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16 décembre 2008 2 16 /12 /décembre /2008 10:05
Je n'ose y croire. Le référencement  a démarré, puisqu'on m'ajoute en lien  aux blogs contactés. Il va s'agir pour moi de rendre la pareille à ces bonnes âmes, mais je ne suis pas sûre de pouvoir dominer les éléments qui devront intervenir en ce but.Je fais pourtant quelques petits progrès ici ou là, sur l'ensemble du front je fais moins de bêtises, mes textes ne disparaissent plus aussi souvent dans le néant parce que j'ai fait quelque chose d'incongru (si je savais quoi à chaque fois, je pourrais faire des progrès, mais justement je ne sais pas ce que j'ai fait pour arriver à un résultat aussi catastrophique, donc aucun enseignement pour le futur ne peut en être tiré : c'est sans doute cet aspect incorrigiblement négatif de mes actions inconscientes qui me démolit le moral). Mais enfin je veux parier que cela va s'améliorer. En tout cas mes  correspondants éventuels n'ont pas à tenir compte d'autre chose que de mes promesses,  sincères comme vous ne pouvez pas l'imaginer.
J'ignore d'ailleurs si je devrais repartir du zéro absolu. J'ai l'impression, à force de bavardages, que j'ai déjà eu d'aimables contacts avec le reste du monde branché sur le web dès le matin. C'est sans doute complètement faux, mais n'aurai-je pas l'impression de bégayer péniblement si je recommence à donner mes basiques (on est dans le vent ou on ne l'est pas) comme j'avais l'intention de le faire dès le début, sans le faire vraiment d'ailleurs? Tant pis! Si je bégaye, sautez à pieds joints par-dessus les bis; vous y gagnerez de toute façon. Allons-y! Je suis écrivain, j'ai  déjà toute une carrière - toute une vie, n'ayons pas peur de la vérité - derrière moi, j'écris comme une possédée, j'usais papier et crayon en quantités astronomiques et désormais je frappe sur mon clavier à longueur de journée, de quoi nous en donner mal aux articulations à l'un comme à l'autre (mais en fin de compte, c'est une bonne pâte, il ne se plaint pas trop, c'est par derrière, dans les coulisses de l'exploit, que les menées sournoises ont lieu). Je vous donnerai tout le détail de mes publications : il y a celles de la première vague, Fayard Mazarine Bourin, donc la distribution nationale, et puis les autres, rassemblées aux Editions de l'Armançon, dont aucune n'est épuisée puisque les retirages se font automatiquement maintenant - et aussi, bien sûr, parce que les titres sont régulièrement redemandés. Le dernier sorti est un roman, "Voyage en Botulie", dont je suis toute prête à discuter si vous avez des questions à me poser. J'ai déjà commencé à le faire, mais il y a place encore pour bien d'autres interrogations. A vos blogs... Je vous signale au passage que les premiers titres de ma production romanesque sont disponibles avec un  peu de chance sur Amazon, entre autres : je les ai vus tout récemment; neufs ou d'occasion, au choix. J'entamerai le vrai boulot demain, promis : d'ici à demain, bien le bonjour à vot' minet si y a personne chez vous.
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lucette desvignes
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14 décembre 2008 7 14 /12 /décembre /2008 12:26

Je m'avise en effet que nous sommes tout proches de la fin de l'année.La proclamation du Prix de la nouvelle de Chalon-sur-Saône ma bonne ville s'effectue tous les deux ans "dans ces prix-là", déjà dans une atmosphère d'effervescence fiévreuse d'avant les fêtes - quoi que puisse d'ailleurs signifier le mot fêtes spécialement cette année. Tant d'ouvriers sacqués faute de savoir comment partager avec les grands patrons  les bénéfices énormes de leur entreprise, tant de SDF dont on se contente de compter les abatis au fur et à mesure des gelées nocturnes qui leur sont fatales (un de 42 ans, dans la forêt de Rambouillet, un de cinquante au Bois de Boulogne, un de 35  - pas beaucoup de résistance pour son âge, dites donc - sous un abri en plastique consolidé avec des cartons), tant de familles immigrées menacées dans leur destin,  tant de vieilles personnes réduites à la solidarité des restaus du coeur pour continuer à survivre chichement...Et cette délimitation hexagonale des misères de la saison n'évoque pas les souffrances du reste du monde, si tragiques, si insupportables, si accusatrices. C'est vrai, on se demande pourquoi on doit se réjouir  au moment des bilans, celui de cette année est bien pire encore que les années passées. Allons bon, je pensais commencer dans la joie ce contact avec mes belins-belines supposés, et voilà que je sombre dans la tristesse de songer aux malheurs du monde pour lesquels je suis si impuissante...Aussi bien ferais-je mieux de reporter à demain un bloggage (oh le beau néologisme...)marqué par plus de sérénité, puisque ce domaine des blogs est tout de même un territoire de privilégiés. A demain donc, belins-belines, et saluez bien le chat si y a personne chez vous.

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lucette desvignes
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13 décembre 2008 6 13 /12 /décembre /2008 20:34
J"'ai le coeur tout plein, je voudrais faire partager cette impression de bonheur avec tout être vivant qui se promène sur le web. C'était le jour de proclamation du Prix Lucette Desvignes, le grand prix littéraire de la ville de Chalon-sur-Saône, et ce fut une cérémonie dont je garderai longtemps le souvenir, même si tous les deux ans depuis 1989 je repars de ces contacts toute pleine d'émotion. J'ai retrouvé des filles qui ont passé leur Certif en même temps que moi (1938!!!), des anciennes élèves , des anciennes étudiantes - toutes plus ou moins mordues par l'anglais que je leur distillais avec semble-t-il générosité et efficacité... des gens qui ont fait du scoutisme avec moi, hommes et femmes, d'anciens élèves de mon père... Bref tout un passé, tout le passé de mon adolescence (celle dont je parle par le menu dans "Le Miel de l'Aube") - y compris mon premier amour quand j'avais dix ans (mais oui, et il m'est toujours fidèle). Vous comprendrez que je désire vous en parler à loisir dès demain. Ce soir, outre que le temps presse (il y a Deadwood sur Cinécinémaclub) je voudrais en fin de compte garder un peu de ces trésors pour moi. Mais demain vous ne perdrez rien. A demain donc, et en attendant bien le bonjour à vot'minet si y a personne c hez vous! 
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lucette desvignes
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12 décembre 2008 5 12 /12 /décembre /2008 16:37
Oui, l'entrée au calme des anses favorables, le symbole de la mise sur les rails (métaphore hardie en contexte océanique), la proximité de l'allure de croisière... Ce serait merveilleux, et j'ai de bons amis qui veillent sur le berceau de ce blog (-autre métaphore non moins hardie). Je vais seconder leurs efforts protecteurs en  jouant ma petite partie aussi bien que je le pourrai. Puisque je peux désormais me retrouver sur mon blog sans tremper ma chemise comme les toutes premières fois! Reste à repréciser,  pour les foules qui n'auraient pas encore pris connaissance de mes premiers messages, ce qu'elles pourront trouver sur mon blog. J'ai déjà engagé conversation avec l'un, puis avec l'autre, j'ai bien l'intention de continuer, quitte à dire la vérité, rien que la vérité, toute la vérité je le jure. Sur moi bien sûr, sans appuyer. Sur mes personnages ensuite, autant qu'il plaira à mes lecteurs : dans les pages de la revue "Studies on Lucette Desvignes" qui a déjà sorti 18 numéros annuels, il y a des commentaires qui se renouvellent sans cesse, ce serait bien le diable si je ne trouvais matière à réponse aux questions sur Valmy, Wollef, Leni, Jeanne, Marrain... Je cite ici, pour la belle petite histoire, qu'une Lyonnaise a choisi d'appeler son fils Marrain à cause de celui des "Noeuds d'Argile",  on pourrait sans doute s'entretenir de l'un ou de l'autre   paisiblement. Et je sens que ça viendra. Et puis, à côté de ces héros de la première (et de la onzième) heure, il y a tous ceux qui se présentent maintenant, pourquoi pas l'Electre que j'ai installée en pleine Débâcle, fin mai-début juin 1940? Et puis tout ce que vous voudrez, j'allais dire "mes belins-belines" comme la Mère Cotivet sur les ondes de Fourvière jadis, mais c'est vrai que vis-à-vis de vous je me sens comme Dom Juan un coeur à aimer toute la terre! Ne laissez pas passer cette occasion unique. D'ici là, bien le bonjour à votre chat si y a personne chez vous.

                                                                                                       Lucette Desvignes
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lucette desvignes
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12 décembre 2008 5 12 /12 /décembre /2008 10:02
... En petite fille modèle, certes, je vais m'appliquer à copier les formules des blogs des confrères. J'ai déjà vu ce que font certains d'entre eux : biographie, cursus de vie, cursus d'études, publications etc. Je ferai volontiers la même chose, mais il y a aussi un niveau "avancé", comme on dit ici même pour la recherche, qu'il me faudra soigner pour les habitués de mon écriture. C'est que ceux-ci en réclament davantage : aller au fond des choses, savoir comment ça se goupille tout au fond, avant même que la phrase ou l'idée soit apparue sous forme de simple petite lueur de désir dans l'oeil du futur père, comme on dit si joliment en canadien (mais aux USA aussi je l'ai entendu dire, et il n'y a pas lieu de s'en étonner). Je vais tâcher de m'agiter utilement sur les deux fronts à la fois. J'ai commencé hier à propos des trois zones d'intérêt du "Voyage en Botulie" : la complexité de l'intrigue sous son apparence purement linéaire voire simpliste; la dénonciation de notre impitoyable société de consommation, la promenade linguistique dont les deux extrêmes m'ont causé grande jouissance (et j'espère qu'elle a été partagée). Je complète aujourd'hui ce qui hier n'était peut-être qu'une amorce d'explication (si tant est qu'explication il y aura, je fais un max, Jean-Pierre!) : la difficulté principale se situait dans l'établissement de l'intrigue, avec ces deux époques qu'il fallait confronter vachardement si possible mais dont la corrélation finale (ou initiale, cela dépend par quel bout de la lorgnette on commence son voyage) devait apporter une réponse à toutes les questions, donc l'apaisement nécessaire après ce  changement d'univers. Incidemment j'ai vu hier, dans "Frankie and Johnny" - bien fleur bleue, d'accord, mais j'adore - qu'une vieille dame avait besoin de l'aide de la serveuse pour ne pas se tromper entre ses pilules bleues  (midi) et ses pilules rouges (soir) : cela m'a ragaillardie de voir l'application quotidienne  et pratique de mes élucubrations romanesques! A très bientôt donc sur mon blog, il y aura de quoi satisfaire tous les appétits. Et d'ici là, bien le bonjour à vot'chat si y a personne chez vous. Lucette Desvignes.
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lucette desvignes
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11 décembre 2008 4 11 /12 /décembre /2008 18:05
Deux, oui, j'ai eu deux commentaires hier. De quoi délirer, d'autant qu'ils étaient l'un et l'autre assortis de conseils que je vais m'empresser de mettre en pratique. Il s'agit d'abord d'établir des liens, je vais le faire à partir des sites où je figure déjà, fût-ce comme "veuve d'un danseur", ce qui est tout de même inattendu. C ela me ramènera peut-être quelques brebis autres que les familiers, à moins que je doive me contenter de ne jamais dépasser un  tout petit cercle d'amis. Mais n'est-ce pas déjà bien?  Et si par hasard quelqu'un était tenté d'aller voir en Botulie ce qu'on peut y trouver (c'est le titre de mon dernier roman, Voyage en Botulie), il y aurait sans doute de quoi nourrir la conversation. La question de mon intervenant N°2, elle, suppose qu'il a déjà relu, voire rerelu, l'ouvrage, et qu'il réfléchit à ces problèmes un peu mystérieux qu'on a devant des histoires o*ù s'entremêlent des courants de nature diverse. Oui, c'est vrai, le Voyage comporte des zones d'intensité à peu près égale bien que se rapportant à des objectifs fort différents. La dénonciation des moeurs contemporaines me tracasse depuis bien longtemps, et beaucoup de choses dont s'occupait mon "Journal au Laser" sous ses trois volets de "La Dent dure" ont continué à me harceler sans répit. Il fallait cependant le faire de manière élégante, c'est-à-dire sans rebuter le lecteur, en tâchant même de déclencher son adhésion, et l'humour même grinçant était la voie royale pour y parvenir. D'autre part, la formule du conte à la Voltaire me permettait non seulement la forme XVIIIème dans laquelle je m'épanouis depuis toujours, mais encore d'établir le lien entre le passé et notre présent dans un cadre où les mécaniques à la Jules Verne n'avaient pas leur place, et où pour autant il fallait rendre raisonnable le constat visé, sans amener le lecteur à hausser les épaules devant une facilité trop primaire. D'où la minutie avec laquelle tous les fils sont rattachés par-dessus les époques, d'où la force avec laquelle tous les éléments menus de notre quotidiens peuvent s'exalter jusqu'au rêve. " Cest du très beau travail, je le dis", précise Bernard Plessy dans le "Bulletin des Lettres". Je bois du lait... Satisfait aussi, N°2 ? Parfait. Eh bien, comme de coutume, bien le bonjour à vot'chat si y a personne chez vous.
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lucette desvignes
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10 décembre 2008 3 10 /12 /décembre /2008 09:38

Bien parti, mais oui, peut-être. Un  écho, c'est mieux que rien. Il est vrai que cet écho est quelque peu pessimiste, mieux fait semble-t-il pour me décourager que pour m'inciter à crier victoire. Je vais donc crier victoire d'une toute petite voix, bien modeste - bien dans le ton toutefois, au cas où tout se mettrait en branle pour de bon. Je suis toute prête à dire aux uns et aux autres ce que je suis, ce que je fais, ce que j'ai fait, ce que je vais faire : essentiellement écrire, les titres et les genres servant seuls à diversifier une activité qui, comme une deuxième casquette préférée, ne se dévisse guère de mon crâne. Et si j'ai mis en garde les allergiques aux chats dès mon premier avis, c'est par pure bonté d'âme, afin qu'ils ne me soient pas redevables de leurs éternuements et gonflements de paupières : mais là aussi on pourrait dire que c'est encore une autre casquette, seulement celle-là elle est intégrée à ma peau, encore moins question de l'ôter qu'avec le deuxième couvre-chef.

Voilà... Je suis bien consciente qu'on ne peut guère appeler ça l'état des lieux. Mais il ne tient qu'aux curieux de poser des questions : ma volubilité naturelle serait au contraire parfaitement à son affaire. Je vais dans l'intervalle tâcher de trouver comment référencer (ou faire référencer : si seulement je savais ce que cela veut dire) ce blog qui n'en est encore qu'à sa phase "tentative", comme on dit au Québec, et qui souhaiterait ardemment pouvoir d'ici peu répandre la bonne parole aux foules assemblées et attentives. C'est-y pas là une méritoire profession de foi? Il est donc temps de dire au revoir, poliment, en disant Bien le bonjour à vot'minet si y a personne chez vous. Lucette Desvignes.

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lucette desvignes
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9 décembre 2008 2 09 /12 /décembre /2008 10:41
Hourrah! J'ai eu un écho, j'ai eu non un appel mais une réponse! Oui, un petit clin d'oeil, un petit signe d'amitié semblable à ce que j'attendais... Pour autant je n'ose crier victoire et proclamer que mon entreprise est désormais installée sur les bons rails. Tout au contraire : ce petit signe d'amitié semble davantage répondre au besoin de me décourager, ou du moins de me préparer à la grosse déception. Tout le monde lit sur le web, personne n'a donc le temps d'écrire. Il n'y a sans doute que les cinglés qui se donnent ce mal (et ne faut-il pas être cinglé de belle façon, dites-moi, pour jour après jour parler de ce qu'on pourrait faire si les autres le voulaient bien, en allant jusqu'au ton presque boudeur : puisque vous voulez pas, vous saurez pas ce que j'aurais pu vous apporter, tant pis pour vous, na!). Merci à vous, Geneviève (et quel air sympathique et chaleureux! je vous ai vue sur votre blog - ou site : quelque jour vous m'expliquerez la différence entre les deux choses et j'aurai fait un grand pas vers la maîtrise des éléments, merci d'avance). Si si, je vous assure, aujourd'hui aura marqué une avancée décisive sur le destin de ce blog, ne serait-ce que parce que j'ai appris que rien ne se fera sans un gros facteur chance (don't I know  already?). Et puis, on m'a donné quelques conseils : me faire référencer (ah Oui? et comment faire?) etc. Je finirai bien par avoir quelques fidèles. En tout cas, une raison de plus de persister et signer, ce que je vais faire de ce pas. A bientôt, et bien le bonjour à vot' minet si y a personne chez vous.
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8 décembre 2008 1 08 /12 /décembre /2008 15:59
Oui, "Que la nuit recommence ou que le jour finisse..." Les vieilles citations sont toujours les meilleures, même en vrac, toujours adaptables à la situation. Je ne m'en prive pas aujourd'hui, je ne m'en priverai pas à l'avenir. Si tant est que j'aie un avenir sur cette toile : il semble que mes jours doivent être comptés, si la solitude m'empêche de persister dans mes monologues. Car même avec la patiente obstination des imbéciles qui fait faire des merveilles, je ne vais pas tenir longtemps si personne ne s'intéresse à moi.Ohé du bateau! Hello Dolly! Coucou bonjour bien! Je vous l'ai déjà dit, le prophète qui prêche dans le désert est un grand malheureux, peut-être aussi est-il masochiste, qui le saura jamais? En tout cas il est mal avisé de se choisir un terrain où la population consiste surtout en bousiers et scarabées, à la rigueur avec un passage de fennec ici ou là. Moi au moins, sans me vanter comme on dirait dans Labiche en constatant que la température dépasse la normale, je me suis choisi un petit coin sur le web, ça n'était pas si mal calculé tout de même, y en a du monde qui y circule ! Alors dites-moi un peu : pourquoi me laisse-t-on patauger dans le vide? Ma voix déplaît-elle donc? (certes elle est un peu cassée à cause de l'âge, mais je vous assure qu'elle était très jolie autrefois, ce serait bien le diable s'il ne m'en était rien resté). Tendez l'oreille, braves gens, écoutez. Et puis, si ce que je vous dis vous déplaît, c'est bien votre faute. Vous n'avez qu'à intervenir, même vigoureusement j'apprécierais je vous l'assure. Bon,    j'ai fait ma page d'écriture. Bonsoir tout le monde. Et bonjour à vot'minet si y a personne chez vous. Lucette Desvignes.
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7 décembre 2008 7 07 /12 /décembre /2008 09:29
Allons-y... Découvrir en moi pareil entêtement,  sans que le moindre résultat se soit manifesté pour m'encourager à continuer, cela m'ouvre des horizons infinis sur les ressources de l'âme humaine (à supposer que j'aie une âme pour y situer l'entêtement et qu'elle soit capable de s'ouvrir sur des horizons infinis). C'est si beau, si tonique, si réconfortant de pouvoir disserter en sage sur le beau et le b ien, le mal et le malheur, l'homme et le monde et les chats et les chiens ! C'est ainsi que je comprends la philosophie, avec son petit bruit supérieur dont aucun élément n'est capable de durer mais qui enchante tant que dure le bruissement de la phrase en train de s'élaborer. C'est, au fond, ce que les rhéteurs et bavards de tout temps ont illustré sans en laisser de trace - sauf peut-être leur nom auquel est faite référence avec gravité mais inconsistance, car   que sait-on  de leurs pensées? Je m'éblouis à l'avance de ce que la journée me réserve (il n'est même pas encore 10h du matin) en brillances et feux d'artifice, vu comme j'ai démarré dès les petites heures. A quels sommets ne vais-je pas entraîner ceux qui me suivent? Ils auront certainement le vertige, au point de rester muets,  cherchant leur souffle, trop occupés à reprendre haleine pour penser quoi que ce soit me concernant. Autrement dit, aucun signe d'amitié tâchant d'attirer mon attention... Eh bien, tant pis! A une autre fois, et bien le bonjour à vot'chat si y a personne chez vous.
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lucette desvignes
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