Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
2 mars 2015 1 02 /03 /mars /2015 09:03

         Croyez bien, mes belins-belines, que lorsque je dis « du film au livre » je ne veux en aucun cas faire allusion à cette pratique hérétique (et cependant fort allègrement mise en oeuvre à l’occasion) de récrire un texte à partir d’un film – si, si, cela se pratique, à vous laisser pantois, et je crois que ça marche. Je veux simplement réfléchir à l’impression que me produit le roman, Les vestiges du jour, lu d’une traite après trois visions du grand film de James Ivory que, suggère-t-on, le cinéma suit pas à pas avec un total respect (que le nom de l’écrivain ne vous déroute pas :  Kasuo  Ishiguro est certes japonais, mais amené à Londres à l’âge de cinq ans, il est devenu tellement et si authentiquement britannique que ce beau roman paraît écrit par un Anglais pur Darjeeling (ou pur malt). Et la période se trouve l’une des plus prenantes de l’histoire d’Angleterre, lorsque dans l’entre-deux guerres les sommités britanniques croient bon de se mettre à l’hure (et à l’amour) de l’Allemagne : le roi Edward VIII, de brève règne heureusement, semble tout prêt à faire alliance de cœur avec les nazis même lorsque leur régime éclate au grand jour. Des conciliabules secrets, des rencontres furtives ont lieu dans la demeure somptueuse de Lord Darlington, qui s’est laissé facilement rouler dans la farine par Ribbentrop, l’escroc qui prêchait l’amour de l’Allemagne hitlérienne en, courtisant ouvertement l’épouse du futur roi, l’Américaine pro-allemande Mrs Simpson …A demain pour la suite.

Partager cet article

Repost 0
lucette desvignes
commenter cet article

commentaires

Elisabeth 02/03/2015 12:57

Je constate avec plaisir que nous partageons les mêmes amours littéraires et cinématographiques, Dame Lucette. Oui "Les vestiges du jour" sont pareillement beaux en roman et en adaptation cinématographique.
Portez-vous bien.

Présentation

  • : Le blog de lucette desvignes
  • Contact

Recherche

Liens