Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
29 janvier 2015 4 29 /01 /janvier /2015 09:44

                   Je crois bien que c’est Einstein qui disait « A ceux qui aiment défiler au son d’une musique, le cerveau ne devrait pas être nécessaire, la moëlle épinière devrait suffire ». La phrase suffit à son tour à poser la réflexion du penseur sur le service militaire, dont il disait ailleurs : « Les pionniers d’un monde sans guerre sont les jeunes gens qui refusent le service militaire ». Cela se passait dans des temps très anciens, puisque avant la suppression de ce fameux service militaire. Je ne nie pas que le brassage des niveaux sociaux pendant un an ait eu une influence certaine et peut-être bénéfique sur la cohésion sociale, ce en quoi il continuait l’œuvre entreprise par l’école publique pendant les quelques années de formation    de l’enfant puis de l’adolescent. Simplement se livrer à l’apprentissage du métier des armes ne m’est jamais apparu que comme une incitation à s’en servir banalement ; à mes yeux, le service dû à la nation – en soi un principe excellent – devait offrir l’option du service civil, car il y avait fort à faire pour la collectivité en dehors des manœuvres militaires, et sans la pénalisation d’une durée de mobilisation plus longue.On a tout supprimé, sans remplacement civil possible (pompiers, nettoyage des rivières ou des plages, secourisme, bricolage ou construction dans des bâtiments d’urgence, que sais-je ? il y avait de quoi employer utilement tous ces jeunes). Considérer maintenant cette formation collective comme un remède à toutes les fractures sociales et à toutes les exactions d’une jeunesse désoeuvrée et aigrie me paraît plus qu’un peu léger. Non seulement le rétablissement onéreux de tout ce qui a été supprimé (bâtiments, formateurs, uniformes etc. etc.) poserait de sérieux problèmes financiers, mais en outre le terme d’ « obligatoire » soulèverait dès le départ la rébellion, peut-être même en masse : c’est trop tard pour faire admettre cette dédication d’un an au service de la nation, et d’y ajouter une formation de préparation à la guerre (car on ne sort jamais du « Si tu veux la paix, prépare la guerre », d’autant qu’une fois préparé on se sent tout prêt et qu’il est tentant de passer à la pratique) ne semble pas une bonne idée dans la mesure où les jeunes auxquels ont souhaiterait donner une occupation ou un but les ont déjà trouvés en dehors de toute prévision légale…

Partager cet article

Repost 0
lucette desvignes
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Le blog de lucette desvignes
  • Contact

Recherche

Liens