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6 janvier 2017 5 06 /01 /janvier /2017 10:38

         Notre siècle, semble-t-il, s’est tellement enti0ché des chiffres qu’il soit devenu incapable d’accepter une vérité – voire une simple affirmation – sans qu’elle s’appuie de manière indiscutable sur un pourcentage, un relevé de statistique bref une évaluation tonitruante et péremptoire de son invérifiable justification. Regardez une notice pharmaceutique (si vous pouvez la lire sans une loupe) : les chances de guérison ou de troubles annexes, prévus ou seulement suggérés, sont estimées à des pourcentages si vagues que vous pouvez être preneur ou non as libitum, mais du moins la responsabilité du fabricant est-elle couverte. Le moindre ingrédient alimentaire est chiffré, conjointement à ses autres congénères : personne ne regarde ces tableaux d’ailleurs trop petits pour la vue, mais pas un produit, pas un emballage ne contrevient à la règle. Et je ne vous dis pas ce qui se passe au niveau information, donc médias, donc télé : rien n’est avancé sans sa garantie chiffrée, fonctionnaires, agents de service, boulangers, agriculteurs, catholiques pratiquants, chrétiens officiels sans pratique, proportion de petites boutiques ayant fermé leurs portes depuis cinq ans, pourcentage de tuberculeux, de sclérosés en plaques, de cancers du côlon d’ici à 2050 ou de nourrissons morts avant leur première année, tout se chiffre, se compte, s’énonce avec une autorité adamantine. Et les sondages sans lesquels nous ne pourrions vivre, que chaque association, parti, magazine ou mouvement de protestation commande à tel ou tel organisme (selon tendance) s’énoncent fièrement dans leurs différences criantes sur le même sujet : chacun se sert dans l’information qui lui convient, il y en a pour tous les goûts. Et les marges d’erreurs, qui peuvent être d’un comique achevé ! Il est vrai que ça lasse un peu, cette provision de vérités quotidiennes indiscutables  mais avec le programme imminent des primaires puis des présidentielles par derrière on a encore de beaux jours devant soi pour s’énivrer de chiffres faux.

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lucette desvignes
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5 janvier 2017 4 05 /01 /janvier /2017 08:39

         Aux dernières nouvelles, le bébé est mort. On sait pertinemment que le décès est dû à une ingestion par pipette (ou seringue : on l’a déjà modifiée plusieurs fois) d’un produit qui depuis 2002 – un bail tout de même, dites moi : quatorze ans – est mis à l’index comme dangereux, n’ayant pas répondu à tous les tests dans toutes les conditions qu’il est indispensable d’envisager. Il a été suspendu, puis interdit : ensuite la société pharmaceutique qui le produisait (et qui ne veut pas lâcher le morceau comme ça : vous imaginez ce que ça rapporte, un produit qu’on injecte ou fait avaler à tous les nouveaux-nés ?) fait profil bas.. Puis on a laissé passer un peu de temps, on a traficoté la pipette, on a remis ça – de nouveau des accidents, des inquiétudes, des morts. On renvoie le produit  pour l’améliorer (on ne dit pas pour le détruire et détruire tout ce qui s’y rapporte, non, personne ne veut désespérer de ce produit miracle qui dorerait aussi bien les parapluies des PDG que les émoluments des chercheurs). Vous imaginez tout ce qui grouille là derrière, d’influences, de capitaux, d’entregent, pour qu’au bout de quatorze ans on vous ressorte la saloperie, probablement sous un boîtage rénové, et qu’on la relance sur le marché. Il y a certainement des assassins dans les comités de production de ces machines à tuer, des complices un peu partout au niveau des diverses commissions de contrôle. Pourquoi la mise hors la  loi de cette substance n’a-t-elle pas été édictée, décidée, imposée dès qu’il s’avérait que la souche était vicieuse ? Si j’étais Jupiter tonnant, me mêlant des histoires des individus appelé hommes, je foudroierais méticuleusement l’usine et ses laboratoires afin qu’il n’en reste ni un vestige – ni (et là j’insiste) ni un chef de service ni un directeur ni un chercheur ni un actionnaire : place nette !

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lucette desvignes
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4 janvier 2017 3 04 /01 /janvier /2017 12:44

 

        On se croit toujours plus sage, plus réfléchi, mieux avisé que le reste du monde, et c’est volontiers qu’on donnerait des leçons de sagesse (suivez mon regard) sans pour autant être à l’abri de l’étourderie ou de cette admirative naïveté qui en face des gadgets les plus inattendus confine à la sottise. Ainsi en est-il des pages de catalogue qui offrent mille et une façons d’alléger ses peines domestiques ou de se faciliter la vie. Les coquetiers qui font cui-cui quand l’œuf est cuit, le couteau à beurre trop dur parce qu’encore trop froid, l’astucieux appareil qui permet d’enfiler sans peine ses bas de contention, la louche-verseuse-écumoire indispensable, le cuit-omelette deux fois plus rapide puisque la poêle a deux fois moins de surface, l’aiguille magique qui s’enfile toute seule, vous avez devant vos yeux émerveillés de véritables petits tours de magie qu’il ne tient qu’à vous de pratiquer à votre tour. Or c’est bien là que le bât  blesse, c’est là le hic qui gâte tout le système. Essayez un peu pour voir ! Je me suis fait avoir pour un appareil miracle qui décalotte un œuf à la coque non seulement sans peine, mais encore selon les règles de l’art – c’était tellement réussi comme résultat et cela avait l’air si élémentaire que je me suis laissé tenter, alors que je ne mange jamais d’œufs à la coque. L’appareil une fois livré, j’ai fait des œufs à la coque exprès pour jouir du spectacle. On place l’œuf dans son coquetier, on le coiffe d’un chapeau de métal, on étire la boule qui surmonte le tout aussi loin que possible, on relâche : c’est fait : un bruit sec annonce que la fracture parfaite a été réalisée. Vous enlevez donc l’appareil, vos deux coquetiers sont fracassés selon les règles de l’art, mais chacun selon sa propre ligne de fissure, ce qui prouve qu’il y a encore à faire pour obtenir un résultat idéal.  

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lucette desvignes
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3 janvier 2017 2 03 /01 /janvier /2017 09:29

         Nous ne nous sommes pas encore enfoncés dans la routine de la nouvelle année, avec au programme les violences, les attentats, les haines, les injustices, les misères, les morts de froid, les mochetés politiques dont nous serons alimentés jusqu’au dégoût. Je peux donc encore consacrer quelques minutes à des sujets moins graves, d’autant que Louis de Funès est la valeur sûre de toutes les chaînes, et que tout le monde a vu ses prouesses dans ses films à succès. A défaut de cette indigente Folie des Grandeurs dont je n’ai jamais pu supporter  de voir une image au-delà d’un énorme chapeau carré à pompons vert laitue, je me suis résignée à voir enfin Rabbi Jacob, puisqu’on m’avait garanti qu’il y avait une belle leçon à tirer contre l’antisémitisme. Las ! comme on disait littérairement au Moyen Âge, si je n’avais pas su que le film était signé et conçu par Gérard Oury l’Israélite et joué par l’Israélite Dalio au jeu si fin, j’aurais été indignée de la dérision grotesque pesant lourdement sur les allures des  Hassidim avec leurs chapeaux à anglaises, leurs danses  rituelles, leurs cérémonies perturbées : l’ensemble relève d’une véritable charge. Outre que le scénario est d’une affligeante débilité, ces évolutions de masse entre aéroport et quartier juif, ces baignades répétées et collectives   dans les cuves à chewing gum vert menthe qui vous font amoureusement comme une seconde peau, ces quiproquos imbéciles auxquels seuls servent de fil rouge les trépignements et pantomimes dont le petit râleur a fait son juteux fonds de commerce, bref ces gags de cour de maternelle qui ne dédaignent même pas les tartes à la crème et qui vous laissent sans voix, tout cela est d’un consternant sans remède. Délicat cadeau de Jour de l’An sur une chaîne nationale…

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lucette desvignes
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3 janvier 2017 2 03 /01 /janvier /2017 09:23

 

 

         Nus ne nous sommes pas encore enfoncés dans la routine de la nouvelle année, avec au programme les violences, les attentats, les haines, les injustices, les misères, les morts de froid, les mochetés politiques dont nous serons alimentés jusqu’au dégoût. Je peux donc encore consacrer quelques minutes à des sujets moins graves, d’autant que Louis de Funès est la valeur sûre de toutes les chaînes, et que tout le monde a vu ses prouesses dans ses films à succès. A défaut de cette indigente Folie des Grandeurs dont je n’ai jamais pu supporter  de voir une image au-delà d’un énorme chapeau carré à pompons vert laitue, je me suis résignée à voir enfin Rabbi Jacob, puisqu’on m’avait garanti qu’il y avait une belle leçon à tirer contre l’antisémitisme. Las ! comme on disait littérairement au Moyen Âge, si je n’avais pas su que le film était signé et conçu par Gérard Oury l’Israélite et joué par l’Israélite Dalio au jeu si fin, j’aurais été indignée de la dérision grotesque pesant lourdement sur les allures des  Hassidim avec leurs chapeaux à anglaises, leurs danses  rituelles, leurs cérémonies perturbées : l’ensemble relève d’une véritable charge. Outre que le scénario est d’une affligeante débilité, ces évolutions de masse entre aéroport et quartier juif, ces baignades répétées et collectives   dans les cuves à chewing gum vert menthe qui vous font amoureusement comme une seconde peau, ces quiproquos imbéciles auxquels seuls servent de fil rouge les trépignements et pantomimes dont le petit râleur a fait son juteux fonds de commerce, bref ces gags de cour de maternelle qui ne dédaignent même pas les tartes à la crème et qui vous laissent sans voix, tout cela est d’un consternant sans remède. Délicat cadeau de Jour de l’An sur une chaîne nationale…

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lucette desvignes
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2 janvier 2017 1 02 /01 /janvier /2017 11:04

         Et voilà, c’est reparti pour un an, mes belins-belines, sans avoir à changer de chiffre à la fin de la date…On n’ose pas trop souhaiter que l’année soit bonne, on a été déçus trompés roulés dans la farine tant de fois ! Il vaut mieux être prudents et ne pas trop s’engager, comme Macron dont tout le monde parle comme de la fusée montante mais qui n’a pas encore annoncé les grandes lignes de son programme. C’est facile d’énumérer tout ce qui ne va pas dans le pays : n’importe qui peut le faire, et moi-même j’ai une longue liste qui inclut aussi bien les usines à vaches ou à veaux que les courses de taureaux et l’interdiction du soda stream ou la lâcheté française devant la Palestine. Pour autant je n’ai encore trouvé que les pétitions et les protestations du Dormir Debout ou du BDS pour exprimer mes indignations, sans grand espoir que ça puisse changer quelque jour voire quelque peu : il faudrait avoir le pouvoir en mains et tout passer au karcher. Or pour en revenir à Macron le prodige, certes il se promène de long en large sur la scène avec de grands gestes de bras, mais il n’a jamais encore été élu, il ne sait pas comment ça se passe, je crois même qu’il en a peur tout au fond, alors il temporise, il prend son temps (en anglais on dit si joliment To dilly-dally, ça donne de la grâce à la pleutrerie et de l’élégance aux hésitations) mais tout de même ça s’appelle lanterner, et sa stratégie transparente comme le nez au milieu de la figure (à savoir, attendre que tous les autres aient déballé leur marchandise pour faire le difficile devant l’étalage, prendre ce qui plaît au public et vilipender vertueusement ce qui ne plaît pas) risque d’être tardive en plus d’apparaître comme sans courage. Pas encore sur le podium, le bizuth Macron… ………….

                                                                                                                                                           

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lucette desvignes
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31 décembre 2016 6 31 /12 /décembre /2016 08:58

         Le dernier jour de l’année, mes belins-belines… Voilà, nous y sommes. Et ça nous est tombé dessus sans que nous nous soyons méfiés, tout sournoisement en réalité mais tout patatras en apparence : à tel point que nous n’en sommes encore pas revenus. Tant de choses à faire encore dont nous n’envisagions l’idée que dans le vague. Tant de choses à dire…L’année moribonde (on peut même dire défunte) a été chargée en douleurs, chagrins, esseulements, horreurs, violences, injustices, attentats, coups de théâtre, folies meurtrières, coups de Jarnac variés, escroqueries habituelles, jugements de lèse-justice, explosions d’ambitions, fébrilités diverses prises pour des déclarations d’amour à la démocratie… Bref,     bien pire que de coutume, semble-t-il, et sans grande trace d’un petit bout d’espoir pour les jours à venir. Si, peut-être : un frisson de mieux au chapitre de la Palestine à l’agonie, à observer avec une grosse loupe… Bon. Sur ce fond peu enthousiaste je détache quand même mes encouragements toniques : belle, bonne, excellente année nouvelle à vous tous, mes belins-belines – et bonne aventure au reste du monde, où il y a, j’en suis sûre, tout plein de gens de bonne volonté avec des cœurs grands comme ça…

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lucette desvignes
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30 décembre 2016 5 30 /12 /décembre /2016 09:31

         C’est la première fois dans l’histoire que les Etats-Unis n’opposent pas leur veto à une résolution condamnant Israël à tenir compte du jugement des autres nations du monde. Oui, une grande première… N’est-elle possible que parce qu’ Obama doit quitter ses fonctions, donc ose ébranler enfin une position jusqu’alors inamovible au grand dam des Palestiniens ? Ce soutien inconditionnel et aveugle offert à une nation qui se complaît à narguer les autres et à dédaigner tout ce qui ressemble à un sentiment d’humanité ou de justice finissait par soulever l’irritation des observateurs extérieurs, aux yeux desquels tout problème devait avoir sa solution spécifique après examen et évaluation (cette attitude obstinée me rappelle celle d’un membre du jury du Goncourt qui, farouchement Gallimard, ne voulait connaître chaque année que le roman Gallimard pour ne pas se laisser impressionner par d’autres – authentique). Il est évident qu’un jugement tenant compte de l’équité et d’une saine objectivité change la donne : du coup on commente, on change de position, on questionne, bref on se met quelque peu en mouvement. On s’ouvre timidement à l’espoir d’un règlement des problèmes qui se ferait en pleine lumière, argument contre argument et non point  blindés contre cailloux. On a l’impression qu’un mécanisme bloqué (rouillé peut-être, mais plutôt coincé par la malveillance)      vient de se libérer d’une entrave malfaisante et que la remise en route des engrenages (pas facile, certes, d’abord grinçante et heurtée, mais peu à peu réalisable) va permettre à toutes les cartes d’être étalées sur la table. Une grande première, je vous le dis, mes belins-belines…J’ai le cœur battant dès que j’y pense.

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29 décembre 2016 4 29 /12 /décembre /2016 09:39

         Ce hargneux petit pays d’Israël, ce genre de grenouille qui tient à se faire passer pour un bœuf (et qui pour le prouver au monde piétine, rue, laboure en soufflant le feu par les narines tout centimètre carré de terre arabe - et naturellement arable – à sa portée) donne depuis quelque temps l’impression d’un roquet cerné dans son coin qui rage et bave de haine en ne sachant plus de quel côté se garer le premier, ou peut-être d’un blaireau encerclé dans son trou. Il semble en effet qu’un déclic se soit  produit dans l’attitude planétaire à l’égard de ce dernier arrivé à l’assemblée des nations et qui refuse qu’on en accueille d’autres derrière lui en mordant avec ingratitude la main qui l’a hissé au niveau souhaitable. Sitôt intégré il a tenu à montrer qu’il n’en ferait qu’à sa tête, qu’il continuerait à mordre sans écouter ni remontrances ni prières ni objurgations ni menaces. Après tout c’est lui qui détient la menace de toutes les forfanteries, de toutes les ignominies, de tout un effroyable potentiel de haine garanti par ses œillères... Mais voilà que la planète semble se secouer, comme sortant d’une hébétude provoquée par un mystérieux et insidieux empoisonnement. Et du coup, se frottant les yeux, elle commence à voir clair, à voir les tortures qu’elle avait prises pour des châtiments de bon aloi, à voir les vols qu’elle avait pris pour des débuts de marchandages, à voir les mises à mort qu’elle avait prises pour du cinéma. Le hargneux petit roquet, non habitué à la discussion ni au questionnement par les autres, s’étrangle de rage à découvrir que le monde entier le méprise et le condamne moralement, avant d’en venir à l’expression concrète de son changement de mentalité. Pauvre petit roquet ! Vous allez voir que je vais arriver à le prendre en pitié !

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lucette desvignes
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28 décembre 2016 3 28 /12 /décembre /2016 11:42

         Les gens célèbres sur la planète de nos divertissements nous faussent plus ou moins paisiblement compagnie comme tombent les feuilles mortes. Des grands noms aux yeux inoubliables, des comédiennes à l’élégance ultra parisienne – mondaine et écervelée, ne comprenant pas toujours ce qui se passe,  du genre « Ma biche, soyez belle et taisez-vous » indispensable aux côtés du petit homme irascible et trépignant qui réussissait (mais pas toujours) à donner envie de s’esclaffer devant les scénarios les plus plats, les plus vides ou les plus extravagants du cinéma français. Des chanteurs aussi, dont le départ plonge des milliers de fans dans l’affliction et relance la vente forcée de leurs albums récents ou déjà introuvables. Il y a une curieuse tendance, parmi ces publics que la télé abreuve d’horreurs et de catastrophes, à se recréer un petit domaine alternatif où règnent le chant, le jeu, le dialogue, la grâce, l’aventure, l’oubli de sa condition présente, et où les monstres sacrés sont proches, familiers, presque au tu et à toi avec chacun : une sorte de contraire de la réalité, une refabrication d’un monde de sentiment, de romantisme, ou peut-être tout simplement de bonne humeur. Miraculeux impact des gens du spectacle sur les vies médiocres…Mais il y a des gens rétifs – et cela peut se comprendre  Du temps du grand Charles, l’un de ses amis (j’ai oublié son nom, mais c’était un de ces grands noms de la vieille France qui se dévissent) avait une chronique hebdomadaire où on l’interrogeait sur l’actualité. A la question « Qu’avez-vous pensé de la mort de Martine Carol ? » il avait dit, après un instant de silence où il avait l’air de chercher en vain en lui quelque écho utilisable, quelque trace de quelque vague chose à mentionner : « Mais rien, absolument rien… ». Il n’avait pas dit « Qui est-ce donc ? », mais c’était tout juste. Et j’avais trouvé ce jugement  accablant finalement fort compréhensible.

 

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