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27 septembre 2014 6 27 /09 /septembre /2014 08:53

Dans ce contexte où la violence et l’horreur atteignent des sommets (je n’oublie pas que pour trois jours les drapeaux sont en berne et que le deuil national pour Hervé Gourdel concerne la France entière, ainsi que les musulmans hostiles au dji-had – et croyez-moi, il y en a beaucoup, même en dehors des villageois berbères de Kabylie qu’on englobe dans la réprobation générale et qui protestent à nos côtés, oui, il y en a beaucoup en France qui sont consternés d’être mis dans le même sac que les criminels illuminés avides de sang et de haine) dans ce lourd contexte, donc, où la question de la lâcheté ne se pose pas et où malheureusement l’escalade de représailles va encore gagner un cran, je regardais hier l’histoire de Dillinger, le pilleur de banques qui ne respectait pas le vie des autres et qui, auréolé de ses exploits sanglants, était suivi et adulé par la population (et l’on sait comment peuvent s’engouer les populations pour les pires meneurs : on le voit tous les jours) . Or j’ai été frappée de la violence déployée dans ce film, surabondance des rafales de mitrailleuses, présence de l’hémoglobine, explosions et flammes de tout sorte, nuance permanente d’affrontement contre l’autorité et la loi. Et je n’ai pu me défendre de penser que si des adolescents regardent pareil spectacle, il ne peuvent qu’être fascinés par la manière dont on triomphe quand on est armé et surarmé, ils ne peuvent donc qu’avoir envie d’en faire autant puisque cela semble être la règle générale et banale pour régler les problèmes.

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lucette desvignes
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