Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
23 février 2015 1 23 /02 /février /2015 08:25

         Il n’a jamais été dit qu’une association commerciale qui prétend dépasser le terrain de l’économie pour y ajouter des éléments culturels, historiques et peut-être vaguement sentimentaux (n’est-ce pas là une définition de l’union européenne qui pourrait se défendre ?) doit absolument filer le parfait amour entre tous ses membres. L’exemple donné par les Etats-Unis (qui sont apparemment soudés depuis presque trois  siècles) est éclairant : l’aversion, le mépris, la haine même, existent presque officiellement entre le Nord et le Sud, entre la Côte atlantique et la Côte pacifique, et c’est à la fois viscéral, héréditaire, et fondé (ainsi en va-t-il de la rivalité entre le cinéma californien et celui de la grosse Pomme et je pourrais multiplier les exemples) – et pourtant ils ont le même drapeau et le brandissent tous avec la même componction. On ne doit donc pas s’étonner si cette construction branlante et souvent malade qu’est l’Europe dans ses efforts d’union mal gérés, mal partis, mal aimés, illustre les dissidences, les discordances, les rancoeurs et les jalousies à chaque occasion. On sait le grand amour de Merkel et de notre sauteur, et les tours qu’ils se jouent dessus et dessous la table. Eh bien je repense – allez savoir pourquoi ! – à leur entrée chorégraphique au pas de charge – une deux, foin paille, musette bidon – comme deux petits angelots sérieusement décidés à n’avoir qu’une voix, lorsqu’ils se sont présentés à Poutine pour discuter de l’Ukraine. Je suis sûre qu’ils avaient travaillé leur apparition pour avoir l’air de deux doigts de la main…

Partager cet article

Repost 0
lucette desvignes
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Le blog de lucette desvignes
  • Contact

Recherche

Liens