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19 septembre 2016 1 19 /09 /septembre /2016 08:59

         J’ai toujours plutôt fui Pascal Thomas, le cinéaste des scénarios francofranchouillards qui se voudraient aussi finement critiques que chez Frank Capra ou aussi légèrement marivaudants qu’avec Lubitsch. Pires encore quand ils se voudraient déjantés et françaisement burlesques à l’imitation de John Cleese ou des Monty Pythons. Il ne suffit pas d’empiler dans le désordre, sous prétexte que l’appartement est grand, (c’est ce que dit le titre) des générations différentes (voire de faire circuler la mamie à trottinette d’une pièce à l’autre, elle qui prend pour des toilettes les sièges du salon) ou des ethnies différentes (par exemple l’arrivée en force d’un clan africain en costume tribal, même si on fait vivre tous ces éléments disparates dans l’effervescence amicale et la bonne humeur). Pour brocher sur le tout, un metteur en scène raté qui installe des décors grotesques, fait chanter affreusement mal des girls d’occasion au French cancan volcanique mais fort approximatif et fait jouer le clapman par une idiote sans claquoir qui inscrit les reprises sur du papier et remplace le claquoir par ses deux mains et un bruit de lèvres : il a beau être Arditi (qui d’ailleurs joue Arditi comme Le Poullain en fin de carrière ne savait jouer que Le Poullain), il ne vous arrache pas l’ombre d’un sourire. Dire que j’avais escompté, grâce au titre, que le film garderait quelque chose du roman d’Echenoz… 

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lucette desvignes
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