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20 janvier 2017 5 20 /01 /janvier /2017 11:53

         On peut se demander (du moins je me le demande, moi qui n’ai rien d’un politologue praticien) à quoi véritablement auront servi ces primaires du PS, puisque aucun des candidats ne peut espérer représenter un résultat significatif, que leurs différences n’ont fait que rendre bien aléatoire le ralliement de toutes leurs forces après ce petit « pas de sept » en chorégraphie publique, et qu’enfin ce n’était que de la frime vu que d’autres prétendants peaufinent leurs batteries dans l’intervalle (oui, ça doit bien se passer à la peau de chamois, une batterie ?). Le grand bal, c’est pour plus tard, ces répétitions n’ont pas grand sens. Et le froid glacial ne va-t-il pas empêcher bien des gens d’aller voter ? Les équipes de volontaires du zèle seront-elles aussi décidées, aussi entraînées, aussi bien organisées que sous Giscard, par exemple, quand on allait chercher les vieillards pour les escorter dans les bureaux de vote et qu’on faisait même voter les morts ? Peut-être ces pratiques  folkloriques ont-elles fini par s’arrêter. Toujours est-il  que la fonction même du vote semble avoir pris un coup dans l’aile : ce devoir dont certains se moquaient paraît avoir acquis une certaine force de séduction (de protestation ou d’expression, peu importe : l’essentiel est qu’on s’en serve), mais sera-t-il encore pratiqué quand il devrait l’être pour de bon, pour ces trois fois deux tours d’affilée qui cette année célébreront le printemps ?

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lucette desvignes
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denis 20/01/2017 16:21

Dame Lucette, ces primaires de gauches, sans véritable tribun de gauche, consacre l'agonie du courant social-libéral injustement qualifié de réformiste. Les Macron et Fillon représentent la fausse-vraie alternance chantée par les médias, l'un se voulant plus moderne que l'autre.
Pourtant le Brexit hard engagé par la nouvelle dame de fer devrait rendre nombre d'électeurs plus sceptiques quant à la poursuite d'une politique durement libéral.
Mais qu'est-ce que nos gouvernants retiennent de l'Histoire, si ce n'est l'ivresse commune au pouvoir et à ses privilèges exorbitants ?
Nous quittons le siècle des Lumières pour rejoindre celui du Spectacle, pleine de nuit et de brouillard. La cécité de nos élites leur font croire qu'ils naviguent par temps clair. Amitiés.

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