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31 janvier 2015 6 31 /01 /janvier /2015 08:27

         Depuis le temps qu’on parle des Westerns crépusculaires, en opposant le simplisme des Westerns héroïques (pour lesquels les Indiens n’étaient bons qu’à scalper les blancs ou attaquer leurs diligences) et la tonalité désabusée des derniers et minables exploits des sudistes débandés et déboussolés, finalement las de la brutalité et de la violence dont leur vie a été constituée, on pourrait admettre que les films du Wild West ont vécu, que leur veine s’est tarie et que les rares émergences qui se produisent ici ou là signent manifestement sa mort. D‘ailleurs, toute une génération d’acteurs faits pour le Western a disparu : John Wayne, Richard Widmark, William Holden, James Stewart, Kirk Douglas, Burt Lancaster, Gary Cooper… last but not least le cher Clint Eastwood, qui a abandonné le terrain après avoir flamboyé sous Sergio Leone. Il semble donc que le Western n’est pas destiné à renaître de ses cendres, on en a trop dit et trop fait à son égard, on lui en a trop fait faire et trop fait dire. Il y a des genres comme ça qui meurent après avoir donné un maximum. Je pense par exemple au néoréalisme italien, dont les beaux jours sont derrière nous : qu’on nous les exhibe comme réalisations intéressantes utiles à l’histoire du cinéma, certes  - mais que, comme le Stromboli de Rossellini, on nous le brandisse comme un chef d’œuvre (et pourquoi pas « de tous les temps » ?), je trouve ça infiniment plus dur à avaler.         Depuis le temps qu’on parle des Westerns crépusculaires, en opposant le simplisme des Westerns héroïques (pour lesquels les Indiens n’étaient bons qu’à scalper les blancs ou attaquer leurs diligences) et la tonalité désabusée des derniers et minables exploits des sudistes débandés et déboussolés, finalement las de la brutalité et de la violence dont leur vie a été constituée, on pourrait admettre que les films du Wild West ont vécu, que leur veine s’est tarie et que les rares émergences qui se produisent ici ou là signent manifestement sa mort. D‘ailleurs, toute une génération d’acteurs faits pour le Western a disparu : John Wayne, Richard Widmark, William Holden, James Stewart, Kirk Douglas, Burt Lancaster, Gary Cooper… last but not least le cher Clint Eastwood, qui a abandonné le terrain après avoir flamboyé sous Sergio Leone. Il semble donc que le Western n’est pas destiné à renaître de ses cendres, on en a trop dit et trop fait à son égard, on lui en a trop fait faire et trop fait dire. Il y a des genres comme ça qui meurent après avoir donné un maximum. Je pense par exemple au néoréalisme italien, dont les beaux jours sont derrière nous : qu’on nous les exhibe comme réalisations intéressantes utiles à l’histoire du cinéma, certes  - mais que, comme le Stromboli de Rossellini, on nous le brandisse comme un chef d’œuvre (et pourquoi pas « de tous les temps » ?), je trouve ça infiniment plus dur à avaler.

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lucette desvignes
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Adrienne 31/01/2015 09:25

Chaque fois que je parle de la prédilection de mon grand-père pour le western en général et pour ceux de John Ford (avec John Wayne!) en particulier, je me fais cette même réflexion: ce genre est à l'article de la mort et la jeune génération ne connaît plus ces films...
Pour ce qui est du cinéma italien, je garde l'espoir ;-)
(mais je suis d'accord avec vous, Stromboli n'est pas un chef-d'oeuvre...)

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