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6 août 2015 4 06 /08 /août /2015 09:59

         J’aime m’instruire en écoutant des émissions sur la paléontologie – grandes plongées dans les millions de millénaires enfuis et reconstruits – ou tout aussi bien celles sur l’astrophysique et ses milliards de galaxies (enchevêtrées ? séparées par des milliards de mondes ?). Non que je puisse suivre tous ces développements si bien informés : à part une passion pour les dinosaures qui me tenait dès ma petite enfance, avec les images de stégosaures, mégathériums, diplodocus et autres archéoptéryx offertes par le chocolat de l’Union (toute une collection fascinante que mon père avait confisquée à un élève et dont j’avais fait mon profit), je n’écoute pas les suggestions et théories bâties avec aplomb par des savants aux matériaux incontrôlables que personne ne peut discuter faute de moyens. Même chose pour les configurations des cieux sans limite qui donnent le vertige, mais qu’on écoute expliciter avec une grande part de scepticisme : ainsi j’admire ce recours aux mathématiques pour vérifier l’exactitude des constructions de l’esprit… La soif de comprendre fonctionne de pareille manière dans l’exploration du passé terrestre ou de notre infini. Mais ce qui rapproche étroitement les scientifiques des deux territoires, c’est à mon avis cette certitude tranquille (cette témérité de jugement ?) qui les fait tenir pour vraies les déductions les plus invraisemblables, en s’appuyant sur des éléments contestables dont ils font peu à peu des vérités d’évidence. Par exemple (un parmi tant d’autres) je ne sais pas comment ils ont découvert ou fabriqué leur fameux carbone 14, mais une fois qu’il est entré dans nos mœurs comme le dentifrice ou la chirurgie sous microscope, on se fonde sur lui pour affabuler des schémas d’évolution auxquels le vulgum pecus a du mal à accorder autre chose qu’une attention polie mais distante, parfois ironique. A preuve, et empruntées à un domaine voisin, ces reconstructions de faciès à partir d’un morceau d’os de crâne : une reconstitution si charnue avec joues et lèvres et paupières et bronzage de la peau – et, presque, clin d’œil coquin même si la fabrication du visage s’arrête à la base du cou… -  qu’on a envie de crier : « Bravo l’artiste ! ».

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lucette desvignes
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