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6 mai 2017 6 06 /05 /mai /2017 10:01

          On n’irait certes pas jusqu’à dire qu’on se sent en apnée, en ce dernier jour d’attente avant la grande décision des urnes, mais tout de même on ne peut s’empêcher d’y penser, même si aujourd’hui est par nature étiqueté zéro. Je suppose que les commentateurs continuent à vaticiner à vide, sans le recours à des images ou interviews : ils ont tellement pris l’habitude d’être sollicités pour des avis multiples, fluctuants et pratiquement inutiles, que même en ce jour de chômage des candidats (mais ne se montrent-ils pas au contraire un peu partout à la fois pour prouver qu’ils sont indispensables à la respiration du pays ?) les estimations évaluations mises en pourcentages des voix pour ou contre continuent à fournir l’essentiel des programmes. Moi je pense surtout à la condition mentale des champions avant leur entrée en lice (on a déjà vu avant-hier l’intérêt que pouvait présenter leur préparation au corps-à-corps final) et à leur réaction devant ces sondages insistants qui se brandissent partout.  Aucune assurance ne peut être garantie en ce bas monde, et s’avancer déjà en pays conquis peut relever d’une dangereuse outrecuidance. Quant à la déprime que devrait entraîner un sondage fort calamiteux,  n’est-elle pas remplacée par la croyance que, précisément à cause de sa médiocrité, le chiffre  ne va pas pouvoir ne pas susciter une réaction nationale ? Bulles et blablabla et tricotage de rien avec un fil inexistant, tout cela ! S’il faisait meilleur, je suggérerais volontiers d’aller aux pissenlits dans les prés, c’est la pleine saison : ce faisant, comme dit mon avocat, on s’emplit les poumons et on se vide le cerveau – de quoi aborder les émotions de demain dimanche avec sang-froid.

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lucette desvignes
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