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6 mai 2015 3 06 /05 /mai /2015 09:47

 

         On n’est pas obligé d’aimer et de respecter Houellebecqu (il ferait beau voir, en effet, qu’on s’occupât de m’y contraindre !) ni même de lire ses productions ou d’adopter ses phobies et ses haines. J’avisai donc hier un film faisant de lui, en théorie, un acteur jouant son propre personnage – un phénomène à voir peut-être. Un peu comme Jean D’Ormesson ivre de sa notoriété nationale se met à faire du cinéma pour incarner la sagesse et servir d’étalon du goût. Pour ledit Houellebecqu, on annonçait des scènes hilarantes, pourquoi donc ne pas y jeter un œil ? Résultat des courses après vingt minutes: l’indigence absolue, la débilité incarnée sous toutes ses hypostases, jeu dialogues intrigue idée de base absence totale de raffinement, au contraire insistance sur la laideur, la grossièreté, la vacuité, l’ineptie. Au moins il n’y avait pas l’ombre d’un maquillage pour l’individu en titre qui n’avait pas quitté son allure crasseuse, sa vilaine prononciation, sa tenue de Louis-Ferdinand Céline des dernières années frôlant le clochard… Et même pas un chat Bébert pour la tendresse, à transporter partout avec soi, à aimer par-dessus tout, prouvant qu’il y avait au fond de toutes les ignominies politiques et racistes une possibilité d’amour pour les êtres sinon pour l’humanité… Je me demande vraiment qui a pu concevoir pareil « divertissement » et qui, ensuite, a bien pu le programmer. Mais il y a des tordus partout.

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lucette desvignes
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Adrienne 06/05/2015 12:37

Votre opinion sur Jean d'O rejoint la mienne, voilà qui est toujours plaisant à constater :-)

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