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18 avril 2017 2 18 /04 /avril /2017 08:23

          Je me rappelle dans ses grandes lignes ce que la légende appelle les derniers mots de Rameau, notre grand Jean-Philippe. Dans les grandes lignes seulement, puisque je ne me rappelle plus la raison pour laquelle certaines de ses oeuvres avaient été condamnées (par qui d’ailleurs ? sans doute par l’Eglise, il avait peut-être composé des oeuvrettes grivoises, je ne sais ; en tout cas il y a avait toute une série de ses compositions qu’il avait été condamné à détruire par le feu. C’est ce que venait vérifier le contrôleur de l’exécution du jugement, alors qu’alité à jamais il était près de rendre le dernier soupir. Oui, Oui, il avait tout brûlé, il avait détruit toute cette mauvaise musique, il pouvait partir en paix blanc comme neige. L’Eglise respirait – mais Rameau, une dernière petite lueur dans l’œil, avait ajouté pour son fidèle serviteur penché sur lui : « Mais toi tu sais où j’ai caché les copies ». Je regrette de ne pouvoir transmettre l’anecdote qu’avec des à peu près. Toutefois l’essence même de la chose me revient à l’esprit lorsque j’apprends que Fillon a rendu à l’autorité deux costumes ordinaires au lieu des costumes princiers offerts ,naguère en échange de ses bons offices. Avec Rameau, la tromperie avait tout de même plus de classe. : on peut en rire de bon cœur, et sans s’indigner. 

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lucette desvignes
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