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19 avril 2017 3 19 /04 /avril /2017 16:35

          En ces temps de turbulences, je méditerais volontiers sur une idée de Michel Serres, lequel, si j’ai bien compris, a lui-même ramassé quelques glanes dans les découvertes toutes récentes de médecins contemporains. C’est à propos de la guérison, qu’en général on a tendance à considérer comme un retour à l’état d’origine, une fois terminées les alertes pour la survie contre la maladie (mais si on revenait strictement à l’état ancien la rechute serait à peu près inéluctable).  Or la guérison s’analyse comme un état nouveau mis sur pied par l’organisme qui reprend sa vigueur après les alarmes et les luttes de toute sorte qu’il a connues. Non seulement les traces de la maladie demeurent visibles, même si elles ne sont pas nocives, mais en outre l’organisme est renouvelé, différent en tout cas, aguerri, peut-être mûri par l’expérience traversée. Il est passionnant d’appliquer cette réaction de l’organisme au mécanisme apparemment suivi dans l’ensemble des présidentielles. On est en présence d’un grand corps malade qui péniblement en arrive à une survie maladroite, mais qui a totalement changé dans sa nature et ses options. Le clivage gauche-droite est abandonné (on peut le croire semble-t-il) alors qu’il a structuré le fonctionnement politique depuis des décennies. Les étiquettes des partis sont devenues obsolètes, ne convenant plus du tout aux forces diverses qui s’y manifestent. De nouvelles approches émergent, de nouveaux besoins mentaux ou politiques se font jour – n’est-il pas frappant de voir s’imposer ce besoin de moralité, cette détestation du mensonge, de la tricherie, même de celles dont on tente de vous garantir l’inexistence en vous regardant les yeux dans les yeux ? Une nouvelle connaissance, une nouvelle méfiance de l’homme a accompagné la crise : une fois celle-ci dépassée : la guérison s’affirmera peut-être, mais le retour à l’état antérieur ne se produira jamais plus

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lucette desvignes
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18 avril 2017 2 18 /04 /avril /2017 08:23

          Je me rappelle dans ses grandes lignes ce que la légende appelle les derniers mots de Rameau, notre grand Jean-Philippe. Dans les grandes lignes seulement, puisque je ne me rappelle plus la raison pour laquelle certaines de ses oeuvres avaient été condamnées (par qui d’ailleurs ? sans doute par l’Eglise, il avait peut-être composé des oeuvrettes grivoises, je ne sais ; en tout cas il y a avait toute une série de ses compositions qu’il avait été condamné à détruire par le feu. C’est ce que venait vérifier le contrôleur de l’exécution du jugement, alors qu’alité à jamais il était près de rendre le dernier soupir. Oui, Oui, il avait tout brûlé, il avait détruit toute cette mauvaise musique, il pouvait partir en paix blanc comme neige. L’Eglise respirait – mais Rameau, une dernière petite lueur dans l’œil, avait ajouté pour son fidèle serviteur penché sur lui : « Mais toi tu sais où j’ai caché les copies ». Je regrette de ne pouvoir transmettre l’anecdote qu’avec des à peu près. Toutefois l’essence même de la chose me revient à l’esprit lorsque j’apprends que Fillon a rendu à l’autorité deux costumes ordinaires au lieu des costumes princiers offerts ,naguère en échange de ses bons offices. Avec Rameau, la tromperie avait tout de même plus de classe. : on peut en rire de bon cœur, et sans s’indigner. 

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lucette desvignes
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15 avril 2017 6 15 /04 /avril /2017 13:00

          On a commencé en hauts lieux à tourner la lumière des projos vers les petits candidats, c eux dont jusqu’alors on n’avait même pas retenu les noms, ou presque, quelques jours seulement avant l’officialisation de la campagne (vous savez, avec panneaux d’affichage et clips télé). Comme cela on ne paraissait pas les avoir défavorisés. On les montre, on les interviewe, on les fait parler jusqu’à plus soif, bref on veut nous démontrer  qu’on ne méprise personne dans cette démocratie hexagonale qui est la nôtre. On pouvait sans problème ajouter leurs affiches à celles des autres d’un mouvement tout naturel : chez nous, chacun a droit aux mêmes honneurs, on n’a donc pas eu l’air de les repêcher dans des Limbes irrespirables pour les faire se trémousser avec ostentation. Mais d’une part je ne comprends pas ce qui motive ces cirons sympathiques à vouloir gouverner la France (Deo volente and weather permitting – si Dieu le veut et le temps le permet, disent les Anglais cultivés) et d’autre part comment peuvent-ils espérer recueillir des voix au-delà de celles des commerçants de leur quartier ? Le taux de leurs sondages a de quoi faire frissonner – mais ne dirait-on pas que ça les dope ? Quant aux quatre autres qui vont « arriver dans un mouchoir », nous prédit-on finement, impossible de rien deviner supputer supposer de l’ordre d’arrivée. Les instituts de sondage doivent trembler pour l’honneur de leur réputation ; jusqu’à présent ils ont connu leur pain blanc, qu’en sera-t-il de leurs ultimes prédictions ?

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lucette desvignes
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14 avril 2017 5 14 /04 /avril /2017 11:18

          Il faut bien croire que l’initiative BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanction)  est née d’une idée de génie : si elle avait été improductive, inefficace, mal suivie, elle aurait été traitée avec mépris par Israël et dans la foulée par toutes les associations juives de France et de Navarre. Or, dès le début mais surtout avec de plus en plus d’acrimonie, la campagne contre l’appropriation des produits palestiniens par les mercantiles israéliens a soulevé l’inquiétude, puis la colère, puis la fureur de tout le camp hébreux, qui ne doute absolument pas que le territoire de la Palestine sera bientôt une seule province juive :donc pourquoi attendre pour déclarer israélien ce qui est purement et simplement palestinien ? Au diable les nomades du Néghev, les cultivateurs aux moyens ancestraux, les Arabes dont on a volé l’eau, la terre, le passé historique – bref, qu’on voudrait exterminer dans l’exécration ! Le mouvement d’entraide, de soutien, d’amitié qui depuis plus de soixante ans a réussi à se constituer solidement et qui gagne de proche en proche, l’AFP âme du BDS,, représente la plaie dans le flanc d’Israël. Les efforts pour l’abattre sont inopérants, peu à peu de grandes multinationales s’émeuvent et s’ébranlent ; même l’ONU se fait entendre ici ou là, c’est dire ! Alors les associations juives (furieuses que les jeunes Juifs s’organisent pour soutenir le BDS et ses défenseurs) passent aux voies de fait. Elles établissent des listes de noms, notent les adresses, envoient des mails de menaces – cela va jusqu’aux menaces de mort, le croiriez-vous ? Comme si l’horrible tyrannie israélienne sur les territoires occupés devait être transférée chez nous, en parfaite insertion de politique étrangère dans notre menu de délibération et de décision. La manière expéditive dont Israël supprime tous ses opposants l’un après l’autre sert d’exemple éblouissant : voilà les associations pro israéliennes de France qui, déjà fortes de la longévité de l’ignoble loi Alliot-Marie, vont ouvrir à nos tribunaux des voies inflexibles et sanguinaires pour châtier leurs ennemis.. Gare à ceux-ci si Valls  surnage !...

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lucette desvignes
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13 avril 2017 4 13 /04 /avril /2017 10:16

          J’ai toujours pris parti pour les petits contre les grands, cela constitue même la base de ma philosophie. Je ne veux donc rien dire contre cette avalanche de « petits candidats » sous laquelle on nous ensevelit tardivement (et, me semble-t-il, e,n vain). On a même l’impression qu’on nous a ajouté cet élément chorégraphique pour nous récompenser d’avoir tenu le coup jusqu’à présent avec les évolutions des grands, exactement comme sur les Tréteaux de la Foire du XVIIIème on dansait et chantait quelques couplets une fois la représentation terminée. Le « Si je suis élu Président de la République » de chacun d’eux rend un son un peu pathétique, un peu grotesque ; certes ils ont eu du courage de se langer dans la bagarre, mais n’ont-ils donc aucun sens des réalités ? Je me rappelle qu’au premier vote qui avait suivi la Libération un candidat de ma région avait pour but de « rendre leur sourire aux filles de France » - beau dessein, mais les moyens d’y parvenir manquaient de clarté…Pendant ces derniers jours haletants, je me demande si les électeurs vont se raccrocher à un programme : il y a tant d’aspects dans chacun  d’eux qu’on y trouve à bire et à manger, et que malgré cette abondance il reste des ,non-dits consternants : qui défend le droit à mourir dans la dignité ? qui interdit carrément la maltraitance animale, les mutilations des porcelets, les entassements de mille vaches pour les pomper jusqu’à la moëlle, le martyre des bêtes sauvages dans les cirques ? Too late, Zu spät, Troppo tardi pour en parler valablement, il faudra attendre le prochain quinquennat…

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lucette desvignes
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12 avril 2017 3 12 /04 /avril /2017 10:21

.           Les dates, les sommes (souvent si gigantesques qu’elles signifient autant que zéro pour nos comprenettes dépassées au-delà d’un certain niveau) jouent   leur rôle dans ce chaotique emberlificotage qu’est devenue la campagne présidentielle – et ce n’est pas parce que depuis hier on semble y avoir mis de l’ordre à grand renfort de panneaux d’affichages sur nos murs et de clips sur nos écrans que la situation a pris quelque clarté nouvelle, d’autant que les affiches officielles ont immédiatement été parodiées (j’aime, oh j’aime l’affiche Macron avec ce charmant Pinocchio dont le nez menteur s’allonge sans cesse). Contrairement à mon habitude (vous savez bien que ma comprenette personnelle dépasse rarement la centaine) je suis frappée ce matin par la somme de 31.000 € : c’est ce que la Marine nationale a glissé dans la ^poche d’un de ses assistants parlementaires en règlement d’un SMS. C’est cher payé au kilog, surtout si c’est dans la poche du contribuable que c’est prélevé. Est-ce que les fanas de la dame vont enfin ouvrir les yeux, au moins sur cet aspect de son action vigoureuse ? Et une date me frappe aussi, même si d’habitude j’ai un peu tendance à faire des mélanges : c’est depuis 1982, mes belins-belines, pas seulement depuis 1994, que la Pénélope de notre malheureux Ulysse touche une bonne grosse paye pour la simple peine de voir arriver la fin du mois. De ce côté-là aussi il devrait y avoir des fidèles du « socle inamovible » enfin prêts à revoir leur jugement, surtout si, dans cette mouvance de dignité et de piété ils accordent quelque prix à l’honnêteté et au sens de l’honneur.

 

 

 

 

 

jouent

 

 

 

 

 

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lucette desvignes
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11 avril 2017 2 11 /04 /avril /2017 10:53

          J’aurais vraiment voulu être la première à vous annoncer la nouvelle, mes belins-belines, et je suis bien désolée de penser que d’autres l’auront fait avant moi, à cause de mes aurores que je situe toujours en plein milieu de matinée bien avancée. Mais tout de même j’y reviens, même si vous êtes déjà au courant : oui, depuis hier soir nous sommes en campagne présidentielle. Enfin ! Depuis le temps qu’on nous la promettait, celle-là ! Eh bien nous ne l’attendrons plus, on va connaître les noms et les faciès des candidats, leurs habitudes, leurs projets personnels, leurs programmes. Jusqu’à présent on ne nous a parlé de rien, on ne nous a rien montré, on ne nous a rien transmis, on n’a pas fait le moindre commentaire. Rassurons-nous : ça va changer, et comme il ne reste plus que deux semaines pour nous renseigner je compte que la télé va sortir de son silence. Et ça serait bien, mes belins-belines, car enfin on ne peut pas élire un président de la République sans être informé si peu que ce soit. Oh ils ont bien compris, en hauts lieux, puisqu’on a des affiches placardées en série sur tous les panneaux d’affichage (avec la couleur spécialement étudiée, ici on a supprimé du rouge pour ne pas effrayer les foules, là on a fait sourire le sujet pour que l’électeur ne le prenne pas pour un vieux grognon, chaque affiche doit frapper comme une synthèse, avec devise, stature noble, bref tout ce qu’il faut pour vous accrocher au passage. Et ils ont même prévu des clips (tous la même durée, mais chaque candidat libre de son agencement interne) pour capter l’attention par surprise. J’en ai vu un ce matin, plein d’humour et de dérision. Mais de passer devant la collection d’affiches tous les jours, ou de voir à la télé jusqu’à plus soif les clips de campagne, cela va-t-il changer quelque chose en quoi que ce soit pour tout un chacun dans l’accomplissement de son devoir civique, quand le grand jour sera venu ?

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lucette desvignes
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10 avril 2017 1 10 /04 /avril /2017 10:15

          Dégâts des eaux ? Parfait ! Dans la vie moderne on a tout prévu, parades,  assurances, mutuelle… On ne risque rien, tous les risques et frais seront couverts. Quand la calamité frappe à votre porte, vous vous adressez en urgence à la compagnie qui doit répondre sur–le-champ : au téléphone vous la contactez, certes, mais elle sera  indisponible avant trois heures minimum. Vous rengainez vos belles certitudes et vous vous contentez de votre plombier habituel : il est là en une demi-heure, donc tout baigne (c’est le cas de le dire). Ensuite vous contactez les réparateurs de sols : on vous donne le choix entre la pose d’un parquet plastifié (sur votre beau parquet en chêne ? ça ne fait rien, le parquet à coller est lui aussi chêne clair, c’est une chance) et la pose d’une moquette, pour laquelle la chambre doit être totalement vidée de ses meubles. Accablée de votre impuissance à déménager, vous vous décidez à contrecœur pour le parquet plastifié, .qui entraîne moins d’exigence de fort des halles.. Le poseur de parquet arrive, tout seul, et s’étonne qu’on ne vous ait pas signifié que pour une chose comme pour une autre il fallait une pièce absolument nue. Il est brave, cet homme. Il comprend que, les choses étant ce qu’elles sont, vous préféreriez la moquette. Il découpe un bout de celle à remplacer, il vous en mettra une pareille, même nuance même qualité. Et il téléphonera pour annoncer son passage, et ils seront deux : vous n’avez qu’à enlever les bibelots, ils dégageront le reste si cela dépasse vos faibles forces. Il téléphone, mais pour vous dire  qu’il ne possède pas dans ses stocks la nuance de moquette désirée (pas étonnant, quand vous pensez au mal que vous aviez eu pour la trouver en son temps) , mais il a un joli beige, ou un joli gris ; lui pour sa part il prendrait ce joli gris, ça va avec tout. Dégâts des eaux réparés : vous aurez du gris ou du beige, vous verrez bien. L’essentiel est qu’au téléphone ça aille vite…

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lucette desvignes
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7 avril 2017 5 07 /04 /avril /2017 10:31

 

Je  dois vous informer, mes belins, mes belines,

Que demain samedi je ne serai pas là.

A saison des Rameaux la raison s’en devine :

C’est le Salon d’Autun qui  nous ouvre ses bras.

 

Depuis vingt ans – c’est vrai ! nous voici au vingtième –

De son Morvan secret il a su rayonner.

Tout ce qu’en livre et qu’en littérature on aime

Sans besoin de chercher vous allez le trouver.

 

Je ne sais pas si Darrieusseck ou quelques autres,

Alexandre Jardin, Angot, Pancol, Musso,

/De la médiocrité les flamboyants apôtres

Seront présents – résignons-nous puisqu’il le faut

 

Tolérons leurs bouquins aux belles couvertures :

Dans un Salon du Livre il faut un peu de tout.

Mais pour tous ces escrocs de la littérature

Manifestez ouvertement votre dégoût.

 

Je n’ai aucune autre consigne à vous soumettre.

L’atmosphère est là-bas vibrante d’amitié,

Aux petits soins pour les vrais défenseurs des Lettres :

Aucun Salon d’Autun ne se peut oublier.

 

Année après année on vous reçoit – oui ! – comme

Si vous étiez l’enfant de retour au pays.

Un enfant du terroir…Un écrivain est homme

A valeur de héros rien que puisqu’il écrit.

 

Merci de bien vouloir me procurer dispense

Des propos qu’au matin je prépare pour vous.

Je vais, en frissonnant de joie lorsque j‘y pense,

Pouvoir montrer mon tout dernier petit bijou.

 

Je vous donne le droit de me blâmer, belines,

Pour cette vanité et cet aveuglement.

Mais (car venant de moi le titre se devine)

Je veux vous informer : « La Parole est d’Argent ».

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lucette desvignes
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6 avril 2017 4 06 /04 /avril /2017 10:18

          L’accent a enfin été mis, à la télé toujours si maternelle, toujours si proche des douleurs du monde, toujours si rapide à mettre en lumière (et à en faire un sujet rebattu ensuite jusqu’à l’écoeurement général) une catastrophe ou une cause de souffrance inédite, sur les misères et tourments qui assaillent les marathoniens de la présidentielle. Oui, ils souffrent. Physiquement d’abord (ces meetings, ces déplacements incessants d’un bout de l’hexagone à l’autre, voire plus loin pour les plus culottés), il leur faut une carrure de vétérinaire à vaches pour tenir le coup sans faiblir, pour trouver les coups de gueule qui plaisent au peuple, pour avoir l’air suffisamment caustique et destructeur vis-à-vis des rivaux. Nerveusement ensuite : il faut tenir devant les insultes et commentaires nauséabonds, continuer droit dans ses bottes sous le blâme et la honte (pourquoi s’en faire, au fond ? ça passe tellement vite, le bon peuple gomme et oublie avec une vitesse stupéfiante) et résister aux effets des incessants sondages qui avec leurs hauts et leurs bas vous flanqueraient des crises cardiaques comme de rien. Familialement enfin : vous ne voyez plus les chers vôtres sinon en courant, vous ,ne pouvez même plus discuter tranquillement avec votre épouse des stratégies à adopter pour que les sommes puisées par elle dans la caisse publique puissent apparaître comme des dons aux bonnes œuvres. Oui, ils souffrent, je le répète. Ils se soutiennent à coups de piqûres, de traitements reconstituants, de cures d’entretien…Ne les plaignez pas : non seulement ils l’ont bien voulu, mais en outre ils sont tellement pris dans leur rêve de gloire qu’ils ne s’affaisseront qu’ au moment où l’on couronnera l’un des autres..

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lucette desvignes
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