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13 janvier 2017 5 13 /01 /janvier /2017 10:24

         J’avais eu peur, un instant, qu’avec cette bousculade des délais raccourcis la deuxième mouture de primaires ne fût quelque chose comme du raté, de la cérémonie de seconde classe, de la  célébration de parente pauvre. Eh bien pas du tout ! on retrouve le même décor, les mêmes sept pupitres, les mêmes soixante minutes de préparations passées dans les couloirs et le maquillage (de quoi, même, souligner que Valls transpire abondamment et qu’il faut l’éponger en douceur), les mêmes tirages au sort, limitations de professions de foi, interventions rigoureuses des contrôleurs. Simplement, c’était bien ennuyeux – s’en sont-ils tous rendu compte ? Il y avait, paraît-il, trois millions huit cents mille téléspectateurs – pas mal, mais autant on pouvait pour la droite s’attendre à un combat de chefs incluant une mise à mort ou deux, autant ici on devinait qu’ils n’avaient pas intérêt à s’étriper puisque tous les joueurs n’étaient pas présents, Macron et Mélenchon attendant leur tour, patiemment, dans l’ombre. A la notion de campagne trop courte correspondait la notion de conclusion sans signification : à la fin des primaires des autres, on pouvait apercevoir une stature de président ‘(quitte à lui retailler son costume avant le grand jour de l’épreuve). Il semble ici que l’enjeu est autre… Je suis du même avis que l’un des commentateurs : c’est à Lienemann qu’il aurait fallu donner un pupitre. Elle n’a pas une élocution brillante mais elle parle vrai et solide, et sa présence aurait à la fois brassé les cartes autrement et incité chacun  d’eux à montrer le meilleur de ses petites provisions. Mais cette remarque sous forme de regret demeure sans aucune portée, puisque la réalité est autre et restera autre jusq’au jour du vote…

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lucette desvignes
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