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17 avril 2014 4 17 /04 /avril /2014 15:54

         Je ne sais si je dois à Josée Dayan ou à Fred Vargas le plaisir que m’a causé la vision de L’Homme aux cercles bleus, mais j’ai passé une soirée agréable avec un polar sans prétention, joué « très théâtre », avec une intrigue intéressante qui se déroulait gentiment et, puisque la mode semble s’en être définitivement établie, persiflage et sarcasme de rigueur dans les relations entre enquêteurs. Le jeu équivoque de Charlotte Rampling – provocation et mystère, charme et opacité – ajoutait aussi son pesant d’intérêt à une intrigue traitée en dehors du tragique, même si deux ou trois cadavres figuraient au palmarès, artistement travaillés au couteau. Le commissaire adjoint qui carbure au petit blanc depuis les aurores me paraît emprunté, costume et bonhomme, à une série très faiblarde découverte à un moment où je m’intéressais aux policiers des séries françaises et étrangères – ce n’est pas le mieux de l’affaire. Je préfère, et de loin, les thrillers américains aux âmes bien noires, mais enfin. Au moins on pouvait suivre l’histoire sans ennui – chose que je n’oserais avancer à propos de Matrix : j’avais eu peur de passer à côté d’un de ces musts dont l’ignorance m’eût dévalorisée irréparablement, j’ai donc plongé dans un univers auquel je n’ai rien compris : ni l’intrigue, ni le lieu où ça se passe, ni ce qui se passe, ni ce que sont les personnages ou pourquoi ils recherchent un élu. Je ne sais pas si Matrix est une planète, une secte mauvaise, un mythe, une substance visqueuse, ni quels rapports la chose peut bien avoir avec nous. Croyez-vous vraiment qu’il y ait des cerveaux faits pour goûter ce genre de spectacle ? Pour ma part, j’en doute, mais c’est peut-être seulement l’encroûtement dû au grand âge qui me gâche la vision.

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lucette desvignes
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