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13 décembre 2016 2 13 /12 /décembre /2016 07:50

         Pour changer –juste une petite ouverture – du domaine préélectoral  qui se présente à nous sous toutes ses phases et hypostases, j’aimerais exprimer ici mon ahurissement devant l’utilisation qu’un cinéaste peut faire d’une innocente comme Nicole Kidmann. Une beauté de poupée, je veux bien – sans le moindre art de l’expression : c’est ma conclusion après l’avoir vue dans plusieurs films. Ce Calme blanc (Dead white) vu hier m’a plongée dans un abîme d’incrédulité, non seulement parce que l’intrigue est déjà du dernier dingue, mais parce qu’elle réserve à la belle rousse (plus flamboyante encore que Gilda, un ton plus foncé) un rôle héroïque absolument incroyable. Un bateau blanc en plein Pacifique, une frégate noire à quelques encablures, censée couler (en réalité pleine de cadavres de filles faciles enrôlées pour tourner un film). De la frégate se sauve en canot à rames un inconnu qui s’impose sur le bateau blanc : tandis que John incrédule va voir sur la frégate ce qu’il en est, l’inconnu viole la pauvre Kidmann (mais sans trop de bobo : elle feint de faire amis-amis pour ménager ses chances) et dévie la route du bateau blanc. Avant que la radio ne cesse, elle comprend que son John va remettre en marche la frégate noire (qui ne coule pas) et rattraper le bateau blanc pour remettre de l’ordre. Mais la frégate noire coule bel et bien, et sur son épave John le malin met le feu pour qu’en plein Pacifique Kidmann puisse voir la lueur (il a gardé pour lui le canot à rames). Bonne ruse : elle dirige le bateau blanc vers l’épave (elle a empoisonné, puis blessé au fusil à flèches le malfrat qu’elle croit  négocié et jeté à la mer). Le couple se retrouve, mais, ultime alerte, le malfrat empoisonné blessé à mort est resté accroché au bateau, il revient sur le pont pour étrangler l’intrépide héroïne, mais John est là (il apportait le plateau pour un petit déjeuner d’amoureux), il tue le malfrat avec une grenade d’alarme, ce qui permet au couple (et au public) de contempler le corps de l’individu enroulé dans sa bâche comme pour des funérailles solennelles s’enfoncer cette fois-ci pour de bon dans les flots tout juste calmés. Qu’un escroc de la pellicule ait souhaité faire tourner Kidmann pour s’assurer du public, je comprends. Que Kidmann avec ses sottes moues de bébé Cadum accepte de tourner pareil navet, ça je ne le comprends plus, car même l’argent ne compensera jamais l’atteinte portée à son image de marque (mais elle était peut-être toute fière d’un rôle aussi magistral en plein Pacifique)…                                              

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lucette desvignes
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