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8 octobre 2016 6 08 /10 /octobre /2016 09:40

         Ce n’est pas la présence d’un acteur dans un film qui décide de mon choix (sauf mes petits dadas qui me regardent seule). Aussi, hier, la prééminence de Leonardo (notre Vinci contemporain) ne m’a-t-elle pas spécialement tentée, je ne lui trouve pas un mérite éclatant et puis il est un peu trop grassouillet à mon goût, surtout pour une idole des foules. Mais trois TTT, tout de même. Et puis ce monde des traders, pourquoi ne pas tenter de comprendre comment il fonctionne ? De bonnes raisons, donc, pour choisir ce Loup de Wall Street. Et trois T pour les scènes d’orgies et le langage ordurier, chapeau, Scorsese ! A part ça, et les drogues les plus variées qui fonctionnent à pleines narines tout au long du film (en se présentant Leonardo clame « Oui, je suis un camé » en regardant le public dans les yeux) on ne voit pas bien comment un minable qui n’a pour lui que son culot imparable va pouvoir presque sur-le-champ créer une banque qui, d’officiellement bas de gamme dans les valeurs qu’elle met sur le marché, devient en toute légalité un établissement où tous les employés (des minables aussi, recrutés parmi les potes) vont se remplir lourdement les poches et vivre d’une orgie à une autre. Certes la fin du héros n’a rien d’enviable, mais le film montre trop en long et en large les joies éclatantes de la réussite et de la vie menée à grandes guides pour ne pas tenter les faibles d’esprit.

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lucette desvignes
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Ju 14/10/2016 21:06

J'ai toujours eu du mal à croire en Léonardo DC. Je me disais qu'il ne passerait pas le cap du Roméo à mèche qui prend un ecsta pour mieux faire advenir Juliette.
Et pourtant à chaque fois, je lui reconnais cette incroyable faculté de pouvoir tout jouer et de façon crédible. Peut-être, justement, parce que c'est un blondinet un peu potelé.
Du benêt au cynique.
Du séducteur au pauvre mec.
Il ne s'emprisonne nulle part.
Quant au Loup de Wall Street, je l'ai vu d'un peu loin, essentiellement pour Matthew McC. ç
Ca m'a fait penser au Bûcher des vanités de Tom Wolfe, où, dans l'écoeurement généralisé, on s'attache au moins pourri de tous (au fait, c'est le meilleur de Tom Wolfe, le bûcher...). Moins anesthésiant que Bret Easton Ellis dont je n'ai fini qu'un roman, parce que je n'ai eu que ça pendant 15 jours... Qu'attendre d'un film sur Wall Street? En VF, il y a eu Rapaces (avec Julie-Marie Parmentier, que j'aime à suivre aussi), et guère plus réjouissant.
Tout ça pour dire.
Je le trouve plutôt bon, ce film.
Et l'acteur itou.
Malgré moi.

desidéesetdesmots 17/10/2016 17:03

Merci pour l'analyse du cheminement de vos doutes jusqu'à une appréciation favorable de votre acteur-caméléon.Je ne suis pas convaincue, mais j'aime qu'on prenne soin, et si bien, d'exposer un avis différent sur n'importe quel sujet. J'ai mieux aimé le Bûcher des vanités, malgré ses défauts; j'ai été mieux accrochée, mais je n'avais pas encore lu le livre. A bientôt vous lire encore, j'espère!

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