Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
18 octobre 2016 2 18 /10 /octobre /2016 11:52

         Les célébrations publiques, officielles, parfois solennelles, des anniversaires les plus importants pour la planète, pleuvent sur les étranges lucarnes du monde comme cette effarante et monstrueuse pluie de grenouilles qui conclut un film dont pour l’instant le nom m’échappe mais qui pendant cette longue séquence vous glace d’horreur et de dégoût (sans négliger la question technique : comment ont-ils bien pu réaliser cette plaie d’Egypte non répertoriée ? ni la question humanitaire : comment aurait-on pu éviter le martyre de tant de grenouilles, s’aplatissant sur les toits, écrasées sous les bottes qui dérapent, collées contre les pare-brise, empalées sur les pointes des grilles, empilées comme d’affreux grêlons avec un sens mythique caché qu’on découvre mal ?). Certaines célébrations, moins terrifiantes, se font à grand renfort de fanfares, de drapeaux, de discours, parfois de chefs d’états réunis ^pour la photo de famille mais évitant la poignée de mains devant les caméras. Et puis il y a les célébrations privées, celles qui se font entre soi, par deux ou trois avec, pendant le temps qu’il faut, le recueillement qu’il faut, la communion dans la peine après tant de décennies ravivée – mais quel bonheur lorsque les dates coïncident, la mort la naissance, la disparition la venue au jour, la douleur la joie, le déchirement la tendresse ! L’impression que le cycle de la vie est en train de reboucler sa boucle, que rien n’est perdu à jamais, que les cicatrices sont enfin fermées sous les caresses du temps…

 

Partager cet article

Repost 0
lucette desvignes
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Le blog de lucette desvignes
  • Contact

Recherche

Liens