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30 mars 2015 1 30 /03 /mars /2015 16:36

         Mes belins-belines, mes émules, vous ai-je bien fait circuler dans le vestibule de mes scrupules ? J’en ai encore dans mon réticule, savez-vous, mais je préfère faire l’âne qui recule devant l’abondance de pareil pécule. Le week-end de mon côté a été merveilleusement fécond, car à partir du chantier Daillie dont je vous ai déjà entretenus à plusieurs reprises il y a quelques semaines, nous avons eu l’impression (nous : le petit groupe des quatre mousquetaires piochant sur le chantier pour ramener un peu de lumière sur un écrivain trop oublié) que nous avions donné le coup d’envoi. En effet, après deux ou trois communications publiées dans la Lettre de l’Académie rhodanienne puis quatre belles prestations vendredi à la Mairie du 7ème à Lyon  - salle des Mariages : ça ne s’invente pas – tout illustrées par des lectures de Mia Daillie, l’assistance a enfin pu « toucher du doigt » que François-René Daillie n’était pas un mythe, et même acheter quelques-uns de ses livres. La journée en car de samedi – départ 8h devant la Brasserie Georges -  a permis la découverte de cet étonnant paysage du Clunysois du Sud, territoire des maquis de la région, en suivant en pèlerinage les lieux dont parle Le Divertissement, ce grand roman sur la résistance universitaire et ses ramifications dans le maquis (Beauberry, Le Maugré, Cluny, où la Résistance à l’armée nazie a payé un lourd tribut à nos chances de libération). Le souvenir et l’émotion, la littérature en ses prolongements dans la réalité, ont donné à la journée une coloration de recueillement et de poésie dont les prunus en fleur au long des petites routes de campagne peu fréquentées pourraient volontiers être le symbole.

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lucette desvignes
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