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13 août 2014 3 13 /08 /août /2014 11:01

         Pendant qu’Israël, il y a quelques semaines, se concentrait sur le peaufinage de son invasion de Gaza à venir (et vous savez si ce peaufinage a été efficace, aussi bien au niveau aviation et bombardements massifs incessants qu’au niveau blindés et chars dont l’activité essentielle a été d’éventrer écoles et hôpitaux, y compris les bâtiments officiels où les Gazaouis déjà fuyant leurs maisons démolies avaient trouvé refuge), le Hamas et ce qui tient lieu de gouvernement à cette malheureuse Palestine éventrée et tirée à quatre chevaux ne s’endormaient pas sur leur crainte et leur désarroi. Ils avaient proposé à Israël une trêve de dix ans (vous avez bien lu, mes belins-belines ? dix ans – de quoi panser les plaies, prendre de nouvelles dispositions, discuter calmement sans l’épée aux reins de ces quelques misérables heures trop vite écoulées pour que la vie reprenne sans traumatismes de toute sorte) En dix ans où la méfiance des deux côtés s’atténuerait avant de disparaître, où l’oubli des offenses et des meurtrissures criminelles aurait le temps de s’installer, les deux pays ennemis pourraient s’apprivoiser, les uns acceptant de reconnaître que le monde entier les condamne de leur mépris arrogant des lois universelles et reconnaissant leurs monstrueuses exactions, les autres cessant de terroriser l’adversaire par ces attentats suicides ou collectifs qui frappent parce qu’ils sont toujours spectaculaires et désolants (mais reprenant un peu de souffle et d’espace vital pour survivre, ce dont on les prive depuis près de 60 ans). Eh bien que croyez-vous qu’il soit advenu de ces propositions du Hamas, assorties de dix conditions tout à fait raisonnables et désireuses de faire aboutir le projet ? Bernique, mes agneaux ! La proposition a été étouffée immédiatement, les diplomates du monde entier qui ont été mis au courant se taisent pour que la nouivelle ne se répande pas. Ecoutez ce grand silence dans la presse et sur les écrans…C’est que chacun des décideurs a eu peur de ne plus avoir un marché pour vendre ses armes si le conflit du Moyen-Orient cessait de s’envenimer comme une plaie qu’on gratte habilement pour l’empêcher de guérir.

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lucette desvignes
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