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16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 09:11

Il y a une bonne dizaine d’années, on avait annoncé à son de trompe et roulements de tambour la venue en terre cinématographique d’un triplex aux trois couleurs de la France. Cette superproduction de Christophe (je l’écris comme on le prononce en français) Klieskowski n’ayant pas laissé dans les mémoires une empreinte ineffaçable, je me suis aventurée hier à en voir le Bleu de la première étape. J’ai compris au bout d’un bon quart d’heure que j’avais déjà vu ça, et bien avant la fin du film j’étais sûre que je me contenterais d’une couleur, même mal passée et difficile à expliquer. Le passage du chagrin à la rancune puis à un nouvel attachement, qu’on a déjà vu six mille fois sur grand ou petit écran, méritait d’être traité avec originalité, ce qui n’était pas (ainsi dit-on dans un raisonnement pour pouvoir aller plus loin). On a même réussi à transformer le visage de notre lumineuse petite Binoche en un masque rigide où pas une expression ne se manifeste. Et la musique censée être le fil rouge (pardon : bleu) de cette histoire est insupportable, tonitruante et prétentieuse, voire racoleuse dans ses phases de simplicité. Qu’un musicien des rues joue sur sa flûte le  thème principal de la symphonie ou du concerto inachevé passe déjà assez mal ; mais que ledit musicien soit amené sur place le matin dans une somptueuse voiture, cela pose problème, si annexe soit-il au déroulement de l’intrigue (qui est d’ailleurs à peu près inexistant). Bref une couleur ratée qui n’incite certainement pas à voir si les deux autres vont rattraper la mise.

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lucette desvignes
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