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20 juillet 2015 1 20 /07 /juillet /2015 08:33

 

 

      Je fais avec consternation le tour de mon petit jardin. Tout est mort – et pourtant on a arrosé,  mais certainement pas autant qu’il aurait fallu, la conscience civique joue très fort chez moi, voyez-vous. Les choses, donc, étant non seulement ce qu’elles ont été mais  aussi telles on a dû les laisser, offrent un spectacle navrant. Les phlox dont j’attendais monts et merveilles sont tous morts, mais morts jusqu’à la racine, sans aucun espoir que ma collection multicolore puisse survivre jusqu’au printemps prochain. Les hortensias sont morts, et j’aimerais mieux vois les branches dépouillées comme en décembre plutôt que cette moisson déprimante de minuscules inflorescences regrignées qui témoignent sardoniquement de ce qu’elles avaient, avant la canicule, eu l’intention et le désir de faire. Mes rosiers tiges sont morts, encerclant la base de leur tronc  d’une foultitude de rejets en buisson, chant du cygne poignant démontrant quand même quelle vigueur ils ont tenté de déployer pour survivre, en vain. Mon petit saule crevette est mort, un petit arbre qui depuis huit printemps m’avait enchantée par sa forme parfaitement ronde aux milliers de pointes rose tendre. Seul le lilas des Indes reste ostensiblement guilleret, tout heureux d’avoir retrouvé cette année ses températures texanes. Quand je prends conscience de mon chagrin devant ce désastre dé la verdure, je songe en même temps que ce bout de jardin n’est pas destiné à assurer ma survie ni celle de ma famille. Quel doit être le désespoir des paysans en face de leurs terres calcinées où ils devaient récolter leur subsistance et de quoi faire vivre leurs proches dans l’aisance ? Et ce n’est pas la hantise du meurtrier été 1976, avec les centaines d’images de mort qu’il m’a laissées – tel ce pré à la terre mise à nu vers Rive-de-Gier où le paysan avait tué sa vache affamée avant de tourner sa carabine contre lui -  qui me réconcilie avec la canicule.

         Je fais avec consternation le tour de mon petit jardin. Tout est mort – et pourtant on a arrosé,  mais certainement pas autant qu’il aurait fallu, la conscience civique joue très fort chez moi, voyez-vous. Les choses, donc, étant non seulement ce qu’elles ont été mais  aussi telles on a dû les laisser, offrent un spectacle navrant. Les phlox dont j’attendais monts et merveilles sont tous morts, mais morts jusqu’à la racine, sans aucun espoir que ma collection multicolore puisse survivre jusqu’au printemps prochain. Les hortensias sont morts, et j’aimerais mieux vois les branches dépouillées comme en décembre plutôt que cette moisson déprimante de minuscules inflorescences regrignées qui témoignent sardoniquement de ce qu’elles avaient, avant la canicule, eu l’intention et le désir de faire. Mes rosiers tiges sont morts, encerclant la base de leur tronc  d’une foultitude de rejets en buisson, chant du cygne poignant démontrant quand même quelle vigueur ils ont tenté de déployer pour survivre, en vain. Mon petit saule crevette est mort, un petit arbre qui depuis huit printemps m’avait enchantée par sa forme parfaitement ronde aux milliers de pointes rose tendre. Seul le lilas des Indes reste ostensiblement guilleret, tout heureux d’avoir retrouvé cette année ses températures texanes. Quand je prends conscience de mon chagrin devant ce désastre dé la verdure, je songe en même temps que ce bout de jardin n’est pas destiné à assurer ma survie ni celle de ma famille. Quel doit être le désespoir des paysans en face de leurs terres calcinées où ils devaient récolter leur subsistance et de quoi faire vivre leurs proches dans l’aisance ? Et ce n’est pas la hantise du meurtrier été 1976, avec les centaines d’images de mort qu’il m’a laissées – tel ce pré à la terre mise à nu vers Rive-de-Gier où le paysan avait tué sa vache affamée avant de tourner sa carabine contre lui -  qui me réconcilie avec la canicule.

         Je fais avec consternation le tour de mon petit jardin. Tout est mort – et pourtant on a arrosé,  mais certainement pas autant qu’il aurait fallu, la conscience civique joue très fort chez moi, voyez-vous. Les choses, donc, étant non seulement ce qu’elles ont été mais  aussi telles on a dû les laisser, offrent un spectacle navrant. Les phlox dont j’attendais monts et merveilles sont tous morts, mais morts jusqu’à la racine, sans aucun espoir que ma collection multicolore puisse survivre jusqu’au printemps prochain. Les hortensias sont morts, et j’aimerais mieux vois les branches dépouillées comme en décembre plutôt que cette moisson déprimante de minuscules inflorescences regrignées qui témoignent sardoniquement de ce qu’elles avaient, avant la canicule, eu l’intention et le désir de faire. Mes rosiers tiges sont morts, encerclant la base de leur tronc  d’une foultitude de rejets en buisson, chant du cygne poignant démontrant quand même quelle vigueur ils ont tenté de déployer pour survivre, en vain. Mon petit saule crevette est mort, un petit arbre qui depuis huit printemps m’avait enchantée par sa forme parfaitement ronde aux milliers de pointes rose tendre. Seul le lilas des Indes reste ostensiblement guilleret, tout heureux d’avoir retrouvé cette année ses températures texanes. Quand je prends conscience de mon chagrin devant ce désastre dé la verdure, je songe en même temps que ce bout de jardin n’est pas destiné à assurer ma survie ni celle de ma famille. Quel doit être le désespoir des paysans en face de leurs terres calcinées où ils devaient récolter leur subsistance et de quoi faire vivre leurs proches dans l’aisance ? Et ce n’est pas la hantise du meurtrier été 1976, avec les centaines d’images de mort qu’il m’a laissées – tel ce pré à la terre mise à nu vers Rive-de-Gier où le paysan avait tué sa vache affamée avant de tourner sa carabine contre lui -  qui me réconcilie avec la canicule.

 

         Je fais avec consternation le tour de mon petit jardin. Tout est mort – et pourtant on a arrosé,  mais certainement pas autant qu’il aurait fallu, la conscience civique joue très fort chez moi, voyez-vous. Les choses, donc, étant non seulement ce qu’elles ont été mais  aussi telles on a dû les laisser, offrent un spectacle navrant. Les phlox dont j’attendais monts et merveilles sont tous morts, mais morts jusqu’à la racine, sans aucun espoir que ma collection multicolore puisse survivre jusqu’au printemps prochain. Les hortensias sont morts, et j’aimerais mieux vois les branches dépouillées comme en décembre plutôt que cette moisson déprimante de minuscules inflorescences regrignées qui témoignent sardoniquement de ce qu’elles avaient, avant la canicule, eu l’intention et le désir de faire. Mes rosiers tiges sont morts, encerclant la base de leur tronc  d’une foultitude de rejets en buisson, chant du cygne poignant démontrant quand même quelle vigueur ils ont tenté de déployer pour survivre, en vain. Mon petit saule crevette est mort, un petit arbre qui depuis huit printemps m’avait enchantée par sa forme parfaitement ronde aux milliers de pointes rose tendre. Seul le lilas des Indes reste ostensiblement guilleret, tout heureux d’avoir retrouvé cette année ses températures texanes. Quand je prends conscience de mon chagrin devant ce désastre dé la verdure, je songe en même temps que ce bout de jardin n’est pas destiné à assurer ma survie ni celle de ma famille. Quel doit être le désespoir des paysans en face de leurs terres calcinées où ils devaient récolter leur subsistance et de quoi faire vivre leurs proches dans l’aisance ? Et ce n’est pas la hantise du meurtrier été 1976, avec les centaines d’images de mort qu’il m’a laissées – tel ce pré à la terre mise à nu vers Rive-de-Gier où le paysan avait tué sa vache affamée avant de tourner sa carabine contre lui -  qui me réconcilie avec la canicule.

 

         Je fais avec consternation le tour de mon petit jardin. Tout est mort – et pourtant on a arrosé,  mais certainement pas autant qu’il aurait fallu, la conscience civique joue très fort chez moi, voyez-vous. Les choses, donc, étant non seulement ce qu’elles ont été mais  aussi telles on a dû les laisser, offrent un spectacle navrant. Les phlox dont j’attendais monts et merveilles sont tous morts, mais morts jusqu’à la racine, sans aucun espoir que ma collection multicolore puisse survivre jusqu’au printemps prochain. Les hortensias sont morts, et j’aimerais mieux vois les branches dépouillées comme en décembre plutôt que cette moisson déprimante de minuscules inflorescences regrignées qui témoignent sardoniquement de ce qu’elles avaient, avant la canicule, eu l’intention et le désir de faire. Mes rosiers tiges sont morts, encerclant la base de leur tronc  d’une foultitude de rejets en buisson, chant du cygne poignant démontrant quand même quelle vigueur ils ont tenté de déployer pour survivre, en vain. Mon petit saule crevette est mort, un petit arbre qui depuis huit printemps m’avait enchantée par sa forme parfaitement ronde aux milliers de pointes rose tendre. Seul le lilas des Indes reste ostensiblement guilleret, tout heureux d’avoir retrouvé cette année ses températures texanes. Quand je prends conscience de mon chagrin devant ce désastre dé la verdure, je songe en même temps que ce bout de jardin n’est pas destiné à assurer ma survie ni celle de ma famille. Quel doit être le désespoir des paysans en face de leurs terres calcinées où ils devaient récolter leur subsistance et de quoi faire vivre leurs proches dans l’aisance ? Et ce n’est pas la hantise du meurtrier été 1976, avec les centaines d’images de mort qu’il m’a laissées – tel ce pré à la terre mise à nu vers Rive-de-Gier où le paysan avait tué sa vache affamée avant de tourner sa carabine contre lui -  qui me réconcilie avec la canicule.

 

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lucette desvignes
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