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8 novembre 2016 2 08 /11 /novembre /2016 09:40

 

 

         L’UNESCO, sans doute moins lente à s’ébranler que l’ONU dès que se pose un problème concernant le patrimoine du monde, donne depuis quelques mois des signes non ambigus de sa lucidité vis-à-vis de la Palestine occupée que l’occupant réduit à une peau de chagrin à bout de souffle. Elle a d’abord reconnu l’Etat de Palestine, histoire de démontrer à Israël qu’il n’y avait pas devant lui que des plateaux à moutons et des populations nomades ignorant leurs droits à demeurer sur leur territoire ancestral. Voilà qu’elle vient de s’intéresser au devenir d’une nation au passé et  à la terre chargés d’histoire, dont l’occupant rase tous les vestiges existants pour bétonner de l’israélien à leur place. Et elle a haut et fort (mais c’est comme l’ONU : qui l’entend ? qui l’écoute ?) exprimé son mécontentement de ces pratiques négationnistes qui voudraient prouver à la planète que les Palestiniens n’ont jamais rien  eu à faire en Palestine. Divers lobbies sis aux USA se sont émus et remués devant cette constatation officielle contre laquelle ils s’inscrivent en faux, lequel soutien a permis à notre cousin presque frère d’adopter le ton pleurnichard des victimes expiatoires : comment peut-on se pencher sur la  condition des Palestiniens, alors qu’Israël menacé de toutes parts est injustement jugé et mal aimé, accusé de forfaits imaginaires, exposé à des tirs de rockets incessants auxquels sa faiblesse d’armement et d’organisation policière est incapable de répondre avec la vigueur qu’il faudrait ? Le dialogue de sourds va sans doute continuer longtemps, car, notre cousin presque frère l’a assuré avec virulence, le mot apartheid n’existe pas dans le vocabulaire hébreu, l’ancien ou le nouveau, et à Tel-Aviv on ne parle qu’hébreu. Dont acte.

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lucette desvignes
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7 novembre 2016 1 07 /11 /novembre /2016 09:02

 

 

         On s’embrouille facilement devant les sigles, certains demeurant à jamais mystérieux. Il y a bien sûr les increvables, BHV Bazar de l’Hôtel de Ville, BHL Bernard Henry Lévy, DSK gagné par l’obscurité et le silence, NMK qu’on retrouvera Première ministre si Juppé passe, SGDL Société des Gens de Lettres, SNCF tant qu’elle dure encore, SFIO Section française de l’Internationale Ouvrière (sabordée avec l’infâme Guy Mollet) … C’est plus délicat à décliner avec certaines innovations assez récentes : BDS (Boycott Désinvestissement Sanction  pour tâcher d’entraver l’élimination galopante de la Palestine par un Etat voyou impuni), CNL Centre national des Lettres, CRL chacun des Centres régionaux de défense du livre…Bon. Je vais vous en apprendre un, pas tout jeune déjà certes, mais qui a mis du temps à franchir l’Atlantique. C’est l’impressionnant BLM, autrement dit « Black Lives Matter » - « les vies des Noirs comptent », association devenue énorme regroupant les Noirs (et les Blancs raisonnables) qui refusent les brutalités policières et mauvais traitements, allant bien sûr jusqu’à la mort souvent donnée de sang-froid, réservés aux Noirs afro-américains (je ne sais pas si les Latinos sont invités à s’y joindre, mais cela serait logique, car leur combat est le même). Pas une semaine sans incident mortel dont un Noir soit victime. Mais je vais aussi vous dire un secret : ce sont les policiers israéliens qui depuis des années sont embauchés aux USA ou viennent enseigner leurs techniques de lutte contre les Palestiniens, sous le terme générique de « terroristes ». Israéliens contre Palestiniens, Policiers de l’Oncle Sam contre Afro-américains, mêmes confrontations de forces inégales – la force brutale contre les désarmés. Ce sont même les BLM qui ont dénoncé la similitude des répressions pareillement inacceptables à l’intérieur de nations où le racisme est une base de comportement et de philosophie. Notre cousin  presque frère s’inquiète…

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lucette desvignes
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5 novembre 2016 6 05 /11 /novembre /2016 09:34

         On peut se demander, au visa (comme on dit en termes de prétoire) de nos chers médias et de leur attitude partisane, si le racisme ne va pas bientôt être officialisé, sinon comme une des valeurs nouvelles de notre société, du moins comme une de ses composantes avérées. On en parlait beaucoup moins il y a quelques années, mais le terme faisait bondir si quelqu’un s’en voyait désigné : à part une partie de la population qui se trouvait aveugle à force d’ignorance ou égarée à force d’endoctrinement, tout le monde réagissait avec indignation à ce qui était considéré comme une véritable insulte. On parle de racisme, de nos jours, un peu à tort et à travers, les amalgames se font autour de la notion (pourtant claire et nette : idéologie fondée sur la croyance qu’il existe une hiérarchie entre les groupes humains, dénommés « races ») qui devient peu à peu une hostilité violente contre une catégorie précise de la population : les jeunes, les pauvres, les migrants, les homosexuels, les Arabes, les Juifs,…  chacun peut se choisir son racisme de prédilection et s’en tenir là en négligeant totalement l’étymologie du mot. Et cependant c’est peut-être la plus grave, la plus meurtrière des tares de notre civilisation : le racisme qui méprise l’autre parce qu’il est différent (de religion, de couleur de peau, d’ethnie, de provenance, de langue, d’habitudes, de régime alimentaire) ouvre la voie à l’extermination. On a vu à quelles effroyables et démentes atrocités le nazisme a pu être entraîné par le racisme  anti-Juif – mais les pogroms existaient depuis longtemps en Pologne ou en Russie, et l’antisémitisme latent est difficile à nier en France. Et faut-il rappeler la révocation de l’Edit de Nantes, qui permettait ensuite de déclarer que pas un religionnaire n’était resté sur le territoire français ? A la notion de « race » l’ajout de la notion de « religion » constitue un

dangereux, un criminel facteur d’explosion : nous le voyons aujourd’hui sans avoir à chercher des exemples.   

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lucette desvignes
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4 novembre 2016 5 04 /11 /novembre /2016 11:43

 

 

         J’avais déjà vu ce délicieux – et si léger : le prétexte du film est menu, menu… -  Magic in the Moonlight de Woody Allen avec ce cher Colin Firth, que je n’aimerai jamais autant que dans le superbe Pride and Prejudice en tant d’épisodes inépuisables (donc pas  le condensé de la BBC malgré Dame Judy Dench), mais je n’ai pas hésité à le revoir, même sans suspense, pour ne pas voir la deuxième séance du grand passe-boules officiel. Je n’avais pas compris que le psychodrame de la droite se passerait en plusieurs phases :une fois m’avait semblé suffisante, il paraît donc que je jugeais mal. J’avoue même que je n’ai pas cherché à savoir ce matin les impressions produites sur le public ni les sondages, qui sont censés exciter les pronostics comme on parie en Irlande sur tout et sur rien. Autour de chaque tête de file se regroupent tous les ténors qui ont à un moment ou à un autre et pour diverses raisons défrayé la chronique : ce sont là tous les would be ministres principaux, sept ou huit par écurie, tout prêts à s’entredévorer au moment de la distribution aléatoire des portefeuilles…C’est moins violent, moins indécent tout de même que ce qui se passe de l’autre côté de la Mare aux Harengs, où règnent l’insulte, la calomnie, la grossièreté et le règlement de comptes en un contexte délabrant, mais ça n’est pas spécialement beau à voir non plus, et j’ai même cru comprendre qu’il y a encore une séance à venir. Alrs, que deviendra donc le vote pour la présidentielle, quand toute la population sera écoeurée au point de bouder les urnes ?

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lucette desvignes
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3 novembre 2016 4 03 /11 /novembre /2016 09:30

 

 

         Si j’attends  la fin de mai avec impatience ? Bien sûr, voyons ! Les roses (« Roses des nuits de mai »… disait Anna de Noailles), les iris tardifs, les pivoines… Comment ? Il ne s’agit pas des fleurs, dites-vous ? Eh bien mais de quoi, alors ? Ah ! Vous voulez dire… ? Mais c’est fait, mes belins-belines, y a plus de suspense. J’ai vu à la télé, c’est Juppé. Il a déjà constitué sa palette de ministres, ils vont s’entraîner avec lui en catimini (à la fois parce qu’à l’heure actuelle ils n’y connaissent rien pour la plupart, il va donc falloir supprimer les aspérités et combler les lacunes, et puis aussi pour faire une vraie belle équipe genre Front populaire retouché  : depuis qu’ils ont revu Gabin dans ce vieux film de Duvivier ils rêvent de solidarité, de joyeuse entente, de fraternité qui fait bloc, ah ils ont du pain sur la planche  pour y arriver), ils sont déjà tous désignés mais chut ! comme dans les sociétés secrètes ; nous, on sera informés le soir du scrutin. Mais, mes agneaux, qu’est-ce qu’on a donc besoin de savoir ? Je vous le dis, ça va être formidable, il n’y aura plus qu’à se laisser vivre sous leur houlette. Bien sûr, il y en a une qui échappe au secret, mais c’est qu’elle ne peut pas se retenir : Pécresse, vous vous rappelez ? Oui, elle porte des lunettes à présent, mais elle n’a rien changé à ses principes, ça serait elle notre futur premier ministre que je ne serais pas étonnée. Je veux bien vous tenir au courant dès que j’ai d’autres tuyaux, mais, vrai de vrai,  ça me suffit déjà amplement comme ça…

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lucette desvignes
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2 novembre 2016 3 02 /11 /novembre /2016 12:09

 

 

         Il n’échappe à personne – je veux dire, personne qui me connaisse, qui me lise, qui m’écoute : croyez-moi, ça fait déjà du monde – que j’adore les bêtes, toutes les bêtes de la création, déplorant avec Werther que le moindre pas dans l’herbe supprime des vies d’insectes, respectant araignées, abeilles, guêpes et fourmis (ces dernières, dans la mesure du possible : il faut parfois se constituer en légitime défense, comme les policiers de notre actualité). Bref ma vie en symbiose avec mes onze chats recueillis pourrait servir de critère pour l’accession au bonheur. Pour autant j’ai toujours blâmé le comportement de certaines mémères à chienchien qui habituent leur toutou à prendre un chocolat avec des brioches à quatre heures (je n’invente pas : je cite). C’est cette petite fenêtre-là, ouverte sur le ridicule parmi les amis des bêtes (dont je suis passionnément) que je voudrais aujourd’hui entrebâiller pour vous. C’est à l’occasion de Noël (et l’on sait si pour les animaux ça veut dire quelque chose, Noël). Les nonosses d’un catalogue spécialisé se mettent à faire HO HO HO sous la dent, pour bien rappeler que ce cadeau leur a été offert par Saint Nicolas (ou Santa Claus, ou Father Christmas, ou  Mos  Craçun, ou Babbo Natale selon les latitudes), tandis qu’une variété de bonnets rouges et verts permettent à chaque toutou de trouver ce qui convient à son genre de beauté. Les petits manteaux avec trous pour les pattes, la queue et la laisse sont également décorés de sapins et d’étoiles, sans cela les toutous seraient tout tristes de ne pouvoir s’intégrer. Je ne galège pas : à l’article « tenue de Noël pour chat » (facile à enfiler, pas nécessaire que minet se tienne debout, la tenue du Chat Botté en vert et rouge se passe par la tête et le bonnet à pompon se colle sur l’occiput gaillardement) il est précisé qu’il faut l’habiller ainsi « pour qu’il soit parfaitement intégré » Voilà un truc pour  supprimer nos problèmes de société et d’assimilation identitaire auquel personne n’avait encore pensé. Est-ce trop tard ?

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lucette desvignes
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1 novembre 2016 2 01 /11 /novembre /2016 09:49

 

 

MEA CULPA  (en retard d’un jour) N° 2333, Question Marks :

 

Je découvre aujourd’hui qu’au lieu d’INTIFADA j’ai écrit INTIFAFA.

Sorry sorry… d’autant plus que je n’avais nulle envie de faire sortir de sa plantureuse retraite mal acquise un Fafa ministre des Affaires étrangères qui a été une calamité pour la Palestine à force de veulerie, de fourberie et de mauvaise volonté. Et désolée pour le retard à la correction…

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lucette desvignes
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31 octobre 2016 1 31 /10 /octobre /2016 10:20

 

         S’interroger. Mieux et plus sévèrement que jamais. S’interroger sur ce qu’on est, ce qu’on a été, ce qu’on pense, ce qu’on dit, ce qu’on laisse de pensé, de dit, de fait. S’interroger au scalpel, la lame toute prête à fonctionner, ne pas hésiter à la mettre en œuvre puisque tout est à reprendre. C’est ce qu’ils disent, il faut les croire, on devrait en tout cas - mais si on peut diriger sa pensée on ne peut pas diriger sa croyance. Avec la meilleure volonté du monde, on ne peut commander à son cerveau de rayer ce qu’il hébergeait avec tendresse pour le remplacer par tout ce qu’il haïssait depuis toujours – depuis la deuxième antifafa en particulier. Cela pour les positions extérieures. Et quant au solipsisme naturel qui pour une fois avait été pratiqué ouvertement (alors qu’à l’habitude on le refoulait, on le bâillonnait, on tâchait de l’écraser) il faut croire (on s’y essaye) qu’il avait tort de s’exhiber pour une fois – l’ultime – parce que c’était insupportable à autrui. On ne peut pas dire la vérité, ni sur les autres, c’est un délit, ni sur soi, personne n’y croit si cette vérité vous est favorable. On se rappellerait seulement les bévues les erreurs les pas de clerc les maladresses, tout ce fatras-là on ne l’oublierait pas. Toutes les positions au-dessus de la ligne, les myopies les presbyties les oedèmes de la rétine – les excuses et justifications naturelles, quoi – on ne ferait qu’en hausser les épaules. C’est compliqué, la vie. 

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29 octobre 2016 6 29 /10 /octobre /2016 10:24

         Au fond, je suis sotte de me gargariser les plumes de dinde (oui, sur le bréchet, là où ça peut gonfler s’ébouriffer prendre un faux volume qui fait illusion aux   naïfs sans jamais correspondre à la vérité) en contemplant jour après jour avec satisfaction les résultats de cette découverte toute fraîche, à savoir le nombre des visites sur mon territoire réservé. C’est vrai que ça grimpe : on en est aujourd’hui à 762-1270 pages vues – mais     au fait il s’agit peut-être simplement d’une addition ? l’administration de mon blog, celle qui ne veut pas retenir que je m’appelle desidéesetdesmots avant mon e-mail, se contente quotidiennement sans doute d’ajouter quelques tout petits chiffres à la masse déjà calculée, le tout devenant faussement impressionnant en soi… Et que se passe-t-il en fin de semaine, quand la moitié de la population s’égaille sur les routes pour aller respirer l’air frais du bitume et des encombrements, donc se prive délibérément de tout support intellectuel faute de temps ? La chute des cours est imparable, s’ils s’effondrent je m’effondre aussi. A moins bien entendu qu’interpellés par la Renommée de nouveaux visiteurs bâillant d’ennui de devoir rester à la maison ne se tournent par dépit désoeuvrement désespoir vers mon blog plutôt que vers tant d’autres (ah ! le facteur chance, dans tous ces cas de réussite…) et ne comblent glorieusement le déficit des manquants par une inscription phénoménale à mon compteur ? Je vous promets d’envisager toutes les éventualités avec courage et grandeur d’âme.

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lucette desvignes
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28 octobre 2016 5 28 /10 /octobre /2016 08:12

 

 

         J’en reviens à ce étiage de mes performances et réalisations dans le cadre de mon blog (rappelez-vous bien : desidéesetdesmots). Si cela se trouve, comme on dit chez moi en évoquant une possibilité à laquelle on n’avait pas pensé plus tôt, ces chiffres dont la  découverte naïve m’amène à me gargariser comme une petite dinde (et dieu sait si c’est une comparaison fertile : qui d’entre nous n’a jamais vu une dinde se gargariser ?) font probablement hausser les épaules de pitié à toute personne mâle ou femelle ayant plus que moi l’habitude et l’habileté du tripotage d’Internet pour glaner sans cesse de nouvelles données. Sans me départir de cette ridicule naïveté qui fait sans doute une partie de mon charme, je continue à faire bouffer mes plumes de dinde en contemplant la suite du résultat des courses. Aujourd’hui c’est 703 visites, 1182 pages vues, 26 articles consultés. Oui, c’est encourageant, mais je relativise vite : les chiffres ne doivent pas augmenter selon une courbe régulière, je peux par un de mes sujets (ou son traitement) hérisser une partie des fidèles, alors s’ils me boudent mes barèmes vont chuter (et qu’est-ce que je vais bien pouvoir faire s’ils chutent en dessous de 4% ? il paraît que c’est le plus récent chiffre présidentiel…). Moi, à sa place, je ne me représenterais pas, mais à la mienne ? devrais-je dire adieu à mes belins-belines et tirer le rideau ?..

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lucette desvignes
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