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28 janvier 2017 6 28 /01 /janvier /2017 16:03

         Ah ! ces semaines anglaises… Comme le nom ne l’indique pas, elles devraient être essentiellement consacrées au sport. En fait, ils s’empilent bien tous à la queue leu leu, ces sports dont la frénésie chez nous est grandement redevable aux traditions anglo-saxonnes, avec des variantes, puisque par exemple le foot est censé être un jeu de gentlemen pratiqué par des voyous, tandis que le rugby, à l’origine un sport de voyous, est pratiqué par des gentlemen (ou peut-être est-ce le contraire : j’ai bien pu confondre les deux formules bien que les ayant souvent entendu dire, et pour ma part je n’ai pas d’opinion perso pour rectifier le tir). Moi ce que j’aime, c’est à l’occasion d’un coup d’œil sur l’écran au passage, les quelques secondes où s’empilent les buts, spectaculaires ou en mitraillette : ces raccourcis sont précieux pour éviter les temps morts. Les autres sports auront aussi leur place, et le lundi matin les chroniqueurs du cru auront du mal à parler d’autre chose. Pourtant les choses ont continué en parallèle. Ainsi par exemple se sont opposées deux formules de campagne, ici un grand meeting avec plus de 2.500 participants et des flopées de petits drapeaux s’agitant à la brise, et ailleurs une sobre réunion d’une petite centaine de fidèles déjà en deuil. Et Pénélope continue à se débattre avec sa tapisserie : elle voudrait bien la défaire maintenant mais précisément elle n’a plus le droit de travailler en secret. Et Trump continue à se décider par pile ou face, je veux dire naturellement par pile d’abord puis face tout de suite après, avec des façons de faire et de dire qui lui sont personnelles. Nous n’avons pas fini d’apprendre avec lui, même sans envie de suivre ses méthodes.

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lucette desvignes
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27 janvier 2017 5 27 /01 /janvier /2017 11:04

         Si j’ai bien compris, après avoir été élu parce qu’il voulait construire un mur contre les Mexicains et avait décidé en outre de leur faire payer la facture, il avait fallu faire quelques pas en arrière et accepter, du moins en apparence, que le mur soit un simple grillage qu’on ne faisait payer à personne. Une fois en place, Grand Tsar de nouveau change son fusil d’épaule : un mur, oui c’est un mur qu’il nous faut, et qu’ils le payent, dammit !  C’est tout juste le truc du 49-3, pratiqué par le premier ministre avec sévérité et hauteur, que le candidat des primaires renie et piétine avec horreur comme une indigne pratique. La différence, c’est qu’ on ne peut guère ajouter foi à un politicien qui ouvertement brûle ce qu’il a adoré ; si l’article ne meurt pas de sa plus laide mort, ce ne sera pas ledit politicien qui s’en servira de nouveau, c’est bien clair. Quant au sort du mur mexicain, il nous faut attendre l’évolution de la situation pour le connaître : suffit-il d’une simple signature officielle au plus haut degré pour que les travaux s’organisent, que les chômeurs se rendent en chantant sur le chantier de la frontière, que la nation de l’Oncle Sam se sente rassurée derrière sa petite murette ? La Grande Muraille, le Mur d’Hadrien… Prestigieux modèles ! Le dangereux bouffon que l’Amérique vient de se choisir comme pilote ambitionne d’ajouter son nom à celui des constructeurs du béton éternel ; mais les autres, avec leurs énormes chapeaux boucliers, leurs arcs et leurs flèches de primitifs, ne vont-ils pas les harceler à mort pendant les travaux ? Suivons bien ce feuilleton, il complètera agréablement elui de Pénélope.

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lucette desvignes
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26 janvier 2017 4 26 /01 /janvier /2017 16:46

         On ne peut vraiment guère se dépêtrer du contexte électoral. La campagne des candidats du PS qu’on a dite si brève donne l’impression de n’en pas finir, entre interviews, débats ou commentaires à l’infini.. LCI - La chaîne info, Toute l’info, Au cœur de l’info - cherche à rivaliser avec CNN son  grand modèle américain. Même formule de reprise jusqu’à plus soif, substantifique moëlle réservée aux heures de grande écoute, confrontations des points de vue, organisation des grandes soirées en théorie devant captiver tout le monde et son père, bref il n’y a plus de place pour les migrants, et d’ailleurs la météo,  toujours dans la grâce du geste et la gaîté souriante, continue à nous renseigner sans plus établir de lien avec eux, ils sont déjà aussi loin des sujets à traiter que Halloween et la Toussaint. Certes l’actu ne peut toujours nous apprendre que les Tiberi ont fait voter des morts, que Jacques Toubon a des robinets en or dans sa baignoire, que Luc Ferry (je pourrais en citer combien d’autres !) a touché une paye conséquente pour un emploi fictif, que François Hollande pratique le vélomoteur à deux places comme sport d’évasion… Mais nous avons un petit espoir tout de même, c’est le feuilleton de Pénélope. Tout le monde va s’y mettre pour broder, rebroder, changer les motifs,  modifier les tonalités : cela s’annonce comme une grande et belle tapisserie, et ce passage de l’ombre laborieuse à la mise en lumière va, je l’espère, durer assez longtemps pour corser l’austérité des comptes, calculs, sondages et statistiques.

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lucette desvignes
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25 janvier 2017 3 25 /01 /janvier /2017 18:23

          Quand les rendez-vous et contraintes du temps sont enregistrées sur votre agenda sans que vous puissiez vous en déprendre ni les éviter, cela fait des journées sinon bien remplies, du moins où le stress en arrive à s’installer malgré vous. Cette horrible impression qui vous étreint de ses membres gluants (mais non, je ne vois pas pourquoi une impression n’aurait pas des membres pour vous étreindre, et pourquoi ils ne seraient pas gluants : quand le stress vous a repéré et ciblé vous êtes bien pris au lasso, non ?) prend peu à peu la place de votre allure initiale plutôt guillerette, enjouée, pleine d’activité et d’initiative. C’est sans doute que vous vous usez sans vous en rendre compte à respecter les divers articles de votre plan de travail, sans doute alors arrivez-vous au moment de passer au numéro suivant de votre liste avec déjà des réserves écorniflées, des retards plus ou moins contrariants, des essoufflements de plus en plus prononcés, de la mauvaise humeur qui se met à émerger sur un arrière-plan plutôt joyeux, celui du départ de votre journée. Après, ma foi… Tout au long de l’égrènement de votre activité, à la fois de plus en plus fébrile et de plus en plus marquée par la lassitude, vous vous sentez en cours de détérioration, quoi que vous tentiez pour y remédier. Après la coiffeuse, les courses, la visite du type pour les persiennes de la cuisine, celle de la kiné (ah ! que ne peut-elle rester jusqu’à la nuit pour me masser le cou !), du jardinier qui vient vous souhaiter la Bonne Année, la préparation de votre’ dîner (car vous avez un invité et le Mercurey blanc ira parfaitement avec la tarte aux poivrons), une fois la permission de s’asseoir emportée de haute lutte, une fois les deux pieds sous la table, alors on peut commencer à vivre.

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lucette desvignes
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24 janvier 2017 2 24 /01 /janvier /2017 10:41

         Et puis, contexte électoral ou non, rien n’empêche le temps de passer. Il est passé, même si – il me semble même que c’était il n’y a pas trop longtemps – j’avais l’air de penser que je n’étais pas sûre d’arriver au N° 2.500, donc de vous  traîner jusque –là. Bon, d’accord : nous n’y sommes pas encore, mais le N° 2400 c’était hier, mes belins-belines ; comme je vous le dis !  Et ça devrait être lourd à porter, tout de même, que ce soit en plume ou en plomb (le choix qu’on m’offrait quand j’étais petite fille entre la tonne de plomb ou la tonne de plume obtenait toujours de moi la réponse idiote : qu’on dise ce qu’on voudra ; la plume c’est nettement plus léger, allons allons ! Un  peu de bon sens si vous souhaitez continuer avec moi !).  Ces considérations de physique mises à part, c’est l’impression qui compte, comme (encore une idée de génie, celle-là) ce calcul vicieux de la vraie température objective attestée par les thermomètres et de la fausse qu’il faut baisser encore de quelques degrés pour satisfaire les individus spécialement frileux. L’impression, l’impression, vous dis-je, si on veut bien en croire Molière…. Donc, cette impression souveraine qui devrait m’alourdir et du même coup vous rendre peut-être sceptiques, mes agneaux (mais si, je vous assure, c’est 2.400 ; pas un de moins), il se trouve qu’elle ne m’accable pas le moins du monde. Qu’est-ce que c’est, cette centaine à tirer d’ici à la deux mille cinq centième, comme au théâtre de la Huchette ? On y sera au printemps, passé l’amandier mais entre la floraison du pommier et celle du  cerisier. Pour vous fixer les esprits : ce sera un moment où on va voter, ça nous changera..

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lucette desvignes
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23 janvier 2017 1 23 /01 /janvier /2017 10:45

         Plus que leurs réflexions, sarcasmes, traits d’esprit,  dénigrements ou louanges discrètes, j’aime découvrir chez les commentateurs politiques qui passent la journée ou presque à l’antenne des développements psychologiques qui révèlent le fond de leur nature. Sur LCI on a le choix. Ne croyez pas que j’y passe ma vie, accrochée à ses présentations incessantes de l’actu (réchauffée plusieurs fois dans la journée : au moins à chaque instant vous pouvez sauter dans le train en marche et connaître l’essentiel des nouvelles comme si vous lisiez le journal dans votre compartiment. Et tous ces temps-ci, primaires d’ici primaires de là, tout le monde s’en donne à cœur joie pour les pronostics, les blâmes, les mines dépréciatives, les doutes (« Je ne le sens pas, moi », disait ce matin une balladurienne surprise au passage.). Car précisément, à force de voir toujours les mêmes têtes dans leurs discours et appréciations, on se fait une idée assez nette de leur situation politique. Certes ils ou elles doivent rester objectifs, mesurés même si l’enthousiasme les emporte ou si l’indignation les enroue. Mais ils ont des manières de laisser entendre ce qu’ils pensent au-delà de leurs assertions qui relèvent souvent du grand art ; en outre, ils découvrent vite s’ils peuvent baigner dans une complicité distinguée qui leur permet des allusions détournées finement spirituelles ou s’il y a dans leur regroupement dû au meneur de jeu un élément contre lequel il faut promptement tirer à boulets rouges. Et l’allure aussi de l’interviewer dans son caractère officiel – détendue, doucement souriante dans son sérieux, avec une vivacité respectueuse à le suivre si c’est un grand ponte  -- finit par être bien transparentse Ce matin, une belle sirène questionnait un membre du Front national (qu’avait-elle bien besoin de savoir ce qu’il pensait, de Benoît Hamon ? comme si cela ne se devinait point !). Un charme, une aisance, une séduction… des petites moues, des petits gestes de petite fille… Sûr qu’elle ne votera pas Hamon ni même Valls dimanche prochain !

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lucette desvignes
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22 janvier 2017 7 22 /01 /janvier /2017 11:45

MIRLITON TOUJOURS PRËT !

 

 

J’avais prévu, au cas où, en fin de semaine,

Mes neurones fourbus tout net refuseraient

D’aller plus loin en prétextant une migraine

Persistante malgré le recours aux cachets,

 

De jeter sur l’écran une ou deux tentatives

Où pourraient claironner quelques alexandrins :

Vous connaissez cette réaction maladive

Qui sert chez moi  de poudre de perlimpinpin.

 

Rien ne fonctionne plus au chapitre cervelle,

Mais au niveau des doigts les réflexes sont là :

Dans l’inconscience encor je sens battre leurs ailes

(Mais oui ! pourquoi des doigts n’en auraient-ils donc pas ?)

 

Rien ne fonctionne plus au niveau des neurones

Puisqu’ils sont épuisés, je l’ai dit et redit.

Mais, phénomène unique dans tout l’Hexagone,

Mes mains sur le clavier poursuivent leur déduit.

 

N’attendez point de moi  grammaire ou politique,

Philosophie, morale , art brut ou cinéma :

Quand on est hors circuit, on est hors de pratique,

La main seule, au hasard, se pose ici ou là.

 

J’avais donc composé un bouche-trou facile,

Pour occuper du moins l’espace accoutumé.

En panne samedi je me jugeais habile

De disposer de ces couplets tout préparés.

 

Eh bien non, voyez-vous, mes belins, mes belines,

Je n’ai pu profiter de cet aisé recours.

Car point ne l’ai trouvé…Restait, je l’imagine,

A tout refaire pour vous prouver mon amour.

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lucette desvignes
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22 janvier 2017 7 22 /01 /janvier /2017 11:37

MIRLITON TOUJOURS PRËT !

 

 

J’avais prévu, au cas où, en fin de semaine,

Mes neurones fourbus tout net refuseraient

D’aller plus loin en prétextant une migraine

Persistante malgré le recours aux cachets,

 

De jeter sur l’écran une ou deux tentatives

Où pourraient claironner quelques alexandrins :

Vous connaissez cette réaction maladive

Qui sert chez moi  de poudre de perlimpinpin.

 

Rien ne fonctionne plus au chapitre cervelle,

Mais au niveau des doigts les réflexes sont là :

Dans l’inconscience encor je sens battre leurs ailes

(Mais oui ! pourquoi des doigts n’en auraient-ils donc pas ?)

 

Rien ne fonctionne plus au niveau des neurones.

Puisqu’ils sont épuisés, je l’ai dit et redit.

Mais, phénomène unique dans tout l’Hexagone,

Mes mains sur le clavier poursuivent leur déduit.

 

N’attendez point de moi  grammaire ou politique,

Philosophie, morale , art brut ou cinéma :

Quand on est hors circuit, on est hors de pratique,

La main seule, au hasard, se pose ici ou là.

 

J’avais donc composé un bouche-trou facile,

Pour occuper du moins l’espace accoutumé.

En panne samedi je me jugeais habile

De disposer de ces couplets tout préparés.

 

Eh bien non, voyez-vous, mes belins, mes belines,

Je n’ai pu profiter de cet aisé recours.

Car point ne l’ai trouvé…Restait, je l’imagine,

A tout refaire pour vous prouver mon amour.

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22 janvier 2017 7 22 /01 /janvier /2017 11:27

MIRLITON TOUJOURS PRËT !

 

 

J’avais prévu, au cas où, en fin de semaine,

Mes neurones fourbus tout net refuseraient

D’aller plus loin en prétextant une migraine

Persistante malgré le recours aux cachets,

 

De jeter sur l’écran une ou deux tentatives

Où pourraient claironner quelques alexandrins :

Vous connaissez cette réaction maladive

Qui sert chez moi  de poudre de perlimpinpin.

 

Rien ne fonctionne plus au chapitre cervelle,

Mais au niveau des doigts les réflexes sont là :

Dans l’inconscience encor je sens battre leurs ailes

(Mais oui ! pourquoi des doigts n’en auraient-ils donc pas ?)

 

Rien ne fonctionne plus au niveau des neurones.

Puisqu’ils sont épuisés, je l’ai dit et redit.

Mais, phénomène unique dans tout l’Hexagone,

Mes mains sur le clavier poursuivent leur déduit.

 

N’attendez point de moi  grammaire ou politique,

Philosophie, morale , art brut ou cinéma :

Quand on est hors circuit, on est hors de pratique,

La main seule, au hasard, se pose ici ou là.

 

J’avais donc composé un bouche-trou facile,

Pour occuper du moins l’espace accoutumé.

En panne samedi je me jugeais habile

De disposer de ces couplets tout préparés.

 

Eh bien non, voyez-vous, mes belins, mes belines,

Je n’ai pu profiter de cet aisé recours.

Car point ne l’ai trouvé…Restait, je l’imagine,

A tout refaire pour vous prouver mon amour.

MIRLITON TOUJOURS PRËT !

 

 

J’avais prévu, au cas où, en fin de semaine,

Mes neurones fourbus tout net refuseraient

D’aller plus loin en prétextant une migraine

Persistante malgré le recours aux cachets,

 

De jeter sur l’écran une ou deux tentatives

Où pourraient claironner quelques alexandrins :

Vous connaissez cette réaction maladive

Qui sert chez moi  de poudre de perlimpinpin.

 

Rien ne fonctionne plus au chapitre cervelle,

Mais au niveau des doigts les réflexes sont là :

Dans l’inconscience encor je sens battre leurs ailes

(Mais oui ! pourquoi des doigts n’en auraient-ils donc pas ?)

 

Rien ne fonctionne plus au niveau des neurones.

Puisqu’ils sont épuisés, je l’ai dit et redit.

Mais, phénomène unique dans tout l’Hexagone,

Mes mains sur le clavier poursuivent leur déduit.

 

N’attendez point de moi  grammaire ou politique,

Philosophie, morale , art brut ou cinéma :

Quand on est hors circuit, on est hors de pratique,

La main seule, au hasard, se pose ici ou là.

 

J’avais donc composé un bouche-trou facile,

Pour occuper du moins l’espace accoutumé.

En panne samedi je me jugeais habile

De disposer de ces couplets tout préparés.

 

Eh bien non, voyez-vous, mes belins, mes belines,

Je n’ai pu profiter de cet aisé recours.

Car point ne l’ai trouvé…Restait, je l’imagine,

A tout refaire pour vous prouver mon amour.

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lucette desvignes
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20 janvier 2017 5 20 /01 /janvier /2017 11:53

         On peut se demander (du moins je me le demande, moi qui n’ai rien d’un politologue praticien) à quoi véritablement auront servi ces primaires du PS, puisque aucun des candidats ne peut espérer représenter un résultat significatif, que leurs différences n’ont fait que rendre bien aléatoire le ralliement de toutes leurs forces après ce petit « pas de sept » en chorégraphie publique, et qu’enfin ce n’était que de la frime vu que d’autres prétendants peaufinent leurs batteries dans l’intervalle (oui, ça doit bien se passer à la peau de chamois, une batterie ?). Le grand bal, c’est pour plus tard, ces répétitions n’ont pas grand sens. Et le froid glacial ne va-t-il pas empêcher bien des gens d’aller voter ? Les équipes de volontaires du zèle seront-elles aussi décidées, aussi entraînées, aussi bien organisées que sous Giscard, par exemple, quand on allait chercher les vieillards pour les escorter dans les bureaux de vote et qu’on faisait même voter les morts ? Peut-être ces pratiques  folkloriques ont-elles fini par s’arrêter. Toujours est-il  que la fonction même du vote semble avoir pris un coup dans l’aile : ce devoir dont certains se moquaient paraît avoir acquis une certaine force de séduction (de protestation ou d’expression, peu importe : l’essentiel est qu’on s’en serve), mais sera-t-il encore pratiqué quand il devrait l’être pour de bon, pour ces trois fois deux tours d’affilée qui cette année célébreront le printemps ?

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lucette desvignes
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