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8 octobre 2014 3 08 /10 /octobre /2014 12:21

La reprise est là ! A peu près aussi brillante que nous l’annoncent à cor et à cri nos gouvernants, c’est vous dire… Pas assez forte pour pouvoir se livrer à l’indignation, mais assez costaude pour me laisser aller à l’admiration. Moi, pourvu que j’aie accès au cinéma… J’ai revu Singing in the Rain (Sixième fois) et Rio Bravo (treizième fois : cela vous donne une idée de la hiérarchisation de mes goûts, la comédie musicale et moi nous ne sommes pas trop copines). Avec possibilité de méditation sur l’apport du cinéma muet à son descendant rival, le parlant : à mon avis, le chef-d’œuvre qu’est Singing in the Rain doit surtout son excellence au fait qu’il s’appuie sur l’histoire même du cinéma, au moment crucial où on  va faire parler les acteurs – d’où les conquêtes à faire, progressivement (toute une série de séquences savoureuses irrésistibles) pour l’enregistrement du son et l’accompagnement par la voix du mouvement et de la parole. La grande conquête de l’art du XXème siècle… Sans que les grandeurs du muet soient oubliées : dans Rio Bravo, trois minutes de silence intégral pour débuter. Une arrivée de cavaliers fondant sur la ville, l’épave Dean Martin cherchant à boire (oh ce regard lorsqu’il croit qu’un client du bar va lui offrir un verre !), la scène du crachoir, le coup de pied rageur de John Wayne dévoilé en contre-plongée plus impressionnant que nature… tout cela  sans un mot sans un son : le chef d’œuvre absolu… Howard Hawks réalisateur depuis trente ans n’avait pas pour rien basé son métier sur la pratique du muet. Revois son chef d’œuvre est une source incessante de découvertes toutes signifiantes.

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lucette desvignes
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