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16 mars 2017 4 16 /03 /mars /2017 10:03

 

 

          Pour une fois tous les présentateurs-commentateurs sont d’accord : nous avons reçu en cadeau la plus belle journée du printemps, on n’a jamais vu ça pour un 16 mars, et profitons-en bien parce que dès demain les nuages reviendront avant un week-end trempé de pluie. Il faut en profiter comme d’une fleur qui nous serait offerte dans un monde de brutes, puisque c’est ainsi que, d’après une métaphore de chocolatiers, se définit officiellement notre civilisation à l’agonie. A chaque tour de jardin, on voit les couleurs se préciser, les boutons se gonfler, on croit même voir les pousses prendre un ou deux centimètres, Sur tout l’hexagone règnent la lumière et  la gaieté, ce qui apaise quelque peu la fébrilité des attentes dans cette période électorale. Ce serait temps de changer un peu d’ambiance : tous ces discours meetings programmes finissent par s’entremêler se phagociter s’osmoser, il devient bien  difficile d’attribuer son étiquette d’origine à tel ou tel élément brandi ici ou là et tout ce que les têtes pensantes appelées sur le plateau pour notre éducation politique nous expliquent a pris un goût de rassis, de rance, de recuit voire de mal digéré. On parle de volatilité des électorats, mais on devrait bien aussi parler de cette interpénétration des intentions : l’amalgame se fait parfois, une idée profitant à l’adversaire, comme il y a une vingtaine d’années une pub à la télé, vantant un café d’Amérique du Sud, accompagnait son petit train cahotant d’un petit air de flûte indienne pour graver la marque dans la mémoire du téléspectateur – or, vérifications faites, la petite musique évoquait régulièrement dans les mémoires confuses mais sûres d’elles la marque de café rivale…

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lucette desvignes
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