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28 avril 2017 5 28 /04 /avril /2017 07:29

Pour samedi 29 avril :

 

 

            Qu’on le prenne dans un sens ou dans l’autre, mes belins-belines, une fin de semaine se compose du vendredi , du samedi et du dimanche, et s’il est normal de travailler encore le vendredi (souvent dans le stress et la bousculade, car il faut en même temps songer à ce qu’on doit emporter pour le week-end précisément, étant donné qu’on le passe de préférence ailleurs que chez soi, voire le plus loin possible), le samedi on anticipe déjà avec bonheur sur le farniente (fort théorique) du jour de repos du Seigneur. Heureuses gens qui vont habiter leur voiture en famille pendant des heures, puisqu’ils se seront dépaysés pour le bien-être de leur mental ! Et pauvres malheureux qui vont encore passer les heures ouvrables rivés au boulot… Qu’au moins on les dédommage largement si on les oblige à ce supplément de besognage d’usine – mais je comprends tout aussi bien que pour certains – gagner un peu plus, échapper à l’atmosphère conjugale : tout est à envisager – le dimanche puisse ne pas être chômé… Tout cela pour vous dire que je vais prendre un congé perso pour aller voir des amis et de la peinture (deux plaisirs conjugués), mais que (voyez comme je suis sentimentale et faible) je ne veux pas vous priver de mes gazouillis de fin de semaine. Je vous livre donc en avance mes bisous  totalement dénués d’importance pour vos progrès intellectuels sous ma férule : laissez-vous bercer par mes propos futiles. Prenez des forces : nous reprendrons le sérieux de nos rapports dès lundi – mais non ! Autre événement ! Le premier Mai ! Alors allez manifester si c’est à votre programme habituel, j’aurai à faire de mon côté. A mardi !

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lucette desvignes
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28 avril 2017 5 28 /04 /avril /2017 07:00

          Il est bien évident que, prenant une autre forme, le duel qui s’affirme pour le dernier vote (mais n’était-il pas déjà en marche malgré d’autres candidatures pour diversifier les enjeux ?) représente le nombril du monde : à preuve, chacun donne son avis officiellement, en étant conscient que le reste de l’univers a les yeux fixés  sur nos urnes et ce qui va en sortir. Il y a pourtant d’autres centres d’intérêt, sans aller chercher bien loin. Je pense à la foule des prisonniers palestiniens dans les infâmes prisons israéliennes qui ont déclenché une grève de la faim collective. Il ne s’agit plus d’un cas isolé, celui d’un individu qu’on peut taxer de folie, ou d’envie de se faire remarquer par un caprice qui durera ce qu’il pourra et dont personne ne parle. Il s’agit d’une mutinerie sans violence, comme la plupart des protestations palestiniennes contre la progression dévorante des territoires colonisés – je pense à ces manifestations paisibles mais déterminées qui toutes les semaines à jour et heure fixes mobilisent dans le calme les villageois de Bil’in pour réclamer la fin des expulsions par la violence. C’est dans le même état d’esprit que les prisonniers, affaiblis, torturés, soumis au chantage, le plus souvent incarcérés sans motif, sans procédure, attendant des mois parfois des années un jugement qui ne viendra jamais, ont décidé de recourir à leur arme ultime, la programmation de leur mort qui parle sinistrement à leur place. Mille voix muettes à entendre à la fois… Est-ce que cela ne fera pas assez de bruit pour que le monde écoute et puisse entendre, malgré son indifférence aux souffrances  d’autrui ?

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lucette desvignes
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27 avril 2017 4 27 /04 /avril /2017 09:27

          Ne dirait-on pas que Dupont-Aignan a sauvé sa cafetière ? Atteint-il vraiment les 5%, ce qui lui assurerait le remboursement de ses frais de campagne ? C’est déjà à mon avis un beau résultat – ne me dites pas qu’il attendait davantage ! Les petites candidatures restées piteusement au fond de l’urne font-elles se rengorger leurs initiateurs raccourcis à constater qu’il y a eu plus de mille électeurs pour penser à eux, ou au contraire en veulent-ils au monde entier et à son père d’être aveugles au bien-fondé de leurs théories ? Je trouve logique, même s’il s’agit d’une entreprise pathétique, que Lutte Ouvrière utilise cette modeste chaire pour démontrer, non seulement qu’elle est toujours là (même si les ouvriers préfèrent le Front national pour leur servir de syndicat) mais qu’elle a toujours les mêmes formules puisqu’on ne lui a jamais donné l’occasion de les faire triompher. Mais qu’espéraient donc les autres, motivés           seulement par des rancoeurs, ou des utopies ? Tout compte fait, c’est la vanité qui les a poussés à se mettre en lumière ; pendant quelques semaines on les a vus sur tous les écrans, on les a entendus, on nous les a montrés dans leur quotidien, entourés de leurs amis… Est-ce suffisant pour se mobiliser de la sorte pendant des semaines et des mois ?

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lucette desvignes
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26 avril 2017 3 26 /04 /avril /2017 08:52

          Juste avant la clôture à la télévision des échanges divers concernant les candidats, une jeune fille sans doute avide de  faire parler d’elle ou du moins d’être pendant quelques instants le centre de l’attraction universelle comme dirait Newton, a exprimé nettement sa vision politique. « J’ai écouté Mélenchon, disait-elle d’un air inspiré, et d’un seul coup j’ai vu tout ce que les dires de Marine Le Pen avaient de creux et de faux ; je ne l’avais pas vu encore, mais je ne voterai plus jamais FN, c’est bien décidé ».Je sais bien que les conversions s’effectuent comme un coup de fusil : je songe à Claudel derrière son pilier de Notre-Dame, c’était là aussi un éclair pour dessiller les yeux aux paupières closes… Tout de même, sur le simple plan de la psychologie, on peut se demander comment une conviction politique déjà consolidée sous forme de formules toujours semblables assenées l’une après l’autre avec force et sans démonstration, déjà fixée comme un bloc monolithique entretenu dans une atmosphère de rébellion sans cesse dénonçant les médias et la justice sous influence – laquelle rébellion protestant contre son martyre devient tonique pour chaque ego spécifique, désormais convaincu d’être dans son bon droit puisqu’il doit chercher à démolir – oui, comment cette conviction d’aveugle peut-elle en un coup de  baguette magique se transformer en lucidité tardive mais   agissante ? Psychologiquement, diraient des profileurs, ce serait exceptionnel – ce qui laisse à penser que le FN fera le plein dans quinze jours, car qui laisserait tomber une doctrine qui vous donne une ligne de conduite toute prête, puisqu’elle vous épargne la peine de réfléchir personnellement ?

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lucette desvignes
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25 avril 2017 2 25 /04 /avril /2017 09:57

MEA CULPÄ IMMEDIAT : ligne 2 : lire brèches, (et non brèchesn) – ligne 6 : lire humilité (et non hulilité) – ligne 7 : lire suivait (et non suivoait)  ligne 4 du bas : lire bonds (et non bojds)   J’espère qu’il me sera beaucoup pardonné…

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lucette desvignes
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25 avril 2017 2 25 /04 /avril /2017 09:07

Grande réunion des ténors de la droite dès le lendemain du vote : il s'agit de colmater les brèchesn de trouver un axe de rassemblement des débris épars. Peut-être aussi s'agit-il de passer un savon à Ulysse pour son entêtement et ses promesses de gagner en faisant gagner la France... Il a en tout cas reconnu sa responsabilité dans la défaite de son parti, sans hésiter, bien autrement que pour reconnaître ses entreprises diverses en dehors de la loi, mais cette hulilité tardive n'a sans doute pas adouci l'amertume de tous les siens - proches ou moins proches - à qui ses positions morales hérétiques étaient restées sur le coeur. On le suivaiot par devoir dans l'espoir qu'il vaincrait, mais il sera certainement moins suivi une fois défait, càd dès lors qu'il n'est plus question de pousser à la roue pour extraire le véhicule de son ornière, mais bien, purement et simplement, de construire un barrage où seront amalgamés les éléments les plus divers. Quant au banquier il voit déjà la chose faite.La bourse fait des bojds de joie, il est porté par une houle euphorique, il n'a pas assez de dents, même s'il a toutes les siennes, pour sourire à tout le monde et son père en même temps, et il lui faudrait comme à Brahma quatre têtes et quatre bras pour faire face à tout ce qu'il s'est mis sur les bretelles. Parce que tu vas t'amuser, jeune homme, tu vas t'amuser!

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lucette desvignes
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24 avril 2017 1 24 /04 /avril /2017 11:08

MEA CULPA IMMEDIAT : dernière ligne, dernier mot. Lire « mordant » et non  « mordan »- coquille très excusable mais à corriger sans délai par les blogueurs un peu scrupuleux…

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lucette desvignes
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24 avril 2017 1 24 /04 /avril /2017 10:56

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                        Au réveil ce matin, il y a des gens qui sont déçus, d’autres qui sont encore hésitants, perplexes qu’ils sont d’avoir voté soit comme tout le monde, soit à rebrousse-poil, donc pour pas grand-chose en définitive. Les commentaires des journalistes politiques ont conservé la même vigueur inutile dans le raisonnement : « Au cas où... », « S’il devait… », Au deuxième tour… », « C’est surtout pour les législatives… ». Bref on continue à tailler des croupières dans l’imminence qui va suivre le déjà acquis, tandis qu’au niveau de la population qui n’a pas réussi à se faire entendre on va tâcher de s’organiser pour rebattre les cartes et les distribuer comme on peut, et au fond ce ne sera jamais que du rafistolage, même si la Vox Populi officielle et majoritaire se lance dans les grands travaux de construction où chacun doit apporter sa contribution. Ce n’est pas tellement que les choses soient plus évidentes désormais, mais tout au moins on a l’impression qu’un grand coup de balai a été donné, et que le face-à-face qui reste à l’ordre du jour a gagné en clarté, d’autant que les consignes suggérées ici et là par les chefs de file simplifient la décision. Un commentateur soulignait ce matin avec ironie que le choix de Macron était finalement une approbation du hollandisme puisque le banquier avait été formé (donc nourri, boosté, façonné même dans ses refus et déviations) par le gouvernement dénoncé dont il détournait les débris à son profit… La quinzaine à venir nous offrira sans doute de belles considérations théoriques, mais à part pour le vote de conviction qui se fera souvent à contrecoeur l’effervescence un peu sauvage de l’avant premier tour a perdu de son mordan

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lucette desvignes
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22 avril 2017 6 22 /04 /avril /2017 10:34

          Il y avait fort à parier que le  dimanche à venir et, pourquoi pas ? tout aussi bien les deux ou trois jours le précédant seraient une excellente occasion pour les terroristes de se manifester. Des foules désarmées, se passionnant pour l’établissement d‘un prochain gouvernement selon leurs désirs, des femmes des hommes des enfants regroupés et s’excitant des propos turbulents de leur candidat… l’occasion parfaite de tirer dans le tas, à la grenade, au kalachnikov, par le biais d’un camion fou. La suppression des ces rassemblements sans protection possible est un exploit indéniable. Mais peut-on toujours empêcher de justesse la réalisation d’un plan de destruction conçu de longtemps dans la haine, la démence, le goût du sang ? On le peut parfois, les deux arrestations toutes récentes in extremis à Marseille le prouvent, et prouvent aussi – le public a grand  besoin  de ces preuves-là – que les renseignements et la vigilance antiterroristes donnent leur maximum pour être efficaces. Toutefois n’y a-t-il pas aussi -  insupportable, incompréhensible, offensante comme la parfaite hérésie pour ces cerveaux embrumés par les doctrines d’exécration – une véritable provocation lorsqu’ils voient une nation entière, certes dans l’effervescence mais unanime dans la défense de son privilège civique, affirmer la vitalité de sa foi en la démocratie et sa pratique ? Cette liberté du choix si vigoureusement revendiquée, défendue soutenue brandie à grand renfort de meetings, de proclamations, de manifestations de masse de toute sorte doit avoir de quoi hébéter les individus robotisés pour qui la destruction d’autrui est un art de vivre et, en accroissant leur exaspération aveugle,  les pousser au pire.

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lucette desvignes
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21 avril 2017 5 21 /04 /avril /2017 10:45

          J’ai promis de tout vous raconter de ma journée d’hier … D’accord ! Mais je m’en tiendrai aux éléments factuels : à 8h30 début d’une grande journée au Colloque des Itinéraires singuliers, cette année axée sur le thème des « profondeurs » - journée qui impliquait petit café de l’accueil, contacts si sympa dès le premier coup d’œil qu’on se croyait en famille, entouré de ses proches, communications du matin, déjeuner au restaurant des Chartreux (et pour moi qui ai horreur de marcher un point noir : entre l’amphithéâtre du travail neuronal et le lieu du travail masticatoire, quelle distance à parcourir dans ce complexe dont je découvrais l’étendue, car ma connaissance se limitait aux parties visitables du Puits de Moïse !), Avec ma communication pour terminer, et j’ai été très heureuse de voir que c’était comme le couronnement de la journée puisqu’elle concluait – en  les décrivant peut-être plus spécifiquement, au terme d’une analyse, d’une expérience  plus poussées  - sur la naissance hors des profondeurs de la phrase de l’écrivain (lorsqu’elle est, bien sûr, inspirée, sortie du fond et non pas primairement créée par la juxtaposition des mots). C’était osé d’avoir décrit l’itinéraire d’une phrase et non celui d’un individu, et pas du tout facile à suivre, et j’avais un peu peur. Mais mon propos a conquis tout le monde, j’ai eu une abondance de compliments dont j’ai bien vu qu’ils naissaient d’une adhésion enthousiaste et non du traditionnel devoir de félicitations. Certaines formules, certains commentaires sont restés gravés en moi, je ne peux pas vous les traduire… Comme je ne peux vous exprimer le bonheur du théâtre le soir, l’émotion de retrouver des auditrices qui me reparlaient de mon texte,  l’exaltation d’entrer de plain-pied dans l’amitié d’une comédienne qui souhaite travailler avec moi…Non, la légèreté que déclenche en vous la chaleur de contacts tous si précieux peut se mentionner de l’extérieur, mais elle ne peut se décrire : on la garde en soi avec trop de jalousie, mes belins-belines…

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lucette desvignes
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