses mémoires où il va se poser en défenseur suprême de la Palestine au prix d’une héroîque opposition à ce nazisme israélien qui faisait peur à tout le monde sauf à lui…

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17 décembre 2016 6 17 /12 /décembre /2016 10:29

         Ce Trump auquel il va falloir s’habituer, ce fantoche braillard et mal embouché, cet amateur des Russes dont on attendait plutôt qu’il eût envie de reprendre la guerre froide, que de questions on se pose à son sujet ! A-t-il déjà sa clé de la Maison Blanche ou doit-il sonner à chaque visite ? A-t-il déjà son bureau, et peut-il déjà le décorer avec les traditionnelles photos de famille qui prouvent qu’on est un citoyen modèle ? S’est-il déjà vu reprocher d’abandonner le sublime projet du mur mexicain comme on reproche déjà à Fillon de ne pas démolir la Sécu ? Et comment juge-t-on, parmi ses fans, sa soudaine affection pour le tsar des nouvelles Russies ? C’est qu’il faut bien garder présent à l’esprit que dès qu’on dit «Russe » à un Américain moyen il hurle « Communiste » et se met à tirer à l’aveuglette, le rouge lui brouillant la vue (c’est ça, voir rouge). A moins qu’il n’ait déjà préparé autour de lui une escorte de gens compétents pour lui souffler la bonne réponse – Bongo c’est un président, Mogambo c’est un film, Zimbaboué c’est un pays d’Afrique : que voulez-vous ? on s’embrouille facilement avec tous ces noms à coucher dehors – exactement comme les riches Romains se faisaient accompagner d’un esclave qui leur servait de mémoire et citait, narrait, répliquait, commentait à leur place, je vois mal ce   gros charcutier enrichi dans le bâtiment comme dans le saucisson répondant finement et avec justesse au cours des entretiens qu’il va présider avec tous les grands de ce monde. La couche d’ozone ? le Nino ? le Moyen Orient ? la pollution industrielle ? la Chine ? l’immigration en Europe ? le terrorisme ? Une seconde je vous prie, que je vous passe le spécialiste de la question, vous n’avez qu’à me dire celui qu’il vous faut, j’ai tout un éventail à votre disposition, eh oui, c’est comme ça que je conçois le boulot, moi, et vous allez voir ce que vous allez voir.

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16 décembre 2016 5 16 /12 /décembre /2016 11:10

          Dans ces grands concours de têtes qui depuis quelques semaines intenses déjà secouent, amusent ou énervent la population, la règle du spectacle est qu’il y aura beaucoup d’appelés et peu d’élus – puisqu’en fin de compte il ne doit y en avoir qu’un seul (ah ces trépignements d’impatience d’ici au mois de mai !). D’où l’exhumation d’inconnus (ce Monsieur Poisson, à peine tiré des Limbes déjà oublié), le retour d’exilés temporaires sous les projecteurs (tout petits scores d’entrée, scores minables de sortie), l’élimination brutale (parfois inattendue) et sans pitié de ceux qui n’ont pas plu au plus grand nombre. En attendant que le spectacle se déplace plus à gauche avec ses 8.000 bureaux de vote, je me pose quelquefois la question de savoir en quel état de nerfs, de psychose, de fureur rentrée ou de désespoir se retrouvent des gens comme Juppé par exemple. On l’avait hissé au pinacle d’abord, et sans effort, ce qui lui permettait d’être droit comme jamais dans ses bottes en attendant le verdict – un genre de force tranquille à son tour, puisque la formule semble être à la mode après avoir fait ses preuves en son temps. Et puis – la chute. On peut même dire (et c’était inutile d’attendre le score final du dimanche : tout était déjà joué, il le savait bien lui qui, malgré son « tout en sourire et en humour », voulait déjà se retirer dès qu’il passait au second plan) la chute aux abîmes – impossible de réapparaître en public après avoir tutoyé les sommets. Certes la mairie de Bordeaux et ses annexes méritent un sursaut d’énergie, ce n’est tout de même pas de la petite bière. Mais à l’intérieur l’homme est brisé, son ressort vital est détruit, il n’a plus envie de se montrer, ce qui va rester visible de lui c’est la guenille  finalement vite périssable,  et le cœur, l’élan, l’âme, tout ça c’est parti…

 

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lucette desvignes
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15 décembre 2016 4 15 /12 /décembre /2016 08:32

         J’avais trouvé cocasses, pendant les primaires de la droite, les médaillons décoratifs qui surmontaient la photo de chaque concurrent. Comme selon la technique des illustrations pieuses, chaque supporter à son avantage (mais attention, hein ! pas n’importe qui ! Il fallait au moins avoir la classe d’un de ces grands de la terre auprès desquels on vient, plus ou moins humblement, quémander une signature pour avoir droit à être candidat) se prêtait à la souriante photo de famille et d’encouragement pour couronner l’effigie du protégé, celle-ci en gros et de préférence dans une posture altière et avantageuse. En somme, ces parrains coiffant leur poulain se portaient garants que l’individu cy-dessous avait toutes les qualités dont il se vantait, eux-mêmes comptant sur leur bonne mine pour être crus sans problème. Je me demandais si on allait pouvoir profiter du même arrangement décoratif, je l’attendais avec impatience. Et ça marche là aussi, dans ces primaires qui pourraient bien avoir un goût de réchauffé puisque leur déroulement suit le même protocole avec seulement les noms changés (les programmes aussi, naturellement : tous à regarder à la loupe pour éviter comme pour Fillon d’avoir à revenir sur ses promesses pour ne pas mécontenter la moitié de ses fans). C’est peut-être un chouïa plus modeste : jusqu’à présent chaque candidat de la gauche a un seul défenseur, la mairesse pour Peillon, Chépaki pour Hamon, Philipetti pour Montebourg… Valls en a tout de même deux ou trois – toute une vieille garde qui ne peut pas faire autrement – et puis, hors cadre, Macron qui a repêché au filet Collomb et Ségolène. La disposition artistique est la même, mais c’est moins fourni, ça a même l’air un peu miteux.. Mais attention ! on n’est qu’au tout début de la manœuvre, il y a grandement le temps que tout s’étoffe et prenne de l’allure !

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