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12 septembre 2014 5 12 /09 /septembre /2014 10:56

         Le cycle Marlène Dietrich en cours de déroulement sur CinéClassic offre la facilité de revoir d’anciens films célèbres comme L’Ange bleu, où ses longues jambes et sa voix rauque presque brechtienne font merveille, et de découvrir dans la liste des titres méconnus voire totalement oubliés. Je me suis donc plongée hier soir dans le monde des espions selon Sternberg, un monde qui ferait sourire tant il paraît simpliste à côté des scénarios autrement compliqués de notre temps : cela se passe en 1915, elle doit espionner les traîtres à l’Autriche puis s’attaquer à un espion russe, pas de bol, elle en tombe amoureuse sans en avoir l’air, baptisée X-127 elle connaît la vie facile et, en écrivant ses renseignements sur une partition musicale (oh la belle graphie…mais ce n’est pas sa main qui l’écrit, même si on la voir se démener sur un piano, échevelée à force d’inspiration et de transpiration sur la partition) elle permet la capture de tout un réseau, y compris l’amant dont elle refuse de trahir l’identité. Cela lui vaut d’être fusillée comme espionne par les siens, malgré les services rendus. Les rapports entre les deux maîtres espions, ouvertement dévoilés entre eux, sont gentillets, irréalistes – on pourrait presque dire poétiques, à l’instar du scénario très improbable et de ses innovations dans les cadrages et les éclairages. Cela sauve l’ensemble de la médiocrité des films d’espionnage des années 30 : qui se rappelle sans rire Intelligence Service ou Les Loups entre eux, malgré Jean Murat et Véra Korène ? 

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lucette desvignes
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