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8 décembre 2008 1 08 /12 /décembre /2008 15:59
Oui, "Que la nuit recommence ou que le jour finisse..." Les vieilles citations sont toujours les meilleures, même en vrac, toujours adaptables à la situation. Je ne m'en prive pas aujourd'hui, je ne m'en priverai pas à l'avenir. Si tant est que j'aie un avenir sur cette toile : il semble que mes jours doivent être comptés, si la solitude m'empêche de persister dans mes monologues. Car même avec la patiente obstination des imbéciles qui fait faire des merveilles, je ne vais pas tenir longtemps si personne ne s'intéresse à moi.Ohé du bateau! Hello Dolly! Coucou bonjour bien! Je vous l'ai déjà dit, le prophète qui prêche dans le désert est un grand malheureux, peut-être aussi est-il masochiste, qui le saura jamais? En tout cas il est mal avisé de se choisir un terrain où la population consiste surtout en bousiers et scarabées, à la rigueur avec un passage de fennec ici ou là. Moi au moins, sans me vanter comme on dirait dans Labiche en constatant que la température dépasse la normale, je me suis choisi un petit coin sur le web, ça n'était pas si mal calculé tout de même, y en a du monde qui y circule ! Alors dites-moi un peu : pourquoi me laisse-t-on patauger dans le vide? Ma voix déplaît-elle donc? (certes elle est un peu cassée à cause de l'âge, mais je vous assure qu'elle était très jolie autrefois, ce serait bien le diable s'il ne m'en était rien resté). Tendez l'oreille, braves gens, écoutez. Et puis, si ce que je vous dis vous déplaît, c'est bien votre faute. Vous n'avez qu'à intervenir, même vigoureusement j'apprécierais je vous l'assure. Bon,    j'ai fait ma page d'écriture. Bonsoir tout le monde. Et bonjour à vot'minet si y a personne chez vous. Lucette Desvignes.
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lucette desvignes
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7 décembre 2008 7 07 /12 /décembre /2008 09:29
Allons-y... Découvrir en moi pareil entêtement,  sans que le moindre résultat se soit manifesté pour m'encourager à continuer, cela m'ouvre des horizons infinis sur les ressources de l'âme humaine (à supposer que j'aie une âme pour y situer l'entêtement et qu'elle soit capable de s'ouvrir sur des horizons infinis). C'est si beau, si tonique, si réconfortant de pouvoir disserter en sage sur le beau et le b ien, le mal et le malheur, l'homme et le monde et les chats et les chiens ! C'est ainsi que je comprends la philosophie, avec son petit bruit supérieur dont aucun élément n'est capable de durer mais qui enchante tant que dure le bruissement de la phrase en train de s'élaborer. C'est, au fond, ce que les rhéteurs et bavards de tout temps ont illustré sans en laisser de trace - sauf peut-être leur nom auquel est faite référence avec gravité mais inconsistance, car   que sait-on  de leurs pensées? Je m'éblouis à l'avance de ce que la journée me réserve (il n'est même pas encore 10h du matin) en brillances et feux d'artifice, vu comme j'ai démarré dès les petites heures. A quels sommets ne vais-je pas entraîner ceux qui me suivent? Ils auront certainement le vertige, au point de rester muets,  cherchant leur souffle, trop occupés à reprendre haleine pour penser quoi que ce soit me concernant. Autrement dit, aucun signe d'amitié tâchant d'attirer mon attention... Eh bien, tant pis! A une autre fois, et bien le bonjour à vot'chat si y a personne chez vous.
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lucette desvignes
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5 décembre 2008 5 05 /12 /décembre /2008 11:15
/Prêcher dans le désert, ce doit être rudement pénible pour les prophètes, si j'en juge par ce que cela donne au niveau d'un écrivain (attention, hein! pas d'une écrivaine, GGGRRR!) qui s'essaie maladroitement à des contacts par blog et qui n'en reçoit nul écho. Mais sans doute lesdits prophètes n'ont-ils jamais fait montre de la patience que je possède, probablement seule richesse à mon crédit : quoi qu'il en soit, j'ai bien l'intention de persister et de signer encore pendant quelque temps. Au cas même où cette patience ne serait au fond que de l'entêtement (et, en outre, celui de la patiente obstination des imbéciles, allez voir la différence), rien n'empêche de continuer sur une erre aléatoire et tâtonnante, qui voudrait bien se stabiliser pour permettre les contacts. Au fait, je ne sais pas où regarder pour voir si oui ou non les contacts ont peut-être déjà commencé. Je frissonne d'espoir : si seulement un clin d'oeil, un signe d'amitié ou tout simplement de curiosité, pouvait apparaître sur mon écran! (voeu pieux et garanti sans portée, puisque je ne sais o^aller chercher ces manifestations extérieures d'intérêt...). De quoi laisser mon pessimisme naturel reprendre le dessus, en dépit des intentions d'entêtement... Allons, au revoir! Et comme d'habitude, bien le bonjour à vot'minet si y a personne chez vous.
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4 décembre 2008 4 04 /12 /décembre /2008 18:21

Bonjour à tous, si tant est que quelqu'un ou quelqu'une est à l'écoute.

Je ne vais pas me mettre à annoncer les jours de mes cogitations publiques en les comptant, telle une petite fille sur la plage qui s'émerveille de ses pâtés de sable. Ce que je vois toutefois, et avec un certain soulagement, c'est que je ne me perds plus entre les boutons et poussoirs qui prennent même presque un visage familier en si peu de temps... Pas la moindre erreur d'aiguillage aujourd'hui pour arriver à pied d'oeuvre. Cela mérite d'être signalé, venant de moi.Comme quoi tout espoir d'amélioration n'est pas perdu, même pour moi, même à mon âge.

Je ne sais encore pas comment faire pour savoir si  j'ai eu des réponses - à quoi d'ailleurs? Ce n'étaient pas des questions, c'était juste une manière de dire Coucou, Bonsoir, J'ouvre une fenêtre sur la rue, Je regarde le paysage, Je regarde les grouillements de foule, J'attends qu'on m'interpelle. Je suppose qu'un jour ou l'autre ça va se déclencher. J'entendrai peut-être des appels, je lirai peut-être des commentaires, j'entrerai peut-être en communication avec autre chose que le vide. J'ignore combien de temps il me faudra attendre avant que ce contct désiré ne s'établisse. C'est un peu comme à la pêche : si vous n'avez pas la moindre touche, si le temps n'est pas favorable, au bout d'un grand moment de patience vous rangez votre épuisette inutile, vous rangez vos mouches dans votre petite boîte, vous pliez bagage, en somme. Je plierai bagage s'il le faut. Pour l'instant, j'attends de pied ferme. Et bonjour à vot'minet si y a personne chez vous.

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lucette desvignes
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3 décembre 2008 3 03 /12 /décembre /2008 16:57
Golly, Golly, comment se fait-ce? Voilà qu'aujourd'hui tout a l'air de marcher, de m'obéir au doigt et à l'oeil... Ce doit être un jour de chance général, plutôt que le résultat d'une application d'apprenti qui, il est vrai, a déjà gagné en automatisme et en rapidité. Je vois bien une impressionnante ligne de propositions au-dessus de mon texte : ajouter une image, une video, de la musique, un lien... Ce ne sera encore pas pour la présente journée, que j'aimerais voir se terminer sur une véritable impression, sinon de triomphe, du moins de progrès, donc de promesse. Mais je ne dis pas que quelque autre jour je ne me laisserai pas tenter par l'une ou l'autre de ces opérations encore hors de ma portée. Comme quoi au soir de sa vie on peut encore tirer de l'existence toute sorte de petits plaisirs à la Bobin,  sans en quoi que ce soit chercher à l'imiter, bou diou non.
Chevillard a trouvé dès le départ le truc pour se limiter dans le bavardage sur la toile : trois rubriques, pas une de plus, chacune ne dépassant guère quatre lignes, la dernière même se parant souvent de l'ascétisme du haïku sans en être. Moi je n'ai nulle envie de rivaliser avec sa production, qui répond sans doute à un plan d'action bien défini, ou à un besoin de défoulement permettant à son ironie de mordre, et de mordre sec et dur. Mais j'attends que quelqu'un veuille bien me contacter,  je pourrai sans doute alors me consacrer à du sérieux - par exemple les commentaires sur le Goncourt de cette années ou les Goncourts en général - même si le ton frivolant me convient bien quand je suis campée sur cette divine machine. D'ailleurs, à vrai dire, peut-on parler des Goncourts de maintenant sans prendre et garder le ton frivolant?
A demain, bonjour à vot' chat si y a personne chez vous!
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lucette desvignes
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2 décembre 2008 2 02 /12 /décembre /2008 13:10

arial

 

Bonjour à tous! Je peux sans doute commencer ici - pourtant le style Citation que j'avais chois et, même, dûment pratiqué hier pour mon inauguration, semble absent malgré mes tentatives pour le faire venir. Encore une de ces extravagances de la machine que je ne sais pas maîtriser. En vérité, et je me tue à le dire et à le répéter, c'était bien plus facile pour M. de Sainte-Sévère de manipuler les boutons leviers tirettes et autres poussoirs de la machine volante du génial M. de Vaucanson. Et lui agissait d'instinct, et ça marchait à la perfection, tandis que moi j'ai des manuels (il est vrai qu'ils sont pour les nuls, c'est bien ce qui me convient mais cela n'aide guère de savoir son niveau de compréhension). Il ne faudrait plus être nul pour tirer profit de ces saines lectures; j'ai ainsi remarqué (mais j'ai un sens de l'observation surprenant) que j'ai à présent  dépassé le niveau d'étonnement d'avoir à cliquer sur "démarrer" pour éteindre l'engin. C'est avec de petits progrès de ce genre - un par jour, péniblement - que j'espère bien arriver à me débrouiller sur ce blog pour envoyer des bonjours à tout le monde et son père. Ce n'est pas encore demain la veille, il me faut le temps de tout assimiler et avec les vieux engins on n'assimile pas vite. Mais franchement je ne désespère pas de pouvoir un jour pas trop lointain utiliser ce blog pour correspondre avec l'univers entier. J'ai parlé de mes chats hier, afin de ne pas causer d'allergies aux allergiques. Une fois sûre que personne ne souffrira par ma faute, je reprendrai le fil de mes considérations sur les chats, mais aussi sur le monde et bien entendu sur la littérature. Ralliez-vous à mon panache blanc, Qui m'aime me suive etc. etc. A demain.

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lucette desvignes
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2 décembre 2008 2 02 /12 /décembre /2008 11:15
oui, c'est le deuxième jour
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1 décembre 2008 1 01 /12 /décembre /2008 09:34

Premier jour du mois et premier jour de la semaine coïncident : c'est de bon augture, du moins je l'espère. Je semble être arrivée à dominer les éléments rétifs et aléatoires de ce système merveilleux, je vais peut-être pouvoir publier ce texte sans importance autre que celle d'un début - mais c'est déjà le deuxième essai et rien du premier texte n'a encore pu être conservé... D'où problème et incertitude quant au résultat final des efforts d'aujourd'hui.
Première des politesses : se présenter. Je suis écrivain, je publie depuis plus de vingt ans dans à peu près tous les genres de la littérature. J'ai publié chez Fayard, chez Mazarine, chez François Bourin, je suis passée à "Apostrophes" à la grande époque. Depuis dix ans je publie à l'Armançon, le premier éditeur de Bourgogne, réputé pour la qualité de ses publications et ses choix : il n'y a qu'à voir son catalogue pour s'en convaincre et le Salon du Livre de Dijon qui s'est clos hier l'a bien prouvé, avec quinze de ses auteurs présents signant à tour de bras dans les registres les plus divers.  

Je parlerai à loisir de mes ouvrages demain. Aujourd'hui je complète la présentation en signalant que je vis en symbiose avec onze chats, dont cinq dorment avec moi sur mon lit.  Non que je fasse de l'élevage - horreur que je dénonce violemment et contre laquelle je pétitionne à l'occasion - mais je ramasse tout ce qui est SDF et croyez-moi, dans mon quartier qui est plein de jardins et de parcs, le chat perdu ou délibérément "oublié" est un article courant, d'autant que mes minets heureux de leur statut m'amènent des copains de rencontre qui voudraient eux aussi s'incruster dans une bonne maison. Je ne mange plus ni viande ni poisson pour pouvoir donner à mon imposant cheptel les croquettes nécessaires...Je parlerai d'autre chose demain, je voulais simplement informer les allergiques aux chats qu'ils feraient bien de s'abstenir! Je n'ose pas dire, comme au temps de mon enfance quand on se croyait malin, "Bonjour au chat si y a personne chez vous", mais je le pense. Jusqu'à demain, donc. Lucette Desvignes.

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lucette desvignes
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26 novembre 2008 3 26 /11 /novembre /2008 18:08
A quoi un blog peut-il bien servir, si on ne peut ni l'ouvrir ni y écrire le moindre mot? J'en suis là, à mes débuts balbutiants. A force d'aide,  de conseils directs ou téléphonés, j'ai pu inscrire un intitulé longtemps rétif parmi mes favoris : déjà une simplification pour quand me prendra l'envie de me mettre en rapport avec mes congénères. Ce n'est certes pas l'idée qui me manque, mais je dois avouer que ces pratiques modernes qui auraient effrayé mes géniteurs - et qui ne sont pas loin d'en faire autant pour moi, si humble en face de tout ce qui est mécanique ou, encore bien pire, électronique - ont l'art de vous paralyser lorsqu'il vous semble appartenir à une génération antédiluvienne. C'est mon cas, et par curiosité pour ce système miraculeux j'ai cédé à la mode. Ainsi j'aurai mon blog - à charge pour moi d'y laisser ma trace aussi régulièrement que possible. J'aurai peut-être aussi des contacts vivants, imprévus, sympathiques... Peut-être les uns ou les autres auront-ils du temps à perdre. Reste à voir si je me lasserai du jeu, mais je ne crois pas. Il me semble que je suis bien lancée. A bientôt!
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12 octobre 2008 7 12 /10 /octobre /2008 11:32

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