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20 décembre 2016 2 20 /12 /décembre /2016 09:32

         Ah mes belins-belines, voilà bien déjà un vrai grand bout de temps que je ne vous ai pas fait faire des amitiés à notre bonne Mère Cotivet de douce mémoire. Il va falloir s’en occuper dare-dare, mais comptez sur moi. C’est aussi la faute à ce contexte électoral, comme ils disent. On n’a jamais tant voté chez nous, ça vote à tour de bras dans tous les coins, c’est à peine fini dans l’un  que ça recommence dans un autre, et à quoi donc voulez-vous penser, que la télé vous en parle toute la journée ? . Et attendez ! Faudra ensuite voter pour de vrai, ah ! la tête vous en tourne. D’autant qu’on peut pas se fier aux chiffres qu’on nous donne dans l’euphorie, comme ils disent : c’est tout revu à la baisse, la preuve, Fillon n’ose plus dire un mot, après avoir vu des millions de gens le porter aux nues et puis l’attaquer de tous les côtés en lui reprochant de les avoir fait voter pour quelque chose qui finalement leur plaît pas trop. Et ça va recommencer toutes ces semaines, mais en plus raccourci : auront-ils le temps, ceux de la prochaine fournée, de nous expliquer par le menu tout ce qu’ils auront à dire ? Au fond, ils en ont déjà bien dit, à tel point que ça se mélange tout. Huit mille bureaux de vote, quarante mille bénévoles, ça fait du monde, tout ça (comme Monsieur Perrichon quand il compte ses bagages en arrivant à Chamonix : « … cinq, six,  ma femme sept, ma fille huit et moi neuf. Nous sommes neuf »). Et puis il y a encore ceux qui veulent pas passer par l’étalage officiel, à se faire choisir (ou pas) à cause de leur bonne mine ou de leur allure en plus de tout ce qu’ils promettent : mais faut pas les négliger ceux-là, ils se réservent pour le vrai vote, ils prennent des idées aux autres (que les autres sans méfiance rabâchent à perte de salive) mais c’est dans la règle du jeu, on promet, on explique, on dit à peu de chose près ce que les autres ont dit disent ou vont dire. L’astuce c’et de changer les mots qui veulent tous dire la même chose, c’est de changer le ton aussi, pas du convaincant (ça marche pas) mais du viril, du martelé, de l’asséné : regardez donc comme ça nous a laissé de la nostalgie sarkoziste, regardez donc comme on a envie d’entonner la Marseillaise et de marcher au pas comme un seul homme…

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lucette desvignes
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