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9 novembre 2016 3 09 /11 /novembre /2016 11:19

 

 

         Il est de bon ton, parmi les cinéphiles (c’est vrai ?) ou plutôt parmi les spectateurs BCBG devenus bobos avec l’évolution des mœurs et du langage, de considérer avec un mépris affiché le Valmont de Milos Forman en l’accusant de ne rien avoir compris à la psychologie amoureuse du XVIIIème siècle (chose que, paraît-il, il avouait lui-même avec désinvolture). En corollaire – et presque selon le principe des vases communicants – le même public couvre de louanges Les Liaisons dangereuses telles que  Stephen Frears  les avait proposées au monde avec Glenn Close et John Malkevitch pour constituer ce couple vénéneux. J’ai vu – et aimé – les deux films, plusieurs fois, et j’avoue qu’il faut être bien sûr de soi pour brandir une préférence justifiée. J’ose à peine dire que j’aurais même un faible pour le Valmont incarné par Colin Firth (mais naturellement on va tout de suite m’accuser de partialité pour Mr Darcy, ce qui me fera piteusement baisser le nez sans dénégation possible). Et j’ai peut-être tort de chérir cette présence aisée de la nature dans pareille histoire d’alcôves et de réceptions mondaines, alors que je devrais accorder toute mon attention à la conquête de la Présidente de Tourvel, élément aussi condamnable à l’époque que la séduction de la petite Volanges. Je trouve qu’il n’y a pas compétition entre les deux films, chacun correspond à une lecture des Liaisons dangereuses – et ce sont deux magnifiques hommages rendus à Laclos, lui qui a inscrit dans la littérature du XVIIIème le chef d’œuvre indiscutablement le plus profond et – mis à part Jacques le Fataliste et son maître – sans doute le plus moderne.

 

         Tellement consternée, écrasée, écapoutie, mes belins-belines, que j’avais envisagé de faire grève. Et puis je préfère vous envoyer le blog préparé hier en dehors de l’actualité, pour vous permettre d’attendre mes commentaires qui ne sauraient tarder. J’aurais dû imprimer ces quelques lignes ajoutées avant mon texte, mais… je n’ai pu trouver le bon bouton poussoir tirette ou pédale adéquat, prenez donc ce message en queue de contact et pardonnez à mes insuffisances .

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lucette desvignes
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Adrienne 09/11/2016 20:31

ah j'ai bien peu que moi aussi, même armée de ma triple cuirasse qui ne me quitte jamais quand je sors de chez moi ;-)), je fonde pour Colin Firth ;-)

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