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17 mai 2014 6 17 /05 /mai /2014 09:29

En fin de compte, j’ai regardé L’apollonide, par résignation et non par choix. Je ne comprends pas qu’on ait pu donner une récompense pareille à pareilles kilomètres de pellicule, sauf si le jury de Cannes s’épanouissait de « voir du cul », comme diraient nos chères têtes blondes dès le CM2. Car du cul il y avait, et il fallait s’y attendre, et je m’y attendais. Je m’attendais d’ailleurs surtout à voir l’agencement intérieur de ces refuges de luxe pour bourgeois à épouses coincées, les peintures suggestives pour renforcer le côté culture, les miroirs ronds au plafond qu’on évoque égrillardement dès qu’on fait allusion à ces lieux de détente – tout l’aspect docu, finalement, permettant au moins de ne pas avoir perdu totalement sa soirée. Or on n’y apprend rien (les sévices subis par ces pauvres filles ne sont pas une découverte, même si l’illustration sanglante donnée dans le film rappelle L’Homme qui rit ou, plus près de nous, la balafre qui défigure la compagne de cet inspecteur italien dont j’ai tant aimé les enquêtes et dont le nom – auteur et personnage – me reviendra sans doute d’ici à lundi : en tout cas elle ne sortira plus jamais tant elle est devenue grotesque) si ce n’est que des partouzes très bourgeoises, en privé, permettaient le défoulement des instincts monstrueux devant un public de dames rancies en toilettes et chapeaux qui restent impassibles devant les pires excès. Côté esthétique, le film était à peu près aussi vivant et réussi que les reconstitutions historiques costumées dans les mauvais documentaires  fabriqués ou hébergés par Arte : c’est dire...

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lucette desvignes
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