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17 juillet 2017 1 17 /07 /juillet /2017 09:29

         Certes j'ai pris mon jour de fête nationale - comme vous tous, mes belins-belines, mais je n'ai pas fait le pont comme la plupart d'entre vous. Le 14 je remplissais mon petit panier d'actu de manière à vous fournir encore de la docu ce lundi matin. Outre la découverte que l'absolue perfection de la gestuelle de masse avait aussi cours chez nous,  et mis à part le regret de ne pas avoir vu le       bélier de la légion marcher en tête de la formation, j'ai admiré - surtout dans son principe de base - cette fanfare dont chaque unité représentée dans son uniforme jouait d'un instrument, d'où sa bigarrure inattendue de tenues, de couleurs et de couvre-chefs. Une fois de plus, la chance était là pour M. Macron : il aurait bien pu pleuvoir comme lors de sa prise de possession de l'Avenue des Champs-Elysées,  il n'y a pas si longtemps, ce qui lui permettait de s'affirmer dans la volonté de domination, le courage, l'obstination, mais M.Trump n'aurait pas apprécié, c'était donc super, comme disaient les gamins de mon temps, d'avoir cette lumière impériale, symboliquement sans un nuage. Et chance aussi, que les USA soient entrés dans la guerre exactement un siècle plus tôt! Il paraissait tout à fait à sa place, M. Trump, il faisait vraiment partie de la famille, l'amitié franco-américaine redevenait éternelle. A ^plusieurs reprises, on avait même l'impression qu'il était impressionné... Si seulement, après avoir découvert combien le ciel de Paris était clair et pur et léger il se décidait à faire chez lui - donc collatéralement dans le monde - une tentative d'épuration de l'atmosphère...

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lucette desvignes
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15 juillet 2017 6 15 /07 /juillet /2017 09:36

         Eh bien oui, j'ai tout vu! Je voulais simplement, avant l'heure, voir comment s'organisaient les divers et innombrables morceaux du défilé (car enfin quand la caméra vous les montre tout est merveilleusement en place, mais il a bien dû y avoir des tâtonnements, des répétitions, avant que tout ne se mette en route, et où se placent-ils les uns les autres en attendant leur tour?). Et puis à 10h pile tout s'est ébranlé et je suis restée devant - pas tout à fait à béer, mais pas bien loin. Les défilés flotte petit drapeau ça n'est pas mon affaire, pas plus que les reconstitutions folkloriques. Mais là j'ai été coincée, et pour de bon. J'avais tendance à penser que la perfection absolue des mouvements de masse, militaires ou festifs, était l'apanage des nations d'extrême Orient, Chine ou Corée, où l'humain s'efface devant le prestige d'un mécanisme du geste et de la couleur dont la plus minuscule faille est absente. Or j'ai vu défiler la perfection même, les bras,  les jambes, les chaussures multipliés dans la roideur d'une mécanique parfaite, avec cette variété des unités de l'armée impeccablement déroulée, ici les foulards de gorge en soie éclatante, vermillon vert cru bleu clair marine, là l'alternance des chemises, bleues à manches, blanches manches courtes, vestes galonnées,  et encore au niveau supérieur, au-dessus des rangées de visages figés comme des masques  sans expression,  une profusion de casques casquettes bérets à pompon plumets   shakos képis petits chapeaux à l'élégant retroussis  et c'était la perfection pure, je vous dis. Vues du ciel, ces formations variaient dans leur volume et leur couleur, les instruments exhibés en fin de parcours se fondant sur une symétrie absolue puisque, cet orchestre aussi, il lui fallait bien se scinder selon deux majestueuses courbes, comme chaque unité (sauf, ai-je appris, la légion , dont les barbus font bloc en refusant de se séparer même dans le cadre de cette chorégraphie solennelle).

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lucette desvignes
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13 juillet 2017 4 13 /07 /juillet /2017 18:39

         On insiste souvent - c'est même un sujet d'ébaubissement de maint commentateur, comme si dans le fouillis des actus ils découvraient chacun, en cadeau personnel, ce thème sans danger qu'on peut développer à loisir - sur le caractère insolite, quasi pharamineux, du destin de M. Macron dans ses trois dernières années. Et certes ce franchissement des obstacles, cette rapidité de notoriété, cette frénésie galopante du public qui s'attache à lui comme à un nouveau soleil et lui vote allégeance sans un instant de réflexion, tout cela forme un ensemble auquel on donnerait volontiers l'étiquette de macronien (jamais personne avant lui n'en a fait autant). Et on reste pantois devant la succession des événements  où il brille comme un nouveau soleil, comme l'Ammon-Râ qui de toute éternité nous avait été destiné : tous les jours un fait saillant, une visite, un discours, une prestation (le climat, Simone Veil, Angela et ses étreintes, Versailles, Poutine, Trump, l'Afrique, le G 20, le 14 juillet... Même l'anniversaire de la tuerie de Nice lui permet de s'exhiber au moins sous deux angles le même jour, et d'y apparaître avec le N°1 de la planète lui donne de la stature, du volume, de l'étoffe. Pour la montre, tout ça. Mais cela ne l'empêche pas jour après jour de continuer à s'activer dans les coulisses, et d'autant plus en vitesse qu'il veut prendre son monde par surprise : ce qui sera voté ou décidé ou ordonnancé dès les premiers mois de sa fonction,  ce sera moins combattu que lorsque les meurtris auront pansé leurs plaies et se seront regroupés pour la lutte. J'en veux pour preuve cet arrangement pour les maladies des employés (responsabilités, congés, grandes lignes et petits détails) : il paraît que le MEDEF est ravi. Avant même de connaître le texte, d'après cette réaction patronale, on peut être sûr que la décision est une catastrophe pour les salariés. Le soleil ne brillera pas pour tout le monde, mes belins-belines...

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lucette desvignes
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11 juillet 2017 2 11 /07 /juillet /2017 10:01

         Blog N°2531 - en avance pour mercredi 12 juillet 2017.

 

         Le niveau national, considéré la semaine dernière comme un but suprême, ne suffit manifestement plus. M. Macron passe à l'international, après les opérations courtoises de présentation auprès des uns et des autres, et même auprès de vingt d'un seul coup. Mais c'était surtout de la figuration : avec le CIO on passe aux grandes affaires, on discute avec  les top décideurs, il s'agit de charmer les brasseurs de destins sportifs. Et tout le monde sait maintenant que M. Macron sait y faire, et même qu'il est encore porté par une espèce de vent favorable qui lui a fait jusqu'à présent gagner toutes les batailles. Et puis, il faut souligner que les deux grands rivaux à ces J.O. ont déjà  passé la main : trop onéreux, disent-ils avec sagessee, trop de grands travaux à entreprendre, trop de sacrifices à imposer au bas peuple. Naturellement nous sommes,  nous, restés au premier rang des candidats.  Paris capitale olympique! Et l'exposition universelle qui se profile derrière! S'il existe  un autre champ de compétition, qu'il s'amène, qu'il se fasse connaître, allez on est preneur, on retrousse les manches, c'est nous qu'on peut tout faire, ah! mais. On n'en est pas à quelques milliards près : il n'y a qu'à voir l'ardoise que nous traînons déjà depuis si longtemps et qui, mes belins-belines, s'alourdit de jour en jour puisqu'il semble que nous la brandissions avec fierté. On n'a qu'à annoncer au peuple que la France a reconquis sa première place dans le monde : un nouveau tsunami de hourrahs! et d'allégeances va suivre, immanquablement,  vu comme tout se passe depuis quelques semaines. Et tout baigne,  puisque ce matin on annonce un train d'économies dans les dépenses publiques : fournir le gouvernement et ses services en voitures moins chères, faire la fête à Versailles une fois par an seulement.... Allons, nous sommes en bonne voie.

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lucette desvignes
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11 juillet 2017 2 11 /07 /juillet /2017 08:53

         Chaque fois qu'on apprend, glissé en douce sans grande publicité, que quelqu'un vient d'être nommé à un poste quelconque, c'est toujours quelqu'un de la bonne droite bien franchouillarde dont on découvre en même temps que c'est un copain  de coeur de M. Macron, voire qu'ils ont trafiqué ensemble naguère dans la banque ou dans les finances du pays. Je suis bien sûre qu'en cherchant un peu M. Macron aurait pu trouver dans des zones politiques moins ouvertement droitières (par exemple parmi des rescapés socialistes puisqu'il se vante de s'entourer au besoin de "gens de la gauche" du genre Castagner ou Collomb et que d'ailleurs des députés socialistes ont voté la confiance) quelqu'un qui aurait avantageusement fait l'affaire. Mais vous avez bien vu que le regard de M. Macron a changé, au point de presque prendre une nuance "plomb durci". De l'acier et non plus une douceur bleue attendrissante, une mâchoire de loup pour aller avec au lieu d'un ovale caressant. J'aime regarder les gros plans qu'on donne de lui : avant même que la presse ne soit réduite à ses journalistes privés, il y a eu tellement de clichés pris du candidat phénomène, puis du royal élu,  qu'on n'est pas près d'épuiser les réserves d'instantanés pris à la sauvette qui, bien choisis et bien distribués selon l'actu, nous familiariseront avec un masque de tsar.

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lucette desvignes
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10 juillet 2017 1 10 /07 /juillet /2017 10:23

         Qu'il pleuve ou non sur Paris, je vous avoue que cela m'est parfaitement égal : qu'ils se débrouillent comme ils peuvent avec leur taux d'étouffement et de pollution, ils sont eux-mêmes la racine de leur mal, ces Parisiens pleins de morgue pour leurs inférieurs de la campagne... Mais tout de même, le métro noyé par la pluie, c'était un spectacle! L'eau s'engouffrant dans les entrées, dévalant en cascades sur les marches, refluant des chaussées sur les voies, ici ou là s'organisant du plafond en rideaux liquides capables de doucher quinze personnes  de front à la fois... Oui, un spectacle rare, et quelle panique quand tout a commencé pour ceux qui se trouvaient à l'intérieur! Par la suite, quand on en est passé à l'évacuation  de tout ce liquide, on pouvait dire que ç'avait été du lavage à grande eau, un luxe inhabituel peut-être bienvenu.  Dans mon ignorance totale des technologies modernes, j'ai eu comme première réaction d'imaginer un court-circuit gigantesque sur tout le réseau, genre Tour infernale ou sinistre monstre des films américains si prodigues et maîtres de leurs catastrophes de cinéma (maîtriser les incendies qui dévorent la Californie en été s'effectue de manière autrement impraticable et désolante). Et les chiens des SDF qui se couchent si sagement aux ^pieds de leur maître et de sa casquette  vont devoir s'allonger dans l'humidité pendant longtemps. Et pas une goutte de cette miraculeuse inondation pluviale pour mon jardin ! Presque trois années de suite que mes phlox n'ont qu'une tige rabrougrie au lieu de m'offrir de grandes touffes  multicolores et doucement parfumées!

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lucette desvignes
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9 juillet 2017 7 09 /07 /juillet /2017 19:39

Pour Samedi 8 (?) :

 

         Remarquez bien, je vous ai envoyé hier (ou à sa date) un "Courrier des Ténèbres" qui n'avait rien à voir avec aucune "Leçon des Ténèbres". J'avais abandonné toute prétention a assurer mon devoir quotidien : je pouvais encore me charger de vous expliquer mes combats avec la date, mais rien de plus, en tout cas pas le moindre soupçon d'enseignement aussi futile, aussi ténu pût-il être donc sans portée. Vous pourriez sans doute attendre de moi un petit quelque chose à ruminer pour la route, une remarque de morale,  une incitation à bien vous conduire, quelque chose en somme qui cadrerait  avec la mission que je me suis donnée auprès de vous il y a déjà bien longtemps, mes belins-belines... Mais en fin de compte ce vent si vigoureux de moralisation qui a semblé parcourir la nation il y a quelques semaines a dû vous laisser assez de traces officielles pour que je puisse m'abstenir pendant mon séjour de ténèbres : on vous l'a dit et redit, signé paraphé, tamponné en encres de diverses couleurs : d'abord on ne triche pas, et si on a triché on le dit et on démissionne;  ensuite si on nie publiquement avoir volé ou triché, si tout le monde sait que vous mentez, on ne donne pas sa parole d'honneur, on ne s'expose pas au parjure, on n'attend pas pour démissionner que la presse ait révélé et que la justice ait confirmé.  On se fait tout petit et on se fait oublier. Ce sont là les grandes lignes des nouvelles exigences morales : M. Macron y a suffisamment insisté pour que je n'aie pas à repasser derrière. Vous voilà donc nantis du viatique indispensable  et mes erreurs de date colmatées. D'ailleurs, vous vous en moquez bien : vous êtes tous coincés dans les embouteillages sans nombre sur la route des vacances... A tel point que je me demande si je ne suis pas privilégiée d'être plongée dans mes ténèbres...             

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lucette desvignes
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9 juillet 2017 7 09 /07 /juillet /2017 17:58

Pour vendredi 7 (?) :

 

         Ah mes belins-belines, imaginez-vous que vivre dans le noir jour après jour  depuis le matin pour éviter que l'ensoleillement de l'extérieur ne  faufile sa chaleur au dedans m'a fait perdre la conscience de la date ! D'autant que mes amis évitent de venir me voir; ils savent que je profite de cette pénombre tous contacts rompus avec le monde pour adopter des tenues légères non faites pour le public : c'est très attentionné de leur part et je leur en sais gré, mais je n'ai plus,  dès lors, de points de repères. C'est vrai que je pourrais via la télé toujours savoir où en est M. Macron, ce que deviennent les affaires de ses affidés (qu'est-ce que cette affaire de Las Vegas? Qu'est-ce qu'allait y faire notre nouveau ministre du travail? Est-ce qu'elle va démissionner comme les deux ou trois autres d'avant?). Mais justement rien de tout ça ne m'intéresse et j'aime encore mieux rester dans mes semi-ténèbres sans trop savoir où  en sont ces dames ni où j'en suis. Le "Je ne sais où j'en suis" des divines marquises de Marivaux m'évoque trop de souvenirs délicieux pour que je trouve accablante l'application de la formule à mon égard. Tant pis! Après tout, j'aime tellement guetter l'heure zéro aux environs de minuit sur mon réveil à gros chiffres lumineux, j'ai tellement l'impression de ne plus exister pendant quelques secondes dans un temps suspendu, que j'aurais bien tort de m'affliger d'avoir perdu la conscience de la date. Le seul chagrin, mes belins-belines, c'est de rompre mon lien avec vous, mais précisément je le maintiens, ce lien, en vous exposant mes doutes... Et je récidive avec le lien de demain, vous n'aurez donc absolument pas été frustrés. Un peu de retard,  ça n'est tout de même pas grand-chose...                            

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lucette desvignes
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7 juillet 2017 5 07 /07 /juillet /2017 11:40

         Tous les mercredis la France attend la sortie du "Canard enchaîné" pour voir où en est le niveau moral des catégories dirigeantes. C'est que cette fameuse notion de moralisation sur laquelle a été mis un tel accent convaincu et autoritaire semble rester visiblement au niveau des grands principes, la réalité se chargeant,  malgré qu'on en ait comme dirait Molière, d'apporter les preuves diverses qu'elle est incapable de les appliquer, même dans le cadre d'une restructuration des structures accompagnant le chamboulement des notions de base. Certes ces révélations tranquilles hebdomadaires ont quelque chose de la chasse à l'homme, et on les accueille soit en se gaussant et s'esclaffant, soit en se désolant et se consternant. Mais tout de même on est bien obligé de reconnaître que les affaires montrées du doigt il y a peu, au moment de l'établissement solennel du nouvel évangile, ont tendance à diminuer sur l'échelle du blâmable à telles enseignes qu'on les passe aisément sous silence, quelle que soit la portée ou la catégorie du délit. M. Macron plane trop haut, il est trop loin, pris par ses devoirs de représentation hors Hexagone, pour vérifier les écorchures faites par les siens à son code d'honneur - et pourtant, si la nation doit se résigner à retrouver la même indifférence qu'avant au niveau des considérations morales de l'élite dirigeante, à quoi a bien pu servir pareil chambardement d'avant le jugement des urnes et dans le but de l'infléchir dans la bonne direction? Au fond, à part la question des vaccins dont on fait grand cas, comme s'il s'agissait d'un péril à museler dans l'urgence, à part aussi la grossière tentative d'installation du lobby Monsanto parmi nos populations d'abeilles (heureusement Nicolas était là, et puisse-t-il continuer longtemps dans ses protestations tranquilles si bien écoutées) - oui, qu'y a-t-il eu de nouveau, de changé, de révolutionnaire? Quelques têtes  flétries remplacées par des têtes ahuries qui ne savent que godillotter niaisement. Il faudra encore attendre pour que l'air soit vraiment purifié.

         Tous les mercredis la France attend la sortie du "Canard enchaîné" pour voir où en est le niveau moral des catégories dirigeantes. C'est que cette fameuse notion de moralisation sur laquelle a été mis un tel accent convaincu et autoritaire semble rester visiblement au niveau des grands principes, la réalité se chargeant,  malgré qu'on en ait comme dirait Molière, d'apporter les preuves diverses qu'elle est incapable de les appliquer, même dans le cadre d'une restructuration des structures accompagnant le chamboulement des notions de base. Certes ces révélations tranquilles hebdomadaires ont quelque chose de la chasse à l'homme, et on les accueille soit en se gaussant et s'esclaffant, soit en se désolant et se consternant. Mais tout de même on est bien obligé de reconnaître que les affaires montrées du doigt il y a peu, au moment de l'établissement solennel du nouvel évangile, ont tendance à diminuer sur l'échelle du blâmable à telles enseignes qu'on les passe aisément sous silence, quelle que soit la portée ou la catégorie du délit. M. Macron plane trop haut, il est trop loin, pris par ses devoirs de représentation hors Hexagone, pour vérifier les écorchures faites par les siens à son code d'honneur - et pourtant, si la nation doit se résigner à retrouver la même indifférence qu'avant au niveau des considérations morales de l'élite dirigeante, à quoi a bien pu servir pareil chambardement d'avant le jugement des urnes et dans le but de l'infléchir dans la bonne direction? Au fond, à part la question des vaccins dont on fait grand cas, comme s'il s'agissait d'un péril à museler dans l'urgence, à part aussi la grossière tentative d'installation du lobby Monsanto parmi nos populations d'abeilles (heureusement Nicolas était là, et puisse-t-il continuer longtemps dans ses protestations tranquilles si bien écoutées) - oui, qu'y a-t-il eu de nouveau, de changé, de révolutionnaire? Quelques têtes  flétries remplacées par des têtes ahuries qui ne savent que godillotter niaisement. Il faudra encore attendre pour que l'air soit vraiment purifié.

 

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lucette desvignes
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6 juillet 2017 4 06 /07 /juillet /2017 08:43

         Il est rare qu'un journaliste ou un politologue, quelques précautions de style qu'ils puissent prendre pour caresser la vox populi dans le sens du poil, ne révèle pas dans son ton, ses moues ou ses termes tranchants qu'il ne se sent pas à la dévotion de l'idole de notre  temps. S'ils insistent avec force (c'est comme un bout de discours obligé) sur le caractère insolite du profil de ce jeune playboy qui en deux ou trois ans a franchi toutes les étapes possibles de la fonction suprême sans avoir jamais connu le jugement des urnes (sauf quand les carottes étaient cuites pour qui ne brandissait pas, journaliste, politologue ou simple citoyen, sa pancarte d'adhésion à En Marche!), c'est pour avoir le droit de souligner que tout ça c'est jupitérien, c'est Roi Soleil, c'est Second Empire, c'est flonflons et dorures de la fête à Neuneu. Et, donc,  que c'est fragile,  tape à l'oeil, que ça ne tiendra pas si longtemps qu'on ne pense. Il faudra, pour avoir une idée,  attendre le mardi soir, une fois le deuxième discours terminé - celui qui doit, les mains dans le cambouis, préciser les mesures qui vont s'abattre sur nous après que le grand patron ait la veille exposé dans les hauteurs les amples volutes de son lyrisme abstrait. Or, les deux aspects d'une même volonté de puissance, comme dirait Nietzche, n'aboutissent pas vraiment à nous renseigner. Surtout M. Macron s'entoure de quelques rares journalistes ou nègres (on dit "plumes" sous cette monarchie  nouvelle) taillables et corvéables à merci, tout prêts à donner leur sang : les autres, qui n'ont pu parvenir à ce chérissement jaloux,  " ne sont rien" ; sic ait deus , ainsi l'a dit dieu. Pas de contacts avec  eux, on les tient à distance, on se méfie d'eux, ce qu'ils diront ou feront ne portera pas le sceau de la vérité officielle. C'est presque le "elle t'écrasera la tête" de la Genèse - mais il ne faut pas négliger l'autre aspect de la prédiction divine, " tu la mordras au talon"'.

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lucette desvignes
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