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21 avril 2015 2 21 /04 /avril /2015 09:05

         Pour la première fois je viens de rêver de mon ordinateur. Cela vient des efforts que j’ai faits hier pour adopter le maniement d’un portable qu’après des mois de délaissement j’ai décidé de mettre en fonction –ce qui exige de moi, l’ennemie viscérale de tout ce qui est électronique voire simplement électrique , une tension extrême et un apprentissage douloureux. Donc, marquée par mes efforts, je les transfère inconsciemment à mon ordi que je baptise portable (et certes je peux porter l’écran, le clavier et même la souris au bout de son fil mais je crois qu’on a fait mieux) et j’erre de par les rues et dans les prés humides et gargouillants (ici c’est la lecture approfondie hier soir des Eaux du Pré-au-Loup sur lesquelles une superbe étude du chantier Daillie m’a permis d’avoir de nouvelles lumières) et je ne sais où poser mon instrument de travail et pourtant le travail presse. J’installe l’ordi sur un lit, il s’enfonce, on me tend une planche à roulettes pour glisser dessous, il faudrait changer la cartouche et je n’en ai pas pris avec moi, j’écris donc sur un petit morceau de papier tiré de ma poche, et au crayon mal taillé, les notes d’une interview dont mon journal attends le CR. Une femme (chez laquelle autrefois j’ai logé  une nuit en chambre d’hôtes à Paris, une vraie petite bonbonnière) a tué sa fille et m’explique, avec le calme de la vengeance satisfaite, que cette dernière avait séduit son amant – normal : une jeune beauté au milieu d’un couple où l’homme ressent le démon de midi – puis après son geste a mis le feu à la maison. Les gens d’en face – l’amant, je crois, mais il cache son visage derrière un masque – bredouillent des choses incompréhensibles, tandis qu’une épouse, championne du harcèlement vengeur, accuse son homme (l’amant peut-être ?) des dégâts des eaux qui ont détruit son horloge et ses deux héliomètres ( ?). J’aimerais noter, avec ce crayon qui ne marque pas et sur ce papier où il n’y a plus de place, si les dégâts des eaux sont dus à l’action des pompiers, mais je suis interrompue par le  bruit de vaisselle de la maison voisine où ma mère et ma sœur débarrassent la table alors que je n’ai pas encore déjeuné. J’en suis là, mes belins-belines, et je ne sais pas où sont passés mon ordi en promenade ni sa souris au bout de son fil.

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lucette desvignes
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