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17 février 2015 2 17 /02 /février /2015 10:24

         Je sais bien que les problèmes de territoires et  d’influence politique en même temps que le poids de l’histoire sont, d’abord excessivement complexes pour qui est plongé en plein dedans, ensuite  tellement étrangers à nous que nous avons du mal à comprendre, voire à distribuer nos sympathies au fur et à mesure que se déroulent des événements foncièrement tragiques trop loin de notre hexagone pour que nous puissions avec quelque équité nous prononcer sur eux. Mais tout de même ce qui me frappe, moi, dans cet abominable conflit russo-ukrainien, c’est la détermination avec laquelle tout individu, incorporé officiellement ou rebelle indépendant, s’il est muni d’un fusil, n’a qu’une envie, c’est de s’en servir, au besoin en y laissant sa peau. Le matériel militaire peut être russe (j’allais dire soviétique – mais au fond est-ce que Poutine n’ambitionne pas de reconstituer, peu à peu et par tous les moyens honnêtes ou malhonnêtes, la grande Russie dont précisément les pièces et les morceaux n’étaient tenus ensemble que par un régime à poigne, comme Tito l’avait imposé pendant des années en Yougoslavie (mais ça marchait ! ça claudiquait mais le sang ne coulait pas entre ethnies cannibales…) ? Le matériel peut aussi être américain (par souci d’équilibre des forces meurtrières : n’est-ce pas là une touchante sollicitude américaine ?) – et soit  des armes anciennes réhabilitées, soit du neuf , du lourd, du russe en nombre et en poids. Il n’y a qu’à voir avec quelle surdité d’oreille des combattants en théorie épuisés et diminués accueillent toutes les tentatives de cessez-le-feu. Les civils, eux , seraient je crois prêts à toutes les compromissions pour retrouver la paix – mais leur demande-t-on leur avis ?

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lucette desvignes
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