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8 juin 2009 1 08 /06 /juin /2009 17:07
   On n'est donc jamais tranquille! J'espère pouvoir vous envoyer un blog tout rédigé sans rupture ni cahot : mais je viens d'apprendre que SFR ayant racheté Internet (ne me demandez pas à quel niveau la transaction se situe, mais c'est probablement assez haut pour fiche la pagaille sur la toile), on va me changer mon modem (là encore, un terme mystérieux; pour moi c'est la boîte noire qui a des lumières vertes sur le côté, lesquelles clignotent parfois et se tiennent bien tranquilles quand mon téléphone est gratuit - que voulez-vous! à mon âge on a les repères qu'on peut avoir). Donc à l'horizon bien des perturbations en vue. Cela ne m'empêche pas, toujours vaillante, de persévérer dans la voie de votre éducation sur les ondes, mais franchement je n'ai guère la tête à peaufiner tout ce dont je vous avais fait l'alléchant inventaire pour le futur : non seulement biotopes et personnages, mais encore commentaires, citations (c'était beau, le Giraudoux d'hier, n'est-ce pas?  et puis, ce silence volontaire des puissances de là-haut, qu'on supplie de ne pas se manifester pour pouvoir mieux croire qu'elles vous obéissent, c'est-y pas une idée de génie?), rafraîchissements de notions etc. etc. Croyez-moi, le programme sera vaste et éclectique. Vous auriez tort, non seulement de ne pas vous faire remarquer par votre assiduité, mais encore de ne pas rameuter toute votre parentèle et tout votre voisinage pour vous accompagner sur les chemins du savoir. Plus on est de fous, plus on rit, vous le savez bien. Et pour terminer en beauté (mais oui, mes belins-belines, pour vous le temps est suspendu dès que vous m'écoutez, mais moi je garde l'oeil sur la pendule - il le faut bien, c'est comme si j'étais payée aux pièces - et je vois que le signal orangé de la fin de partie, celui qui annonce qu'on ne peut plus rouler qu'au ralenti en se tenant prêt à tout incident possible, s'approche inexorablement, donc je me prépare au pire, qui est de vous quitter) je vous précise que l'auteur d'une citation qu'on m'a soumise tout récemment m'est inconnu, mais qu'il sent son Totor à plein nez : en fait, ladite citation est souvent modifiée pour retrouver les douze pieds de l'alexandrin. Je la connais sous la forme "Le vrai tombeau des morts est le coeur des vivants", elle figure au crématorium de Lyon - Guillotière où un temps j'eus mes habitudes, cela m'étonnerait qu'on l'ait changée de place. Voilà, la pluie tombe, la nuit tombe, les bras m'en tombent, à demain, je ne vous garantis pas qu'on y parlera théâtre, tout de même je vous fais la bise si vous promettez de caresser vos chats.
                                                                                            Lucette DESVIGNES.
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lucette desvignes
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7 juin 2009 7 07 /06 /juin /2009 13:39
     Plus d'excuse du genre jetflag, décalage horaire, nuit réduite à 4 heures, fatigue du réajustement... Bon, c'est fini tout ça. Les gens qui ne savent pas ce que c'est ne comprendraient pas, ceux qui savent ne comprendraient pas que cela puisse durer si longtemps. On remonte ses bretelles, on fait un beau sourire pour la photo, on redémarre. D'ailleurs que faire d'autre par ces temps de cochon? Je ne sais pas ce qui se passe chez vous mais chez moi il vente et pleuvine, on se croirait fin octobre. Déjà qu'à la fin du mois on va attaquer le raccourcissement des jours, si en plus les températures anticipent! Bref, il n'y a plus qu'à se mettre au travail. Je n'en ai d'ailleurs pas perdu l'habitude aux Amériques, j'ai travaillé comme une corde, le Tome 2 est sous presse (du moins on peut l'espérer), le Tome 3 est bouclé et va partir incessamment chez l'éditeur - je vais pouvoir reprendre haleine quelques jours avant de retrouver l'agréable impression de la pointe de l'épée au bas des reins qui ne m'a guère quittée depuis tant de semaines. Et puis, ce N°19 des "Studies on L.D.", il faut le faire, le remplir, le façonner, trépigner quand les textes arrivant d'un peu partout se font tirer l'oreille. De penser quand même qu'il faudra faire du spécial pour le N°20 (oui! vingt ans de recherches, je vous assure que cela a de l'allure sur un rayon de bibliothèque, cela même déborde sur trois rayons), c'est à la fois l'encouragement de la gloriole bébête et la peur de ne pas faire du spécial - heureusement qu'il y a toute une année devant nous, les projets ne manquent pas, c'est le temps de les  réaliser qui va craindre. Et puis, heureusement aussi (o terque quaterque, dirait-on avec emphase chez Virgile) il y a vous, mes belins-belines, avec lesquels je ne voudrais pour rien au monde perdre le contact : comment pourrais-je me passer de vos encouragements si nombreux, de vos déclarations d'amitié si chaleureuses, de ces visites qui vont bientôt faire sauter le standard des statistiques? J'ai devant moi une grande plage de calendrier vide (ou à peu près) où je pourrai me consacrer à vous, j'entends pour du travail sérieux, ah! les belles vacances que cela va nous faire à tous et à toutes! Je me sens déjà toute réjouie rien qu'à deviner votre enthousiasme, j'ai des antennes sensibles vous savez, il y a tellement moyen d'interpréter vos respecteux silences (je suppose que vous connaissez le Lamento du Jardinier, dans l'Electre de Giraudoux, qui établit qu'on "sent bien qu'ils sont tous là-haut, tant qu'ils sont, et même s'il n'y en a qu'un, et même si cet un est absent", tout prêts à crier joie et amour. Mais il vaut mieux leur faire confiance, ne pas leur demander de crier : "S'ils y tiennent absolument, qu'ils crient. Mais je les conjure plutôt, je vous conjure plutôt, Dieu, comme preuve de votre affection, de votre voix, de vos cris, de faire un silence, une seconde de votre silence...C'est tellement plus probant. Ecoutez... Merci"). Donc, mes belins-belines, je continuerai à me débrouiller vaillamment avec vos silences puisqu'ils me parlent, mais vous savez je m'arrangerais encore mieux de vos paroles. On a un peu évolué depuis Giraudoux - même qu'avec lui c'était du temps d'Electre, vous pensez si c'est encore plus ancien! A demain, je me sens tout adoucie, j'aurais presque envie de vous dire A demain, mes minets...
                                                                                                    Lucette DESVIGNES.
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6 juin 2009 6 06 /06 /juin /2009 10:32

     J'espère, oui j'espère, qu'aujourd'hui sera un jour de bon travail - il pleut, c'est pour ça... Je vais tâcher de reprendre le soin minutieux avec lequel je vous gâte, mes belins-belines. Mais oui, ne protestez pas, c'est vous gâter que vous entraîner sur les pistes de la littérature au jour le jour, c'est-à-dire plus ou moins mêlée de considérations impromptues sur ce que nous apporte le déroulement de la chose publique, surtout en confrontation en général ouverte avec le reste du monde. Cocorico! Plus on est petit, plus on chante fort : vous n'avez qu'à voir les tout jeunes coqs quand ils se sentent pousser une crête. J'aimerais bien, quant à moi, vous tenir un peu au courant de ce que j'ai fait aux Amériques,  mais j'ai un peu peur que cela ne vous intéresse guère. Et pourtant... Au Colloque de Cincinnati la formule innovante que nous avons mise sur pied avec le docteur Curtis a eu un succès boeuf! Lecture de son texte en anglais, lecture des citations de mes poèmes par moi en français (j'avais pensé un instant les lire d'abord en anglais, afin de sérier les difficultés, mais le public ne comportait que des spécialistes, d'où suppression du stade intermédiaire). Une pluie de questions a suivi, témoignant d'un intérêt passionné pour ma position dans la nature... C'est toujours énivrant de se faire des amis de cette manière. Et puis la remise d'un prix "pour reconnaissance de ma contribution à la littérature universelle", ne croyez-vous pas qu'il vaut mieux entendre ça que d'être sourd? (et c'est vrai que j'ai souvent du mal à entendre, mais ça, mes belins-belines, je vous assure que je n'en ai pas manqué une syllabe, et vous auriez fait comme moi à ma place). Et ensuite, à Newark, participation comme "honored guest" au dîner de fin d'année de la Faculté, puis soirée en mon honneur chez la comédienne qui a si bien incarné "la Dame"' dans "Eurydice, Eurydice..." en 98, et qui s'apprête à mettre en scène deux monologues pour "diseuse" en mai 2010, pour la célébration du 20ème anniversaire de la revue "Studies on L.D. and French Contemporary Literature". C'est-y pas beau tout ça? Vous voyez bien que j'aurais eu tort de vous en priver. Mais maintenant que vous voilà au courant des dernières nouveautés me concernant, on va tous et toutes retrousser les manches et aller au charbon. Si on parlait sagas dès demain matin ? ou peut-être lundi matin seulement, il y a des gens qui ne travaillent pas le dimanche, ça vous concerne peut-être, je veux pas le savoir mais je prends mes précautions - et puis ça me donne un jour de plus pour réfléchir, saga pas sagas faut voir. Allons, c'est dit : les sagas dès lundi, mais demain dimanche ça fonctionne quand même,  oui, ici même. Bises et bisous, servez les chats en premier.

                                                                                                   Lucette DESVIGNES. 

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5 juin 2009 5 05 /06 /juin /2009 22:38

     Oui, sorry, mes belins-belines, de vous avoir annoncé une reprise de rythmes d'enfer et de ne pouvoir finalement vous offrir qu'une faible mouture d'excuses. Je dois dire que je suis tellement ensevelie sous la masse de mon courrier, celui arrivé pendant mon absence, que j'en perds la tête. D'autant que bien des choses restées en panne pendant ce séjour américain ont besoin d^'être traitées d'urgence, alors imaginez un peu la température par ici...Donc, mes belins, et vous, mes belines, je suis désolée de mes insuffisances mais je ne peux ce soir faire davantage que vous faire un petit coucou très affairé, très lointain, en vous conjurant d'être présents tous et toutes dès demain. Non que je vous promette déjà monts et merveilles, je ne sais pas où en seront mes recherches les plus récentes sur les biotopes et les problèmes de relation synergiques entre personnage-lecteur-auteur (vous voyez que je ne cherche jamais à me mettre au premier rang, sauf pour les auditions de poésie où j'ai besoin d^'etre tout près pour entendre mieux), mais je vous promets que nous improviserons et alors là, mes enfants, vous savez si ça peut être réalisé brillamment. A demain donc, bises aux chats, les Maine Coons sont évidemment les plus beaux (si vous n'êtes pas d'accord, faites-le moi savoir, j'adorerais entendre vos arguments adverses). Rebises aux chats.

 

                                                                                                    Lucette DESVIGNES.

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4 juin 2009 4 04 /06 /juin /2009 12:05
     Saint-Cyr, bien sûr que je voudrais vous parler de l'Occupation. J'ai été frappée d'apprendre par vous, dès mon retour (hier) que le traître Petrignani avait été fusillé en 45, histoire de me sentir allégée des menaces qu'il avait fait porter à mon père. Et j'aurais bien d'autres choses encore à dire - suggérez-m'en le moyen, vous semblez autrement plus à l'aise que moi avec les ressources du courriel - ou du blog : un simple signe, et j'obéis! Car ce que nous avons à échanger ne concerne sans doute pas les jeunes générations, et c'est rudement dommage. Quand vous me dites "Dites-leur bien..." je pense que vous voulez dire les Américains, puisqu'ensuite vous faites allusion à Omaha Beach et autres lieux de recueillement. Soyez bien sûr, si c'est le cas,  que le message a été dûment transmis avant même que vous y songiez : mes amis américains savent que bien des nazis ont échappé au châtiment et sont morts tranquillement dans leur lit - ou après avoir fait fortune en Argentine ou au Brésil et y avoir vécu comme des pachas, honorés de tous. Les Karsfeld n'ont pas été aussi efficaces qu'on pouvait le souhaiter... A plus tard, autre part, la suite de notre entretien. Ici je pense que je me dois d'être "publique", en tout bien tout honneur naturellement. Hier soir j'ai vu un film de Lubitsch, d'habitude j'aime (c'est pétillant, c'est drôle, c'est savoureux) mais hier... C'est sans doute la faute de cette Jennifer Jones qui ne vaut pas plus dans la drôlerie que dans l'émotion; je ne comprends pas qu'elle ait pu faire tant de films, elle y est grotesque immanquablement (en Mexicaine, quelque part - et, tenez vous bien, dans un film de bon auteur! n'y avait-il donc personne au chômage à l'époque qui eût pu la remplacer au pied levé? - elle avait décroché le pompon, c'était l'horreur absolue). En tout cas, hier, rien de bon à me mettre sous la dent. Ce matin, heureusement, le discours d'Obama ... Une porte entrouverte? Même une lucarne ça serait déjà bien. Et quelle allure pendant un discours si long... Nous qui avons l'habitude des facéties de marionnette, ça nous change. En tous cas, je crois que la transition est faite. Le séjour américain est derrière, le forcing dijonnais est repris, le ton alerte et roboratif (allez! au charbon! Y a à faire!) viendra tout seul dès demain. Ne manquez pas le rendez-vous, tenez bien vos chats au courant.
                                                                                                      Lucette DESVIGNES.
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3 juin 2009 3 03 /06 /juin /2009 18:15
   Eh ben oui, mes belins-belines, me voilà de retour au bercail! Devant mon blog! Prête à répondre aux messages reçus (mais oui! il y en a!) ... et tellement heureuse de retrouver les accents sur mon clavier et, naturellement, le Q à sa place, que j'en mets partout, de ces malheureux accents, dans les messages que j'ai déjà adressés en anglais aux amis américains - un comble! De ma fenêtre je n'ai plus la vue somptueuse du campus de Newark - bassins d'eau, jets en pluie, arbres de tous les verts et de toutes les tailles presque à perte de vue, et des projets de piscine olympique, et un bâtiment entier - grand comme une petite ville - simplement dédié au confort des étudiants : des fauteuils partout, des boissons gratuites, des endroits de détente aussi bien combinés au dedans qu'au dehors... de quoi vous rendre soit incrédules soit jaloux si vous m'écoutez bien. Je vous le dis, pour un peu ça me donnait envie de reprendre des études, mais qu'est-ce que mes chats diraient, hein, si je les abandonnais? Pas question, rassurez-vous - moi aussi j'ai une Maine coon(e), Saint-Cyr, rien de plus beau ni de plus fidèle ni de plus caressant - et toute l'intelligence qui va avec, oui je vois que vous êtes un connaisseur, donnez bien au vôtre un gros bisou de ma part . Et si certains sont gênés ou énervés de cette transmission de messages d'affection à nos minous, qu'ils me le disent, mais qu'ils me le disent! (ceci à dire avec le ton de Galabru dans un numéro des "Raisins verts" d'Averty : "Mais si on ne veut plus de moi sur cette terre, qu'on me le dise, mais qu'on me le dise!" naturellement, je fais ici allusion à des temps passés et dépassés pour le niveau de finesse et d'originalité du divertissement comique, les jeunes générations n'auront sans doute aucune idée de ce que je veux dire, je les plains bien sincèrement, il leur manquera toujours quelque chose, mais du moins connaissent-elles le ton de Galabru qui comme moi dure depuis si longtemps,ça pourra les aider à reconstituer tout le paysage sonore). Enfin bref et pour faire court, je repousse à demain des épanchements plus détaillés. Si vous voyiez la montagne de courrier qui m'attend, vous auriez pitié, oui, même vous qui ne vous laissez pas attendrir par mes appels du pied. Quant à reprendre les cours de théâtre et de commentaires littéraires, comment dire? On va peut-être attendre un peu? Le jetlag c'est réel vous savez, et puis j'avoue que j'ai connu quatre semaines de travaux forcés là-bas, pas question de vacances ni de détente jamais, alors pourquoi n'en prendrais-je pas une petite tranche on the sly, hein? en douce... Histoire de reprendre le courant sans cahots, hein? Surtout pour vous, au fond, qui avez sans doute vite oublié les biotopes de mes personnages ou les décors de mes histoires - oui, je vois qu'il va falloir retrousser les manches et aller au charbon. Tant pis pour la tranche de vacances que j'avais espéré pouvoir prendre en douce. Je vois ce qui me reste à faire - mais je ne vous en veux pas, allez, surtout si vous avez des chats. A demain sans faute.
                                                                                                 Lucette DESVIGNES.


















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28 mai 2009 4 28 /05 /mai /2009 16:02
Avouez que je me debrouille assez bien, mes belins-belines, pour reussir a vous agrafer tous les deux ou trois jours. Vous ne pouvez deviner a quelles acrobaties je dois me livrer pour l'amour de vous, d'abord pour trouver un engin libre, ensuite pour tirer dudit engin un maximum. J'y arrive, assez petitement, mais j'y arrive, au milieu de tout le bataclan que represente pour moi cette edition en anglais, ah mes belins-belines, n'est-ce pas une calamite que tout le monde ne puisse se servir de notre douce langue? Il n'y aurait pas besoin de traduire, je ne m'en porterais pas plus mal et le reste du monde non plus s'il ne pouvait avoir acces a mes ecrits immortels. Enfin je suis le mouvement, vous devinez combien je suis docile obeissante et tout et tout. J'ignore si je pourrai encore vous attraper par le paletot afin de deverser dans vos oreilles du coeur mes suaves commentaires sur le temps ou mon ennui de vous, mais j'essaierai du mieux que je pourrai. En  tout cas ne manquez pas le rendez-vous du retour: le 3 je serai avec mes petits chats, et pourquoi pas avec vous aussi, mes belins-belines, si vous m 'etes restes fideles comme le seront restes mes amis quatre pattes? Vous pouvez bien faire aussi bien qu'eux, non? Allez, un petit effort, courage! Et bises et bisous a tous.
                                                                                            Lucette DESVIGNES
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26 mai 2009 2 26 /05 /mai /2009 21:52
    Avouez que je me mets en quatre pour vous contacter, vous accrocher a moi par-dessus l'ocean  (gare aux requins si vous me lachez, ils ne pardonnent pas, dit-on). Je saute sur les occasions d'agripper un ordi par-ci par-la, pas toujours facile, et les horaires n'aident pas, mais enfin vous voyez bien que j'y arrive, alors vous qui n'avez que votre ecran a scruter vous allez bien y arriver aussi, dites voir un peu, a tenir bon? On verra cela sans guere attendre maintenant, le pire de la separation est derriere nous.  Je vais retrouver mes petits chats qui m'ont bien manque, malgre les cajoleries dont j'ai ete entouree. Et puis on va reprendre les causeries a batons rompus, j'aime tellement quand vous m'interrompez, les uns ou les autres, pour me poser des questions pertinentes! Affutez bien vos esprits pour la rentree - je veux dire, notre rentree a nous, notre reprise de commerce, quoi, vous voyez bien ce que parler veut dire. Je ne vous en dirai pas plus aujourdh'ui : l'essentiel est que vous soyez informes que vous, mes belins-belines, ne resterez plus longtemps orphelins. Mercredi prochain, aussitot arrivee, je vous rebranche sur le biotope du temoin privilegie ou sur les problemes du personnage. Je comprends votre penurie de cuture tous ces temps, mais on compensera, promis jure! Des mercredi, mes belins, tout juste apres avoir caline ma petite meute - mais naturellement cela prendra tout le temps qu'il faudra. Vous tout de suite apres, promis jure!
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22 mai 2009 5 22 /05 /mai /2009 20:18
    Les dieux sont avec nous,  mes belins-belines, puisqu'il m'est donne de vous faire entendre ma voix et que du meme coup il vous est offert de m'entendre. Ce dernier point, bien entendu, met en relief votre bonne volonte, mais vous ne sauriez imaginer avec quelle foi j'y compte, sur votre bonne volonte, si, si, si vous saviez combien, je suis convaincue que cela vous toucherait. C'est fou, mais depuis que toute la largeur de l'Atlantique me separe de vous (sans compter les mois de nourrice, bien entendu : l'Ohio n'est pas la Floride, il s'etend depuis le Lac Erie au nord jusqu'au Kentucky au sud, vous voyez qu'on est plutot du cote du centre que de la cote oceanique,de quoi ajouter deux bons milliers de km a l'Atlantique une fois traverse), oui, c'est fou combien je vous sens proches, attendant la manne celeste debordant de moi jour apres jour comme votre ration quotidienne avant de vous lancer dans la bagarre, metro boulot dodo - au passage, heureux ceux qui peuvent prendre le metro pour aller au boulot et revenir le soir dans leur dodo, vous savez comme moi que ce n'est plus donne a tout le monde). Oui, j'aurais presque tendance a vous appeler par vos petits noms, comme cela se fait ici pour converser avec les etudiants - et vous n'avez aucune idee de ce que les etudiants d'ici connaissent de la seconde guerre mondiale : ils en sont toujours a la guerre des tranchees, ils croient toujours que les soldats francais sont appeles des poilus en bleu horizon et bandes molletieres, tout juste s'ils ne nous attribuent pas les casques a pointe des soldats de Bismarck, en tout cas l'Occupation et la  Resistance ne leur disent pas trop grand chose une fois sortis du kil de rouge et de la baguette (mais les pinces a velo, c'est vrai que ca leur dit quelque chose). J'y vais a chaque fois de mes petits couplets autobiographiques, la ligne de demarcation, les tickets de rationnement, les semelles de bois,les exactions allemandes durant les dernieres semaines, oh je leur en raconte, et finalement ils me croient mais tout juste. De vous, mes belins-belines, j'attends le respect de ma parole: ce que je vous dis est toujours vrai, ou sinon je vous le signale, comme les clercs du Moyen Age signaleient l'ironie eventuelle d'un commentateur en surcommentant a l'aide d'un "mentitur"(Il ment) quelconque. Et si je vous dis que je pense a vous tous affectueusement, c'est que c'est vrai.
                                                                                                 Lucette DESVIGNES.
 
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21 mai 2009 4 21 /05 /mai /2009 20:00
Je ne peux vous garantir mes passages a l'avance, mes belins-belines : les occasions d'attraper au vol un ordi libre requierent une agilite dont mes vieux os ne sont plus guere nantis, d'ou le caractere fantaisiste de mes clins d'yeux. Desolee, vraiment navree... Si vous ne voulez pas deja renoncer a nos contacts et entretiens divers, il va falloir de votre part une bonne volonte et une patience pratiquement sans limite, de quoi mettre votre fidelite a l'epreuve. D'autre part, je suis consciente que le niveau intellectuel s'est franchement degrade depuis mon atterrissage en Ohio, non certes sous l'influence locale mais bien parce que mes excuses et explications constituent un peu trop dommageablement le tissu de nos parlotes. Mais vous ne pouvez guere m'imaginer traitant des regles du theatre ou vous parlant du biotope de mes personnages en sachant mon temps de parole encore plus limite que sous nos latitudes, avec la crainte d'etre interrompue a chaque instant sans avoir meme le temps de vous expedier le message en etant sure d'appuyer sur le bon bouton. Que voulez-vous, il nous faut nous adapter aux circonstances. Et puis, au fond,  je n'etais pas  venue a sept ou huit mille km de vous pour continuer mes harangues. Sachez donc que le tome 2 de la collection des nouvelles traduites en anglais vient d'etre envoye a l'editeur (woooops!) et que le tome 3 est presque acheve. Vous devriez etre tout fiers, mes belins-belines, d'avoir le privilege de glaner un peu de cette aimable science grace a over-blog et a facebook (ici ca s'appelle Firefox, et je ne suis pas sure que facebook fonctionne comme d'habitude, toutefois ne prenez pas mes indications pour totalement fiables, en matiere d'infomatique il ne peut guere y avoir plus nul et plus effarouche du moindre changement que moi). Donc, mes belins-belines, renforcez bien votre fidelite a mon egard comme je bataille pour vous assurer de la
mienne ici meme. Des le 3 juin je serai a vous comme le temps au beau. Mamours aux minets, cordiales salutations a vous .
                                                                                                                 Lucette DESVIGNES
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