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9 septembre 2017 6 09 /09 /septembre /2017 11:42

            Les effroyables images qui nous parviennent des Caraïbes ont quelque chose d'apocalyptique. C'est l'illustration même de la destruction, de ce que pourrait représenter la fin du monde : des vagues de vingt mètres de haut qui ravagent et suppriment le littoral, les basses terres recouvertes, les débris des maisons jonchant le sol comme des bûchettes, les tôles ondulées envolées comme des feuilles de papier, les murs semblables aux constructions des Westerns soufflés à terre d'une seule masse. C'est bien sûr dans les bidonvilles que les ravages sont le plus consternants, où des habitats de fortune n'ont pu résister au cyclone. Mais dans les quartiers en dur le spectacle n'est pas moins sinistre,  avec ces toits, ces portes, ces fenêtres arrachés. On peut admirer, le coeur serré, l'entraide et la solidarité rassemblant ces survivants du désastre qui auront tant de peine à survivre, sans lait pour les bébés ni eau potable ni nourriture. Certes il y a toujours des profiteurs des catastrophes, et le pillage est immédiat. Toutefois comment accabler ces dépouillés de tout de prendre où ils le peuvent ce qu'ils peuvent prendre ? Je ne parle pas des appareils de télé ou des ordinateurs, d'ailleurs stupides trophées dans   pareil contexte de cataclysme, mais d'un matelas emporté sur l'épaule qui me fait réfléchir (la capture de stock-options sur les décombres de Danone  relève d'autres mécanismes qui n'entraînent pas de ma part les mêmes doutes).  Et il leur faut se préparer à l'arrivée de l'autre typhon - on l'a prévue pour 18 heures, c'est tout ce qu'on peut faire au chapitre prévision.

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lucette desvignes
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