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28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 08:56

         J’ai revu avec émotion cet Un Homme seul qui a révélé au public Colin Firth dans son registre tourmenté, amer, profondément détruit (ou pouvait le connaître seulement comme le fascinant héros de Pride and Prejudice en je ne sais combien d’inépuisables épisodes, donc admirer son physique mais mettre en doute ses capacités à incarner  un personnage tragique – voilà, maintenant on ne se pose plus la question). De plus en plus souvent le problème de l’homosexualité est traité dans son contexte sociétal, dans ses répercussions au sein de la famille ou du groupe professionnel – parfois il ne s’agit que de suivre une mode, d’autres fois on tente d’approfondir le débat, mais rarement le sujet se trouve traité avec cette délicatesse, cette correspondance d’esprit entre deux êtres dont l’un se méfie de l’autre, cette franchise subtile de l’étudiant qui s’offre au prof vénéré dont il devine la plaie inguérissable. Ce n’est d’ailleurs pas une offrande : il est surtout là comme une présence, proche, disponible, et ce n’est pas une des moindres causes d’émotion de ce beau film. Quant à Audrey, que Stanley Donen aime tellement situer à Paris, elle voulait tourner avec Fred Astaire… Bon, c’est fait, elle a pu montrer qu’elle avait pris quelques cours de danse, mais c’est bien la plus stupide comédie musicale qu’on ait jamais pu concevoir. A vraiment rayer du catalogue !

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lucette desvignes
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