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17 mars 2015 2 17 /03 /mars /2015 09:00

         Peut-être qu’à la deuxième ou troisième vision je reconnaîtrai que « There will be blood » (je traduis, puisque le titre ne change  pas dans la version française : Le Sang coulera, ou encore Il y aura de la violence) est le chef d’œuvre que la critique annonce. J’ai suivi avec passion l’évolution, lente et détaillée, à travers l’histoire et la géographie, d’un chercheur d’or ayant trouvé du pétrole et désormais ne vivant plus – si l’on excepte son fils qu’il adore et dont il fait son complice pour gagner à la cession de leurs terres stériles les habitants de cette Californie déshéritée  – que par et pour l’or noir, ses cloaques, sa puanteur, les morts qu’il cause, les tromperies en tout genre qu’il engendre pour acquérir le sous-sol au moindre prix. Le dépouillement des occupants du sol n’a rien de nouveau, mais il est détaillé de manière obsessionnelle qui révolte en démontant les mécanismes pratiqués. Seul pour s’opposer au consentement passif d’à peu près tous les habitants du secteur (lequel sera ravagé, effondré, empuanti, l’eau devenant salée, la végétation disparaissant complètement), un illuminé s’improvisant prédicateur, les deux ennemis s’infligeant mutuellement l’humiliation majeure selon l’occasion. Je reste sceptique quant à la signification de dédoublement de l’illuminé (qui est Paul ? qui est Eli ?) et quant au comportement de père du grand patron de l’or noir. Je ne me prononce pas sur la valeur esthétique du film pour l’instant. Mais j’aimerais que fût impose son aspect  documentaire abominable à tous les amateurs de gaz de schistes et aux abominables dirigeants s’apprêtant à signer d’abominables contrats.

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lucette desvignes
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